‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 88 sur 274 · V. ce mot. (b · texte numérisé non relu

V. ce mot. (b

PRASON. bot. phan. Syn. ancien de Poireau, d'où les noms de Scorodu- Prason , A mpelo-P rason , Schœno — Prason , donnés à d'autres espèces du genre Ail. V. ce mot. (B.)

PRASOPHYLLE. Prasophyllum.

bot. thaï*. Genre établi par Robert Brown {Prodr. , 1 , p. 017) dans la famille des Orchidées , et dont toutes les espèces croissentdans la Nouvelle- Hollande. Ce sont des Herbes glabres , terrestres , ayant des bulbes

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entiers; une tige portant une seule feuille, au-dessous de laquelle sont une ou deux graines courtes ; la feuille , également engainante , est en général cylindrique et fistuleuse; les fleurs sont extrêmement petites et en épis ; leur calice est irrégulier; les trois divisions externes forment un casque placé vers la partie inférieure de la fleur; les deux divisions internes sont inéquilatérales ; le labelle est supérieur, indivis, onguiculé à sa base et sans éperon ; le gynostême est divisé supérieurement en deux parties latérales et membraneuses; l'anthère est antérieure, persistante , à deux loges contenant chacune deux masses polliniques, pulvérulentes et fixées au stigmate par leur sommet. Rob. Brown a décrit douze espèces de ce genre qui a des rapports , d'une part avec le genre Crantchis , et d'autre part avec le genre Genoplesium. (a.b.)

* PRASSE. ois. L'un des noms vulgaires du Moineau, qu'on a étendu aux Bergeronnettes grise et jaune.

* PRASSIUM. BOT. THAN. Qu'il IIC

faut pas confondre avec Prasium.

Pctiyer a mentionné sous ce nom une Labiée de Madras qui paraît appartenir au genre Ballote. (B.)

PRATELLA. bot. crytt. V.

Agaric.

PR ATIA. bot. piian. Gaudichaud, dans sa Flore des îles Malouines ' appelle ainsi un genre de la famille des Lobéliacées , qui ofFre tous les caractères du genre I^obelia , mais qui a son fruit légèrement charnu.

Nous pensons que le genre Pratia doit rester réuni au Lobelia. (a. «.)

P RAT ICO LA. bot. ph.,n.

(Ehrhart.) Syn. de Thaliclrum simplex . V. Pig a mot . (B . )

PRATINCOLA. ois. (Kramer. ) Syn. de Glareula austriaca. (b.)

* PRAUNDS. crust. Nom donné par Leach à un genre correspondant aux Mysis de Latreille. V. Mysis

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* PRAXÈLIDE. Prcxelis. eot.

fiian. Nouveau genre de la famille des Synanfhérées , tribu des Eupatoriées , proposé dans le Dictionnaire des Sciences naturelles par H. Cassini qui l'a ainsi caractérisé : involucre cylindracé ,àpeu près égal aux fleurs, très-caduc, composé de folioles imbriquées , appliquées , comme striées, presque membraneuses, les extérieures plus courtes, ovales, lancéolées, acuminées, les intérieures oblongues , presque obtuses. Réceptacle élevé, conique et nu. Calathide sans rayons , composée de fleurons nombreux , réguliers et hermaphrodites. Ovaires oblongs , presque pentagones, hispidules, munis à la base d'un petit bourrelet presque cartilagineux , surmontés d'une aigrette composée de poils nombreux et brièvement plumeu^. Ce genre est voisin de VEupatorium dont il se distingue par son involucre très-caduc , et par son réceptacle conique fortélev^. Ces caractères ont paru suffisans à l'auteur pour motiver l'établissement d'un genre nouveau aux dépens de l1 ' Eupatorium dont les espèces sont si nombreuses que leur étude devient de plus en plus difficile, et dont il convient par conséquent de resserrer les limites. La Plante qui a servi de type à Cassinî pour établir les caractères génériques , a reçu le nom de Praxelis villosa. Elle est herbacée , haute d'environ un pied , un peu ramifiée supérieurement, laineuse ou garnie de longs poils articulés. Les feuilles sont opposées , distantes, pétiolées , ovales , dentées en scie et hérissées .comme la tige , de longs poils. Les calathides sont peu nombreuses et comme paniculées au sommet de la tige et des rameaux. Cette Plante croît dans la Guiane française. (g..n.)

» PRÉCIPITÉ ROUGE, min.

chim. V. Mercure.

PRÉCONSUL, ois. L'un des noms vulgaires du Larus glaucus. V.

Mouette. (b.)

PRÉFET, mot.l. Espèce du genre Cône, Conus prefectus. (b.)

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* PRÉFLEURAISON . Prœfloratio.

eot. phan. Ce nom , et celui d'Esti- I vation que l'on emploie quelquefois , signifie la manière d'être des différentes parties de la fleur avant son épanouissement. Cette considération est d'une très-haute importance , et fort souvent elle fournit un bon ca- | ractère pour la disposition de genres I en familles naturelles. Aussi les botanistes modernes y attachent-ils une grande importance. Les expressions, I par lesquelles on exprime les diverses modifications de la Préfleuraison , peuvent s'appliquer à la fois, soit au calice , soit à la corolle , soit enfin au périanlhc simple. INous niions indiquer ici celles de ces modifications qui se présentent le plus fréquemment:

î 0 tantôt les sépales, les pétales ou les divisions du calice et de la corolle sont rapprochés et contigus bords à bords, à la manière des valves d'une capsule, et la Préfleuraison est dite valvaire , comme dans les Âraliacées, les sépales des Clématites, etc.; av les divisions du périanthe peuvent être imbriquées , quand elles sont très-nombreuses el qu'elles se recouvrent mutuellement en partie les unes les autres à la manière des tuiles . d'un toit : cette disposition se remarque par exemple dans un grand nombre de fleurs doubles; 3° on dit que la Préfleuraison est tordue, quand les parties du périanllie se recouvrent mutuellement entre elles par un de leurs côtés : c'est ce qu'on observe dans les pétales des Malvacées, de beaucoup de Caryophyllées , etc. ; 4° la corolle monopétale peut être pliée sur elle-même à la manière des filtres de papier, ainsi qu'on le voit dans les Convolvulacées et plusieurs Solanées; f>° les pétales sont quelquefois chiffonnés {Prœfloratio corrugata) quand ils sont plies en tous sens et irrégulièrement , comme dans les Pavots, les Cistes, le Grenadier; r>° les pétales ou les divisions de la corolle peuvent être roulées en spirale , ainsi qu'on le remarque dans les Oxalis, les Apocynces , etc.; 7" enfin quand les pétales sont au nom-

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brc de cinq, qu'il y en a deux extérieurs , deux intérieurs et un cinquième qui recouvre les intérieurs .par un de ses côtés , tandis qu'il est recouvert de l'autre par les ex tétrieurs, on donne à ce mode le nom de F ré/Ieu raison quinconciale , ex.: Ja corolle de l'OEillet , le calice des iRosiers. (a.h.)

* PREGA-DIOD. ins. V. Mante.

* PRÉlIEjNSiPËDE. ois. Ce mot veut dire Pied préhenseur-, on l'a appliqué aux Martinets qui ont le pouce versatile et qui se cramponnent aux îmurailles, mais il conviendrait beaucoup mieux aux Oiseaux grimpeurs.

