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* POLÏODONTES. conch. La famille des Arcacées a reçu ce nom caractéristique de Blainville dans son Traité de Malacologie. (d..h.)
PO LYOMM ATE . Polyommatus.
ins. Genre de l'ordre des Lépidoptères , famille des Diurnes , tribu des Papillonides , division des Argus de Lalreille (Farn. nat., etc.), établi par Latreille aux dépens du grand genre Papillon de Linné, et ayant pour caractères dislinclifs : palpes inférieurs de longueur ordinaire , composés de trois articles distincts et dont le dernier est presque nu ou peu fourni d'écaillés. Crochets des tarses trèspetits ou à peine saillaus; six pieds semblables. Chenilles ovales ou en forme de Cloportes ; chrysalides courtes , contractées, obtuses au bout; ailes inférieures presque aussi larges ou plus larges que longues, et dont les queues, lorsqu'elles existent, ne sont formées que par de simples prolongemens des dents du bord postérieur. Ces Lépidoptères diffèient de tous les genres de Diurnes par leurs chenilles. Les Erycines en sont distinguées parce qu'elles ont les deux pâtes antérieures très-courtes et point propres au mouvement dans l'un des sexes , et les Myrines parce que leurs palpes sont extrêmement allongés.
Les Polyomrnates étaient compris par Linné parmi ses Papillons Plébéiens , division des Ruricoles, et par Fabricius , dans une coupe homonyme de
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l son genre des Hespéries. Il l'a divisé depuis en divers autres genres qui : n'ont pas été adoptés par Latreille.
Le genre Polyommate renferme plus de deux cent cinquante espèces presi que toutes d'assez petite taille. Godart (Encyclop. Méthod. , art. Papillon) décrit deux cent quarante-six espèces de ce genre; il les range dans cinq divisions basées sur la forme des ailes, et sur le nombre des queues des ailes inférieures ou leur abseuce.
Les limites de cet ouvrage ne nous permettant pas de suivre ces divisions , nous nous contenterons de citer deux espèces des plus remarquables ou des plus communes de ce genre, composé des plus jolis Papillons, tant par leur délicatesse que par la fraîcheur et l'élégance de distribution de leurs couleurs.
Le Polyommatl Amour, Polyommatus Amor , Latr. , God.; Papilio, Fabr. , Herbst; Pap. triopas , Cram., pl. 520, lig. g , h. Ailes à trois queues , d'un brun noirâtre, leur dessous varié sur le milieu , et offrant à leur extrémité une ligne dorée. Des Indes- Orientales.
Le Polyommate Argus , Polyo/nmatus Argus, Latr., God.; Papilio Argus, Fab. ; Papilio Idas , L. Ailes entières, d'un bleu violet en dessus, avec une large bordure brune et une frange blanche; leur dessous d'un cendré blanchâtre et ocellé de noir.
Celui des inférieures avec une bande fauve sinuée et chargée d'un rang de points argentés. Ce dernier est trèscommun aux environs de Paris, (g.)
POLYORCHIS. bot. phan. (Petiver. ) Syn. de Serauias Oxyglotlis ,
Willd. ■ (B.)
* POLYOSMA. bot. phan. Nouveau genre de la famille des Caprifoliacées , et de la Télrandrie Monogynie, L. , établi par Blnme [Bijdrag.
Fl. nedcrl. Ind. , p. 658) qui l'a ainsi caractérisé : fleurs hermaphrodites.
Calice supère, à quatre dents, persistant. Corolle à quatre pétales quelquefois cohéreus par la base. Quatre étamines libres , alternes avec les pé-
tomi: xiv.
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taies , ayant leurs filets linéaires presque membraneux ; leurs anthères ;idnées par leur face intérieure , biloculaires , longitudiualement déliisceutes. Ovaire incomplètement biloculaire , pluriovulé, surmonté d'un style filiforme et d'un stigmate simple et tronqué. Drupe succulente , renfermant un noyau à une seule graine composée d'un albumen presque corné, et d'un embryon inverse.
Ce genre se compose de trois espèces qui croissent dans les forêts des hautes montagnes de Java. Blume leur a donné les noms de Polyosma ilicifolium , P. serrulaturn , et P. inlegrifolium. Ce sont des Arbres ou des Arbrisseaux à feuilles opposées sans stipules , à fleurs blanchâtres , très odorantes, disposées en grappes axillaires ou terminales, et munies de trois petites bractées. (o..N.)
POLYOZUS. bot. phan. Genre de la famille des Rubiacées , et de la Télrandrie Monogynie, L. , établi par Loureiro dans sa Flore de Cochincliine , et récemment admis par Blume (llijdr. F/or. nederl. Ind. , p.
947) qui l'a ainsi caractérisé : calice semi-su père , turbiné, à quatre petites dents peu prononcées, caduc.
Corolle dont le tube est court, cylindrique, velu à l'entrée, le limbe à quatre ou cinq lobes réfléchis. Etamines au nombre de quatre à cinq , à peine saillantes. Ovaire couronné par un disque, à deux loges uniovulées.
Style court, surmonté d'un Stigmate bifide. Drupe succulente, presque globuleuse , à deux loges renfermant chacune un noyau creux intérieurement, gibbeux, coriace et monosperme; albumen cartilagineux, et embryon petit , dressé. Ce genre est très-voisin du Pauetta dont il se distingue par son calice lui biné et le tube raccourci de sa corolle. Peut-être estil congénère du Baconia de De Candolle, dont il présente en effet la plupart des caractères. V. Bacone. Les espèces qui composent ce genre sont au nombre de quatre, savoir : deu* décrites par Loureiro dont l'une , Po-
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lyozus bipinnata , est un grand Arbre qui croît dans les forêts de la Cochincbine, et dont le bois est pesant, blanchâtre , de longue durée , employé dans la construction des ponts.
Dans son Mémoire sur les Rubiacées, A.-L. de Jussieu rejette celte espèce du genre Polyozus. L'autre espèce de Loureiro , P. lanceolata , est un petit Arbrisseau qui croît en Chine, près de Canton. Deux espèces nouvelles ont été décrites par Blume , loc. cit. , sous les noms de P. acurninata et P.
lalifolia. Ce sont de petits Arbrisseaux à feuilles oblongues , lancéolées, à fleurs petites, disposées en cimes tricholomes , axillaires ou terminales. Elles croissent dans les montagnes de Java et dans l'île deNusa- Kambanga. (g..N.)
POLYPARA. bot. phan. (Loureiro.) Syn. d' Houtiuynia de Thunberg. V. ce mot. (o..N.)
