‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 84 sur 274 · r>3 POU · texte numérisé non relu

r>3 POU

même il se confirmerait, cela n'empêcherait pas Blainville et les zoologistes qui ont adopté son opinion d'avsir raisonné logiquement d'après •des principes incontestables , ce que ne peuvent dire leurs adversaires.

D après ce qui précède, il était bien naturel que Blainville, conformément à son opinion , plaçât le genre Argonaute comme section des Poulpes à l'égal des Elédones.

Les mœurs des Poulpes ne paraissent pas différer beaucoup de celles des Sèches et des Calmars ; cependant ils sont moins bien disposés pour la nage , mais ils sont mieux organisés pour la marche; aussi se tiennent-ils presque toujours au fond de l'eau , près des rivages où ils se cachent dans le creux des rochers. Ils se cachent ou gagnent la haute mer pendant l'hiver, car on n'en trouve presque pas pendant cette saison; on dit pourtant que c'est le temps de leur accouplement, ce qui est peu probable. Ils sont très-abondans sur les côtes , vers le printemps , où ils font une très-grande destruction de Crustacés , ce qui fait un véritable tort aux pêcheurs , parce qu'ils se jettent de préférence sur ceux qui sont les plus recherchés pour la nourriture de l'Homme. Ces Mollusques euxmêmes servent de nourriture, si ce n'est délicate, du moins abondante.

Comme la chair en est ferme et dure, elle a besoin d'être fortement battue pour devenir plus tendre et de plus facile digestion. Certains Poulpes peuvent, à ce qu'il paraît, atteindre à une taille assez' grande , mais il y a loin de là à la taille vraiment gigantesque qu'on attribue à quelquesuns d'entre eux. Monlfort s'est plu à rechercher tout ce qui a pu être dit sur ces Animaux fabuleux, soit chez les anciens , soit dans les temps de baibarie du moyen âge. Aidé de son imagination , il les a comparés à des îles , à des montagnes , surpassant en taille les plus grands Cétacés , capables en urVmot de se jeter sur un navire et de le faire sombrer sous voile , tant par leur force que par leur pe-

POU

sauteur. De tels récits ne méritent aucune croyance, et nous ne savons ce que l'on doit le plus admirer ou de l'effronterie de l'auteur qui a prétendu faire croire aux naturalistes de tels récits ou les récits eux-mêmes.

On a dit qu'il y avait des Poulpes assez grands pour faire périr un homme à la nage en empêchant ses mouvemens par l'enlacement de ses bras.

Cela ne présente rien d'impossible , d'autant qu'il est assez facile de s'effrayer lorsqu'on se sent en contact avec un Animal contre lequel il existe des préventions. Ou a assuré aussi que le contact des ventouses occasionait à la peau des irritations pustuleuses, quelquefois dangereuses.

Cela a pu avoir lieu , mais il arrive plus souvent que la peau conserve seulement un peu de rougeur.

Le genre Poulpe peut être caractérisé de la manière suivante : corps plus ou moins globuleux, sans expansion natatoire du manteau , ni corps protecteur dorsal , avec une tête fort grosse pourvue, autour de la bouche, de quatre paires seulement d'appendices teutaculaires très-considérables , garnis d'un ou. de deux rangs de ventouses dont le bord est constamment musculaire.

Le nombre des espèces connues de ce genre est encore peu considérable.

Il n'est pas douteux qu'il ne s'augmente considérablement, puisqu'on en trouve dans toutes les mers. Lamarck en a décrit quatre seulement.

Blainville, dans l'article Poulie du Dictionnaire des Sciences naturelles, en indique un plus grand nombre dont quelques-unes nous semblent douteuses. Si ce que dit Rafinesque est vrai, les auteurs auraient confondu jusqu'à neuf espèces bien distinctes dans le seul Octopus vulgaris ; cela paraît peu probable , et surtout que toutes soient de la même mer.

Poulpe commun , Octopus vulgaris, Lamk. , Mém. de la Sociét. d'Hist.

natur. , p. 18 ; Encycl. , pl. 76 , fig- 1,2; Sepia Octopus , L. , Gmel . , p.

