‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 108 sur 221 · L‘S : I II · texte numérisé non relu

L‘S : I II

termine par deux stigmates subulé le fruit est une capsule oblongue.jf triangulaire , terminée par les dents i ! du calice qui forment trois cornes.

Cette capside est uniloculaire et s’ouvre en trois valves ; les graines sont

petites, ovoïdes , allongées , un peu i rr

chagrinées; elles renferment un petit t embryon cylindrique dressé au cen- ‘ tre d’un endosperme charnu. Le nom i l de Datisca, emprunté des anciens,, I désignait chez Dioscoridc le Cota- \ /tance cærulea.

Ce genre se compose de deux espè- t ces; l’une , Datisca cannabina , L., Gaertn.,F/«c/. i,t. 3o, est une Plante:

vivace originaire de l’île de Crète, qui, par son port, ressemble absolument au Chanvre dont elle diffère i beaucoup par la structure de ses i fleurs ; ses tiges sont dressées , hautes de deux à trois pieds, glabres,, portant des feuilles alternes imparipinnées , composées de neuf à onze folioles, glabres, lancéolées, aiguës, dentées en scie, et dont la terminale est souvent trifide. Les fleurs sont petites, dioïques, disposées en grappes terminales.

La seconde espèce , Datisca hirta , L., est originaire de l’Amérique septentrionale. Elle diffère de la première , parce qu’elle est plus grande , et que sa tige est hérissée de poils.

DATOLITHE. min. Syn. de Chaux boratée siliceuse. V. Chaux, (o. del.)

DATTE, bot. pu an. Fruit du Dattier. V . ce mot. (u.)

DATTES, moll. Ce nom vulgaire s’applique indistinctement à un assez grand nombre de Coquilles , soit univalves , soit bivalves ; il suffit qu’elles aient dans leur forme générale quel-

5ue ressemblance avec le fruit du attier, pour qu’on le leur donne ; c’estainsique les Olives, des Moules ,

des Modioles , des Cardites et des Cy- lit)

‘ ni- !l

pricardes sont nommées par le vu gaire. On donne plus particulière- llj ment le nom de Datte à une espèce || remarquable de ce dernier genre, r- IR Cyprtcarde, (!>..«•)

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DATTIER ou MOINEAU DES , lTTES. ois. V. Caps a.

DATTIER. Phœnix . bot. phan.

in des genres les plus intéressans la famille des Palmiers et de la Diœ- Hexandrie, L., qui ne se compose le d’un t rès— petit nombre d’espèces it une seule mérite le plus grand inet. On reconnaît les Dattiers à leurs 1rs dioïques , à leur calice double ; :is les fleurs mâles, le calice extéur est plus court, monosépale, en me de soucoupe, à trois dents et à is angles; l’intérieur est formé de is sépales distincts, concaves, coces , terminés en pointe recourbée ■3ur sommet; les étamines sont au (ambre de six , ayant les filets courts î les anthères très-longues ; dans les cars femelles, les trois sépales du ice intérieur sont plus minces, plus .ges, arrondis et très-obtus; les tils , au nombre de trois , sont ses- -:s , immédiatement appliqués les '5 contre les autres par leur côté erne ou ils sont planes , tan- ; qu’ils sont très -convexes en !;iors; chacun d’eux est unilocur~e et contient un seul ovule; le lie est sous forme d’une petite ii:nte recourbée en dehors. En gér ’al , il n’y a qu’un seul des trois •t tils qui soit fécondé , les deux au- ?5 avortent ; cependant on peut tour rs en retrouver les traces à la base fruit mûr ; celui-ci est ovoïde, al- : gé, charnu , contenant une seule ine enveloppée d’un tégument nce et membraneux; son amande extrêmement dure , marquée d’un ’ on longitudinal très-profond , et utenant un. embryon extrêmement - it, placé vers le milieu et du côté : posé à la rainure. Les fleurs forut de longues grappes ou des rênes d’abord contenus dans des spa- :s monophylles, qui se fendent laalement pour les laisser sortir au hors.

i be Dattier commun, Phœnix Dac- 'ifera, L. , Lnmk., 111., t. 8g3 , f. î; 1- , Egypt. , p. 169 , t. fi 2 . Le Palcr-Dattier réunit l’élcgance à la