* POLYPE. Polypus. psych. Genre delà famille des Hydrines dans l'ordre des Polypes , et composé d'Animaux végétansdans le sens rigoureux du mot végéter, et qui pourraient être indifféremment du domaine delà botanique ou de celui de la zoologie, comme circonscrivent encore aujourd'hui l'une et l'autre science , des naturalistes qui ne veulent pas reconnaître la nécessité d'un règneorganiquede plus. Les caractères que nous lui assigneions sont : corps très-contractile , conique , postérieurement aminci , formé de molécules confusément agglomérées dans un mucus épaissi que ne contient aucune peau; constituant un sac alimentaire dont l'ouverture est marginalement environnée de tentacules rayonnantes et disposées sur une seule série. Ce n'est point Trembley qui découvrit ces êtres singuliers, ainsi que l'impriment habituellement toutes les personnes qui écri ven l sur ce sujet en copiant de dictionnaire en dictionnaire , ce qui en fut imprime par Lamarck , dans l'Histoire des Animaux sans vertèbres. Dès l'an 1703 , Leuwenhoek et un anonyme anglais les avaient fait connaître ; on trouve
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dans les Transactions philosophiques (n. a83 , art. 4 , et n. 288 , art. 1) , que ces observateurs avaient fort bien constaté l'une des plus étranges propriétés des Polypes , celle qui consiste dans leur reproduction par bourgeons végétatifs. Notre Bernard de Jussieu en-avait non-seulement trouvé depuis, jmais il en avait fait dessiner la figure, selon que nous l'apprend Reaiimùr (Préf. du T. vi, 54). C'est seulement dans l'été de 1740 que Trembley trouva aux environs de La Haye, à Soigvliet, dans les eaux d'une maison de campagne appartenant au comte de Bentinck , une première espèce de Polype d'eau douce , qu'il fut d'abord tenté de prendre pour de petites Plantes parasites, parce qu'elle était d'un assez beau vert.
« Cette idée de Plantes , dit Trembley , est aussi la première que les Polypes ont réveillée dans l'esprit de plusieurs personnes qui les ont vus pour la première fois dans leur attitude la plus commune. Quelquesuns , en les voyant , ont dit que c'étaient des brins d'Herbes. » Voltaire , qui plaisanta sur les Polypes , et qui probablement n'en avait pas vu , était de cet avis , et se moqua de ceux qui pensaient le contraire. Quant à nous , qui avons vu et nourri des Polypes de toutes sortes , nous avons peine à concevoir qu'on les ait pu prendre pour des Herbes parasites , encore qu'il y eût quelque chose de végétal dans Jeur couleur et dans leur nature. Quoi qu'il en soit, on discuta d'abord sur leur animalité; il fallut , pour convaincre Trembley qu'il n'avait pas affaire à des Végétaux ordinai res , quéPiéaumur auquel des Polypes avaient été adressés à Paris, décidât, en mars 1740 , qu'ils étaient des Animaux ; cl bientôt 011 les vit avaler^et digérer des proies vivantes, ce qui ne laissa plus de doute sur l&ur animalité. Cependant , c'est l'année suivante , en avril et en juillet 1741 , que les eaux de Sorgvliet fournirent deux autres espèces de Polypes qui devinrent l'objet de recherches faites avec
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aulunt d'exactitude que de sagaaité, et qui donnèrent des résultats auxquels on était loin de s'attendre.
Ces Polypes , ou les uns voyaient des Plantes , tandis que les autres y voyaient des Animaux, furent trouvés , pour ainsi dire , l'un et L'autre à la fois : Animaux par leur irritabilité, leur voracité , leur manière de se procurer la nourriture , et leur locomotion ; Plantes par leur façon de se resemer au moyen de véritables bulbines ou cayeux , et surtout par la faculté de se reproduire par division , comme si chaque division de leur corps était uue bouture. Rien n'égale l'importance des observations de ïreinbley , si ce n'est la modestie et la précision qu'il a mises à les exposer.
Son travail est un modèle en ce genre, et mérite la plus aveugle confiance.
Nous avons vérifié tout ce qu'il y rapporte, nous n'avons absolument trouvé rien à y ajouter ; la matière est épuisée; aussi révoquonsnous en doute qu'on ait tiouvé récemment, et par une première inspection , chezles Polypes d'eau douce, des choses que Trembley n'y avait pas vues. En vain on a avancé qu'ils avaient plus d'un orifice , et qu'on avait distingué des ovaires dans leur intérieur. Rien de ces choses n'y existe. Les Polypes n'ont ni sexe ni rien qui puisse y ressembler; ils ne se rapprochent jamais les uns des autres pour se féconder. Le sac vivant dont ils sont composés ne contient nulle part la moindre trace d'organes reproducteurs ; la partie posté-* rieurc est absolument fermée, encore que Baker eût supposé le contraire ; enfin l'orifice du sac ne peut pas être plus exactement appelé la bouche que l'anus, puisque si les alimens entrent par cette ouverture buccale, les excrémens sortent par la même ouverture, qui alors devient anale.
Il y a plus, les Polypes n'out, à la rigueur, ni dehors ni dedans, puisu'on peut les retourner comme le oigt d'un gant, sans qu'ils cessent de vivre , de se reproduire, d'avaler etde digérer. Leurs parois intérieures
POL i6S ne seraient donc pas même celles d'un sac alimentaire , cl nulles racines nutritives n'y seraient distribuées, puisque sa face externe , devenant interne , est apte aux mêmes fonctions , rapport de plus avec ces Végétaux qu'on a plantés à l'envers, et dont les hrauebages deviennent les racines.
Dès que les belles découvertes de Trembley , vérifiées par Ré.iumur, qui était alors l'oracle de l'histoire naturelle, eurent transpiré, tons les savaus de l'Europe s'occupèi ent île Polypes. Bonnet, Lygonet, Baker et surtout l'exact Rocscl y donnèrent la plus sérieuse attention. Ces découvertes renversèrent beaucoup d'idées faus>cs et ouvrirent la carrière d'une physiologie nouvelle. Personne n'osa nier l'existence des faits extraordinaires qui causèrent l'admiration de tous. 11 est vrai que nul observateur maladroit ne jeta de folies au milieu de si grandes nouveautés , et n'imagina de dire que les Polypes, qui se régénéraient à la manière des Plantes , et qui digéraient à la manière des Animaux, lussent alternativement , selon leur caprice, et quand bon le leur semblait , tour à tour des Animaux et des Plantes. De telles singularités étaient réservées pour l'époque oii l'on devait imaginer des transsubstantiations en histoire naturelle. «J'avoue pou ila ni, dit Uéaumur, que lorsque je vis, pour la première fois, des Polypes se former peu à peu de celui que j'avais coupé en deux , j'eus de la peine à en croire mes yeux, et c'est un fait que je ne m'accoutume même pas à voir , apiès l'avoir vu et revu cent fois. » Réaumur était cependant préparé par un habile correspondant à celte singularité. Qu'où se figure, si l'on peu!, la surprise que dut éprouver celui qui, pour la première l'ois, ayant couné un Polype transversalement à coups de ciseaux , en deux , trois , quatre morceaux , el en ayant même presque haché divers individus , vit renaître de chaque tronçon, de chaque parcelle,
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un Animal complet, bientôt pareil en tout à celui aux dépens duquel on l'avait artificiellement formé. La fable mythologique de l'Hydre de Lerne se réalisait. Quant à nous , qui, après vingt ans environ d'observations microscopiques , avons trouvé un fait non moins inattendu dans l'émancipation de nos Zoocarpes ou graines vivantes, et qui n'en pouvions d'abord croire nos yeux, nous sentons fort bien quelle dut être l'admiration deTrembley , quand il trouva que des êtres vivans pouvaient se multiplier d'autant mieux qu'on les mutilait davantage.