5i4g , n. 1 ; Tolypus Octopus , Rondelet, Pis., p. 5x3, très-commun

POU

ilans les mers d'Europe. Poulpe gra- S nuleux , Octopus granulatus , Laink., I Anim. sans vert. T. vu , p. 658 , n. : a ; ibid. , Lamk. , loc. cit. , p. 20 , ou • Sepia n/gosa? Bosc , Act. Soc. Hist. 1 natur. , p. 24, tab. 5, fig. 1, a.

t PouLi'E cirriieux, Octopus cirrltol sus, Lamk. , loc. cit. , n. 5 ; ibid. , 1 Mëm. , p. 21 , pl. 1 , fig. 2 , a , b. Es- [ pèce fort rare dont on ignore la pai trie. Poulpe musqué, Octopus mos- 1 chatus , Lamk. , lue. cit. , n. 4 ; ibid. , ' Mém. , pl. 2,1; Rondelet , Pis. , p. ! 373. Troisième espèce de Poulpe à un

seul rang de ventouses. On le trouve i dans la Méditerranée. (D..H.)

* POULS, zool. V. Abtères.

POUMA ou PUMA. mam. Nom de ■pays du Cougar, espèce du genre I Chat. V. ce mot. (n.)

POUMELLE. bot. crypt. L'un des noms vulgaires de VAgaricus procerus , espèce mangeable. (B.)

POUMERGUE et POCMËRIN- GUE. pois. Noms vulgaires du Sparus auratus sur quelques rivages.

POUMON MARIN ou POUMON DE MER. acal. Nom vulgaire de plusieurs espèces de Méduses.

POUMONS. Pulmones. zool. Les orgaues de la respiration aérienne chez les Mammifères , les Oiseaux et les Reptiles, V- ces mots et l'article Respiration, dans lequel on montrera ce qu'il y a de semblable et ce qu'il y a de différent entre les Poumons, les branchies et les trachées.

Quelques Invertébrés de différentes classes ont aussi des organes de respiration aérienne que l'on a comparés , avec juste raison , aux Poumons des Animaux supérieurs , et qui ont reçu le même nom. Parmi les Poissons , un seul genre a , jusqu'à ce . jour , présenté des organes que leur struclure et leur disposition permettent de leur comparer : c'est le genre Hétérobranche de Geoffroy Saint- Hilairc, appartenant à la famille des Siluroïdcs ( P'. Silure) , et jusqu'ici

pou m

composé seulement des deux espèces figurées par Geoffroy Saint-IIilaire , et décrites par nous dans le grand ouvrage sur l'Egypte , sous les noms d' Heterobraitchus anguillaris et à'IJeterobianclius bidu/satis. (is. G. ST.-11.)

* POUNBO. bot. piian. L'un des noms de pays du Garduquia tomen-

tosa de Kunth. (b.)

POUPART. crust. L'un des noms vulgaires dn Cancer Pagurus. (b.)

POUPARTIA. Poi/partia. bot.

piian. Commcrson a donné ce nom à un Arbrisseau originaire rie l'île rie Mascareigne , ct-qui appartient à la famille des Térébinlliacées , tribu des Spondiacées de Kunth. Le Poupartia buibunica , la seule espèce qui compose ce genre, est un Arbrisseau ayant des feuilles alternes, imparipinnées , composées de neuf folioles disposées par paiie. Les (leurs forment des grappes axillaires et terminales; elles sont unisexuées, dioïques; les mâles offrent un calice à cinq divisions elliptiques concaves ; une corolle de cinq pétales sessiles et égaux , insérés à un disque hypogyne ; dix étamines attachées soiis le disque et moitié plus courtes que les pétales; les fleurs femelles offrent un calice persistant , un ovaire à deux loges, contenant chacune un ovule, attaché et pendant à la partie supérieure de la cloison. Le fruit est une drupe contenant une noix osseuse; les graines sont un peu comprimées, renfermant un embryon sans endosperme. (a. h.)

* POUPÉE, micr. Espèces des genres Histrionelle et Enchélide. V. ces mots. (b.)

POUPON, bot. phan. Même chose que Pépons , et quelquefois anciennement synonyme de Melon. (11.)

* POUPON NOBLE, pois. L'un des noms vulgaires du Balislc Caprisque. V. Balistb. (b.)

POURCEAU, mam. Syn. de Cochon. /'". ce mot. On a étendu ce nom au Hérisson qu'on appelle quel-

a54 -POU

quefois Pourceau ferré , au Marsouin appelé Pourceau de mer. (b.)

* POURCIÏLANE et POUR- CH AILLE, bot. phan. Vieux noms du Pourpier. V. ce mot. (b.)

