V. Bitume. (g. del
POLAKÈNE. Polahenium. rot.
phan. Nom donné par le professeur Richard à une espèce de fruit composé de plusieurs akènes réunis à une axe commun : tel est celui des Ombellifères , des Araliacées. Selon le nombre des akènes , on lui donne les noms particuliers de Diakène , Triakène, Pentakène, etc. V ■ Fruit.
* POLAMOPHILE. Polamophilus.
crust. Genre de l'ordre des Décapodes , famille des Brachyures , établi par Latreille qui lui a substitué ensuite le nom de Thelphuse. V- ce mot. (g.)
* POLANISIA. bot. phan. Rafinesque (Journ. de Phys., août 181g , p. 98) a élabli sous ce nom un genre de la famille des Capparidées , qui a pour type le Cleome dodecandm , var. canadensis , L. Ce genre a été adopté par De Candolle (Prodrom.
Syst. veget. , 1 , p. 242) qui l'a ainsi caractérisé: calice à quatre sépales ouverts ; corolle à quatre pétales ; étaraiues dont le nombre varie de huit à trente-deux; torus petit; silique sessile ou à peine slipilée , terminée par un style distinct. A l'espèce que nous avons indiquée comme type , et
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qui croît dans l'Amérique septentrionale, De Caudolle en a ajouté neuf autres , dont trois du cap de Bounc-Espérance , quatre de l'Inde- Orientalc, et une de la Nouvelle- Espagne. Ce sont des Plantes trèsvoisines des Cleome dont elles ont entièrement le port et avec lesquelles pl usieurs d'entre elles avaient été réunies par Linné. (g..n.)
POLATOUCHE. Pteromys. mam.
Ces noms on t été donnés par la plupart des zoologistes modernes, et particulièrement parCuvier , Geoffroy Saint- Hilaire , Illiger et Desmarest , à un genre de Rongeurs claviculés, caractérisé de la manière suivante : système dentaire, appareil des sens, de la génération et du mouvement , organes de préhension , Irès-analogues à ceux des Ecureuils , mais la peau des ûancs très-étendue , velue en dessus et en dessous , joignant les membres antérieurs avec les postérieurs , et formant une sorte de parachute; un appendice osseux aux pieds, destiné à soutenir cette membrane des flancs ( Desmarest , Mammalogie , p. 45i). Ces derniers caractères, tout remarquables qu'ils sont, n'avaient pas paru à Linné d'une assez haute importance pour servir de base à l'établissement d'un genre particulier; et presque tous les auteurs qui ont publié , d'après l'illustre naturaliste suédois , des systèmes ou des catalogues de Mammifères, ont, à son exemple , laissé les Polatouchcs avec les Tamias , les Guerlinguets et les Ecureuils proprement dits, dans le groupe si étendu des Sciurus ; groupe assurément très-naturel, comme le sont , à un très-petit nombre d'exceptions près , tous les groupes linnéens , mais que l'on doit considérer (en y joignant les Marmottes et les Spermophiles) bien plutôt comme une famille que comme un genre. Telle est aujourd'hui l'opinion unanime de tous les zoologistes. Il n'en est plus un seul qui se refuse à séparer des Ecureuils les Polatouchcs ; et si la classification de ces derniers peut
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encore donner lieu à quelques contestalions, c'est seulement entre les auteurs qui adoptent le genre Pleromys tel qu'il a été établi par Cuvier , Geoffroy et Illiger, et ceux qui pensent que ce groupe secondaire doit être lui - même subdivisé. Cette dernière opinion paraît être celle de Desmarcst qui , dans sa Mammalogie, a partage les Polatouches en deux sections parfaitement caractérisées par la forme de la queue ; et elle «st bien certainement celle de Fr. Cuvier qui , dans son ouvrage sur les dents des Mammifères et dans le Dictionnaire des sciences naturelles, n érigé en genres les deux sections de Desmarest, en faisant connaître plusieurs caractères différentiels non encore observés. Des deux genres ou sous-genres ainsi formés , l'un comprend le Polatouche de Buffon et quelques espèces très-voisines ; c'est celui que Fr. Cuvier nomme Sciuroptère, Sciuropterus : l'autre est composé du Taguan de Buffon et du Pleromys nitidus de Geoffroy; c'est celui auquel Fr. Cuvier laisse le nom de Pleromys. Nous décrirons d'abord ce dernier.
f Les Ptéromys , Pleromys.
