‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 49 sur 274 · HÉLICE. (D..H · texte numérisé non relu

HÉLICE. (D..H

POLYHALITE. min. Cette substance, ainsi nommée par Stromeyer, qui en a fait l'analyse , se présente sous la forme de masses tantôt fibreuses , tantôt compactes, dont la couleur est le rouge obscur. Elle fut prise d'abord pour une variété de Chaux sulfatée ordinaire; mais Werner trouva qu'elle avait beaucoup plus de rapport avec la Chaux anhydro-sulfatée, à laquelle il la réunit sous le nom d'Anhydrite fibreuse. Ce rapprochement fut adopté par Karsten, Mohs et d'autres minéralogistes.

Haiiy se fondant à la fois et sur le résultat de la division mécanique du Poly halite et sur celui de son analyse , l'a regardé comme n'étantautre chose qu'un mélange d'Anhydrite et, de trois autres sulfates, auquel celle-ci avait imprimé sa forme , et il l'a décrit sous le nom de Chaux anhydrosul talée épitrihalite , c'est-à-dire avec additions de trois sels. Le Polyhalite a une tendance au clivage cpii perce à travers son tissu fibreux ; quelques morceaux , fibro-lfiminaires , se laissent diviser assez nettement en prismes rectangulaires. Son éclat est résineux. Il raye laChauxcarbonalée,et

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il est rayé par la Chaux fluatée. Sa pesanteur spécifique est de 2,769. Il se dissout aisément dans l'eau , et fond à la flamme d'une chandelle en un globule opaque. Il est composé, suivant Stromeyer , des proportions suivantes : Sulfate anhydre de Chaux , 44,7429 ; Sulfate de Potasse, 27,7037; Sulfate anhydre deMagnésie,^o,o347; Muriate de Soude, 0,1910; Eau, 5,9535 ; Péroxide de fer , 6,3376. Le Polyhalite se trouve disséminé dans le sel Gernme , en plusieurs endroits, à Iscliel , dans la Haute- Autriche ; à Berchtesgaden , en Bavière ; et dans les mines de sel de Yic , en Lorraine.

(G. DEL

* POLYIDES. bot. CRYrr. ( Hydrophytes.) Agardh a formé ce genre pour y comprendre un seul Yégétal marin qui fut d'abord le Fucus rotundus des auteurs , et dont on fit tour à tour un Gigardna , un Càordaria et un Furcellaria. Ses caractères sont : fructification composée de verrues nues, spongieuses, formées par des fibres fastigiées qui servent de réceptacles aux globules séminifères. La consistance des tiges et l'aspect général de la Plante la rapprochent des Varecs et la placent dans la troisième famille dont nous avons proposé l'établissement sous le nom de Cylindracées ; sur l'autorité de Lamouroux, et jusqu'à nouvel examen , nous proposons de la laisser parmi les Floriilées. Quant au rapprochement qu'en fait Agardh avec ses Ptilota , Digena et Liagora, on a peine à le concevoir; tous ces êtres n'ont guère plus d'analogie qu'il n'y en a entre un Hérisson et un Chameau. Le Fucus fastigiatus de Wulfen rentre encore dans le genre qui nous occupe plutôt comme espèce que comme variété , ainsi qu'une autre Plante rapportée par Durville de la Conception au Chili et que nous avons décrite dans notre Cryptogamie du voyage de Duperrey. Le type du genre est commun dans nos mers.

* POLYLEPE. Polylepa. ciriui.

Blainville (Traité de Malacologie, p.

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j 5g4) donne ce nom à un genre déjà J établi sous le nom de Pouce-Pied ou : du moins y comprend des Coquilles (.qui ont été réunies dans ce genre par Lies auteurs; cependant il en excepte L'ie Pouce-Pied commun dont il fait

une section du genre Pentalèpe (Ana- . life des auteurs) , réservant pour son .: genre Polylèpele Scalpellumae Leach . et le Lepas Mhella , et autres espèces

analogues. Notre opinion , à l'égard.