Avant de soumettre au lecteur le résumé des excellentes observations de Trembley, auxquelles, avons-nous dit plus haut , on ne saurait plus rien ajouter, nous devons faire connaître les espèces du genre qui nous occupe, et qui toutes habitent l'eau douce ; car nous ne regardons pas coi:, me appartenant au genre Polype, les Tlyd/a lulea et Corynaria de Bo. c qui y en attendant que l'augmentation de nos connaissances néces.' itc la multiplication des genres d;i. s la famille des Hydrincs , doivent rentrer parmi les Coryncs.
]Nous décrirons les quatre espèces de Polype? d'eau, dans l'ordre qu'établi entre elles la longueur de leurs membres, dont le nombre est trop vaiiable pour qu'on en puisse tirer des caractères valables , comme on avait tenté de faire jusqu'ici. Ce nombre n'est même pas toujours p r< il dans chaque individu. « Tous [e; Polypes , dit Trembley , n'ont pas la même quantité de bras lorsq.i ils se séparent de leur mère; il en vient encore plus ou moins aux ui ?t aux autres après leur séparation C'est surtout sur les Polypes de la seconde espèce ( Polypus Briarevs, IN.) que j'ai observé un tel accroissement du nombre des bras , parce que ce sont ceux que j'ai nourris le plus long-temps. J'ai vu , dans quelques-uns , ce nombre augmenter plus d'une année après leur naissance, et parvenir peu à peu
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jusqu'à celui de dix-huit et de vingt, j Je n'ai jamais pu trouver, dans les fossés, des Polypes qui eussent un si grand nombre de bras; je ne l'ai remarqué que dans ceux que j'ai nourris. J'ai aussi observé quelquefois que le nombre des bras diminuait. » Il I arrive encore que des bras , ou plutôt I des tentacules, poussent comme au [ hasard épais sur diverses parties du [ corps, et finissent par tomber plus | tard. Le peu d'espèces du genre sin- | gulier qui nous occupe, méritant I d'arrêter l'a'ltention du lecteur , et se | trouvant toutes en France, seront | succinctement décrites dans cet ar- I ticle.
Polyi'b veut , Polypusviridis, N.; I Roës. , Ins. T. m , pl. 82 , fig- a, f et H b , pl. 89 , fig. 6-8 { 4. Exel. ) ; Hy- U cira viridis , Gmel. , Syst. Nat. xm, H T. 1 , p. 386g ; Encyclop. Méthod. , Vers. , pl. 66 , fig. 4-8 ; Polype de la | première espèce, Trembley, pl. 1, Il fig. 1, la troisième espèce de Baker, H Trad. Fr. , p. 26 , pl. 4 , fig. 7. Cette n espèce , connue de Leuwcnhoek (y/ct. Il Angl. , n. 280 , p. i4g4, n. 4) fut la I première que rencontra Trembley , et I qu'on trouve dans quelques eaux ma- Il récageuses , parmi les Lenticules, ou il se fixant par sa partie postérieure aux I tiges inondées des Carex , des Equi- I selum et des Cératophjiles. Sa Ion- I gueur , dans le plus grand état de dé- I veloppement , est de cinq à sixlignes ; jr son diamètre au plus large, c'est-àdire vers son extrémité antérieure, atteint au plus à une demi-ligne. Dans sa plus grande contraction , il prend une forme globuleuse , comme pédicellée. Egalement aminci d'avant en arrière , il se termine en pointe. Ses tentacules varient en nombre de trois à dix , et sont le plus communément au nombre de huit.
Quelques individus en ont jus qu'à douze. Ces tentacules, bien plusl courts que le reste de l'Animal , souvent uu peu plus élargis vers leur extrémité , ne s'étendent guère audelà de trois lignes. Dans l'état de repos , le Polype les tient souvent ouverts à angles droits, c'est-à-dire dans
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II e plan de l'ouverture buccale ; d'nu- >'l. Il res fois , il les dispose comme en enls || tonuoir , leur donnant avec l'ouver- I tme une intlexion de vingt à quat- ! rante-cinq degrés, d'un beau vert if- Il plus ou moins iniense, comme le sac et Kinlimcn taire ; un lise'ré transparent Il Lsemble néanmoins environné de chai| je cun de ces tentacules , ce qui donne à m iMeur réunion l'aspect d'une petite ulllfleur d'Ornithogale vue à l'envers, is Il Les Polypes verts sont les plus agiles -Jo dans leurs mouvemens; la longueur l|<ide leurs bras ne les embarrasse ja- » li mais. Trembley en ayant conseilla vé plusieurs individus, sans qu'il . 1 1 les eût vu prendre de nourriture , ils |i disparurent dans ses vases. Nous en | avons également élevé : nous leur ! donnions des Dapbnies , dont ils paraissaient moins friands que des Microscopiques verts et des Zoocarpes qu 'alimentaient les Arthrodiées nourries dans les mêmes vases. Nous ayons observé que , selon la saison et diverses circonstances , l'intensité de leur couleur augmentait ou diminuait. Ainsi des Polypes de cette espèce devenaient blanchâtres en été, et presque sans teinte -visible , lorsqu'il n'existait aucune élaboration de matière verte autour d'eux , tandis qu'ils revinrent du plus beau vert en automne , lorsque les Conferves et les Arlhrodiées émettaient le plus de cette modification de la matière , et de Zoocarpes, ce qui arrive au commencement du printemps et de l'arrière-saison où les eaux et les lieux bumides se colorent en vert dans toute la nature.