Ce sont les Polatouches à queue ronde de Desmarest. Leur caractère extérieur le plus remarquable consiste en effet dans leur queue ronde , ayant les poils non distiques. Ce sont de grandes espèces qui vivent dans les parties chaudes de l'Asie , et principalement dans les îles de l'archipel Indien. Fr. Cuvier (Diclionn. des scienc. natur. T. xliv) les caractérise de la manière suivante : « J'ai forme , dit-il , le genre Pleromys du grand Ecureuil volant, nommé Taguan , à cause du caractère très-particulier de ses mâchoires qui ne ressemblent point à celles des Ecureuils volans ou Sciuroplères avec lesquels cette espèce avait toujours été confondue. Ses dents sont au nombre de vingt-deux , douze supérieures (deux incisives et dix mâchelières) et dix inférieures (deux incisives et huit mâ-
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chelières). Les mâchelières semblent participer de la nature des dents simples et des dents composées ; cependant elles ne contiennent point de matière corticale. » Les autres caractères que Fr. Cuvier assigne aux Ptéromys sont communs aux Sciuroptères ou Polatouches, et ont été indiqués au commencement de notre article.
Le Taguan ou giund Ecureuil volant, Buff. , Suppl. ni, pl. ai et 21 bis , et Suppl. vu, pl. 67 ; Pleromys Pelaurisla , Desmarest; Sciurits Pelaurisla , Pall. , Mise. , p. 54 , pl. 6 , est l'espèce la moins imparfaitement connue. Les parties supérieures de son corps sont d'un brun tiqueté de blanc , et les inférieures d'un blanc grisâtre; il y a aussi un peu de brun sous le cou. Les cuisses sout rousses, les pieds bruns et la queue noirâtre dans presque toute son étendue. Le nez, le tour des yeux et les mâchoires sont noirâtres; les joues et le dessus de la tête sont varies de brun et de blanc. Les plus grands poils des m&ustaches sont noirs. La membrane des flancs forme un angle saillant derrière le poignet , et l'on remarque à la base de la queue un petit prolongement cutané qui s'unit à la partie interne des cuisses. Enfin la taille de cette espèce csl ordinairement d'un pied et demi environ , sans comprendre la queue qui mesure un pied huit ou neuf pouces de longueur totale. Cette belle espèce habite les Moluques et les Philippines; ses mœurs sout très -peu connues; on sait cependant qu'elle est nocturne.
Le Ptéhomys éclatant , Pleromys nitidtis , Gcoff. St.-Hil. ; Desm. , Mamm. , est une espèce très-voisine de la précédente par sa taille , ses
f >roportions et ses formes , mais que es couleurs de son pelage rendent très-distincte. Le dessus de son corps est généralement d'un brun foncé , et le dessous d'un roux brillant. La queue est, à sa' base, de même couleur que le dessus du corps; mais clic prend , à son extrémité , une
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nuance beaucoup plus foncée. Cette espèce habite les Moluques , et particulièrement l'île de Java.
C'est vraisemblablement à ce sousgenre que l'on devra rapporter le Plongeur mentionné par ïemminck sous le nom de Pteromys leucogenys , dans le premier volume des Monographies de Mammalogie (p. 27). Cette espèce , que le célèbre zoologiste hollandais annonce comme très-remarquable , et qu'il promet de décrire prochainement , a été récemment découverte au Japon.
• ff Les Sciuhoptères , Sciuropterus.
Ce sont les Polatouches à queue aplatie de Desmarest. Leurs dents , entièrement semblables à celles des Ecureuils , leur queue aplatie , à poils distiques, et leur petite taille, les distinguent parfaitement des Ptéromys, dont ils s'éloignent aussi, suivant notre collaborateur Lesson (Manuel de Mamm. , p. 24i) par la forme de leur crâne.
Le Sciuroetère ri.ÈCHE , Sciuropterussagitta, Less. , Man. de Mamm.; Pteromys sagilta, Des m., Mamm.; Sciurus sagitta de Cuvier et de quelques auteurs. Cette espèce , qui habite Java, est généralement brune en dessus et blanche en dessous , avec la queue d'un brun clair. La membrane des flancs forme, derrière le poignet, un angle saillant , de même que chez les Pteromys. Sa taille n'est que de cinq pouces et demi sans comprendre la queue qui mesure cinq pouces.