I des rapports de ces genres , n'est pas . conforme à celle de Blainville. Nous | pensons que le Scalpellum a plus

d'analogie avec les Anatifes qu'avec ! le Mitella , et celui-ci en a beaucoup

avçc le Pouce-Pied. V. Anatife et

i PoUCE-PlED. (D..H.)

POLYLEPIS. bot. i'han. Genre de la famille des Rosacées et de l'ïcosandiie Monogynie, L. , établi par Ruiz et Pavon [J-'lor. Peruu. , p. 54, tab. 10) et adopté par Kuntb et De Candolle avec les caractères suivans :

calice persistant tri- ou quadrifide , dont le tube est tuibiné tri- ou quadrangulaire, muni à sa partie supérieure de dents spiniformes ; la gorge resserrée; le limbe à trois ou quatre divisions ; corolle nulle ; cinq à vingt étamines insérées sur l'entrée du calice, à anthères laineuses; carpelle unique, surmonté d'un style filiforme et d'un stigmate en pinceau; petite drupe sèche en massue tri- ou tétragone, renfermée dans le calice , munie sur ses angles de petites dents inégales; graine pendante. Ce genre se distingue à peine du Margyricarpus , autre genre établi par les mêmes auteurs. 11 renferme quatre espèces indigènes du Pérou ; mais Ruiz et Pavon n'en ont décrit qu'une seule sous le nom de Polylcpis racemosa.

Kuuth (Nou. Gêner. Jmer., 6, p.

227 et 228) a publié les trois autres qu'il a nommées P. incana , vi/lusa et /antigirwsa. Ce sont des Arbres ou Arbustes à feuilles composées, tri— foliolées ou pinnées , à stipules adnées avec le pétiole , et à fleurs en grappes. Le P. racemosa , type du genre, est un Arbre d'environ soixan-

te pieds de haut , dont le bois esi dur et employé à des usages économiques. (g..n.)

* POLYMÈRE. Polymera. ins.

Genre de l'ordre des Diptères, famille des Némocères, tribu desTipulaires , section des Terricoles de Latroille (Fam. natur. , etc.), établi par Wiedemann (Dipt. exot. , p. 4o) , et auquel il donne pour caractères : antennes composées de vingt-huit articles , le premier globuleux , le second cylindrique, allongé; les suivans beaucoup plus courts, ayaut leur base garnie de poils verlicillés; pâtes trèsoblongues. Ces Insectes diffèrent des ïipules , Cténophores , Pédicies et Néphrotomes, parce qu'ils n'ont point les ailes toujours étendues , que le dernier article de leurs palpes n'est point noueux et qu'il n'est guère plus long que les autres. Les Rhypidies en diffèrent parce que leurs antennes n'ont que quatorze articles pectinés dans les mâles; celles des Limnobées en ont de quinze à dix-sept ; enfin dans les Erioptères , elles ne sont composées que de seize articles. Les Trichoceres, Hexatomes, Nématocères, etc., s'en éloignent parce qu'ils n'ont que deux articles aux antennes.

Le type de ce genre est la Polymera fitsca de Wiedemann (Dipt. exot. , p.

44 , n. 5) ; elle est longue de cinq lignes, brune, avec les ailes transparentes, jaunâtres, et l'extrémité des tarses blanche. Elle habite le Brésil.

POLYMERIA. bot. titan. Genre de la famille des Convolvulacées , et de la Pentandrie Monogynie , L. , établi par 11. Browu (Prodrom. Flor.

jNov.-Ho/land. , p. 488) qui l'a ainsi caractérisé : calice à cinq divisions profondes ; corolle infundibuliforme , plissée; un seul style portant quatre à six stigmates aigus; ovaire biloculaire , à loges uniovulées ; capsule uuiloculairc, renfermant uneou deux graines. Ce genre est très-voisin du Convolvulus , dont il ne diffère que

f)ar le nombre des stigmates et les oges monospermes de l'ovaire. Il se

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compose de cinq espèces : Polymeria calycina , pusilla , quadripalvis , lanata et ambigua qui croissent dans la partie de la Nouvelle-Hollande située entre les Tropiques. Ce sont des Herbes diffuses ou rampantes , non lactescentes; les pédoncules des fleurs sont axillaires et accompagnés' de deux bractées. (g..n.)