Polype Isocuinr, Polypus Isoclù- ™, N. ; Roës., Ins. T. m, lab. 76, H- 1-4 , pl. 77, ng. 1-3; Hydra pâlie ris , Guiel. , loc. cit. , p. 0871 ; Encvclop. Mélh. , pl. 68 ,fig. 1-8. Nous n hésitons pas à regarder comme appartenant à celte espèce : i° les figures de la planche 5 de Trembley que cel . habile observateur rapportait à sa troisième espèce qui est notre quatrième ; a0 le Polvpf de la seconde espèce de Baker; 3° enfin , la figure assez mer ocre d'EHis, Coral., pl. q8,
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également 1 apportée par les auteurs à notre quatrième espèce. Ce Polype, qui n'est pas plus rare que les autres, comme on l'a dit, et que nous av ns même trouvé le plus fréquemmi ni , au moins dans les environs de Gand , durant le temps de notre exil , se tient fixé aux racines des Lenticules dans les marais et les fossés des htux bas de la Flandre où les eaux sont tranquilles, mais très-pures. Il s'y multiplie surtout daus la saison où la longueur des jours permet au soleil d'échauffer le plus fortement les eaux, et nos individus se sont conservés en abondance pendant tout l'hiver de 1817 à 1818 dans de grandes jarres de verre que nous teuions au milieu de la serre du jardin de botanique de Bruxelles, dont le professeur Dekin avait alors la direction.
Ils y multiplièrent sans qu'on prît d'autre soin d'eux que de remplacer chaque jour la quantité de liquide qu'avait enlevée l'évaporation.
C'est sur celte espèce que nous vérifiâmes la plupart des belles cxpéiiences de Trembley ; plusieurs de nos captifs avaient fini par devenir d'une couleur presque laiteuse , et n'avaient plus rien de celte couleur de paille, donnée comme l'un des caractères de l'espèce, lorsque de la matière ver e s'élant développée dans nos vases vers le milieu de février, ceux que l'altération de l'eau ne fit pas mourir devinrent verts , au point que nous eussions eu de la peine à les distinguer de l'espèce précédeule , s'il n'eût existé quelques différences dans leurs formes- Le Polype dont il est question , un peu plus grand que les au«i très, s'étend jusqu'à dix et même quinze lignes. Son corps, très-ob;us, est un peu renflé à l'extrémité postérieure, qui est parfaitement arrondie, sans le moindre rétrécissement qui lui donne l'air d'un pied ou d'une petite bulbe. Quand il se contracte , il paraît même être à peu près globur leux , excepté en avant où il est alors comme tronqué en coupe avec un rebord circtdairc sensible , qui fait mieux distinguer la dilatation d.e
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l'ouverture. Dans l'allongement où cetie ouverture est en général fort sensible et béante, l'Animal qui, d'ordinaire, a la teinte jaunâtre rie la paille, s'atténue en avant vers l'insertion des tentacules qui sont au nombre de cinq , six ou sept , parfai- Jement incolores, égaux dans leur plus grand développement, à la longueur du corps.
Polype Buiarée, Polyptis Briareus , N. ; Roës. , Ins. T. m, pl. 78- 83 ; Hydra giïsea , Gmel. , loc. cit. , p. 0870 ; Encyclop. Méthorl. , pl. 67.
Polype de la deuxième espèce , Trembley , pl. 1 , fig. a et 5, pl. 1 1 , fig. 2, pl. 6 , fig. 278 , etc. ; première espèce de Baker. Il y a une variété fi , Briareus virïdis, N. , Roës., 1ns. , ni, pl. 88, fig. i-3, pl. 89, fig. 4; Encyclop., pl. 66, fig. i-3, représente comme des états de notre' première espèce. Nous ne pouvons conserver le nom de Polype gris à celui-ci qui , changeant de couleur presque sous les yeux de l'observateur pour prendre celle des corps dont il se nourrit, est ordinairement d'une teinte orangée. Nous avons du le singulariser par une dénomination qui indiquât que le nombre de ses tentacules ou bras est plus considérable que dans ses congénères. Ces bras , jamais plus courts que le corps , qui lui sont égaux dans le repos, mais qui peuvent atteindre au double dans leur plus grand élat de développement, sont grêles vers leur extrémité, où se prononce une sorte de petit renflement en bouton ovale.
Leur nombre varie de cinq dans la première jeunesse, jusqu'à douze, dix-huit et même vingt, surtout quand on nourrit bienl'Animal.N.ous en avons possédé un individu qui, outre vingt-un bras pressés autour de l'ouverture buccale , en avait jusqu'à cinq épai s sur le reste de sa surlace, et dont trois devinrent par la suite des Polypes pareils au tronc. Le Polype Briarée a six , dix , quinze , et jusqu'à dix-huit lignes de long.
Son corps se renfle légèrement vers le milieu , et atténué postérieurement,
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s'y termine comme par une petite bulbe. Le plus commun .. il est aussi il le plus vorace ; on le trouve fréquemment fixé à la partie inondée des ti- I ges des Plantes de marais ; nous en 1 avons rencontré une fois en si grande II quantité contre le Scirpus lacustris , qu'ils y formaient un enduit mu-. Il queux. En d'autres occasion* , nous 1 avons vu des revers de feuilles de 1 Nénuphar qui en étaient tapissés; enfin , en quelques endroits , ils s'y 9 fixent en tel nombre ainsi qu'aux tiges des Lenticules, qu'ils font plonger ces petites Plantes. C'est particulièrement des individus de cette es-, pèce que nous avons une fois élevé un très-grand nombre , qui se tei-: I gnaienl en vert par le développement de la matière verte dans les grands; I vases où ils vivaient, ce qui nous a démontré que plusieurs des belles: I figures données parles auteurs comme.appartenant au Polypus viridis, appartenaient au Briarée qui s'était 1 coloré par absorption du liquide en- Il vironnant, comme il arrive à-beau- H coup d'autres Animaux microsco- H piques. V. Matière.