Le Poeatotjche , Buff. , T. x , pl.
21 ; Sciuropterus volucella , Lesson , Man. deMamm. ; Pteromys volucella , Desm. ; Sciurus volucella ,Pall., Glir.j l'Assapan , Fr. Cuv. , Mamm. lith., liv. 8 , est une espèce un peu plus petite que la précédente , et dont la queue est aussi proportionnellement plus courte ; son pelage est gris-roussâtre en dessus et blanc en dessous; la membrane des flancs ne forme derrière le poignet qu'un simple lobe arrondi. Le Polatôuche ( ainsi appelé par Buffon, du nom Polatucka que
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les Russes donnent à l'espèce suivante) habite les Etats-Unis, où il vit, par petites troupes, sur les arbres , cl oii il se nourrit de graines et de jeunes bourgeons. Il vit trèsbien en domesticité, et il paraît même qu'en 1809 l'espèce s'est reproduite à la Malmaison. Plusieurs individus existent encore en ce moment à la Ménagerie du Muséum où nous avons eu occasion de les examiner.
Ils se tiennent constamment cachés pendant le jour sous le foin qui leur sert de litière, et ne se montrent jamais que lorsqu'on vient à l'enlever ; alors ils s'élancent à la partie supérieure de leur cage, et si on les inquiète de nouveau, ils sautent du côté opposé en étendant les membranes de leurs flancs , au moyen desquelles ils parviennent à décrire , en tombant , des paraboles d'une assez grande étendue.
Le SCTUROPTËRE DE SlBÉRIE , Sciu-
ropterus sibiricus , Less. , Man. de M.am.;Pteromyssibiricus , Desm . ; Sciurus volans , L. , Pall., est une espèce un peu plus grandeque les précédentes dont ellese distingue par les couleurs de son pelage qui est d'un gris cendré en dessus et blanc en dessous, et par les dimensions de la queue qui est de moitié plus courte que le corps. Les membranes des flancs ont la même forme que chez le Polatôuche. Cet Animal , dont on connaît une variété entièrement blanche, habite les forêts de Pins et de Bouleaux de la Lilhuanie , de la Livonie , de la Finlande , de la Laponie et de la Sibérie. Il est nocturne comme le Polatôuche , mais il vit solitairement. Ses habitudes sont du reste très-peu différentes.
C'est celte espèce que l'on trouve désignée dans quelques ouvrages sous le nom de Sapan ; mais ce nom , dérivé du mot viiginien ylssapanii , appartient à l'espèce américaine.
Quelques autres espèces de Sciuroptères se trouvent indiquées dans les auteurs ; telles sont : les Pteromys genibarbis et Pler. lepidus d'Horsfield [Zool. Research, in Java , liv. 4 et 5) que l'on devra placer près du Sciu-
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tvpterus sagit/a , et qui habitent , tomme lui , Java. Nous devons remarquer au reste que, suivant Temminck (Mon. de Mamm. T. 1 , p. 27), ces deux indications se rapportent à une seule espèce , le Pter. lepidus n'étant qu'un double emploi du Pter.
genibarbis. (is. g. st.-ii.)
*POLCAT. mam. Catesby et Kalm ont nommé ainsi l'Animal que Buflon a appelé, après eux, Conépate, et que Linné rangeait dans les Viverres sous le nom de Viverra Putorius.
. (i.ESS.)
POLE. pois. Nom vulgairedu Pleuronectes Cynoglossus. V. Pleuro- NECTE. («0
POLECAT. mam. V. Moufette.
* PO LE M AN NI A. bot. piian.
Bergius, jeune naturaliste prussien , qui est mort il y a quelques années au cap de Bonne-Espérance, avait envoyé sous le nom de Polemannia hy acinthifolia , une Liliacée nouvelle qui croît au pied de la montagne du Lion et à la baie de Ramps.
Sculecteudal [Linnœa , ac fasc. , p.
a5o ) a donné une description Irèsdélaillée de cette Plante. Elle a les plus grands rapports avec ï'Hyacinthus serutinus , L. , qui croît dans le bassin de la Méditerranée , espèce que les auteurs modernes ont placée dans divers genres , tels que Lac/icnalia , Umpelalum et Scilla.