1(1 est, au reste, peu usité. (i£s's.)

PREHN1TE. min. Aussi nommé 'Chrysoprase et Chrysolilhe du Cap , Prase cristallisée, Bostrichite , Zéoilithe radiée. Substance vitreuse d'urne teinte plus ou moins verdâtre , [transparente, ou d'une translucidité nomme gélatineuse, d'une dureté imoyenne entre celles de l'Apatite et Idu Quartz , aisément fusible , pensant spécifiquement 2,7. Ce Minéral u été rapporté du cap de lionne-Espérance , d'abord par le physicien '«Rochon , et quelques années après

fiar le colonel Prehn , dont il porte e nom. C'est un double silicate de Chaux et d' Alumine , contenant :

SSilice, 5o ; Alumine, 25; Cliaux, 25. Il renferme souvent un peu de itritoxide de Fer, qui y fait Ibnciitiou de principe colorant, et remplace une portion d'Alumine. La Prehnite est souvent cristallisée ■en prismes rhomboïdaux ou rectangulaires, ordinairement très-courts , ( plus ou moins modifiés sur les arêtes ou sur les angles. Ces prismes ont | pour l'orme primitive un prisme droit, rhomboïdal , d'environ 102° 4o' et • 770 20' , dans lequel le côté de la base est à la hauteur à peu près com- 1 me 7 est à 5. Ce prisme se subdivise > dans le sens des petites diagonales de l ses bases ; le clivage parallèle à celles- 1 ci est le plus net. La cassure de la 1 Prehnite est ordinairement écailleu- : se; son éclat vitreux assez vif, et

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quelquefois un peu nacré. Soumise à l'action du chalumeau , elle se boursoullle considérablement et fond ensuite eu un émail brunâtre. Elle est du nombre des, substances qui sont électriques par la chaleur; l'axe électrique est situé dans le sens de la petite diagonale du prisme fondamental. Ses principales variétés de formes sont : i° la l'rehnite cristalline, en prismes rhomboïdaux plus ou moins nets , ayant leurs faces souvent un peu courbées ; ils sont quelquefois blanchâtres et presque incolores ; souvent olivâtres, d'un vert jaunâtre , d'un vert pomme ou d'un vert de poireau ; 2Q la Prehnite lamelliforme ou la Koupholithe, sous-variété de la précédente dont le prisme est si court qu'il se réduit à de simples lames tirant sur le jaunâtre ou le blanc sale, et ordinairement implantées dans leur gangue sur leurs tranches; 3° la Prehnite flabelliforme ou conchoïde, composée de cristaux qui divergent par leurs grandes faces à peu près rayons d'un éventail ,

comme les de manière

que le tout présente souvent l'aspect d'une Coquille bivalve du genre des Cames; 4° la Prehnite entrelacée, composée de cristaux prismatiques qui sont comme enchevêtrés les uns dans les autres, et se réunissent deux à deux par leurs sommets sous un angle obtus d'environ i4o° ; 5° la l'rehnite fibreuse, à fibres droites, divergentes ou entrelacées , composant souvent des globes, et par la réunion de ces globes , des masses mamelonnées; enfin, 6° la Prehnite compacte (Prehnite d'^Edelfors ou OEdclithc de Kirwan ). La Prehnite se rencontre dans deux sortes de terrain- différens. Dans les terrains primordiaux , où elle se montre tantôt en Cristaux implantés sur les parois des cavités des Roches , tantôt en nids ou en veines plus ou moins puissantes au milieu de ces Roches , savoir : dans le Diorite du Dauphinéi au bourg d'Oysans, avec la Chlorite et l'Epidote ; dans un Stéaschislc , au pic d'Ercdlilz, près de Baréges , dans

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les Pyrénées , dans une roche diallagique,|au Mon te- Ferra to, en Toscane ; dans la Siénile , au Groenland.

L'autre sorte de gisement de la Prehnile a lieu dans les Roches pyrogènes , savoir : au milieu des Amygdaloïdes, à Oberstein, dans le Palatinat , où le Cuivre natif et le Cuivre oxidulé raccompagnent; à Fassa , dans le Tyrol ; en Ecosse , et dans les îles Féroé, où elle s'associe à la Stilbite , à la Chabasie , etc. (g. Dfx.)

PRÉLAT, moll. Espèce du genre Cône , Conus Prelatus. (n.)

PRÈLE, ois. L'un des noms vulgaires du Proyer. (b.)

PRÊLE. Equiseturn. bot. crypt.

{Equisétacées.) Ce genre constitue à lui seul la familledesEquisétacées, famil le bien distincte néanmoins de toutes celles dont on peut la rapprocher, et qui n'a que des analogies assez éloignées avec les Fougères, les Lycopodes et les Characées auprès desquelles ou doit cependant la placer.

Déjà distingué par les botanistes les plus anciens sous les noms à'Equiselurn , et quelquefois à'Hippuris, il a été bien caractérisé par Linné , et placé parmi les Fougères. Willdenow en avait formé une section particulière de celte grande famille sous le nom de Gonopterides ; enfin , il fut considéré comme type d'une famille naturelle particulière par L.-C. Richard et par tous les botanistes modernes. Il a été l'objet de recherches nombreuses de la part d'Herlwig ( Theoria generationis ) , de Mirbel {Bull. Soc. Pàil.)', de Vaucher (Monograp. des Prêles) , d'Agardh (Mém.

du Mus.), et de Bischoff [Cryptog.

Gewachse, 1818). Ces Plantes croissent ordinairement dans les terrains froids et profonds, souvenlmêmedans les lieux très-humides ; elles présentent une tige qui rampe horizontalement à une plus ou moins graude profondeur sous le sol ; cette tige est divisée de distance en dislance par des nœuds d'où naissent des gaines bien moins développées que celles des tiges aériennes cl des racines, ver-

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ticillées , nombreuses , peu rameuses r qui sorlenl ordinairement deux par deux des tubercules placés à la base des gaines. Ces liges diffèrent encore des tiges aériennes en ce qu'elles ne présentent pas de cavité centrale , ou que cette cavité est beaucoup plus étroite. Outre les racines, il naît assez souvent des liges souterraines, des rameaux imparfaits , ovoïdes , quelquefois disposés en chapelets, pleins et solides , ressemblant à de véritables tubercules, de la grosseur d'une noisette ; ces tubercules bien figurés par Bischoff ne sont évidemment , comme les tubercules de la Pomme de terre, que des rameaux qui ont subi un moile de développement particulier. De ces mêmes tiges rampantes, véritables rhizomes, sortent les tiges aériennes qui s'élèvent au-dessus du sol, et portent les rameaux et les fructifications. Ces liges fisluleuses présentent, à des dislances assez régulières, des nœuds formés par des diaphragmes transversaux ; c'est du point de la surface qui correspond à ces articulations que naissent des gaînes très-régulières , cylindriques , embrassant étroitement la tige , et terminées supérieurement par un nombre plus ou moins considérable de dents aiguës, mais souvent en partie desséchées ; la tige montre intérieurement , outre la cavité centrale qui la parcourt, un ou deux rangs de cavités tubuleuses placées très-régulièrement vers la circonférence; ces cavités sont eu rapport avec les stries qu'on remarque sur la surface extérieure, mais ce ne sont pas des vaisseaux, car elles sont iuterrompues à chaque nœud; les vrais vaisseaux, en petit nombre, sont placés autour des plus intérieures de ces lacunes cylindriques : ce sout des vaisseaux annelés , très-bien caractérisés; ou n'en aperçoit pas d'autres; tout le reste de la Plante n'est formé que de tissu cellulaire plus ou moins allongé , et souvent rempli de matière verte' vers la surface; cette surface est recouverte par un épiderme qui, dans les espèces dont la