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majesté. De sa racine, qui est fibreuse , s’élève une tige eu colonne cylindrique , d’un pied à un pied et demi de diamètre , sur une hauteur de cinquante à soixante pieds , saus donner naissance à aucune ramification latérale; le tronc ou stipe est aussi gros à son sommet qu’à sa base : dans sa partie supérieure il offre des aspérités nombreuses formées par la base des feuilles qui se sont successivement détachées de son sommet , ou que l’on en a enlevées. Les inégalités diminuent à mesure que l’on observe le tronc plus près de sa base ou il est presque lisse. A son sommet , le Dattier est terminé par une vaste couronne de feuilles sous la forme de palmes, qui n’ont pas moins de huit à douze pieds de longueur; la base de chaque feuille est élargie en une gouttière dont les bords sont minces, membraneux et engaînans ; les feuilles sont pinnées et composées d’un très-grand nombre de folioles étroites, lancéolées , aiguës, roides, d’un vert clair, et plissées en deux dans le sens de leur largeur ; la base du pétiole est garnie sur ses bords d’épines acérées qui ne paraissent être autre chose que des folioles avortées et rudimentaires.

C’est au milieu de ces feuilles étalées en tous sens , dont les plus intérieures sont dressées, tandis que les autres sont diversement infléchies , ue naissent les fleurs; celles-ci sont ioïques , ainsi que nous l’avons dit précédemment , et avant leur épanouissement, dévastés spathes dures, coriaces, presque ligneuses, les renferment exactement et se fendent par un de leurs côtés pour les laisser s’échapper au dehors ; ces fleurs forment de grandes panicules très-rameuses , que l’on désigne sous le nom de régimes ; les fleurs mâles sont sessilcs , plus grandes que les fleurs femelles , munies d’un double calice et de six étamines à filets courts et à anthères linéaires allongées ; les fleurs femelles portées sur d’autres pieds offrent la même disposition : elles sont globuleuses et de la grosseur d’un petit pois; leur calice intérieur est formé

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de trois sépales plus larges et plus minces; leurs pistils sont au nombre île trois , dont en général un seul est fécondé ; cependant quelquefois deux et même tous les trois se convertissent en fruits ; ceux-ci sont des espèces de baies ovoïdes allongées de la grosseur du pouce, environnées à leur base par le calice, d’une couleur jaune dorée , quelquefois un peu rougeâtre; le péricarpe est charnu, mielleux, à une seule loge contenant une graine allongée recouverte par un tégument propre , mince et sec; son ainartde est dure , cornée, terminée en pointe à ses deux extrémités , et creusée d’une rainure profonde sur l’une de ses faces.

Le Dattier est originaire d’Orient et du nord de l’Afrique. Il est extrêmement commun en Egypte , en Arabie , et surtout en Barbarie où il est l’objet d’une culture fort étendue et très-soignée. Cet Arbre intéressant a été successivement introduit dans toutes les contrées chaudes du globe.

On le trouve dans les îles de l’archipel de la Grèce et dans celles de l’archipel Indien. Il existe aussi aux îles de France et de Mascareigne, aux Antilles et dans l’Amérique méridionale.

L’Europe n’est pas entièrement privée de ce magnifique Végétal ; il est en quelque sorte naturalisé dans le midi de l’Espagne , où ses fruits acquièrent une maturité parfaite. La ville de Elcbe particulièrement , dans la partie méridionale du royaume de Valence , s’élève au milieu d’un si grand nombre de ces beaux Arbres, qu’on s’y croirait transporté sur l’autre rive de la Méditerranée. Bory de Saint-Vincent, qui nous donne des détails à cet égard dans son Guide du voyageur en Espagne, rapporte que l ’on y fait un grand commercedes feuilles de ces Dattiers qui se répandent par la voie du commerce dans toute la Péninsule , où chacun en porte à toutes les processions et les conserve, après les avoir fait bénir, dans des cha-

£ elles domestiques ou suspendues aux alcons des maisons. Le Dattier croît jnême dans certains jardins de la Ga-

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lice. Notre collaborateur en a vu jus-t ( qu’à la Corogne et au Ferrol, entre lesj }■ 42 et 43e degrés nord, seulement au! fi voisinage des côtes; mais les fruits} p n’y mûrissaient pas. Ce Palmier} f orne encore les jardins de Naples et deln Païenne; il s’avance en Italie jusque!

dans les Etats de Gênes, et enfin on enll voit quelques pieds dans les provinces** méridionales de la France. Nous en!

avons vu deux magnifiques individus* en pleine terre, près de la serre dans le} jardin botanique de Toulon. En i8ifi,j ils n’avaient point encore fleuri. Nous* en avons également trouvé quelques!

pieds dans les jardins d’Hyères; ils yt fructifient quelquefois, mais leurs* fruits parviennent rarement à l’état!

de maturité.