* POURE. moll. C'est le nom que porte clans l'île de Rotouma l'Ovule OËuf de Léda , que presque lous les insulaires de la mer du Sud affectionnent pour former de gros colliers ou divers autres ornemens destinés à cacher à demi leur nudité, (LE;S.)

*PODROKOU.ma.m. Leshabitans de la Nouvelle-Zélande se servent de •ce nom pour désigner les Chèvres que les navigateurs européens ont introduites dans leur île. (less.)

PODROUMA. rot. pii an. Aublet a nommé ainsi un genre encore fort mal connu, qui'offre des (leurs dioïques; les Heurs femelles se composent d'un ovaire ovoïde, comprimé, terminé par un stigmate discoïde , strié et crénelé, sans calice ni corolle; cet ovaire devient une capsule ovoïde, uniloculaire , s'ouvrant en deux valves et contenant une seule graine.

On ne connaît point encore les fleurs mâles. Le Pourouma guianensis , Aublet, Plant. Guian., 5, p. 892, t. 54i , est. un très-grand Arbre, portant des feuilles alternes , trilobées, rudes à leur face supérieure, blanchâtres et velues à l'inférieure; ces feuilles sont enveloppées , avant leur déroulement , dans une grande stipule membraneuse. Ce genre paraît appartenir à la famille des Urticées. (a. r.)

POURPAIROLLE. bot. phan. Le Sorgho en quelques cantous de la France centrale. (B0

POURPIER . Torlulaca. bot. phan.

Principal genre de la famille des Porlulacées , établi par Tournefort et adopté par Linné qui l'a pincé dans la Dodécandrie Monogynie. Ce dernier auteur avait formé, sous le nom de Meridiana, un genre qui avait pour :ïype sou Portu/aca quadrifida ; mais

POU

il fut abandonné par Linné fils et par la plupart des auteurs , excepté Schrank. D'un autre côté , Thunberg décrivit, sous le nom de Portulaca fruticosa, une Plante du Cap que Jacquin a érigée en un genre particulier et nommée Portulacaria..

V • ce mot. Dans le troisième volume de son Pivdromus syslematis Kegetabiiuim, DeCandollc admet le genre Portulaca tel que l'établit Tournefort, et il le caractérise ainsi : calice ou libre ou adhérent à la base de l'ovaire , divisé profondément en deux parties , finissant par se fendre circulairement à la base; corolle à quatre ou six pétales égaux, libres ou réunis légèrement entre eux à la base, et insérés sur le calice; huit à quinze élamines dont les filets sont libres, ou quelquefois soudés avec la base de la corolle; ovaire presque rond, surmonté d'un stylé divisé au sommet en trois à six parties , ou surmonté de trois à huit stigmates allongés ; capsule presque globuleuse, uniloculaire, fendue circulairement par le milieu comme une boîte à savonnette ; graines nombreuses attachées à un placenta central. Ce genre se compose de plus de quinze espèces qui croissent dnns les climats chauds des diverses contrées du globe ; la plupart d'entre elles sont indigènes de l'Amérique méridionale et des Antilles. Ce sont des Plantes herbacées , charnues , couchées à terre ou très-basses ; leurs feuilles sont éparses , très-entières, épaisses , souvent munies de poils dans les aisselles, fasciculées ou verticillées autour des fleurs. Celles-ci s'ouvrent ordinairement par l'effet de la lumière solaire de neuf heures à midi. On considère comme type du genre : Le Pourpier des cuisines , Portulaca oleracea , L. , Plante que l'on dit originaire des Indes, mais qui est maintenant naturalisée et comme spontanée dans les lieux voisins des jardins potagers de toute l'Europe. Cette espèce offie plusieurs variétés , les unes à feuilles larges, les autres à feuilles vertes ou

POU

POU

jaunâtres ; cette dernière a reçu des jardiniers le nom de Pourpier doré.

L Le Pourpier a une saveur un peu âcre qui se dissipe par la cuisson ; on le : mange en salade , ou cuit el assai- ? souné de diverses manières. Ses fcuil- 1 les mâchées passent pour délersives «des ulcères de la bouche, et pour ; auliscorbutiques. ' (c.N.)

On a étendu le nom de Pourpier ; à des Végétaux qui n'apparlieunent [ pas au genre Portulaca , et appelé :

Pourpier aquatique (petit), le , Monlia fonlana.