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tige est verte , est percé de stomates ou pores corticaux assez nombreux , disposés en séries longitudinales. Les rameaux naissent en verticillcs plus i ou moins complets autour des articulations ; ces rameaux offrent à peu I près la même structure que les liges, .-mais ils paraissent pleins; ils sont .également articulés, et leurs artîcu- ; lations sont environnées de gaînes plus coin tes, et à trois, quatre, cinq ■ ■ou six dents. La fructification de ces ( Plantes singulières consiste en épis •..terminaux qui , le plus souvent , un'existent qu'à l'extrémité des tiges □principales qui , quelquefois cepen- .idant , se développent aussi à l'éxlfénnité des rameaux; ces épis sont for- ;unés d'écaillés peltécs , disposées eu werticilles plus ou moins réguliers.

(.Chaque écadle représente un disque Me plus souvent à peu près hexagone, [ porté sur un pédicelle central , et soutenant à la surface inférieure six ou Ihuit sacs membraneux qui contiennent les corps reproducteurs. A la ; maturité, on voit ces écailles s'écart ter , les sacs qu'ils supportent s'ourVrir par une t'ente longitudinale du .■côté qui correspond au pédicelle de : l'écaillé , et une poussière abondante Id'un gris verdâtre s'échapper de ces - sacs. En examinant cette poussière iau microscope, on voit qu'elle est t composée de grains verts assez gros , i >sphériques , donnant attache sur un

• ides points de leur surface à deux fila-

• i mens disposés en croix et se termi- ■ i nant à chacune de leur extrémité par t i un repliement en forme de spatuie; ( ( chaque grain paraît ainsi supporter t i quatre hlamcns tubuleux et mem- < I braneux spatulés. Les filamens, très- I 1 hygroscopiques , s'enroulent par l'in- ; I fluence de l'humidité autour du glo- ;l I bule vert; la sécheresse, au con- | i traire, les fait étaler, et détermine

i eneuxdesmouvemcnsconlinuels. Ces ,1 mêmes filamens renferment particuu fièrement dans leur extrémité Spatu- ]t lée des granules nombreux très-lins K qu'IIcdwig avait déjà bien figurés et j, qu'on trouve en grande quantité à j, leur surface sans qu'on sache bien

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comment ils en sortent. Hcdwig avait déjà considéré chaque filament avec ses granules comme l'organe mâle, mais il les avait assimilés à des anthères remplies de pollen, opinion qu'il est dillicile d'admettre, car ces sacs membraneux n'ont la structure d'aucune anthère connue, et les granules qu'elle renferme sont bien plus ténus que ceux qui constituent le pollen. L'analogie seule indiquait donc que ces filamens renflés avaient beaucoup plus d'analogie avec les grains de pollen eux-mêmes , et les granules qu'ils contiennent avec les granules spermatiques des Plantes phanérogames (f. notre Mém. sur la génération des Végétaux phanérogames , Ann. des Scienc. nalur. T. Xii): mais une observation nouvelle confirme celte idée , car ces petits granules , qui ont à peine '/Goo à '/:oo de millimètrede diamètre, sont doués des mêmes mouvemens que nous avons observés sur les Granules spermatiques des Plantes phanérogames, et ces mouvemens nous ont paru même plus vifs que dans la plupart des Plantes que nous avions déjà observées.

On ne peut donc plus douter que ces granules ne soient les corpuscules fécondans de ces Plantes, et les sacs qui les renferment les analogues des grains de pollen; quant au globule vert qui les porte, sa germination observée par Agardh, Vaucher et Bischoff, prouve bien qu'il renferme l'embryon ; mais sa véritable organisation est peu connue, car sa petitesse le soustrait à une véritable anatomie. Hedwig remarqua que le développement de cette partie n'avait lieu que plus tard que celui des filamens spatulés, et que, dans sa jeunesse, ce globule présentait, sur le point opposé à celui qui donne attache à ces filamens , un petit mamelon saillant; ces considérations lui firent regarder ce corps comme un ovaire surmonté d'un stigmate qui disparaissait après la fécondation, lorsque l'embryon se développait; mais la simplicité de structure de ce

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petit corps, dans lequel on ne peut reconnaître que des granules amylacés , comme dans les graines des Cliara et d'autres Plantes cryptogames, porterait à le considérer plutôt comme un ovule nu, et peut-être même comme l'amande de l'ovule seulement surmonté de son mamelon d'imprégnation , se transformant ensuite en une graine nue composée de l'embryon et d'un périsperme amylacé abondant. Telle est la manière qui nous paraît la plus naturelle de concevoir le mode de reproduction de ces Plantes. Ces séminulcs donnent naissance en germant à des filamens radicellaires très-fins et confervoïdes , et à d'autres filamens courts , dressés , irréguliers , sortes d'appendices colylédonaires du centre desquels naît la jeune tige.

Ces Plantes , dont nous venons de faire connaître d'une manière générale l'organisation , présentent des modifications nombreuses dans leur structure extérieure. Tantôt leurs tiges sont simples et nues ou peu rameuses ; d'autres fois elles sont couvertes d'une infinité de rameaux verticillés simples ou même subdivisés; les fructifications sont le plus souvent portées sur des tiges semblables à celles qui en sont dépourvues ; dans quelques espèces, au contraire, elles sont soutenues par des tiges d'un aspect tout-à-fait différent , car ces tiges fructifères sont brunes, privées de rameaux et entourées de gaines grandes et larges, tandis que les tiges stériles sont vertes et très-rameuses.

Cette considération a servi à classer les Prêles en deux sections : celles à tige fructifère différente des tiges stériles, et celles parmi lesquelles les deux sortes de tiges ne diffèrent

Sas. Le nombre et la forme des ents, et la structure de l'épiderme sont ensuite les meilleurs caractères pour distinguer les espèces. Ces espèces , assez nombreuses, croissent dans toutes les parties du globe. La Nouvelle-Hollande est la seule région ou on n'en connaisse pas. On en trouve jusqu'en Laponie et sous l'é-

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quateur.' On remarque cependant que ces Plantes ne s'élèvent pas très-haut dans les Alpes, et qu'elles atteignent une taille d'autant plus considérable qu'elles croissent dans des climats plus chauds. Il suflît pour cela de comparer Y Equiselum scirpoides de Laponie avec l'Equis. giganleum de l'Amérique équatoriale.

La nature rugueuse et la dureté de l'épiderme de plusieurs de ces Plantes , et particulièrement de YEquishiemale, fait généralement employer ces tiges pour donner au bois son dernier poli dans les ouvrages d'ébénisterie.