* POLYMERIA. bot. crypt. {Lichens.) Sous-genre formé par Acharius dans sa Méthode pour le genre Parmelia tel qu'il fut d'abord établi par cet auteur. (a. f.)

POLYMERIS. rot. phan. Dunal établit sous ce nom un sous-genre parmi les Solarium. (is.)

POLYMEROSOMATES. Polymerosomata. arachn. Second ordre de la sous-classe des Céphalostomes , classe des Arachnides , établi par Leach , et qu'il caractérise ainsi :

corps formé d'une suite d'anneaux ; abdomen sessile ; bouche garnie de mandibules didactvles et de mâchoires ; six à huit yeux ; huit pâtes. Cet ordre est divisé en trois familles : les Sironides comprenant le genre Siron ; les Scorpionides , les genres Obisie, Pince, Buthus et Scorpion; et les Tarantulides , les deux genres Thélyphone et Phryne. Leach donne à ce dernier le nom de Tarentule.

(aud.)

*POLYMIGNITE.min. Ce Minéral a été découvert par Tank dans la Siénite zirconienne de Friederischvarn en Norvège , où il est associé à l'Yttrotantalite. Cette Siénite est ordinairement rouge dans les cavités qui contiennent le Poiymignite. La couleur de ce Minéral est le noir; il est compacte; il raye le verre , et n'est pas entamé par le couteau ; sa cassure est conchoïde , et son éclat demi-métallique; il cristallise en prismes rectangulaires plus ou moins modifiés sur les bords. Analysé par Bcrzélius , il a offert les parties suivantes : Acide titanique, 46,3; Zircone, i4,4 ; Oxide de Fer, 12,2 ; Chaux , 4,2 ; Oxide île Manganèse, 2,7 ; Oxide de Cerium , 5,o; Yttria , 11, 5. Ce Minéral paraît

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être un Titanate de Zircone , mélangé de plusieurs Titanales isomorphes.

Sa composition est donc très-compliquée, et c'est ce que l'on a voulu exprimer par le mot de Poiymignite.

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POLYMNE. pois. Espèce du genre Lutjan tel que le comprenait Lacépède. ' (b.)

POLYMNIASTRUM. bot. phan.

Sous ce nom , Lamarck ( Illustr.

Pl., 712) a distingué génériquement une espèce de Polymnia qui offrait quelques différences dans la structure de sa fleur; c'est le Polymnia pariabilis de l'Encyclopédie. F. PO- IL YMNIE. (G..N.J

POLYMNIE. Polymnia. bot. phan.

Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Hélianthées de Cassini, et de la Syngénésie nécessaire, L. , offrant les caractères suivans :

involucre double; l'extérieur grand, ouvert , composé d'un très-petit nombre (quatre à sept) de folioles ovales ; l'intérieur d'environ dix folioles un peu concaves. Réceptacle convexe, garni de paillettes obtuses , concaves, fort analogues aux folioles intérieures de l'iuvolucre. Calathide radiée, composée au centre de fleurons hermaphrodites ou mâles par avortement , et à la circonférence de cinq à dix demi-fleurons femelles ; ovaire surmonté d'un style filiforme à deux branches stigmatiques aiguës; akènes des fleurs femelles ovoïdes , un peu anguleux du côté intérieur , dépourvus d'aigrette. Linné, auteur du genre Polymnia , y a fait entrer deux Plantes qui appartiennent à des genres différens. Ainsi son Polymnia spinosa rentre dans le genre Didelta son P. tetragonotheca est le type d'un genre particulier qu'il avait d'abord établi, qu'il a lui-même détruit ensuite , mais que plusieurs auteurs ont conservé. Le genre Wedelia renferme quelques espèces réunies aux Polymnia par Linné, mais reportées de nouveau dans leur genre primitif.