Scldectendal la considère comme voisine du Ladicnalia , mais elle s'en distingue par plusieurs caractères.
* POLEMBtVYUM. bot. piian.
Notre collaborateur Adrien De Jussieu , dans son Mémoire sur les Puitacées , place à la suite de cette famille un genre nouveau auquel il donne le nom de Polembryum , à cause de sou embryon multiple. Ce genre n'est conûu que par son fruit décrit et figuré , loc. cit. , pag. i?6 , tab. 28 , n. 4g. Il est presque sessile , hérissé de pointes , à cinq coques réunies entre elles par leurs côtés , se séparant ensuite par la matu-
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rite. Son endocarpe est cartilagineux, coriace, à deux valves séparables du sarcocarpe , renfermant uue seule graine ovoïde, marquée à la base d'une large tache noire, couverte n d'un tégument mince, et composée intérieurement de plusieurs embry ous ordinairement au nombre de trois , disposés et verticillés , inverses, inégaux, à cotylédons charnus, trèsépais, ponctués , età radiculesà peine saillantes. De Jussieu ajoute que ce fruit appartient certainement au groupe des Diosinées du Cap , et qu'il offre beaucoup de rapports avec le fruit du Calodendron de Thunberg , appelé Châtaigne sauvage parles hahitans de l'Afrique australe.
POLEMOI1NE. Polemonium. bot.
piian. Genre qui sert de type à la famille des Polémouiacées , el caractérisé de la manière suivante : calice monosépale , à cinq divisions plus ou moins profondes et persistantes ; corolle mouopélale , régulière , évasée , à tube court et à cinq lobes , portant cinq étamines distinctes , à anthères cordiformes ; ovaire libre , légèrement stipité à sa base et élevé au-dessus d'un large disque hypogyne el lobé, qui tapisse le fond du calice; cet ovaire présente trois loges contenant chacune un grand nombre d'ovulesinsérés sur plusieurs rangs à leur angle interne ; leslylecst long , terminé par un stigmate profondément triparti. Le fruit est une capsule Iriloculaire, s'ouvraut eu trois valves portant chacune une cloison sur le milieu de leur face interne. Les espèces de ce genre, au nombre de douze environ , sont des Plantes herbacées, vivaces , portant des feuilles alternes et imparipinnées ; leurs fleurs sont généralement bleues , et foi meut uue sorte de corymbe terminal. Presque toutes ces espèces sont originaires de l'Amérique septentrionale et méridionale ; une seule croît en Europe; c'est la Polémoine BiiEi/E , Polemonium cœruleum , L. , Fl. Dan.., tab.
2Î)5, que l'on cultive dans nos parterres sous le nom de Valériane grec-
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que. Elle est originaire d'Allemagne , d'Angleterre et de Suisse. (a. h.)
POLÉMONIACÉES. Polemoniaceœ. bot. phan. Famille de Plantes dicotylédones , monopétales et hypogynes , établie par De Jussieu et adoptée par tous les autres botanistes. Les Polémoniacées sont des Plantes herbacées ou ligneuses , quelquefois volubiles , munies de feuilles alternes ou opposées , souvent divisées et pin- □atindes , et de fleurs axillaires ou terminales , formant des grappes rameuses. Chaque fleur se compose d'un calice monosépale , à cinq lobes ; d'une corolle monopétale régulière, rarement irrégulière, à cinq divisions plus ou moins profondes ; de cinq élamines insérées à la corolle; d'un ovaire appliqué sur un disque souvent étalé au fond de la fleur, et lobé; à trois loges contenant une ou plus souvent plusieurs ovules; le style est simple , terminé par un stigmate trifide. Le fruit est une capsule à trois loges , s'ouvrant en trois valves septifères sur le milieu de leur face interne , ou portant seulement l'empreinte de la cloison qui reste intacte au centre de la capsule. Les graines offrent un embryon dressé au centre d'un endosperme charnu. Cette famille tient en quelque sorte le milieu entre les Convolvulacées et les Bignoniacées. Elle diffère des premières par les valves de la capsule
Ï)ortant les cloisons sur le milieu de eur face interne et non contiguës parleurs bords sur les cloisons, et par son embryon dressé ; des secondes, par sa corolle presque toujours régulière, son ovaire à trois loges , ses valves portant les cloisons, etc. Les genres qui composent cette famille sont peu nombreux :
tels sont : Polemonium , L.; P/ilox , L. ; Cantua , JuS's. ; Ipomopsis , Rich.; Bonplandia, Cavan., ou Caldasia, Willd. , et probablement le Cobœa,
* POLEO. bot. phan. (Feuillée.) Syn. du Bistropogon mollis de la Flore équinoxiale. (b.)