Les Prêles sont anciennes dans la nature, et font partie de la première végétation dont il reste des traces, dans les couches du globe. La famille des Equisetacées paraît s'y présenter sous des formes assez différentes dans les terrains de diverses époques; dans les terrains de sédiment supérieur on retrouve quelquefois des fragmens de tiges ou plutôt de rameaux qui ne diffèrent pas sensiblement de ceux des Equisetum vivans ; tel est Y Equiselum ùrackjodo/i (Descript. géolog.

des environs de Paris, p. 507, pl.. 10, fig. 5) trouvé dans le calcaire grossier , près de Paris , et dans les mares d'eau douce des environs de Narbonne , par Tournai fils i pharmacien de cette ville.

Dans les terrains un peu plus anciens , tels que ceux qui fout partie de la formation du Calcaire jurassique , on a encore trouvé, i° quelques fragmens analogues à nos Equisetum , à la Neuewelt, près Baie {Equisetum Meriani, Nob., Hist. veg. foss. T. 1, p. 1 1 5) ; 20 une espèce à'Equisetum gigantesque [Equisetum columnare , Hist. vég. foss. T. 1, p. n5, ob. xm) qui caractérise les couches qui accompagnentleCharbon fossile de Whitby en Yorkshire , couches que les géologues anglais rapportent à leur grande Oolithe; cette même espèce a été retrouvée en fragmens incomplets , il est vrai , dans beaucoup de points de l' Allemagne, et paraît caractéristique de cette époque de formation ; elle a

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tous les caractères des Equisetum ■t quant à l'organisation de sa lige el de ses gaines , car on ne connaît pas .•encoie ses épis de fructification.

Dans les terrains encore plus an- , ciens, c'est-à-dire dans le Grès bicarré ,etsurtout dans le' terrain houil- . ler, on ne trouve plus que rarement odes fragmens de tiges complètement analogues à celles des vrais Equisetum, mais on y rencontre abondamuinent 'les tiges qui semblent indiquer nun genre différent de cette même l'aiimille; c'est à ces tiges qu'on a généi ralemeut donné le nom fort impropre >ide Calamités, nom que son ancienmeté doit cependant faire respecter.

Nous avons exposé au mot Cala- I Mites nos raisons pour considérer ices tiges comme analogues à celles edes Equisétacées ; nous avons maint tenant une preuve certaine de cette «analogie. Le Muséum de l'Université i de Strasbourg possède. un échantillon ( d'une de ces l'Iantes encore en veloppéc t en partie dans la roche qui l'environi liait, et on voit dans celte roche lesresttes de gaînes dentées qui s'inséraient ■sur les articulations de la tige; ces I gaînes ne diffèrent de celles des vrais j Equisetum qu'en ce qu'elles sont éta- . lées et non pas appliquées contre la tige; mais du reste, leur structure | paraîtabsolumentla même. Cetéchaui tillon remarquable est figuré dans i noire Histoire des Végétaux fossiles , T. i , pl. 26. Nous renvoyons également à cet ouvrage pour avoir plus de détails 6ur ces Fossiles, (ad. 11.)

* PRE1Y1ECOPS. iNs. Genre établi par Schonnher. V. Rhyncbophores.

PREMNA. bot. fhaN. Genre de la famille des Verbénacées et de la Didynamie Angio.spcrinie, L. , ainsi caractérisé : calice cyalhiforme-campanulé, à cinq dents ; corolle dont le limbe est étalé et bilabié ; la lèvre supérieure partagée jusqu'à la moitié en deux lobes , l'inférieure divisée profondément en trois lobes Oresqu égaux; quatre é ta mines didynames, saillantes hors de la corolle

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et également distantes; stigmate bifide ; drupe pisiforme , contenant un noyau quadriloculaire , à une seule graiuc dans chaque loge. En établissant ce genre, Linné n'eu décrivit que deux espèces sous les noms de P remua integrifolia ei P. serràlifolia.

La première a pour synonyme le Cornutia corymbosa de Burmann , et le Gumira littorea de Rumph (Herb.

Ambo'ui- , 5, tab. 1 33 et i34). Jussieu y ajoute le Citharexylon mclanocardium de Swartz , et Willdenow le Callicarpa lanata de Lamarck. Enfin R. Brown [Prodr.Tlor. Nou.-Holl. ,p.

5ia)a décrit six nouvelles espèces de Premna, toutes indigènes de la Nouvelle-Hollande entre les tropiques.

Ce sont des Arbrisseaux à feuilles opposées, simples, quelquefois dentées en scie dans les jeunes Plantes, et très-entières dans les adultes. Leurs (leurs sout petites , blanchâtres , disposées en cynies terminales , paniculées ; celles du Premna integrifolia , L. , ressemblent aux corymbes de fleurs de Sureau. Les feuilles ont en général une odeur forte et désagréable, surtout lorsqu'elles sont sèches, R. Brown la compare à celle du Chenopodium olidttm [C. vulvâria ,!»'")• Lamarck cite une observation de Commersou qui attribue aux feuilles du Premna integrifolia la propriété de dissiper les maux de tête lorsqu'on les applique sur le front. (G..N.)

PREMNADE. Premnas. pois. Genre de la famille des Squammipennes, dans l'ordre des Acanthoptéry giens , établi par Cuvierquilui donne pour caractères : de fortes épines au sousorbiculairc; le préopercule et le second opprculc dentelés; la lêle extrêmement obtuse ; les dents fines, courtes , égales , et sur une seule rangée ; la ligne latérale se termine avant d'arriver à la queue. L'auteur de l'Histoire du Règne Animal y raporte le C/iœtodon biaculeatus de loch , pl. 219 , fig. 3. (n.)

PRÉNANTHE. Prenanthes. bot.

piian. Genre de la famille des Synanthérées , tribu des Chicoracées s éta-

a6C P]\ii

bli par Vaillant , et offiant les caractères suivons: involucre cylindroïdecampanulé, formé d'un petit nombre de folioles , presque sur un seul rang, égales , appliquées , oblongues , obtuses au sommet , presque foliacées , un peu membraneuses sur les bonis , et munies à la base de quelques petites écailles surnuméraires très-inégales. Réceptacle très-petit , plan et nu. Calalhide composée de demi-fleurons en très-petit nombre et hermaphrodites ; corolle dont le limbe en languette est très-arqué en dehors ; le tube élargi vers son sommet et velu.

Styles très-longs, fort saillans hors du tube des anihères. Ovaires portés sur de courts pédicelles, cylindroïdes ou presque pentagones, un peu amincis vers la base, surmontés d'une aigrette blanche, longue et plumeuse.

Cassini a séparé de ce genre plusieurs espèces que les auteurs y avaient rapportées, et il en a formé autant de nouveaux genres. Ainsi le Prenanthes viminea., L. , est le type de son genre Phœni.rapus ; le Prenant, muralis , L., du genre Myce/is; le Prenanlh. hieracifolia , Willd. , du Phœcasium; et le P. alba \ du Nabalus.

Indépendamment de ces changemens survenus dans le genre Prenanthes , il serait nécessaire d'en faire encore d'autres , d'examiner , par exemple, avec soin plusieurs de ses espèces qui doivent probablement prendre place dans les genres Sonchus elChondri/la.