Ces nombreuses mutations semblent prouver que le genre Polymnia n'est

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■pas bien circonscrit quant aux espèces qui le composent , et que ses caractères ne sont pas assez tranchés.

Au surplus il a beaucoup de rapports avec les genres Sylphium et Alcina.

Le Polymnia Uvœdalia, L. , qui croît dans la Caroline et la Virginie , et que l'on cultive facilement en Europe dans les jardins de botanique , i peut être considéré comme la principale espèce du genre. Sa tige s'édève très-haut ; elle est rude , anguleuse, rameuse, garnie de feuilles opposées, les inférieures très-gran- Ides, profondément sinuées ,les supérieures à lobes moins profonds. Les • fleurs sont jaunes, terminales et réuunies eu bouquets. (G..N.)

POLYMNITE. min. Ce mot, cité [ipar Reus dans son Vocabulaire, a servi à désigner une Pierre dendritique dont les dessins, formés par l'hydrate de Manganèse, imitent de \ petites mares d'eau. (g. bel.)

POLYMORPHA. bot. crypt. (Hydrophytes.) Le genre formé par Stackhouse sous cette désignation , étant aussi vicieux sous le rapport des caractères que de la nomenclature , n'a pu être adopté. Les espèces en sont réparties parmi les Chondi es , les Ha- Jyménies, etc. ces mots. (b.)

POLYMORPHES. Polymorpha.

I Moll. Le célèbre et infatigable micrographe Soldaui a rangé sous cette dénomination un peu vague toutes

i les Coquilles microscopiques qu'il ne

| put rapportera des types bicu déterminés. C'est dans cette partie de

I la testacéogi aphie microscopique que Montlort a trouvé matière à plusieurs de ses genres. (d..h.)

* POLYMORPHUM. bot. crypt.

{Lichens.) Genre créé par Chevallier (Journal de Physique, septembre 182a ) , et conservé par nous (Méthode lichénographique , p. 16 , tab.

1, (ig. 4) , sous le nom d' Heterosrapha , groupe des Grapbidées. Il est fondé sur les Opegrapha quercina et foginca de Persoon , Plantes très-em-

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barrassantes que Fries [Syslcma orbis vegetabilis) range parmi les Champignons sous le nom de Dichœna.

Meyer adopte cet avis qui prévaudra difficilement à cause de la grande analogie qui existe entre ces Plantes, et les véritables Opégraphes doivent prendre place parmi les Végétaux qui semblent déjouer tous les systèmes. Quant au nom imposé par Chevallier au genre qui nous occupe, il a dû être rejeté comme la plupart de ceux du même auteur, dont le nobis ne saurait légitimer l'impropriété choquante , et qui pèchent contre toutes les règles du bon sens. (a. f.)

* POLYMORPHDS. bot. crypt.

{Champignons.) Naumburg ,dans une Dissertation publiée en 1782, avait déjà formé sous ce nom un genre du Peziza inquinans de Persoon ou Peziza nigra de Bulliard. Cette division a été admise par les auteurs plus modernes, sous les noms de But cardia par Schmiedel , et de Bulgaria par Fries. La forme adjective du nom donné par Naumburg ne permettant pas de le conserver, le nom de Fries est généralement admis par les mycologisies qui y rapportent encore quelques autres espèces. V.

Bukcahdia. (ad.b.)

POLYMYCES. bot. crypt. {Champignons.) Battara avait donné ce nom à quelques Champignons du genre Agaric, et particulièrement à plusieurs variétés de Y Agaricus melleus.

(ad.b.)

POLYNEME. Polynemus. fois.

