‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 78 sur 274 · V. Ga.latiiée. (D..II · texte numérisé non relu

V. Ga.latiiée. (D..II

* POTAMOPHILES. bot. piian. La famille ainsi nommée par le professeur Richard est la même que celle -que l'on désigne plus généralement sous le nom 'de Naïades. V '. ce mot.

POTAMOPITYS. bot. phan.

(Adanson.) Syn. d'Elatine. K. ce mot.

POTAMOT. Potamogeton. bot.

TU an. Genre de la famille des Naïades , et de la ïétrandrie Tétragynie , offrant les caractères suivans : (leurs hermaphrodites, généralement disposées en épis denses et cylindriques , composées chacune de quatre écailles calieinales, de figure variée j de quatre élamines sessiles, opposées aux écailles , formées chacune de deux loges écartées l'une de l'autre; de quatre pistils sessiles au fond de la (leur, distincts les uns des autres, à une seule loge, contenant un seul ovule ascendant et un peu latéral , et terminé supérieurement par un petit stigmate sessile et oblique. Le fruit se compose de quatre petits akènes sessiles. La graine renferme un embryon recourbé en forme de fer- à-cheval et dépourvu d'endo- •sperme. Nous venons de décrire le caractère de ce genre tel que le donnent tous les botanistes. Mais si l'on compare l'organisation du genre Potamogeton à celle des autres genres de la famille des Naïades, il nous semble qu'on peut donner une autre

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description de ses fleurs. Ainsi , comme, dans tous les genres de cette famille, les fleurs sont unisexuéeS, ne peut-on pas admettre que la prétendue fleur des Potamogeton est une réunion de quatre (leurs mâles, entourant autant de (leurs femelles, que chaque écaille, avec l'élamine placée à son aisselle, forme une (leur mâle , tandis que chaque pistil constitue une fleur femelle ? L'analogie appuie cette explication que nous avons développée à l'article Naïades.

Les espèces du genre Potamot sont assez nombreuses. Ce sont toutes des Plantes vivaces , qui naissent au fond des eaux et s étalent à leur surface.

Les unes ont les feuilles larges et étalées; tels sont les Potamogeton natans, fluitans et lucens, etc. Les autres ont des feuilles' fines , linéaires et sélacées, comme les Potamogeton compressant, gramineum et marinum, etc.

* POTAMYS. jtAM. Ce nom a été proposé par dom Damasio de Larranhaga pour former un genre du Rongeur décrit par Molina sous le nom de Rat Coypou r et par d'Azara sous celui de Quouiya. Mais comme déjà Commerson avait formé un genre pour ce Coypou et qu'il l'avait nommé Myopotamus , on ne pense pas que le nom de Potamys puisse être adopté. V. Myopotame. (less.)

POT AN. moll. Décrit par Adanson , cet Animal dont on a formé un genre Péribole , n'est autre chose qu'un individu jeune du genre Porcelaine. V. ce mot. (aud.)

* POTARCUS. bot. ceypt. (Rafinesque.) r. Chaodinées, par erreur écrit Cahodinées. (b.)

POTASSE, chim. et min. Substance alcaline qui, sans être abondamment répandue dans la nature, se rencontre cependant dans les trois règnes. On lui donnait anciennement le nom d'Alcali végétal , parce qu'on la retire principalement des cendres des Végétaux pour les besoins du

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I commerce. Elle existe en effet dans Ida plupart des Plantes qui croissent I dans des terrains dépourvus d'hy- I droclilorate de Soude. On la trouve liaussidans les Animaux, et elle fait partie composante d'un grand nombre de substances minérales. Mais dans aucun cas , clic n'est à l'état de puieté ou de liberté dans la nature; elle est toujours à l'état de sel, et combinée le plus souvent avec les lAcides carbonique, sulfuriquc , hyidrochloriquc , nitrique , et avec la >Sdice. Ou l'a regardée comme un f£orps simple jusqu'en 1807 , époque .à laquelle Davy la décomposa par le uinoven de la pile. Il parvint à en ex- [îtrairc un nouveau Métal, auquel il rdonna le nom de Potassium , Métal ! solide à la température ordinaire, ud'un blanc d'argent , ductile , et plus nmou que la cire, car on le pétrit entitreles doigts avec la plus graude far ccililé, pesant moins que l'eau, fussible à 58 degrés centigrades , et très- 1 volatil , absorbant le Gaz oxigène , et ^décomposant subitement l'eau à la (•température ordinaire. Lorsqu'on le pprojette sur ce liquide, il reste ù la ^surface, y brûle en tournoyant, et 'ifinit par se convertir en un globule rouge de feu , qu'un refroidissement •subit fait éclater, et qui se dissout à ll'inslaut même dans le liquide inférieur, en lui communiquant les proppri(:tés alcalines ; ce globule est de la IPotasse que le Métal produit en s'oxi- <idari( aux tlépens de l'eau qu'il dé- 1 compose. La Potasse est un protoxide :de Potassium , composé d'un atome de Métal et de deux atomes d'Oxiagène, ou en poids de 85 parties de I Potassium et 17 d'Oxigène. Elle est l blancbe , extrêmement caustique , déliquescente, cl par conséquent solu- 1 ble dans l'eau pour laquelle elle a une graude affinité. Unie à ce liquide , telle forme l'hydrate de Potasse , |qui cest l'un des îéactifs les plus employés fpar les chimistes. Combinée à l'Acide :carbouique, elle donne le sous-car- I bouate de Potasse , sel que l'on n'em- [ ploie à l'état pur que clans les laboratoires , mais qui , mêlé avec le sul-