Les Prenanthes sont des Plantes herbacées , indigènes des pays montueux de l'Europe. Le Prenanthes purpurea , L. , que l'on doit regarder comme l'espèce principale , est commun dans les bois pierreux des Alpes , des Cévennes , des montagnes de l'Auvergne et des Vosges. Sa tige est haute d'environ un mètre, menue, lisse, paniculée supérieurement , garnie de feuilles lisses, oblongues, d'un vert glauque en dessous. Chaque calathide est ordinairement pendante et se compose de trois à cinq fleurs purpurines. (G..N.)

P-RENS1CULANTIA. mam. Illi-

PRE

ger a donné ce nom à l'ordre des Mammifères qui renferme les Rongeurs à clavicules parfaitement distinctes. Ce nom n'a point été sanctionné par l'usage, (less.)

PREONANTHUS. bot. phan. De Candolle appelle ainsi l'une des sections du genre Anémone, qui comprend les espèces dont les fruits se terminent en une pointe plumeuse.

* PREPARATIONS CONSERVA- TRICES. Les préparations que nécessitent les Animaux, pour leur conservation dans les collections , seront passées en revue à l'article Taxidermie ( V. ce mot). Il ne s'agira , dans le présent article , que des soins à apporter aux préparations les plus simples pour recueillir et préserver les Animaux dans les voyages comme dans les cabinets, celles enfîu qui demandent l'emploi des liqueurs alcoholiques ou autres.

Un mouvement intérieur, nommé putréfaction , tendant à séparer et à rendre à leur unité primitive les elé— mens qui composent les corps , s'empare des substances animales et végétales immédiatement après la cessation de l'acte appelé la vie , et anéantit ainsi les formes, les caractères des individus sur lesquels la science veut porter son analyse eu s'éclairant de nouvelles observations.

On a dû chercher alors à préserver de cet acte destructeur (vrai but de la nature , qui détruit pour créer ) les corps qu'il importait de connaître , et l'on y est parvenu en les plongeant dans des liquides qui empêchent la réaction de ces mêmes élémens constituans : ce sont ces liquides que nous devons indiquer ici.

1°. Les liqueurs aqueuses dissolvant les diverses parties des corps , n'empêchent point la putréfaction; mais, au contraire, l'accélèrent et ne peuvent servir qu'à dessaler les Animaux marins ou laver ceux qui sont recouverts de malpropretés. L'eau chargée d'alun dissous , resserre bien un peu la fibre animale , mais d'une

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manière si faible qu'on ne peut guère compter sur des résultats coustaus.

s Quant à l'eau surchargée de sel marin , ou borne son usage aux fruits , ;iqu'cllc peut préserver quelque temps.

:2°. L'essence rie térébenthine, usinée par quelques préparateurs, dénature les tissus , et , de plus , a l'incçonvénient <le devenir épaisse et visaqueuse : ou doit en rejeter l'emploi.

53°. Les huiles peuvent servir à préserver quelques Animaux mous , l'comme certains Poissons. 4°. Le sel nmarin (muriate de soude) (1) ne pernmet pas de compter sur de bien egranns avantages. On lui repiocbe ocra Itérer les formes , les couleurs [même des objets qu'on lui soumet.

(, Quelques Poissons, munis d'une peau t épaisse et dure, paraissent mieux réclamer la salure; dans ce cas, on cdoit fréquemment épuiser la saumure i en l'évacuant et en ajoutant de nouveau sel dans h: baril qui les conttient. Des salaisons faites avec quelc ques soins doivent être employées jpour les peaux volumineuses d'aniiraaux qui consommeraient plus de I savon arsenical qu'on ne doit eu em- [ porter dans un voyage ordinaire. On : trouve cependant dans le Journal l médical and physical , 1818, l'indi- > cation de substituera l'alcohol, pour 1 la conservation des pièces anatorni- 1 ques, et, par suite , de celles d'his- : toire naturelle , l'emploi de l'eau saturée de sel solide (a). Ce procédé, indiqué par le chirurgien W. Cooke, lui a fourni , dit-il , des résultats en

(1) Le sel marin entre cependant dans une composition employe'e pour préserver les peaux, mais qui est tombée en défaveur, et à bien juste titre. Kllc consistait à prendre deux livres de set commun , quatre onces de vitriol romain , huit onces d'alun , qu'on faisait fondre dans trois pintes d'eau bouillante : ou y plongeait la peau après l'avoir dépouillée de la graisso , on l'agitait pendant une derni-lieure ; on la laissait dans la m âme eau pendant vingt-quatre heures ; on renouvelait l'eau. Deux jours après, on retirait la

Îicau , qu'on faisait sécher sans l'exposer au socil, et à 1 air libre seulement.

' (2) On appelle en Angleterre sel solide , du muriate de soude plus pur que celui du commerce

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apparence avantageux; nous disons en apparence , parce que les pièces conservées par ce moyen n'ont pas une date assez prononcée pour qu'on puisse l'adopter entièrement. 5*. Le sublimé corrosif, proscrit par le naturaliste Péron qui énumère les dangers que l'emploi de celte substance éminemment vénéneuse peut entraîner, offre cependant aux anatomistes un moyen énergique et actif qu'on doit employer dans une foule de cas, en prenant, au reste, les précautions nécessaires pour se soustraire à sou action. Ce sel , dont les propriétés momifiantes ont été signalées par le savant professeur Cltaussier, opère une dessii cation durable et rapide , réagit puissamment sur le composé animal , modifie sa nature d'une manière particulière, et rend inaltérables les pièces qui en ont été suffisamment pénétrées. Il facilite leur dessèchement à l'air libre, de telle sorte que jamais par la suite elles n'éprouvent le moindre mouvement de décomposition. Le sublimé semble se combiner tout entier , et la liqueur qui ne peut contenir qu'une faible proportion de ce sel peu solu ble est bientôt épuisée si 1 on n'a le soin d'y suspendredes nouets remplis d'une nouvelle dose de sublimé, qui s'y dissout peu à peu et entretient la saturation de l'eau , sans formation de muriate doux. Enfin, il arrive un point de saturation ou la liqueur cesse de perdre et par suite d'en dissoudre. On peut alors retirer la pièce, et la laisser sécher. Cependant on conçoit que ce moyen de conservation ne pourrait nullement convenir à la majeure partie des objets d'bistoire naturelle qu'il est important de conserver, mais non de dessécber au point porté par le sublimé. Dans ce dernier cas, on se sert d'eau rendue aelive par du vinaigre , dans laquelle on ajoute de faibles doses de sublimé corrosif d'une manière tellement graduée que les tissus des Animaux qu'on y soumet ne contractent ni racornissement, ni rigidité; ce qui serait une suite immédiate d'une eau.

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chargée de ce sel à saturation complète. b°. Les acides antiputrides reconnus apportent dans les tissus des chaugemens nolables. Ils concrètent l'albumine et dissolvent la gélatine.