Polype Mégalochire , Polypus I Megalockirus , N. ; Roes., Ins. T. 111, pl. 84-87; Hydra fusca , Gmel. , loc. H c//.,p. 5870; Encycl.,pl. 69, fig. 1-9; Polype delà troisième espèce, Trembley , pl. 1 , fig. i-4 et 6 , pl. 2 , fig. i-4, pl. 5, fig. 1 , pl. 6, fig. 5-6, 9- 10 , etc. ; Polypes de la quatrième espèce de Baker. Le corps , dans cette espèce , la plus grande de toutes , et dont la couleur varie du grisau fauve brunâtre, n'a jamais guère moins d'un pouce de long, et en atteint quelquefois deux; l'extrémité anté- j rieure , un peu renflée en tête , a son ouverture moins béante que dans la précédente, mais non moins susceptible de dilatation ; la postérieure est au contraire fort atténuée , et se termine comme en queue pointue , et non par un renflement ou une petite bulbe, de sorte que l'Animal se fixe aux corps inondés , non par la pointe mais par un côté de son extrémité qui se recourbe un peu. Dans la con-
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traction , laquelle devient encore plus sensible, et le corps alors parfaitement ovoïde ou sphérique , gros coinme un petit pois, paraît stipilé, ce qui fait le passage aux Corynes. Les tentacules, assez constamment au nombre de six, rarement de huit , sont un peu robustes à leur insertion; ils vont en s'ainincissant vers leur pointe, qui finit par être d'une ténuité extraordinaire, et que termine un petit bouton ovoïde, comme dans le Briarée. Leur longueur est toujours plus considérable que celle du corps , même quand ils se contractent le plus , et , dans leur plus grand état de développement, ils ont jusqu'à huit pouces. Trembley en cite d'un pied, et nous en avons nous-même vu d'aussi étendus. Le Polype Mégalochirc est celui qui se couvre le plus de bourgeons reproducteurs. Roësel eu figure un individu sur lequel ont poussé jusqu'à une quinzaine d'autres Polypes, et cette figure est exactement reproduite sous le n° 9 , dans la pl. 69 de l'Encyclopédie. Il est également plus social , s'il est permis d'employer cette expression , eu parlant d'un Polype, comme si, ayant vécu en plus grand nombre sur le même tronc maternel , chaque individu nouveau recherchait ses pareils , même a"près la séparation de la famille.
Aussi rien de plussingulier.et même de plus beau, qu'un amas de ces Animaux figurédans la pl. 9 de Trembley ; nous en avons trouvé de semblables dans certains fossés profonds et dans quelques étangs des environs de Bruxelles, et les ayant conservés et nourris, nous avons souvent admiré comment les milliers de Tentacules de six à dix poucesde longueur , fins comme de la soie, et qui semblaient former une chevelure pâle, s'agitaient, se retiraient , se mêlaient sans coufusion , sans se pelotonner , surtout quand quelque proie s'y venait jeter.
Gmelin (Syst. !Sat. , i3, T. 1 , p.
.Ï869), et Lamarck , Anim. sans vert.
T. 11 , p. 60 , n. 5o ) mentionnent , d'après Miillcr {Zool. Dan., tab.
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95,fig. i-a), une cinquième espèce de Polypes sous le nom A'Hydra { gelatinosa), minuta, gelatinosa, luiea,cylindrica, tentaculis duodecim, corpure elongato brevioribus. Nous ne l'avons jamais rencontrée , et comme on la dit marine, il est douteux qu'elle appartienne au genre dont il vient d'être question. Nous soupçonnons qu'elle doit rentrer parmi les Corynes.
Le genre qui vient de nous oecu-
f>er , pouvant être considéré comme e type de l'ordre des Polypes, dans notre Règne Psychodiaire , c'est au mot Polypes que sera traitée l'histoire physiologique des créatures ambiguës sur lesquelles Trembley fit les belles expériences que nous avous vérifiées et que nous rapporterons.
* POLYPERA. uot. crypt. (Lycoperdacées.) Persoon a donné ce nom au genre désigné par Albertini et Schwcinilz sous le nomde Pisolit/ius, par Link sous celui de Fisocarpiurn , et par Ue Candolle sous celui de Polysaccum. ce dernier mot. (a.d. b.)
POLYPES. Polypi. psych. Le nom de Polype, qui vient du grec, signifie ayant plusieurs pieds. L'antiquité l'appliquait aux Sëpiaires , que par corruption le «vulgaire appelle encore Poulpes, et qui appartiennent aux Céphalopodes des naturalistes modernes, c'est-à-dire ayant la tête aux pieds ou des pieds à la tête. Il n'était pas bien exact d'appeler pieds les nuiinbres de tels Polypes, encore qu'ils servissent, en beaucoup de cas , à l'ambulatiou ; le mot bras eût été peut - être un peu moins impropre , car le Poulpe se sert de ses vigoureux appendices pour enserrer sa proie, et, si l'on s'en rapportait à Denis Montfort , on dirait le terrible géant Briarée; l'usage a prévalu, et quand Trembley fixa le premier, vers le dix-huitième siècle, l'attention du monde savant sur des petites créatures qui présentaient des bras analogues , Rëaumur n'hésita point à nommer ceux-ci des Polypes d'ea.c douce. Ce nom se trouvait
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d'autant meilleur, que les premiers Animaux qui l'avaient anciennement porté, en prenaient un autre en devenant des Mollusques. Cependant les Polypes d'eau douce, étant bientôt devenus célèbres par la facilité qu'ils ont à reproduire leurs parties coupées, on les appela des Hydres, par allusion à ce monstrueux Serpent qui infestaitles marais de Lerne , et dont les têtes repoussaient à mesure qu'un demi-dieu parvenait à les abattre. Ce déplacement de signification était heureux; il n'a cependant point prévalu. Les Hydres actuels sont les Serpens d'eau ( V.
Hydue), ceux de l'école d'Dpsal sont les Polypes dont il a été question plus haut {V. Polype) , et les Polypes d'Aristote , d'Ovide ou de Rondelet, sont le Sepia oc/opus des premiers systématiques, ou V Oc/opus vulgaris de Lamarck, représenté dans la pl. 76, fig. 1 et a de l'Encyclopédie méthodique. V. Poulp.es.
Les Polypes sont pour Lamarck la seconde classe des Animaux sans vertèbres ; ce savant les caractérise ainsi : Animaux gélatineux , à corps allongé, contractile, n'ayant aucun autre viscère intérieur qu'un canal alimentaire, à une seule ouverture ; bouche distincte , terminale , soit munie de cils mouvnns, soit entourée de tentacules ou de lobes en rayons ; aucun organe connu pour le sentiment, la respiration ou la fécoudalion ; reproduction par des gemmes tantôt extérieurs , tantôt internes , quelquefois amoncelés , la plupart adhérens les uns aux autres , communiquant ensemble et formant des Animaux composés. Circonscrite de la sorte, la classe des Polypes est divisée par le Linné français en cinq ordres, ainsi qu il suit :
I. Polypes ciliés , Polypi ciliali , non tentaculés, mais ayant près de leur bouche ou à son orifice des cils vibratiles ou des organes ciliés et rotatoires qui agitent ou font tourbillonner l'eau. Cet ordre entre pour nous dans la classe des Microscopi-
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ques (J^. ce mot) , parce que nous ne pouvons consentir à regarder comme des organes pareils , ni même analogues à de véritables tentacules extensibles ou contractiles , composés de façon à ce que la sensibilité la plus exquise s'y manifeste évidemment, des poils ou cirres , vibratiles quels qu'ils soient, mais rigides, non contractiles , et probablement privés de toute irritabilité
II. Polypes nus, Polypi denudati, tentaculés , ne se formant point d'enveloppe ou de Polypier, et fixés, soit constamment , soit spontanément.