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POLIA. bot. phan. Sous le nom de Polia arenaria , Loureiro (JFlor.
coc/iinch. , p. 2o4) a décrit une Plante qu'il considérait comme le type d'un nouveau genre, mais qui, suivant Jussieu , est le même que le Polycarpœa , Lamk., ou Hagea de Ventenat.
Willdenow avait décrit la même Plante sous le nom dJ Achyranthes corymbosa. V. Hagée. (g..n.)
* POLIDIE. Policlius. ins. Genre de Charansonite établi par Schœnherr. V. Rhynchophobe. (g.)
POLIDONTES. Polidontes. moll.
Moutfort a proposé ce genre pour quelques espèces d'Hélices qui ont l'ouverture garnie de dents plus ou moins nombreuses. Férussac a renouvelé cette coupe par un sous-genre qu'il nomme Helicodunte. V. ce mot
et HÉLICE. (D..H.)
* POLIDRUSE. Polidrusus. ins.
Genre de Charansonite établi par Germar et adopté par Schœnherr. V.
R H YNCHOPH OBE . (g.)
POLIERSCHIEFER. min. Schiste à polir, Schiste tripoléen. Argile schisteuse légère , d'un blanc jaunâtre , quise IrouveàBilin ,en Bohême , et qui sert à doucir la surface des métaux. (g. del.)
POLINICE. Polinices. moll. Démembrement inutile proposé par Montfort (Conch. syst. T. 11, p. 222) pour des Coquilles du genre Nérite de Linné etJNatice de Lamarck. Il réunit dans ce groupe les espèces qui ont l'ombilic entièrement fermé par la callosité, le Natica mamilla par exemple. V. Natice. (d..h.)
POLIOPDS. ois. Syn. de Fulica nœvia. (b.)
POL1SON. bot. phan. (Dombey.) Nom de pays du Ranunculus Krapfia De Cand. et Deless., Icon. sel. 1, tab. 35. P'. Renoncule. (b.)
POLISTE. PolUtes. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères , section des Porte- Aiguillons, famille des Diploptères , tribu des Guêpiaii es , établi par Lalreille, et adopté par tous
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les entomologistes, avec ces caiaclères : mandibules guère plus longues que larges , en carré long , obliquement et largement tronquées au bout , avec la portion apicale de leur bord interne , ou celle qui est au-delà de sou angle , plus courte que le reste de ce bord ; chaperon presque cai i é , avec le milieu de sou bord antérieur avancé en pointe ou en dent ; division intermédiaire de la lèvre un peu allongée, presque en cœur; abdomen ovalaire ou diversement et distinctement pédiculé. Ce geure, remarquable par les mœurs des espèces qui le composent, a les plus grands rapports avec les Guêpes proprement dites, dont il a été extrait, mais il en diffère, i° par les mandibules qui, dans les Guêpes , ont la portion apicale du bord interne plus longue ou aussi longue que le reste de ce bord ; 2° par le milieu du bord antérieur du chaperon qui est largement tronqué et unidenté de chaque côté lions les Guêpes ; 3° et enfiu par l'abdo men qui, dans celles-ci , est ovoïdocouique et tronqué à sa base , ce qui n'a jamais lieu chez les Polistes. Ces différences sont assez sensibles pour que l'on distingue facilement ces deux genres; aussi nous ne donnerons pas de description détaillée des Polistes afin d'avoir plus d'espace pour parler des mœurs des principales espèces que nous allons citer. Le genre Poliste en renferme un assez grand nombre.
On en trouve dans presque toutes les parties du globe , mais c'est principalement dans l'Afrique et dans l'Amérique méridionale que vivent les plus grandes.
La POLISTE FRANÇAISE, PolisiCS
gallica , Latr. , Fabr. , Panz. , Faun.