Les acides minéraux désorganisent ces mêmes tissus : on ne doit compter que sur l'acide acétique ( vinaigre commun) qui , saturé de sel commun et ayant digéré une forte quantité de poivre ou de piment très-fort, peut servir avec succès à la conservation des objets d'histoire naturelle. 70. Le vin rouge , sur lequel on a versé de la dissolution nilreuse de mercure , doit encore être employé par les navigateurs qui n'auraient pas d'autres moyens pour apporter les collections. Les coffres de chirurgie sont habituellement munis de ce dernier objet. Dans ce mélange, le vin filtré pour l'usage a perdu sa couleur naturelle. 8°. Nous devons seulement indiquer ici que certaines fontaines tiennent en dissolution de la chaux carbonatée , et qu'en y baignant pendant plus ou moins de temps des Végétaux, de petits Animaux même , on les retire recouverts d'une couche épaisse de ce sel qui leur fait conserver leur forme primitive. 90. Nous ignorons encore toute l'utilité que l'histoire naturelle doit retirer de l'immersion de ses produits dans l'oxide pyro-ligneux ; mais si les espérances ne sont point fallacieuses , il est permis de compter sur des résultats d'une haute importance.

io°. Liqueurs alcoholiques. Le seul moyen conservateur , sur lequel on puisse raisonnablement compter et dont les résultats sont les plus constans et les plus utiles , réside dans l'emploi des liqueurs spiritueuses, et plus spécialement dans l'usage de l'eau -de-vie ou de l'alcohol obtenus

Far la distillation du vin. Le rak , arak, le tafia , le rhum , l'esprit de grain , l'eau-de-vie de genièvre , etc. , que les navigateurs pourront se procurer avec facilité dans les pays qui en font usage, quoique jouissant en apparence des mêmes propriétés que l'alcohol rectifié ou aqueux , produits

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de la distillation vineuse , sont cependant bien inférieurs dans l'emploi qu'on en fait pour les collections zoologiques. Il est inutile d'indiquer, sans doute, que les "liqueurs qu'on peut se procurer avec plus de facilité dans les contrées qui les produisent, doivent être préférées dans ce cas, tant à cause de l'abondance que de la modicité de leur prix. Au reste, on les choisira les plus privés possible des principes inhérens aux substances qui les produisent. Cependant les liqueurs alcoholiques ont un désavantage, celui de racornir les tissus et de les dénaturer. On est parvenu à annihiler un peu cette propriété, en graduant la force intrinsèque du liquide spiritueux ev^-C le volume de l'objet qu'il doit conserver. Eu résumé , on doit s'aider de ces données pour choisir le liquide, le plus capable d'arriver au but qu'on veut atteindre. Plus la transparence des liqueurs spiritueuses est grande, plus leur bonté pour les collections est reconnue. Plus elles sont concentrées , plus elles détruisent les couleurs. On doit les prendre dans les degrés les plus faibles , s'il est possible , sans être obligé de les affaiblir soi-même.

L'alcohol pur détruit les couleurs animales ; très- concentré il désorganise les tissus. Dans ce cas, uni aux acides, l'alcohol a fourni d'excelleus résultats. Affaiblies par l'eau, et ramenées par conséquent à un degré moins fort , ces liqueurs paraissent jouir d'une action plus défavorable que les spiritueux , qui égalent naturellement la force factice qu'on leur a donnée. On se rappellera , pour les bocaux placés à demeure, que l'alcohol devient laiteux quand on s'est servi, au lieu d'eau distillée, d'eau commune. En général , il suffit d'employer une liqueur alcoholique de seize à vingt-deux degrés de l'aréomètre de Beaumé , en graduant la liqueur sur la force et la pénétrabilité de l'objet à conserver. Pour les gros Animaux on emploiera la liqueur la plus concentrée. Si l'on était privé

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l'esprit de viu, ou pourrait ajouter i i la force ordinaire des liqueurs qui iiin tiendraient lieu , par du camphre

Jissous qui, sans ajouter à leur force nréométrique , leur donne un degré

l'énergie suffisant pour la conservation des Animaux. On n'a pas à nraindre , comme par l'alcohol dédegmé, l'altération des couleurs. Une

ombinaison , dans les proportions

uivnntes, paraît être très-convenable -.ijour les Animaux mous : eau pure,

eux parties; alcohol, une; sulfate

l'alumine, deux onces par litre de çiquide.

La liqueur de Guyot , ayant joui l'une réputation assez étendue , doit Ire indiquée ici pour les personnes [ui, dans les colonies, désireraient ■n faire usage. Prenez vingt pintes le la meilleure eau-de-vie de Co-- .11 ac dont on retire par la distillation iu'[ pintes d'eau-de-vie; on ajoute sosuite à ce qui reste parties égales I l'eau de puits et une livre de fleurs iu de feuilles de lavande verte ; on lislille de nouveau jusqu'à siccité; :el i fait, on prend onze parties de esprit de vin qui a passé dans la première distillation ; on les mêle ivcc soixante-neuf parties d'eau de )uits et on ajoute à ce mélange paries égales de la liqueur fournie .par la distillation. On obtient ainsi la ligueur conservatrice de Guyot, qui -:st de la plu* grande limpidité, dont 1a saveur est un peu amère, dont l'o- Ideur est légèrement aromatique , qui lue contient guère qu'une partie ! l'alcohol sur treize d'eau. L'anatoliiiisle Monro ajoutait , à petites doses, Me l'acide nitrique ou de l'acide muiatique aux liqueurs dont il se servait. Le célèbre Ruysch faisait usage 'l'esprit de vin distillé avec le poivre loir, le cardamome et le camphre.

Avant de plonger les objets quel- :onqucs d'histoire naturelle , on doit, pour premier soin , les nettoyer, les 'laver ou les faire dégorger dans plusieurs bains d'eau simple à une douce température ; mais on doit surtout taire dessaler les Animaux marins , notamment les Crustacés qui se gâ-

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teraient irrémédiablement sans cette attention : on doit enlin surveiller sans cesse les objets immergés ; changer ou ajouter des liqueurs quand celles des vases s'affaiblissent, et porter tous ces soins à adapter avec justesse et solidité les disques des flacons. Dans les voyages sur mer, on doit préférer aux vases ronds des vases en verre noir et fort , régulièrement carrés, qu'on peut mieux ranger dans des caisses également carrées.

Les inconvéniens qui résultent de l'abandon à leur propre poids des Animaux qu'on veut conserver dans les liquides , sont : que le mucus , les alimens, les excrémens , qui ne peuvent se détacher, hâtent la corruption de l'Animal; que les Reptiles, les Poissons , etc. , tendant à se précipiter au fond du vase , ont alors quelques-unes de leurs parties soustraites à l'action de l'alcohol ou ensevelies sous une couche épaisse de mucus, et qu'ainsi la corruption doit s'étendre rapidement, et de proche en proche.