Pourpier de bois , les Pcpéroinics t dans les Antilles

Pourpier de Cheval, le Trian- I thema tnonogyna dans les colonies.

Pourpier de mer , 1' ' /I triplex Hai limus et le Crassula Cotylédon. (D.)

POURPIÈRE. rot. i'hax. Le Pel plis Poitula , L. (b.)

POURPOIS. MAM.?P0is.?Le pré- 1 tendu Poisson dont on recherchait la i chair à Paris, sous ce nom du dou- . zième siècle, paraît clic le Marsouin.

POURPRE. Purpura, molu. Genre i établi par Lamarck (Hist. des Anim.

- sans vert. T. vu , p. aââj aux dépens des Buccins et des Rochers, et caractérisé de la manière suivante : co- • quille ovale, soit mulique, soit tu- I berculcuse ou anguleuse; ouverture i dilatée, se terminant inférieurcment i en une échancrurc oblique, subcainaliculée; columcMc aplatie, linis- : saut en poinle à sa base. La coquille ■ des Pourpres se distingue essentiellement de celle de plusieurs des genres voisins par l'existence d'un canal à la base de l'ouverture , mais ce canal est très-court , et il conduit naturellement à ce qu'on observe dans les Harpes , les Buccins , etc. , dans lesquels il a complètement dispara. Adanson (Voy. au Sénég. , p. 100, pl. 7 , fig. . 1 ) a décrit sous le nom de Sakem l'Animal de la Pourpre Hémastome. Il nous apprend que la tête de l'Animal qui remplit la coquille est petite , eu égard au reste du corps; elle est cylindrique , de longueur cl de largeur

presque égales. De son extrémité qui parait comme échancrée et creusée eu arc, sortent deux tentacules épais de figure conique et près de deux fois plus longs qu'elle. Ces tentacules sont renflés considérablement depuis leur racine jusqu'au milieu, cl coupés en dessous par un sillon qui en parcourt la lougueur. C'est sur ces appenliecs que les yeux sont placés au milieu de leur longueur et à leur côté externe; ils son! noirs , l'ort petits et semblables à deux points qui ncsaillcnt point au dehors. La bouche se l'ait reconnaître par un petit trou ovale ouvert transversalement audessoiis de la tète vers son milieu. Il y a apparence qu'elle renferme une trompe ou une langue en forme de tuyau; le manteau consiste en une; membrane peu épaisse tapissant les parois intérieures de la coquille, sans s'étendre au dehors. Ce manleau est ondulé et comme légèrement frisé sur les bords; à sa partie supérieure, il se replie en un tuyau qui sort par l'échan entre de la coquille , se déjette à gauche et atteint en longueur le sixième de la coquille. Le pied est un gros muscle elliptique, obtus à ses extrémités, une l'ois plus long que large , et près de moitié plus court que la coquille. On remarque en dessous deux sillons dont l'un traverse son extrémité antérieure pendant que l'autre parcourt sa longueur, en croisant le premier à angles droits. Le reste de sa surface est encore coupé d'un nombre infini de petits sillons longitudinaux. Lorsque l'Animal marche, ce pied cache la tête en dessous et une partie des tentacules.

Un opercule mince et cartilagineux est attaché entre le manteau et le pied de l'Animal , un peu au-dessus du milieu de sa longueur. Il a la forme d'une demi-lune; sa longueur est double de sa largeur, et une fois moindre que celle de l'ouverture de la coquille; il la bouche cependant très-exactement en rentrant avec l'Animal jusqu'au milieu de la première spire qui se trouve beaucoup léliéeiudans cet endroit. Sa surface est lisse,,

256 POU

d'un brun noir, et marquée de cinq sillons légèrement creusés en arc dont les coi nés sont tournées en haut. Adauson ajoute à celle description extérieure bien complète que les sexes sont bien distincls. Blainville a aussi décrit l'Animal des Pourpres ; sa description s'accorde avec celle d'Adanson ; de plus , il parle des branchies qui sont au nombre de deux, pectiniforrnes, presque parallèles; la droite plus grande que la gauche. Le nom de Pourpre, appliqué par Lamarclc à un genre distinct , avait été employé, antérieurement par un grand nombre d'auteurs , et surtout par ceux de l'antiquité, pour désigner certaines Coquilles qui fournissaient des couleurs plus ou moins rouges. Tout le monde a entendu parler de la Pourpre des anciens et au coquillage qui la fournissait. Cette espèce de Coquille , qu'on croit avoir retrouvée, n'appartient pas au genre Pourpre de Lamarck, mais à celui de Rocher {V. ce mot); c'est probablement le Murex B ranci aris. Quoi qu'il en soit, plusieurs espèces du genre Pourpre de Lamarck sont pourvues d'un appareil qui sécrète une matière colorante dont on ne paraît tirer aucun usage important. On connaîtplus de cinquante espèces vivantes et provenant de l'océan Indien et Atlantique, de la Méditerranée, des mers de la Nouvelle-Zélande, de la Nouvelle-Hollande , etc. Les plus connues sont :