De même que la plupart des autres h Arbres que nous cultivons aujourd’hui pour l’excellence de leurs fruits, le Dattier, dans l’état sauvage, ne donne que des baies d’un goût âpre et détestable. C’est par les soins de l’Homme et par suite d’une longue»

culture , que ses fruits ont acquis uu goût si agréable et des qualités si nourrissantes. Celte culture est lacile* et peu pénible.

Lorsqu’on veut se procurer une planta tionde Dattiers, deux moyensse

f>résentent : le premier consiste à semer es graines et à repiquer les jeunes plantsà unedistance convenable; mais ce procédé est rarement mis eu usage; en effet , comme il est important d’obtenir un nombre beaucoup plus considérable d’individus femelles , puisque ce sont les seuls qui donnent des fruits, on ne peut les reconnaître, eu suivant cette pratique , qu’à l’époque ou ils commencent à fleurir; et pour cela , il faut attendre douze à quinze ans. On préfère donc généralement enlever les oeilletons qui se dévelop-* pent au pied des individus déjà en ( plein rapport ou qui se forment a} l’aisselle des feuilles ; on est sûr alors | du sexe des individus que l’on plante, et ils deviennent féconds au bout de huit à dix ans. Les jeunes piedssonten général placés en quiuconce à quatre mètres environ de distance les ungdes

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j tires; ils ne sont pas fort délicats sur nature du terrain. On en trouve Luelques-uns qui végètent parfaitei enl dans du sable presque pur; mais : 1 général ils préfèrent les lieux un eu bas et humides , les vallons ouïe j usinage des fleuves et des ruisseaux.

L es soins à donner aux Dattiers lorsu’ils sont développés , consistent | , mplement à bêcher la terre à deux ! u trois pieds autour de leur tronc , surtout à les arroser convenablewaent. Cette dernière partie de la cul- ; aredu Dattier est la plus importante;

n effet , comme ces Arbres végèlent i ous un ciel brûlant et dans des conj rées où la pluie tombe rarement, il -st nécessaire de suppléer à ce manque d’humidité naturelle par des arrop.emens réguliers. Pour cela on pratique , au pied de chaque Arbre, une ■ orle de petit bassin de trois à quatre lieds de diamètre et de six pouces eni iron de profondeur ; tous ces bassins communiquent les uns avec les i utres , au moyen de petites rigoles ;

:n sorte qu’on peut , par des irrigaions régulières, les arroser avec : >romplitude et facilité. En général ,

1 ’eau saumâlre de la mer est peu fas mrable à la végétation de cet Arbre.

•Cependant en Egypte , en Barbarie ,

<■ >n en trouve des plantations au voi- - inage de la mer et des sources d’eau ! - îalée ; mais elles végètent en grande ; aartie aux dépens de l’eau douce dont ' ;e sable est imbibé.

Dans l’état sauvage, les Dattiers ]ui croissent çà et là se fécondent réciproquement et sans aucune difficulté. La poussière légère qui forme leur ; pollen est facilement transportée par i les vents , des individus mâles sur les individus femelles , et la fécondation a ainsi heu à distance. Il n’en est pas de même pour les Dattiers cultivés.

; i Ils ne peuvent se féconder eux-mêi mes. Il faut que l’Homme vienne au -secours de la nature et supplée à son impuissance. Quoiqu’au milieu d’une ; plantation de Dattiers femelles il y ait j un assez grand nombre de pieds mâ- ' les, qui chaque année se couvrent de I fleurs innombrables, les individus fe-

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inelles ne noueraient point leurs fruits , si la fécondation avait été abandonnée aux chances du hasard.

Ce fait est connu dès la plus haute antiquité. Théophraste et Pline en parlent dans des termes non équivoques ; ce qui semble annoncer que ces philosophes avaient déjà quelques connaissances des sexes et de la fécondation des Végétaux. On pense bien que cette pratique importante n’est point négligée dans les contrées ou l’on cultive en grand le Palmier- Dattier. En Orient , dans l’Égypte et la Barbarie , quand les Palmiers commencent à fleurir , les habitans recueillent avec soin les régimes de fleurs mâles avant qu’elles n’aient laissé échapper leur pollen. Ils montent jusqu’au sommet des pieds femelles, et là ils secouent les fleurs mâles sur les régimes de ceux-ci, et attachent ensuite des grappes des premières au milieu des fleurs femelles.