Dufiêne , auquel on est redevable du meilleur traité de Taxidermie que nous ayons, indiquait avant Péron un procédé que ce dernier a signalé comme singulièrement défectueux, mais que nous pensons cependant être plus à la portée des personnes pour oui nous écrivons ; on va le lire textuellement : « Les liqueurs spirilueuses , dit-il , sont encore préférables à tous les moyens de préparations— Nous recommandons aux voyageurs de mettre dans la liqueur le plus de Poissons qu'ils pourront:

nous allons indiquer les précautions à prendre pour lew transport. Dans les voyages de long cours , on se munira de petits tonneaux de trente à soixante pintes, cerclés en fer; on fera pratiquer à l'un des fonds une espèce de soupape taillée en biseau , à peu près de six sur quatre pouces d'ouverture; on remplira une de ces petites barriques aux deux tiers seulement de liqueur spirilucusc. Lorsque l'on aura un Poisson à couser-

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ver , on prendra des notes sur cet individu, sur l'endroitoù il a été péché, s'il est mâle ou femelle , s'il est bon ou mauvais à manger, si on le sale dans le pays ; enfin on prendra des pêcheurs tous les renseignemens qu'ils pourront en donner : cela fait, on enveloppe le Poisson dans un morceau de linge et on le coud; ensuite on lui attache une petite plaque de bois sur laquelle on aura gravé , avec la pointe d'un couteau, un numéro en chiffre romain correspondant à celui de la note qu'on aura prise; ensuite un déposera le Poisson ainsi arrangé daus le petit tonneau par la soupape que l'on refermera bien hermétiquement , pour que la liqueur qu'il contient ne s'évapore pas. S'il arrive que quelques-uns des Poissons qu'on voudra conserver , aient le ventre très-gonflé par les ovaires, on fera une incision à l'anus, et on le plongera vers la partie antérieure du ventre , afin d'en extraire les œufs qui , s'ils n'étaient ôtés , affaibliraient promptement la liqueur. A mesure que 1 on aura déposé clans la barrique à peu près un lit de Poissons, on y mettra un lit de colon ou de filasse neuve pour empêcher le frottement et le ballottage dans le transport. En général , le vase ne doit contenir que les deux tiers de Poissons ; le reste doit être en filasse ou coton et liqueur. »

On a reproché le plus spécialement à ce procédé de permettre à la corruption de s'étendre facilement d'un Animal à l'autre et de compromettre ainsi toute la collection , surtout sous la zone torride, ou il devient diflicile d'en empêcher l'altération souvent rapide. On a dû alors chercher des moyens plus efficaces , et le naturaliste Pérou a proposé ceux qui suivent et dont il a retiré les succès les plus conslans.

iLaver l'Animal, avant de le mettre dans l'alcohol , avec de l'eau de 7mer, du vinaigre, du rhum, du tafia, de l'eau-de-vie camphrée , suivant •qu'il est plus ou moins précieux , -et que l'on peut plus facilement se

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procurer les objets mentionnés. Enlever avec une brosse en crin les mucosités qui recouvrent quelques espèces et ménager les froltemens. i Les Animaux ainsi préalablement nettoyés , seront supendus dans la liqueur; mais on les y suspendra de !

manière qu'ils puissent flotter à la î superficie du liquide. Il convient i d'attacher au milieu du corps de plu- i sieurs de petites plaques de liège suc- J cessivemeut diminuées, afin de les t soutenir au milieu du liquide; d'em- 1 ployer, dans bien des cas, un ovale en II liège, et de fixer à son pourtour , par 1 du lil de laiton , des épingles ou du fil [ à coudre, une réunion plus ou moins i nombreuse de petits Animaux et sur- I tout de petits Poissons, qui s'accom- I modent mieux de ce moyen. C'est | ainsi qu'on obtient sûrement nue j conservation entière, en ménageant | de plus les formes qui sont propres à chaque espèce.

Les Reptiles réclament encore un j petit moyen accessoire , qui consiste I à former des spirales en liège, dans I lesquelles on fait passer le corps des Serpens. Engagés de celte manière et I baignés de toutes parts par l'alcohol , et surtout ne pouvant céder à la tendance que leur propre poids leur I imprime , celle de tomber au fond , | ces Animaux sont parfaitement conservés. Enfin on doit pratiquer des incisions au ventre des gros Animaux | immergés , afin de mettre les parties I les plus profondes des viscères à même | d'être baignées par l'alcohol, toujours I dans le but de permettre le contact | le plus immédiat des parties avec ce ( liquide préservateur. On enlèvera | cependant de l'estomac tous les ali- I mens qu'il pourrait contenir. Ou se | rappellera en outre, que les viscères | étant importans pour l'étude de l'or- | çanisation intérieure des Animaux, f on ne doit jamais pratiquer 1 evisce- I ration que dans les cas forcés; et I encore alors faut-il mettre à part et J conserver avec soin ces mêmes vis- I cères , portant un numéro de renvoi I analogue à celui de l'Animal auquel | ils appartiennent.

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Un peu d'habitude et d'exercice rend bientôt faciles ces soins qui paraissent minutieux et difficiles ; niais les grands avantages qu'ils procurent compensent parfaitement la peine )ii'on prend à les prodiguer. Les inimaux renfermés dans les vases ainsi préparés, n'ont rien à redouter les secousses que leur imprime le roulis du bâtiment, ni des chaleurs excessives de la zône torride , qui ne peut alors opérer l'évaporation de i'alcohol. On se servait, il n'y a pas l'ioug-temps, des divers moyens de fermeture que nous allons indiquer. Le îslturaiiste Péron, ayant reconnu l'inisuffisanee de plusieurs, en a substitué d'autres plus favorables et dont Jii voyage autour du inonde a grandement prouvé la bonlé et les avantages. II y a peu de temps encore .

m employait, pour fermer les vases iqui renferment des Animaux, un Darchcmin collé et verni avec une lilissolulion épaisse de cire d'Espagne idans I'alcohol pur. Mais on a remarqué que ce parchemin était facilciinent réduit en une espèce de putri- .tage par l'humidité et la chaleur et ijue la cire, constamment baignée ellei nême par I'alcohol , devenait raucc, > friable et permettait alors l'évaporaion. On a aussi employé la préparaion suivante avec plus de succès ; :11e consiste à faire tremper quelque i emps le liège dans une composition Me trois parties de cire et d'une de luif , tenues liquides à un degré de hhaleur qui ne soit pas capable de ■l'aire boursoutller leliége. Le bouchon «e trouve ainsi recouvert d'un enduit uexiblc , qui en pénètre les pores et ! qui peut empêcher l'évaporation. On > également recouvert le disque en iiiége d'un mastic fait avec quatre parties de brai ; une partie de soufre it une demi-partie de suif, bien foniducs ensemble : cet enduit était ap- • tkliqué chaud. Le docteur Sue opérait iae cette manière : il plaçait un rond le verre à l'embouchure du bocal ; lu mettait un morceau de parchemin 'huilé par-dessus ; il recouvrait ce premier parchemin avec un morceau

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de plomb laminé , sur lequel il appliquait un second morceau de parchemin trempé dans de l'huile colorée avec le noir de fumée. Il liait ce parchemin avec une corde très-fine , qu'il serrait le plus possible. Enfin chacun connaît l'amalgame employé par le célèbre Daubenton , pour le Muséum de Paris , inséré dans les OEuvres du comte de Buffun , tome 5, page 190, de l'édition royale in-4.