Cet ordre contient quatre genres :
Hydre, Hydra {Polypus , N.) ; Coryne, Coryna; Pédicellaire , Pedicellaiia ; Zoantha. Tous ceux - ci , ainsi que les suivans , sont pour nous des Polypes véritables.
III. Polypes a Polypier, Polypi vaginali , tentaculés , constamment fixés dans un Polypier inorganique, qui les enveloppe et forme en général des Animaux composés. Cet ordre est divisé en deux tribus, les Polypes d'une seule substance , et ceux qui forment des substances séparées et très-distinctes. Ce sont encore pour nous des Polypes véritables, à l'exception des Spongilles , que , sous le nom d'Ephyd.ities, nous plaçons, avec les Spongiaires , dans un ordre fort distinct , et des Dichotomaires qui répondent au Liagora de Lamouroux , et que nous croyons appartenir tout simplement au règne végétal. Les Animaux de tous les Polypiers ne nous étant pas suffisamment connus , nous nous trouvons réduits à les classer selon les caractères que présentent les parties qu'on en a pu conserver. A cet égard les naturalistes sont réduits au même embarras quetles conchyliologistes , qui, lorsque les Mollusques et les Conchifères, habilansdes trésors de leurs collections, seront mieux connus, verront beaucoup de genres qu'ils se pressent d'établir sur le moindre tour de spire, ou sur une légère différence dans la disposition de la columelïe
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et de la bouche , s'effacer ou changer totalement. Nous sommes exactement, ■ par rapport aux Polypes à Polypiers , Lidans la position où. seraient des bol tanistes à qui on rapporterait d'une l terre lointaine des liei biers où ne sei raient conservés que des tiges, des i feuilles ou quelques débris de cap- • suies vides et mutilées. Ces botanistes : seraient réduits à la méthode gros- : sière de Sauvage, et conséquemment i exposés à de monstrueux rapprochernens. Quoi qu'il en soit , Lamarck forme dans cet ordre les sections suivantes , où il reporte soixante -un genres.
i°. Polypiers fluviatiles. Difflugie, Cristatelle , Spongille et Alcyonelle.
2°. Polypiers vaginiformes. Plumalelle, Tubulaire, Coinulaire, Cam-
?anulaii e , Sei tulaire , Aniennulaire, lumulaire, Sérialaire , Tulipaire , Cellaire , Anguinaire , Dichotomairc, Tib iane, Acétabulaire etPolvphyse.
3°. Polypiers à réseaux. Flustre, Tubipore, Discopore , Cellépore , Eschare, Adéone, Rétépore, Alvéolite, Ocellaire et Dactylopore. .
4°. Polypiers foraminés. Ovulile, Lunulile, Orbulilc , Distichopoie , Millépore, Favosite , Caténipore et Tubipore.
6°. Polypiers lamellifères. Styline, Sarcinule, Caryophyllie, Turbinolie, Cyclolite, Fongie, Pavone, Agarice, Méandrine, Monticulaire , Édiinophorc, Explanaire, Asti ce, Poiilc, Pocillipore, Madrépore, Sériapore et Oculine.
6°. Polypiers corticifères. Corail , Mélite, Isis , Anlipate, Gorgone et Coralline.
7°. Polypiers empâtés. Pinceau, Flalicllaire , Éponge , ïhétie , Géodic et Alcyon.
IV. Polypes tubiféres, Polypi tubiferi. Polypes réunis sur un corps commun, charnu et vivant, mais constamment fixé et jamais libre, sans Polypiers véritables qui le constituent , ni axe , ni fibres cornées qui
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en soutiennent la masse. Ici l'organisation se complique , et le passage des Polypiers empâtés aux Polypiers flottans a naturellement lieu. C'est au savant Savigny qu'on doit la connaissance approfondie de ces collections singulières d'Animaux qui n'en forment qu'un , et qui sont réparties dans les quatre genres Anlhélic , Xénie , Ammothée et Lobulaire.
V. Polypes flottans , Polypi natalités. Polypes tentaculés, ne formant point de Polypiers , et réunis sur un corps libre, commun, charnu, vivant, axigère, mais dont les masses semblent nager dans les eaux. Les genres de cet ordre sont: Vérétille, Funiculine , Pennatule , Rénille, Virgulaire, Encrine et Ombellulaire.
Nous ne croyons pas que les Ombcllulaires et les Encrines puissent être considérés comme des Polypiers libres; ils sont ou ont été bien certainement fixés par une espèce destipe, et s'ils ne font pas partie de l'ordre quatrième , il serait peut-être nécessaire d'en établir un distinct pour les y placer.
Pour le savant Cuvier, les Polypiers ne sont qu'une section de son quatrième embranchement des Animaux rayonnés ou Zoophy tes ; et ce dernier nom, emprunté de Linné, qui le premier lui avait donné une signification positive, est des plus convenables, parce que les Zoophytes de Cuvier sont des Animaux végétans dans toute l'étendue du mot, encore que ce savant n'en donne point cette définition : « Les Polypes , dit-il , ont été ainsi nommés , parce que les tentacules qui entourent leur bouche les font un peu ressembler aux Poulpes , que les anciens appelaient Polypes.
La forme et le nombre des tentacules varient; le corps est toujours cylindrique ou conique , souvent sans autres viscères que sa cavité, souvent aussi avec un estomac visible , duquel pendent des intestins , ou plutôt des vaisseaux creusés dans la substance du corps, comme celles des Méduses; alors on voit ordinairement
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aussi des ovaires. Tous ces Animaux sont susceptibles de former des Animaux composés , en poussant de nouveaux individus comme des bourgeons ; néanmoins ils se propagent aussi par des œufs. » Celte définition est exacte ; elle convient à l'universalité des Polypes , si ce n'est quant au mot œuf, qui n'est pas ici bien exact, et qui doit être remplacé par celui de propagul 'es ou ovaires. L'auteur de l'excellente Histoire du Règne Animal divise ensuite la classe des Polypes eu deux ordres.
I. Polypes nus, qui sont les mêmes que ceux auxquels Lamarck avait bien auparavant donné le même nom, c'est-à-dire les Hydres ou Polypes à bras, les Corynes et les Pédiccllaires ; seulement Cuvier y comprend les Vorticellcs , qui nous y paraissent complètement déplacées, etjes Cristatelles qui nous semblent y convenir.