Par ce procédé , on féconde successivement les diverses grappes d’un Dattier qui fleurissent les unes après les autres. Les Datliers , dit Delile dans sa Flore d’Egypte , ne donnèrent pas de fruits aux environs du Kaire , en l’année 1800 , parce qu’ils ne purent être fécondés comme de coutume. Les troupes françaises et musulmanes avaient été en guerre au printemps , et s’étaient répandues dans la campagne où les travaux de l’agriculture avaient manqué. Les grappes des Dattiers ayant fleuri , ne furent point artificiellement fécondées et restèrent sans fruits sur les Arbres. La poussière des fleurs de quelques Dattiers mâles épars çà et là , chassée par les vents , n’avait rendu féconde aucune grappe de fleurs femelles. Cependant cette poussière légère, en volant fort loin , suffit pour féconder les Dattiers sauvages , dont les fruits , petits et acerbes , ne sont pas bons à manger.

Cette fécondation peut même avoir lieu entre des individus fort, éloignés les uns des autres. Le poète Pontanus a orné des couleurs d’une poésie brillante l’histoire de deux Palmiers dont un, femelle, était cultivé à Otrante, cl

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1 autre , mule , à Blindes* c'est-à-dire à quinze lieues plus loin. Ce dernier parvint à féconder le Dattier d’Otrante qui se couvrit de: fruits délicieux. La fécondation avait eu lieu malgré, cet énorme éloignement. Les vents s étaient chargés de transporter

«ÇOUSS*.®re fécondante de l’individu inale qui avait fait pénétrer la vie et la fécondité dans les jeunes ovaires de 1 Arbre femelle. On possède plusieurs autres exemples analogues.

Quatre ou cinq mois après que la fécondation a été opérée , les Dattiers commencent à fléchir sous le poids des grappes de fruits mûrs. Le nombre de ces grappes varie beaucoup.

On en compte généralement trois ou quatre sur un même pied. Quelques individus eu présentent même jusqu’à dix et douze. Chacune de ces grappes pèse depuis vingt jusqu’à cinquante livres. Avant que les fruits n’aient acquis tout leur volume , on a soin de relever les régimes et de les attacher à la base des feuilles, pour empêcher qu’elles ne soient meurtries et frois*sées par la violence des vents. Les Dattes doivent toujours être cueillies un peu avant leur parfaite maturité , afin de pouvoir se conserver. En effet, celles que l’on destine à être mangées fraîches et que l’on cueille lorsqu’elles sont bien mûres, ne peuvent se conserver long-temps ; elles finissent par fermenter. Lorsqu’on veut conserver les Dattes , on les fait sécher au soleil en les étendant sur des nattes. Ce sont ces Dattes qu’on nous apporte en Europe du Levant et des Etats barbaresques. Mais ces fruits , ainsi desséchés , ne donnent qu’une idée bien imparfaite de la saveur douce et agréable des Dattes fraîches et cueillies à leur pai’faite maturité. On fait aussi avec ces fruits une sorte de pâte que l’on presse fortement et que l’on conserve dans des paniers faits avec des feuilles de l’Arbre. Cette pâte est surtout utile pour l’usage des caravanes.

Les Dattes forment la base de la nourriture des peuples oh le Dattier est l’objet cl’unc grande culture. Aus-

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si est-ce le seul Arbre que les Egyptiens soignentet cultivent. En Europe et surtout dans la partie tempérée et septentrionale , elles ne sont guère employées que comme médicainens.

Rangées parmi les fruits mucoso-sucrés , on les a prescrites en forme de décoction , dans les maladies de poitrine , la dyssenterie et toutes les maladies ou l’usage des adoucissans est utile. On leur associe, en général , les Raisins secs, les Jujubes et les Figues , qui peuvent fort bien les remplacer. Mais dans les contrées brûlantes que le Dattier décore et rafraîchit de son ombrage , toutes les parties de cet Arbre rendent des services aussi importans que variés. Non-seulement ses fruits sont employés à la nourriture de l’Homme , mais lorsqu’ils sont bien mûrs , on en extrait, parle moyeu d’une forte pression, une sorte de sirop ou de miel épais qui sert soit à conserver les Dattes fraîches ou d’autres fruits , soit à préparer des gelées ou des pâtisseries d’un goût fort agréable. Les amandes contenues dans ces fruits et qui sont d’une excessive dureté peuvent être ramollies lorsqu’on les fait bouillir dans l’eau ; on les emploie dans cet état à la nourriture des Bœufs. Ou fait avec les Dattes de fort bonne eau-de-vie , en les laissant fermenter avec une certaine quantité d’eau.