Voici la série des moyens employés et indiqués par feu Pérou :

Préférer les bouchons de liège aux disques en verre, qui sont brisés par l'évaporation de I'alcohol. Employer un lut d'un usage facile, d'une dessiccation instantanée et capable de résister à l'action de I'alcohol et au choc des Animaux dans les roulis et tangages, quand la mer est mauvaise; un lut enfin , susceptible d'adhérer avec ténacité aux parois du verre et à la surface du liège, en faisant coips avec lui. Les élémens de ce lut sont parties variables de résine ordinaire, d'ocre rouge ( sanguine des charpentiers marins ), de cil e jaune et d'huile de térébenthine. Les proportions de résine ou d'ocre, d'huile de térébenthine ou de cire , devront être eu rapport avec la consistance qu'on voudra donner à ce lut , en le rendaut plus ou moins cassant ou plus ou moins gras. La manière de l'obtenir consiste, à faire fondre préalablement la résine et la cire , puis ajouter l'ocre bien pulvérisé par petites portions. On tourne vivement, avec une spatule, ce mélange qu'on laisse bouillir sept ou huit minutes; on ajoute l'huile de térébenthine , puis on laisse continuer l'ébullition.

Mais l'inflammation qui s'empare facilement de ces ingrédiens et qui peut devenir dangereuse à bord des bâti— mens, exige les précautions suivantes : on se servira d'un vase dont la capacité sera triple au moins du volume du mélauge à opérer ; le vase sera muni d'un manche pour être facilement retiré du feu quand la matière s'élève. On évitera l'action directe de la flamme , dont il faudra»

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surveiller l'activité : on remuera constamment avec une spatule les élémens du lut. Si , malgré toutes ces précautions , ces substances viennent à s'enflammer , on saisira promptement un couvercle dont on se sera muni pour fermer le vase ; il sera en bois , en cuivre ou en fer-blanc , n'importe.

Telle est la manière simple et nullement dispendieuse de se procurer le lut dont s'est servi avec tant de succès Péron , et qu'il a appelé lithocolle , à cause de son extrême ténacité. Il ressemble, suivant son auteur, au mastic qu'emploient certains graveurs pour sceller leurs pièces sur la table et qui se compose de parties égales de résine et de sable fin. Ce mastic des graveurs n'a pu servir au même usage que le lithocolle. D'abord , sa friabilité a été un obstacle ; en second lieu , les grains du sable empêchent son introduction dans les fissures du liège; enfin, la résine, qui n'y est pas maintenue par un corps gras , serait facilement attaquée par l'alcohol. Pour se servir du ciment lithocolle , on procédera de la manière suivante : on ajustera exactement le bouchon de liège qui doit fermer l'ouverture du flacon , et l'on frottera le goulot avec un linge sec pour enlever l'humidité qui pourrait y exister ; on chauffera le lithocolle à un degré voisin de l'ébullition : on se fabriquera un pinceau grossier avec un morceau de linge; on remuera le mélange pour détacher l'ocre tendant à se précipiter au fond du vase; on prendra avec l'espèce de pinceau indiquée, un peu de lilhocolle, avec lequel on couvrira la surface extérieure du bouchon. On renouvellera cette application autant de fois qu'on le jugera nécessaire. On pourra , et surtout pour les petits flacous , les tremper plusieurs fois , mais rapidement , dans ce lut et obtenir ainsi des couches égales qui recouvriront et protégeront également leurs surfaces. On aura préalablement essuvé ces vases, afin de les priver de toute humidité. Enfin , on applique sur ce

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lut un simple morceau de toile, exactement tendu et maintenu par des tours de ficelle autour du cou du bocal. A cette toile simple , on peut faire succéder par suite des toiles trempées clans de l'huile ou dans du ! brai gras liquide : la tension devient | plus facile, et le brai, en ajoutant | à l'adhésion du lilhocolle , rend ce ! moyen beaucoup plus avantageux que i ceux employés naguère. Pour surcroît de précaution , ou doit , pour les grands bocaux surtout , soutenir les bouchons en liège par des tours de ficelle' attachés primitivement au | cou , et se croisant ensuite sur le couvercle.

Nous pensons qu'avant de s'embarquer pour une campagne de découvertes dout la durée présumée est au moins de trois années , on se munira de tous les objets indispensables pour assurer la réussite de l'entreprise.

Dans le voyage aulour du monde de la corvette la Coquille , nous avons eu suffisamment pour la campagne des objets ci-après et dans les quan- | tités suivantes. Esprit de vin incolore, trois cents litres. Pour le conserver sans perte ni évaporation , il est nécessaire de le renfermer dans des vases en cuivre, de forme carrée, nommés en Provence Estagnons , ayant un goulot étroit, fermant par un bouchon en métal et à vis. Cet esprit de vin sera plus ou moins étendu d'eau , suivant les objets à conserver et d'après les règles indiquées précédemment. Bocaux en verre fort et blanc , trois cents :

leurs dimensions varieront. Cependant nous conseillons de les avoir tous de forme quadrilatère , de même hauteur, pour remplir des caisses qui seront faites d'avance, et où ils seraient même emballés , de manière que remplis de liquide et d'Animaux , ils puissent ne rien craindre du roulis et du tangage. Les caisses seront assujetties dans le lieu que l'officier chargé du détail aura choisi

fiour cet objet. Les bocaux de quinze itres seront en petit nombre; mais ceux de un à trois litres sont les plus

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avantageux et doivent être en grand nombre. Le col des flacons sera rond.

On se immira de cinq cents bouchons de liège , taillés, par un homme habituera travailler le liège, sur l'ouverture des vases. Mastic ou Lithocolle de Péron : vingt cinq kilogrammes. jNous devons observer que le brai sec du bord est tout aussi bon, Et que quant au Lithocolle de Pe'ron , il est juste de dire que c'est bien à tort qu'on lui en attribue la composition. Elle était connue de temps immémorial par les maîtres calfals des ports qui s'en servent pour fermer les vases et autres objets envoyés Idans les colonies. Sublimé corrosif, ■renfermé dans un vase en verre bouche à l'éméril et toujours serré ildans le cofl'rc à médicamens , cinq .cents grammes.

Les autres objets indispensables jisont : i° Plomb laminé , de l'épaisseur d'une feuille de carton mince , ppour faire des étiquettes, trois pieds [Carrés ; 2" un emporte-pièce de la ^grandeur d'un sou, avec une série de ildix petits numéros en poinçons. Les nnuméros ainsi gravés sur le Plomb , servent à désigner chaque bocal , et ■ce numéro est répété sur une liste où sont inscrites toutes les notes relatives à l'objet qui y est renfermé ; 3° trois fusils de chasse avec leurs lifournimcns ; quatre cents livres de plomb de chasse de toutes grosseurs , et surtout du fin, et cent livres de poudre fine. Le navire supplée au hbesoin par de la poudre à canon ; *4° deux boîtes en fer-blanc un peu a aplaties, pour la chasse et pour la bo- 1 tanique ; 5" savon arsenical, vingtccinq kilogrammes, renfermé dans un ; petit bai il ; 6° douze boîtes doublées de liège et s'emboîtant les unes dans les autres pour Insectes ; 70 quinze 1 rames de papier pour Plantes , et 1 cinquante kilogrammes de vieux pai picr pour euvelopper les Minéraux.

Telles sont les quantités des prin- 1 cipaux objets que nous croyons con- 1 venable d'emporter pour une longue campagne, et ils nous paraissent bien suffisant , d'autant plus qu'on doit

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