II. Polypes a Polypiers , qui for- , ment cette nombreuse suite d'espèces que l'on a long - temps regardées comme des Plantes marines , et dont les individus sont en effet réunis en grand nombre pour former les Animaux composés , pour la plupart fixés comme des Végétaux , soit qu'ils forment une tige ou de simples expansions , par le moyen des appuis solides qui les i»2vêtent à l'extérieur ou les soutiennent à l'intérieur. Les Animaux particuliers, plus ou moins analogues aux Polypes à bras , y sont tous liés par un corps collectif et eu communauté de nutrition; de sorte que ce qui est mangé par l'un des Polypes profite à l'ensemble de tous les autres Polypes. Ils ont même une communauté de volonté outre la volonté individuelle. Les Polypes à Polypiers sont répartis dans trois familles.
i°. Polypes à tuyaux , qui habitent des tubes dont le corps gélatineux, commun , traverse l'axe, comme ferait la moelle d'un Arbre , et qui sont ouverts, soit au sommet, soit aux côtés , pour laisser passer les Polypes.
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Cette famille renferme les genres Tubipore , Tubulaire et Serlulaire.
2q. Polypes à cellules, oii chaque Polype est adhérent daus une cellule cornée ou calcaire, à parois minces , et ne communique avec les autres que par une tunique extérieure très ténue , ou par les pores déliés qui traversent les parois des cellules. Ces Polypes , qui ressemblent généralement à ceux que l'auteur nomme Hydres , sont compris dans les genres Cellulaire, Flustre , Cellépore et Tubipore, entre lesquels nous sommes contraint d'avouer que nous n'entrevoyons guère de convenance. Cuvier, indécis sur l'animalité des genres qu'il réunit sous le nom de Corallinées , propose de les comprendre dans cette seconde famille, si l'existence des Hydres y est jamais démontrée.
3°. Polypes corticaux, oii les Polypes se tiennent tous par une substance commune, épaisse , charnue ou gélatineuse, dans les cavités de laquelle ils sont reçus, et qui enveloppe un axe de forme et de substance variables. Ces Polypes , plus avancés dans l'échelle de l'organisation , présentent déjà quelques rapports avec les Actinies , et se subdivisent en quatre tribus.
f Les Cératophytes , où l'axe intérieur , d'apparence de bois ou de corne , croît fixé à la surface des rochers : ce sont les genres, nombreux en espèces, Antipate et Gorgone.
ff Les Lithophy tes , où l'axe intérieur, fixé au fond des mers , est de substance pierreuse : ce sont les genres Isis, Madrépore et Milléporc, non moins considérables les uns que les autres en espèces variées et souvent peu faciles à distinguer.
-j-ff Les Polypiers nageurs , qui forment en commun un corps libre de toute adhérence : ce sont les genres Pennatule,Virgulaire, Scirpéaire, Pavouaire , Rénille , Vérétille et Ombellulaire.
tlt-fr Les Alcyons , où une écorec
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animale ne renferme qu'une substance charnue , sans axe osseux ni corne. Cuvier place les Eponges à la s suite de ces Animaux ; mais nous persistons à ne pas voir des Polypiers ..dans les Spongiaires, où personne, i quoi qu'on en puisse dire , n'a jamais i vu de Polypes. V. Spongiaires.
Avant les deux illustres professeurs •. dont nous venons d'analyser les mé- I thodes , les Polypes n'avaient guère • qu'accessoirement occupé lesnatura- . listes ; les anciens les avaient dédaigne'». Marsigli futlepremier, parmi les modernes, qui leur accorda quelque atienlion ; mais ou ne lui doil point , comme nous le trouvons imprimé quelque part, la découverte des Polypes du Corail, et nous saisirons, pour rectifier cette erreur qui pourrait se propager sous l'égide d'uu nom célèbre dans l'Histoire des Polypiers, un excellent passage de l'article Cohail de Blain ville ( Dict. de Lcvrault, T. x, p. 55a). « Le comte Marsigli, en 1705, dit le savant professeur , ayant eu l'occasion d'obseryer cette substance sortant immédiatement de la mer , et ayant aperçu, daus diÛ'éreus points de la surface , des petits corps rayonnes à peu près comme la corolle des (leurs régulières, il en fit les (leurs de cet Arbre, auquel , par conséquent , il ne manqua plus rien pour être un Arbre véritable. Alors tous les auteurs de botanique, n'ayant aucun doute sur la nature du Corail , le rangèrent daus le règne végétal jusqu'au moment oii Peyssonel(en 1 7 j5), devenu justement célèbre par cette seule découverte, étendit au Corail ce qu'il avait observé sur une foule d'autres êtres organisés, également complexes, et fit voir, par des preuves sans réplique , que ce qu'on regardait comme des fi eurs de Corail , étaient de véritables Animaux. Celte découverte n'eut cependant pas tout le succès qu'elle méritait, et Réaumur, qui était alors en France le chef de toutes les personnes qui s'occupaient d'histoire naturelle, soutint encore quelque temps l'ancienne opinion. Cc-
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pendant la découverte, jusqu'à un certain point analogue, fin Polype fl'eau douce par Trembley, fit revenir SUT l'opinion de Peyssonel. »
Nous avons récemment et les premiers observé sur des êtres regardés jusqu'à ce jour comme des Végétaux un phénomène dans le genre de celui que découvrit Peyssonel. Les Réaumur du jour ne peuvent consentir à l'admission des conséquences que nous en avons tirées ; mais à chaque instant quelques observateurs viennent confirmer notre découverte par la découverte de quelques faits semblables ou analogues.