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fate de Potasse et le chlorure de Potassium , constitue la Potasse du commerce , que l'on relire immédiatement des Végétaux par l'incinération et la lixivalion , et dont on fait un grand usage pour les lessives, cl pour la fabrication du nitre , de l'alun, du verre et du savon mou. Combinée avec les Acides nitrique et sulfuriquc, la Potasse forme des sels d'une grande importance pour les arts, et dont nousdevons présenter ici l'histoire en peu de mots, parce qu'ils ont leur existence dans la nature.

Potasse nitratée , vulgairement Niire ou Salpêtre. Substance saline , blanche, soluble dans l'eau, non déliquescente, ayant une saveur fraîche , et la propriété de fuser sur les charbons ardens au moment oii on l'y projette, c'est-à-dire d'augmenter la combustion el l'incandescence des parties sur lesquelles elle tombe, en faisant entendre un bruissement qui dure pendant tout le temps de cette combustion accélérée. Le Nitre est formé d'un atome de Potasse et de deux atomes d'Acide nitrique, ou en poids, Potasse 47 , Acide nitrique 53.

Mêlé avec de la limaille de Cuivre , et traité par l'Acide sulfurique, il donne lieu à un dégagement de vapeur rouge ; mis en solution dans l'eau, il précipite en jaune pai Thydi ochlorate de Platine. Ce Sel est du peiit nombre de ceux dans lesquels on ait observé le dimorphisine , c'est-à-dire la propriété de cristalliser sous des formes qui appartiennent à deux systèmes différens , mais qui sonl toutes des produits de l'art ; les plus communes sont des prismes hexaèdres, simples ou pyramidés, très-allongés, el profondément cannelés , que l'on peut rapporter à un prisme rhomboïdal droit d'environ 6o° et iqo". Ces prismes sont souvent comprimés , dans un sens perpendiculaire à l'axe, et se présentent alors sous l'aspect de tables rectangulaires , terminées vers leurs bords par des biseaux. Mais d'après des observations de Meudant , on> peut aussi obtenir le nitrate de Potasse cristallisé en rhomboïdes obtus ,

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qui approchent beaucoup de ceux du nitrate de Soude. Dans la nature , il ne s'est encore offert que sous la forme d'aiguilles , de filamens capillaires ou de concrétions composées de fibres parallèles et soyeuses. On le trouve en efflorescence à la surface de vastes plaines sableuses au Bengale , en Perse, en Arabie, en Egypte, etc.

Il se forme journellement sous nos yeux, à la surface des vieux murs , des pierres calcaires poreuses des terrains calcaréo-sableux , surtout dans les endroits qui sont exposés aux émanations des matières animales et végétales en putréfaction. C'est ainsi qu'il se présente en filamens dans les écuries, les étables et les caves , et comme on le recueille alors avec des houssoirs , on lui a donné le nom de Salpêtre de Houssage. Eu observant avec soin toutes les circonstances de cette formation journalière et naturelle du nitrate de Potasse, on est parvenu à établir dans quelques pays des nitrières artificielles, c'est-à-dire des mélanges de matières propres à produire du Nitre. J*. Nitrière. En France , on retire presque tout le Nitre, employé dans les arts, des vieux plâtras , ou il est mélangé avec les nitrates de Chaux ou de Magnésie.

Ce sel existe aussi, mais plus rarement en solution dans les eaux des inares et des lacs situés au milieu de

f)laines sableuses. C'est ainsi qu'on e trouve dans les plainesde la Haute- Hongrie , de l'Ukraine, de la mer Caspienne, de la Perse , etc.