Dernier genre de la famille des Squammipcnncs de l'ordre des Acan- Uioptérygiens, dans la Méthode naturelle de Cuvier, et de l'ordre des Abdominaux dans le Système de Linné, où les espèces ont le museau bombé, la tête toute écailleuse, les préopercules dentelés , et les dents en velours, où toutes les nageoires verticales , même l'épineuse du dos , sont plus ou moins écailleuses, etc.

Le caractère particulier du genre consiste en plusieurs rayons libres ,

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attachés sous les pectorales et déliassant la longueur du corps. Encore qu'on les ait placées dans les Abdominaux, parce que leurs ventrales sont un peu en arrière , cependant leurs os du bassin sont suspendus aux os de l'épaule. Ce sont oes Poissons marins des pays chauds, dont quelques-uns remontent les ri- ■vicres, et dont la chair est excellente. Les principales espèces du genre sont : IcPentadactyle, figuré d'après Séba dans l'Encyclopédie méthodique, pl. 74, fig. 307; le Poisson de Paradis , Polynemus paradiseus, Encyclop. , pl. 74, fig. 3o8 , ou Firacouba de Marcgraaff; le Camus , Polynemus decadactylus , J31och, pl. 4oi ; I'Emoi, Encyclop., pl. 74, hg- 3o9; Polynemus Plebeius, iBloch , pl. 4oo ; et le Mango ou Poisson mangue de l'Amérique du nord qui pourrait bien être la même chose que le Paradiseus. (b.)

POLYNEVPtOS. bot. rriAN. Le Plantain chez les anciens. (b.)

* POLYMCE. Polynice. annel.

Othon Fabricius et Millier ont décrit sous le nom de Nereis bifrons , une espèce d'Annelide qui appartient certainement à l'ordre des Néréidées et à la famille des Néréides , mais qu'on ne saurait rapporter à aucun des genres qu'elle renferme. Savigny, qui n'a pas eu occasion d'examiner cette espèce, s'est cru autorisé, à cause des différences tranchées qu'elle présente , à en faire un nouveaugenre sous le nom de Polynice. Ses caractères sont : cinq antennes , les deux mitoyennes (lobes frontaux?) trèscourtes , l'impaire grande ; quatre yeux; point de cirres tentaculaircs ; les cirres supérieurs allongés, les inférieurs comme nuls ; les rames simples ; vingt-quatre paires de branchies saillantes, insérées du septième segment au trentième, entre le cirre supérieur et la rame de chaque pied.

Ces branchies, qui consistent chacune en une membrane mince, fortifiée par deux côtes latérales , se plissent ou se déploient en rames au

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gré de l'Animal. Ce genre devra avoi- | sincr celui des Syllis. (aud.) I

POLYNOÉ. Polynoe. annel. Gen-I re de l'ordre des Néréidées , et de la I famille des Aphrodites, établi par i Savigny (Ouvrage d'Egypte, Syst. des 1 Annelides, p. n et 20) qui lui assi-1 guepour caractères dislinclifs : tiom-l pc pourvue de mâchoires cornées, 1 couronnée à son orifice de tentacules II simples ; branchies cessant d'alterner II après la vingt-troisième paire de II pieds; des élytres ; une antenne im-1 paire, quelquefois nulle. Le genre 1 Polynoé est le même que celui de Lé- II pidonote de Leach; il correspond au M genre Aphrodite des auteurs ou du II moins il embrasse la plupart, des es-i pèces que Linné, Pallas , Muller,i Oth. Fabricius et Cuvier ont décrites I sous ce nom. Il avoisinc les genres!