Il faudra bien, tôt ou tard , revenir sur notre opinion comme on revint sur celle de Pcyssoncl. Quoi qu'il en puisse être , ou doit regarder comme presque inutile, même à consulter, ce qu'avant l'auteur italien qui prenait un Polypier pour un Arbre , avaient écrit de quelques-unes des productions naturelles qui nous occupent Aldrovande, Gcsner, lmpératus, L'Ecluse, les Bauhins, Boccone, Morison , Piukenet , Ray , Péliver, Barrelier, et surtout Tournefort , qui, dans son zèle pour la science où il marqua , voyait des Plantes dans tout ce qui se ramifiait, et qui rangeait jusqu'aux Madrépores parmi les Végétaux. Gucttard est le premier auteur dont on puisse avec fruit étudier encore les écrits sur les créatures dont il est ici question ; enfin Linné, avec son regard d'aigle et cette sorte de prévision qui lui fut propre, commença vers 1744 à débrouiller le chaos de leur histoire : il leur conserva le nom de Zoophytes , et il les regardait comme étant d'une nature intermédiaire entre les Plantes et les Animaux. « Le premier, dit Lamouroux, il fit connaître les principes qui devaient servir de base à l'étude des Polypiers; il les classa d'après une méthode particulière, type de toutes celles qu'on a suivies depuis; il en détermina les principaux genres et augmenta considérablement le nombre des espèces ; enfin il rendit à celle
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partie de la Zoologie un aussi grand service qu'à la Botanique, en la dépouillantde tout cet appareil de phrases fatigantes qui en rendait l'étude si laborieuse et si difficile. » On aime à trouver une telle déclaration dans les ouvrages d'un naturaliste qui de nos jours s'est occupé de Polypes avec T'ielque succès , et qui , ne déguisant pas les rapports que sa méthode peut avoir avec celle du législateur de l'histoire naturelle, ne s'efforce jamais de rabaisser le mérite de ses maîtres. C'est dans le même esprit honorable de reconnaissance, que Lamouroux ajoute, au passage que nous venons de citer, l'éloge d'Ellis , qui publia en 1755 un Essai sur l'Histoire naturelle des Corallines , ouvrage qui, traduit l'année suivante en français , s'est répandu dans toutes les bibliothèques ou il est d'un usage journalier; les planches en étaient fort bonnes pour le temps et ont été très-citées; cependant il faut avouer qu'on les ferait bien autrement aujourd'hui. Ellis ne dessinait d'ailleurs pas lui-même, et nous croyons que tout naturaliste qui n'est pas en état de faire ses dessins, doit renoncer à rien publier sur les corps naturels , dont le microscope seul peut révéler les caractères. Nul peintre, à moins que ce ne soit un Turpin, ne rendra les descriptions d'un autre observateur parfaitement compréhensibles , et les Turpin sont des hommes très-rares.
C'est à dater de la seconde partie du siècle dernier que l'étude des Polypes commença à faire de grands rogrès. Pallas , qui s'occupa de cette ranche de l'histoire naturelle avec cette supéi iorité qui caractérise toutes ses productions, réunit, vers 1766, dans son Elenchus Zoaphytorum, tout ce que ses prédécesseurs avaient écrit sur les Zoophy tes ; et nous ne croyons pas que ce soit parce qu'il était imbu de préjugés qu'il repoussa à la fin de son travail les Corallines , comme étantd'une animalité douteuse. Pallas avait raison , et nous sommes de l'avis du naturaliste qui, en adressant au
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savant de Pétersbourg des reproches à ce sujet, déclare néanmoins que son Elenchus doit être considéré comme le bréviaire des zoologistes qui s'occupent de la même partie des sciences naturelles. Depuis Pallas , beaucoup d'observateurs se sont occupé» de Polypiers ; mais bien peu l'ont fait sur fa nature vivante. On voit avec peine trop d'écrivains de là capitale, dont la plupart ont à peine entrevu la mer ou ne la connaissent même pas , s'occuper de ces productions , qui , lorsqu on les observe vivantes , ne ressemblent presqu'en rien à ce que deviennent leurs dépouilles. Il ne résulte de leurs travaux , faits sur d'informes débris ,que des idées fausses,desnoms presqu'impossiblesà prononcer et qui écrasent les plus belles mémoires, avec des conjectures hasardées , dont ces auteurs ne se vantent pas quand des observations nouvelles en viennent démontrer la légèreté , mais qu'eux-mêmes ou leurs amis proclament comme d'admirables découvertes lorsque le hasard vient à les confirmer. On doit cependant excepter du nombre des écrivains que nous venons designaler : i° Spallanzani , qui s'est trompé en beaucoup de choses touchant les Microscopiques, mais qui a fort bien vu les Polypes de quelques Alcyons et d'une Gorgone; qui a fort bien senti que les Éponges n'étaient pas des Polypiers , et qui n'a pas considéré la matière crétacée des Corallines comme une preuve de leur animalité ; 20 Solander , dont nous aurons occasion de parler au sujet des travaux de Lamouioux; 5° Olivi, qui a donné' beaucoup de figures des Zoophytes de l'Adriatique; 4P Bosc , qui dans ses traversées d'un monde à l'autre , nous a fait connaître diverses espèces nouvelles ; 5". Savigny, que le monde savant voit avec tant de regret ne pouvoir achever ses beaux travaux dans le grand ouvrage, fruit de l'immortelle expédition d'Egypte: 6° de Moll , à qui l'on doit unebistoire des Eschares, publiée à Vienne en i8o3!; 7° Lesueur, dont l'admirable pinceau
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f;iit Lieu mieux connaître les objets observes par lui que ne le l'ont de vcr- Jieuses et emphatiques descriplions , el qu'on doit enfin cesscrde meltre en seconde ligne clans certains travaux où le princij.al mérite appartient au dessinateur naturaliste; 8° Desmarest, auquel nulle branche de l'histoire naturelle n'est étrangère, et qui, avec Lesueur , entreprit sur les Sertulariées un travail des plus curieux, et que les savans doivent regretter qu'on n'ait point publié ; 9" enfin Piisso, de JNicc, dont on vient de mettre au jour une Histoire des productions de la Méditerranée ,où se trouvent des découvertes eu divers genres.
Feu Lamouroux , notre collaborateur, notre compatriote et notre ami, très- versé dans toutes les blanches de l'histoire naturelle , mais plus particulièrement entraîne par un goût dominant vers les productions de la mer, étudia les Polypes et leur deincure, non-seulement dans les collections , mais encore dans leur élé»»
ment. 11 n'eu jugea pas seulement suides images, sur des dépouilles mal desséchées, ou sur des morceaux altérés dans l'cspi it-de-vin ; il observa la plupart à l'état vivant. Un heureux hasard , qui secondait sa passion poulies Ilydroplry tes et les Polypiers , ayant fixé son séjour au voisinage d'une rive qui n'est pas sans richesses, il put avec avantage s'occuper de l'histoire des Polypiers; il y débuta en 1816 par la publication d'un excellent traité sur les Coralligènes flexibles, el ce traité fil époque. Etendant ses recherches sans interruption jusqu'à la fin de ses jours, c'est en 1S2 1 qu'il a publié comme le Prodrome d'un travail général , sous le titre d'Exposition méthodique des genres de l'ordre des Polypiers , ce grand et important ouvrage, modestement annoncé comme une simple édition d'un livre d'Ellis et de Solander , lequel n'est véritablement recoin mandable que par les additions qu'y fil Lamouroux , et par la beauté de planches , tellement nombreuses ,
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que dans l'étal actuel de la science, un naturaliste ne peut se passer du livre ou elles sont jointes à une savante classification. Celte classification prutêtie considérée comme ce qu'il était possible de tenter en ce genre, dans l'état actuel de nos connaissances: on pourra bien lui faire subir des déplacemcns de genres et même des modifications plus importantes, mais elle demeurera comme une source d'excellentes coupes et de divisions très-heureuses. Dans la méthode de Lamouroux, les Polypes et Polypiers sont disposés de la manière suivante :
$ I". Polypiers flexibles ou non