Germ. , fasc. 4g,ng. 32; Vespa gallica, L. Elle est un peu plus petite que la Guêpe commune ; noire , avec le chaperon; deux points sur le dos du corselet; six lignes à l'écussou ; deux taches sur le premier et sur le second anneau de l'abdomen , leur bord supérieur, ainsi que celui des autres, jaunes; l'abdomen est ovalaire ut brièvement pédiculé.
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Cette espèce fixe son nid contre les branches des arbres , dans une position verticale; il se compose d'un seul gâteau formé d'un plus ou moins grand nombre de cellules dont les latérales sont plus petites. Dans le nord de la France , et aux euviions de Paris, ces guêpiers ont au plus vingt à trente cellules , tandis que , dans le midi, nous eu avons vu qui étaient composés de plus de cent cellules; ils étaient le plus souvent attachés sous le rebord des toits des maisons ; et alors dans une position horizontale. Ces Polistes piquent très-fort quand on les irrite; leurs nids sont faits d'un papier gris foncé.
La PoLlSTE CARTONN1ÈRE , Polistes
nidulans , Latr. ; Vespa nidulans , F.ibr. , Coqueb. , 111. iconog. , tab. 6, fig. 5, Ptéaum. , Mém. , tab. 6, pl. 20 à 24 ; Vespa charlaria, Oliv., Lncyclop. Elle est longue de près de cinq lignes, d'un noir soyeux, avec le bord postérieur des anneaux de l'abdomen jaune. Cette espèce se trouve dans l'Amérique méridionale, à Cayenne. Le nid de ces Polistes est composé d'une boîte en carton d'un blanc jaunâtre marbré de brun , d'une demi-ligne d'épaisseur et trèspoli , ayant la forme d'un cône tronqué fermé eu bas par un autre cône très-évasé et percé à son sommet.
Ce guêpier est attaché à une branche d'arbre à laquelle il tieut par une espèce de tuyau place à sa pai tic supérieure.
La Poeiste Lkciieguana, Polistes Lechegiiana , Latr., Ann. des Sienc. natur. T. iv, p. 35g , a le corps noir , avec le bord postérieur des cinq premiers anneaux de l'abdomen jaune. Celte Poliste a été rapportée de l'intérieur du Brésil par Aug.
de Saint-Hilaire. Ces Hyménoptères suspendent leur nid aux branches de petits arbrisseaux et à environ un pied du sol ; ces nids ont une forme à peu près ovale. Les gâteaux qui sont dans l'intérieur de ces guêpiers contiennent un miel excellent , ayant plus de consistance que celui de nos Abeilles, mais possédant son-
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vent une qualité délétère qui rend insensés et furieux ceux qui en ont mangé. Auguste de Saint-Hilaire et deux hommes qui l'accompagnaient en ont fait , sans le savoir, une cruelle expérience et faillirent périr des suites de l'empoisonnement causé par ce miel. P~. , pour plus de détails sur cet empoisonnement, Ann. des Se.
nat., 4, p. 54o. (g.)
* POLTSTIQUE. Polistichus. ins.
Genre de l'ordre des Coléoptères , section des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques établi par Bonellisur la Galerita fasciolata de Fabricius , dont Latreille formait le type de son genre Zuphium , genre qui renfermait alors l'espèce du genre Zuphium proprement dit de Bonelli. Latreille a depuis adopté les genres Zuphie et Polistique. Celui dont nous nous occupons dans cet arlicle a pour caractères : dernier article des palpes assez fortement sécuriforme dans les deux sexes. Antennes filiformes, presque moniliformes ; le premier arlicle plus court que la tête ; articles des tarses courts et presque bifides ; ceux antérieurs très-légèrement dilatés dans les mâles, et ciliés également des deux côtés. Corps aplati. Tête presque triangulaire , rétrécie postérieurement.
Corselet plan et cordiforme. Ce genre ne renferme que deux espèces propres au midi de la France ; on en trouve unel 'Zuph.fasciolatum, Latr.) aux environs de Paris , mais elle y est très-rare. (g.)
POLITRIC. bot. crypt. Pour Polytric. Tr. ce mot. (b.)
POUUM. bot. phan. Espèce du genre Germandrée. V. ce mot. (a., b..)