Palmyre et Halilhée à la suite des- I quels Savigny les place; mais il dif— I 1ère essentiellement du premier par 1 la présence des tentacules qui couronnent la trompe , et par l'existence des élytres; il se distingue du second |l par ses mâchoires cornées et par ses tentacules simples. Au reste , on trou-; ve, en examinant plus attentivement1 les espèces de ce genre, des caraclè-l res beaucoup plus nombreux. Le; corps est ovale , oblong ou linéaire ,' et composé de segmens quelquefois nombreux ; la tête déprimée ou peu convexe eu dessus, est carénée pari dessous entre les antennes; elle supporte les yeux, la bouche et les an-I tennes. Les yeux sont tous distincts et au nombre de quatre. La bouche est pourvue d'une trompe couronnée à son orifice d'un cercle ou plutôt de deux demi-cercles, de tentacules!

simples et coniques ; il existe des mâ-l choires cornées, courbées, libres à leur pointe. Les antennes sont généralement complètes ; les mitoyennes simplement subulées ou renflées vers le bout, et terminées par une petite pointe; l'impaire semblable pour la forme aux mitoyennes , quelquefois nulle ; les extérieures médiocres ou grandes. Les pieds ont des rames

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rapprochées et réunies eu une seule qui est pourvue uniquement de deux faisceaux de soies, dont le supérieur , est épanoui en une gerbe tronquée d'arrière en avant ou comme divisé l en ilcux touffes, et l'inférieur com- : primé, formé de plusieurs rangs I transverscs, de soies non fourchues.

'. Les cirres teniaculaires et les cirres s supérieurs sontdilatés à la base , presc que filiformes, un peu renflés au - sommet avec une petite pointe dis- ' tincte. Les cirres inférieurs sont co- • niques , avec ou sans petite pointe. Il i existe quelques différences entre les j paires de pieds des deux extrémités du corps. La première est commuoé- : ment dépourvue de soies , et la deri nière est presque toujours réduite aux deux cirres supérieurs convertis i en styles ou filets terminaux. Les branchies sont simples et visibles; elles cessent de disparaître el reparaître alternativement à chaque segment après la vingt-troisième paire de pieds. Ce qui caractérise principalement les Annelides de ce genre ce sont les élylres dont leur corps est pourvu (Pr. l'article Elytres). On en compte douze paires pour les anneaux du corps proprement dits. « La douzième , qui correspond nécessairement, dit Savigny , à la vingttroisième paire de pieds, est suivie, quand le corps se prolonge davantage, d'une ou plusieurs autres paires surnuméraires qui ne sont, de même que celles qui les précèdent , ni recouvertes, ni maintenues par les soies des rames'dorsales. » Les Polynoés ont un intestin garni de cœcums entiers, c'est-à-dire non divisés, comme le sont ceux des Halit liées.

Savigny, dont nous suivons ici la méthode , et auquel nous avons emprunté tous les détails qui précèdent , divise ce genre en deux tribus.

f Antenne impaire , nulle ; élytres de consistance écaillcuse , celles de chaque rang s'imbriquant très-exactement avec celles du rang opposé , et recouvrant ainsi tout le dos; point de styles ou de filets postérieurs ; corps ovale ou elliptique.

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La seule espèce de cette division est la Poly.noe épineuse, Pol. muricata de Savigny ; elle se trouve figurée dans l'Ouvrage d'Egypte , Annelides, pl. 5, fig. 1. On L'a confondue avec les Oscabrions parce qu'elle rampe lentement sur les pierres au fond de l'eau. Savigny l'a découverte sur les côtc3 de la mer Rouge, et Mathieu l'a retrouvée à l'Ile-de-France.

ff Antenne impaire aussi grande ou plus grande que les mitoyennes; élytres coriaces ou simplement membraneuses ; celles de chaque • rang s'imbriquant rarement avec celles du rang opposé; deux stylets ou filets postérieurs; corps plus ou moins linéaire.

Cette division renferme six espèces parmi lesquelles on en avait décrit plusieurs sous le nom générique d'Aphrodite. Nous tracerons en quelques mots la synonymie de ce genre

difficile. La Poi/VNOÉ ECAIELEUSE ,

Pol. squammaia , Sav. , ou YjJphrodita squammn/a de Pallas ou de Cuvier. Des mers d'Europe. La Polynoé iiouppeuse , Pol. Jloccosa , Sav.