La Pourpre persique, P. persica, vulgairement Conque persique. La Pourpre antique , P. paluta. Columna a prétendu avoirretrouvé dans cette espèce la Pourpre des anciens; mais cette opinion a été réfutée. On la trouve en très-grande quantité dans l'Océan et dans la Méditerranée, et elle répand eu abondance une couleur pourpre. La Pourpre CoN3UL , P. Consul , c'est la pl us grandedes espèces connues. La Poukpre a teinture, P . lapillus , 1, ès-commuue sur nos côtes. Elle fournit une couleur pourpre ou cramoisie qui a été mise en usage, mais à laquelle on a rc-

POU

nonce depuis la découverte de la Cochenille. La Pourpre hémastome , P. liœmastoma, de l'océan Atlantique , et dont Adanson a décrit l'Animal sous le nom de Sakern.

(aud.)

POURPRIER. moll. L'Animal des Pourpres. (e.)

PODRRAGNE. rot. phan. Et non Pourague. L ' Asphodelus Jistulosus , dans une partie de la Provence, (b.)

PODRRETIE. Pourretia. bot.

phan. Genre de la famille des Bomb^icécs de Kunth et de la Monadelphie Polyandrie, L. , établi par Willdenow ( Species Plant. , 3 , p. 844 ) , et ainsi caractérisé : calice nu, divisé profondément eu cinq segmeus, campanulé et persistant; corolle à cinq pétales; élamines nombreuses, soudées par leurs filets en un cylindre découpé au sommet en cinq faisceaux, à anthères uniloculaires ; stigmate capité ; capsule coriace , membraneuse, à cinq ailes foliacées, trèi-grande, uniloculaire, indéhiscente, à loges monospermes, la plupart avortées: cotylédons chiffonués. Ce genre avait été nommé Cauanillesia par Ruiz et Pavou. Kunth est le seul , parmi les botanistes d'aujour-^ d'hui, qui ait adopté cette dernière dénomination ; on l'a rejetée à cause de l'existence antérieure d'un genre dédié à Cavanilles par Thunberg.

V. Cavanilla. Le Pourretia arborea , Willd. ; Cavanillesia umbellata, RmzetPav., Prod. Fl. Peruu., lab. 20, est un Arbre dont le tronc est épais et comme renflé vers son milieu , le bois fongueux , les feuilles cordiformes , les fleurs rouges , très- fugaces et disposées en ombel- .les ; il croît dans les Andes du Pérou. Humboldt et Bonpland ( Plant, équinox. , a, p. 162, tab. i55) ont décrit et figuré une seconde espèce sous le nom de Pourretia platanifolia.

Ses feuilles sont presque ppltées , à cina ou sept lobes; ses (leurs ont les pétales couleur de chair et couverts extérieurement d'un coton couleur de rouille. Cet Arbre croît dans la

POU

[I •rovince de Carthagène dans l'Arnéi ique méridionale.

Ruiz et Pavon ont établi un genre m°ourretia qui a été réuni au Pit- II airnia. V. ce mot. (G..N.)

POUSSEPIED. ciBRH. Pour Pouce- | Hed. V. ce mot. (B.)

POUSSIÈRE FÉCONDANTE, bot.

■irn an . V. Pollen.

POUTALETJE. bot. ru an. Il est I lifficile de dire à quel genre se rap- I iorte la Plante décrite et figurée sous Ie:e nom par Rheede (Hurt. Malab. , I » , tab. 57 ) ; néanmoins quelques au- It'.eurs ont cru y reconnaître le Law- I onia , d'autres le Petesia. F", ces nnots. (g..n.)

POUTARQTJE. fois. V. Boutab-

Page 1