POLIXÈNE. Polixenus. moll.
Une petite Coquille microscopique de la classe des Foraminifères a servi à Monlfort pour l'établissement d'un genre que D'Orbigny rapporte à celui qu'il a nommé Troncatuline. V. ce mot. (D..H.)
* POLLA. bot. crypt. {Mousses.) Adanson avait formé sous ce nom un
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genre de Mousses très-hétérogène, renfermant des Plantes placées maintenant dans les genres Gymnostomum , Dicranum , Polytrichum et Bryum. (ad. B.)
POLLACK. pois. Qadus Pollachius. Espèce de Gade du sous-genre Merlan. V. ces mots. (b.)
* POLLALESTA. bot. phan. Ce genre de la famille des Synanthérées, établi par Kunth (Nov. Gen. Plant.
Slm., 4, p. 47, tab. 3ai), est fondé sur des caractères semblables à ceux du genre Oliganthes de Cassini. En conséquence , ces deux genres ont été réunis. F. Oliganthe. (g..N.)
POLLEN, bot. phan. On donne ce nom à la matière généralement granuleuse qui est contenue dans les loges de l'anthère, et qui sert à la fécondation de l'organe femelle dans les Végétaux. Examiné à l'œil nu , le Pollen se présente sous l'aspect d'une poussière dont les grains sont d'une excessive ténuité; queluefois ces grains sonl plus gros , et ans quelques cas ils se réunissent et se soudent en une masse solide, qui remplit plus ou moins exactement chaque loge de l'anthère. La forme de ces grains polliniques est extrêmement variable; mais pour la bien apprécier, il faut se servir du microscope. Aussi les anciens physiologistes n'avaienl-ils que des idées fort incomplèles sur les formes et l'organisation de ces granules. Notre ami et collaborateur Guillemin , dans un travail spécial sur cette partie , a fixé nos idées sur la forme générale des grains polliniques et sur leur aspect extérieur. Cette forme, comme nous venons de le dire, est très-variable.
Ainsi il y en a qui sont régulièrement spbéi'îques, d'autres ellipsoïdes, d'autres lenticulaires; quelques-uns sont naviculaires , d'autres trigones , etc. Mais une distinction plus importante à faire parmi les grains de Pollen est celle que l'on tire de l'aspect de leur surface externe. En effet, elle peut être toul-à-favt lisse, ou bien
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elle peut être hérissée, soit d'aspérités ou rte villosités, et dans ce dernier cas elle est toujours couverte d'un enduit ■ visqueux, qui parait sécrété parles i petites aspérités qu'on observe sur . cette surface. Par un grand nombre . de recherches, le même observateur s'est convaincu que la nature des grains polliniques était, à peu d'exceptions près, la même dans chaque famille de Plantes, c'est-à-dire que daus les genres d'une même famille on ne rencontre que des granules lisses ou des granules visqueux et papi Maires. Ainsi dans les Convolvulacées et les Malvacées les granules sont visqueux, sphériques et d'un blanc argentin ; ils sont également sphériques et d'un beau jaune dans un grand nombre de Cucurbitacées; dans les Onagres ils sont trigones, papillaircs, avec une dépression considérable dans leur centre. Les familles où les grains ne sont pas papillaires , sont en grand nombre ; nous citerons comme exemple : les Gentianées, Solanées, Graminées, Scrophulariées , etc. , etc.
Mais quelle est l'organisation intérieure de ces grains de Pollen ? Déjà Needham avait reconnu que ce sout des utricules formés de deux membranes, l'une extérieure, plus épaisse; l'autre intérieure, d'une ténuité extrême, qui contient des granules d'une excessive petitesse, et que c'est cette membrane qui empêche ces granules de se mêler au liquide dans lequel on a fait éclater les grains polliniques. Kœlrcuter et Gaertncr adoptèrent l'opinion de Necdham quant à l'existence des deux membranes ; mais ce dernier avait dit aussi que les granules existaient dans tous les Pollens parfaits, et qu'ils en étaient la partie essentielle et fécondante :
cette dernière opinion fut combattue par Kœlreuter , qui voulait que ces ranules ne se rencontrassent que ans les Pollens imparfaits , et que par conséquent ils ne servaient en rien à la fécondation des ovules. Les observations importantes de Needham avaient été en quelque sorte