Espèce nouvelle des côtes de l'Océan.

La POLYNOK EEU1LLÉE , Pol. folio-

sa , Sav., ou Y jlphroriila imbricata de Linné. Des côtes de l'Océan. La Pot,ynoé vésici luuse , Pol. impatiens, Sav. Des côtes de la mer Rouge, figurée par Savigny (/oc. cit. , pl. 5 ,

fig. 2). La POLYNOÉ SCOEOPENDRTNE ,

Pol. scotopendrina , Sav. Espèce nouvelle des côles de l'Océan. La Poly- Noé trks-soyeuse, Pol. setosissima , Savig. Espèce nouvelle dont la patrie est ignorée.

Savigny énumère différentes espèces qu'il n'a pas eu occasion d'observer, mais qui se rapportent à la seconde tribu du genre Polynoé. Tels sont les Aphrodita clava de Montagu; punctata de Mùller , cirrosa de Pallas ; cirrata , scabra , longa et mi- «K/rtd'Oth. Fabricius- (atjd.)

POLYODON. rois. Ce genre, de la famille des Slrulioniens, qui seule compose l'ordre des Chondropiéry-

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giens à branchies libres , a été formé par Lacépède sur un Poisson du Mississipi appelé Feuille, Polyodon Foliurn , et qui a l'ouverture de la bou che arrondie en devant, et située au dessous de la tête; deux rangs de dents fortes, serrées et crochues sont à la mâchoire supérieure, un seul est à l'inférieure. Du reste , la position des nageoires et les formes générales sont celles des Esturgeons. Le museau a une forme remarquable, ses bords élargis lui donnant l'air d'une feuille d'arbre. Les ouïes sont trèsouvertes et se prolongent en une pointe membraneuse qui règne jus-

3ue vers le milieu du corps. L'épine u dos est en forme de corde comme celle des Lamproies. La caudale est bilobée. La couleur générale est grise. Il n'a guère que dix pouces à un pied de longueur. (b.)

POLYODON. bot. phan. Genre de la famille des Graminées, établi par Kunlh [Nov. Gêner, et spec. Plant, œquin., 1, p. 175, t. 55), et caractérisé ainsi: épillels unilatéraux, composés chacun de deux fleurs dont l'une est hermaphrodite, sessile, et l'autre stérile, pédicellée; lépicène à deux Talves nautiques. La (leur hermaphrodite se compose d'une glume à deux valves dont l'inférieure offre cinq dents , les latérales et l'intermédiaire aristées; les écailles, les élamines , les styles et les stigmates sont inconnus; caryopse libre. La fleur stérile a la valve inférieure de sa glume munie de sept dents , les dents alternativement aristées ; la valve supérieure très-petite , légèrement aristée. Ce genre a été réuni par Sprengel à l'Jtheropogoii de Mulhenberg, genre ou il fait entrer plusieurs Graminées appartenant à des genres très-difïerens. Il ne renferme qu'une seule espèce , Polyodon distichum , Kunlh, loc. cit., qui croît dans les montagnes de Quito. C'estune Plante dont le port est celui du Dineùra;e\le est pourvue d'un chaume rameux , à feuilles linéaires, striées et planes, à fleurs disposées en épis courts,

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distiques , portée sur un rachis nu ét| bifide au sommet. (g..N.) I

* POLYODONTE. moll. Espèce :

du genre Maillot. V. ce mot. (b.)

POLYODONÏES. pois. On lit dans le Dictionnaire de Déterville que c'est un ordre introduit par Blainville ( lequel a aussi ses Polyodoutes parmi ses Malacozoaires) et qui , probablement , ne renferme que le seul genre Polyodon. Or , le genre Polyodon se composant d'une seule espèce, c'est une espèce qui, à elle seule, constituerait un ordre?

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