Le Mitre est employé comme fondant dans plusieurs opérations docimasliques ; il entre dans la composition de quelques verres , dans celle de plusieurs médicamens. On s'en sert pour préparer l'Acide sulfurique et l'Acide nitrique du commerce ; mais son principal usage est d'être employé concurremment avec le soufre et le charbon dans la fabrication de la poudre à canon , qui est un mélange d'environ six parlies de Nilrc bien purifié, d'une partie de Charbon , et. d'une partie de Soufre. Les effets violeus de ce mélange provien-

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nent de la formation instantanée et de l'expansion subite de divers Gaz qui se développent dans son intlanimalion ; la poudre est d'autant meilleure qu'elle peut produire plus de Gaz dans un temps donné , el que ces Gaz ont un plus grand ressort. De-là toutes les précautions que l'on prend pour s'assurer de la pureté des élémens qui entrent dans la composition de cette poudre, et pour etfectuer leur mélange dans les proportions convenables.

Potasse sulfatée , substance soluble, non efflorescente , qui ne s'est rencontrée que bien rarement dans la nature. On ne l'y trouve que dans deux circonstances différentes , ou en solution dans quelques eaux minérales , ou en concrétions à la surface de quelques laves , au Vésuve. Ce sel est composé de Potasse , 54 , et Acide sulfurique, 46. Il cristallise aisément dans les laboratoires, et ses formes les plus ordinaires sont des dodécaèdres bipyramidaux à triangles isoscèles , simples ou prismes , et qui dérivent, suivant Haiiy, d'un rhomboïde aigu de 870 48' ; ou , suivant Brooke , d'un prisme droit rhomboïdal de 1 20" 3o'. (g. DEL.)

POTELÉE, bot. phan. Syn. vulgaire de Jusquiame. (b.)

POTELET. bot. phan. Nom vulgaire de l' Hj acinthus non scripius, L.

POTELOT. 311N. Syn. vulgaire de Molybdène sulfurée. (b.)

POTENTILLE. Potenlilla. bot.

phan. Parmi les genres européens qui composent la tribu des Dryadées dans la famille des Rosacées , celui des Potentilles est un des plus considérables , eu égard au nombre des espèces qu'il renferme. Ou doit aux professeurs Nesller de Strasbourg et Lehman de Hambourg d'excellentes Monographies de ce genre. Il appartient à l'Icosandrie Polygynie, L., et il offre les caractères suivans :

calice , muni extérieurement de quatre à cinq bractées , le tube court el évasé , le limbe à quatre ou

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cinq divisions peu profondes ; corolle à quatre ou cinq pétales insérés sur le calice; étamines eu nombre indé- ; fini ; carpelles nombreux, munis d'un si Style latéral, et placés sur un réceptacle sec et arrondi; graine unique : pendante dans chaque carpelle. Ce .genre ne se dislingue du Fraisier •jque par le réceptacle des fruits qui cest sec et non succulent comme dans l ce dernier genre. On y a réuni avec ; raison les genres Comarum et Tor- ■ meiitilla de Linné qui n'en diffèrent ique par des caractères d'une va- Meur minime , comme la forme et la .couleur des pétales, le nombre des [■parties de la fleur, etc. Dans le second volume du Prodivmus Sjs/emaiis Kègetabiliiun du professeur De iCandolle, Seringe a décrit cent six eespèces de. Potenlilles. Ce sont des 1 Ilei bes ou des Plantes suffrutescentes, ià feuilles composées, accompagnées Jde stipules adnées au pétiole; les t fleurs sont blanches ou jaunes , quelquefois rouges. La plupart de ces eespèces croissent dans les localités uinontueuses de notre hémisphère. Les 'Alpes, les Pyrénées, les montagnes Ide la Sibérie et de l'Amérique septentrionale, sontles contrées ou l'on en trouve le plus grand nombre.

Ouelques-uues, telles que les Poten- .tilla vema , aurea , granrfijlora , pa- . missent dès les premiers jours du [ printemps, et couvrent la terre de i leurs fleurs d'un beau jaune de sont fre. D'autres ont des (leurs d'un blanc I lacté, et ressemblent beaucoup aux (Fraisiers ; elles ne s'en distinguent l que par le réceptacle des fruits qui est -sec et aplati. Enfin on cultive dans lies jardins une i magnifique espèce i nouvelle (Puieitlilla atropurpurea) I dont les pétales ont une belle couleur ; rouge , et qui est originaire du Néîpaul. (c.N.)

* POTÉRIOCRItSITE. Poteriocn- I ni/es. écuin. Genre de l'ordre des (Crinoïdes, ayant pour caractères:

Animal supporté par une colonne formée de pièces articulées, minces et nombreuses, percée dans son cen-

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