Cette eau-de-vie remplace parfaitement celle que l’on prépare avec le vin ou les graines des Céréales. Quant au vin de Dattier , qu’on nomme Lakhby en Egypte , il se prépare avec la sève de l’Arbre que l’on fait convenablement fermenter. Pour obtenir cette sève en abondance , on pratique au sommet du stipe une entaille circulaire profonde , à laquelle on adapte un vase dans lequel doit venir se rendre la sève qui s en écoule. On recouvre le tout de feuilles de Palmier pour garantir la plaie des ardeurs du soleil qui dessécherait promptement la source de la liqueur. Mais , pou»' faire cette opération , on nè doit choisir que les vieux pieds qui soûl devenus inféconds , puisqu’alors on ne

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i rde pas à les épuiser et à les faire péj r. Eu Egypte , on n’emploie pas | autre vinaigre que celui qu’on pré- | ire avec les Dattes fermentées.

| De même que la plupart des autres i limiers , le stipe du Dattier pi’ésente 1. ï centre du faisceau cpji le termine j a bourgeon conique , tonné des ru- ] mens des feuilles et qu’on désigne us le nom de Chou palmiste. Cette j irtie est charnue et offre à peu près même saveur que la Châtaigne ue. Un la mange rarement, parce l’on ne peut l’enlever sans faire pér l’Arbre. Les autres parties du •attier servent à differens usages écoomiques. Ainsi on fait des cordages, :s tissus grossiers, des corbeilles, etc., >rec les libres qui existent à la base es feuilles et avec les grappes dont

i îadétachéles fruits. Le bois du Dater , ainsi que l’observe Delile , sert îx constructions , mais n’est pas

; opre à faire des planches ; il est com- )sé de libres longitudinales, réues par l’interposition de la moelle ,

! usabondante dans le cœur du tronc l’à sa circonférence. J1 en résulte l ie le stipe est dur extérieurement ou libres sont serrées, et qu’il est ; ou intérieurement où la moelle se biuriit facilement. La meilleure ma-

ii ère d’employer ce bois est de fendre t tronc dans sa longueur en deux i orceaux , et de s’en servir lorsqu’ils

nt secs et légers , pour qu’ils se con- •: rvent et ne déclassent pas ; ils sont ■ ités pour les planchers et les terras- ’■ s des maisons.

Les feuilles des Dattiers ne sont pas jetées comme inutiles. On en fait des irdages et des paniers. Symbole de la ctoire , de la foi et du dévouement , i les voyait dans la maiu des triomlateurs de Rome et dans celle des artyrs de la foi. Elles figurent dans •s cérémonies et les processions des !' ligions catholique et juive , et l’on | i fait pour cet usage une très-grande j portation des lieux où l’on cultive ^Dattier. Il existe dans le golfe de ênes , sur les bords de la Méditefnée , un petit village nommé la [ordighiera , très-renommé, comme

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la ville de Elche dont il a été question plus haut, pour ses plantations de Dattiers qui fournissent la plus grande quantité des palmes que l’on voit dans les processions de l’Italie et de la Hollande. Chaque année

filusieurs vaisseaux partent de ce ieu , chargés entièrement de ce feuillage. Le voyageur , qui de la pleine mer aperçoit ce vallon , se croit transporté sur les plages africaines où les forêts de Palmiers donnent un caractère si singulier à la végétation.

D’après ces détails que la nature de ce livre nous a forcé de beaucoup abréger , on voit qu’il est peu de Végétaux plus utiles que le Dattier, puisque toutes les parties qui le composent sont employées à quelquesuns des usages de la vie. Nous ne parlerons pas de deux autres espèces de ce genre, beaucoup moins connues et qui sont loin d’offrir le même intérêt. (a. R.)

DATURA. Datura. bot. than.

Genre de Plantes dicotylédones de la famille des Solanées et de la Peutandrie Monogynie , qui offre pour caractères : un calice tubuleux allongé, anguleux , à cinq lobes peu profonds, caduc à l’exception de sa partie inférieui'e , qui persiste et forme un petit bourrelet saillant ; la corolle est monopétale, longuement tubuleuse, évasée supérieurement et formant cinq plis longitudinaux, terminés chacun par un lobe acuminé ; les étamines sont au nombre de cinq, leurs' filets sont très-longs j leurs anthères terminales oblongues et à deux loges, s’ouvrant par une fente longitudinale; l’ovaire est libre,, sessile , à quatre loges multiovulées ; il est surmonté d’un long style que termine un stigmate un peu lobé ; le fruit est une capsule globuleuse ou ovoïde , tantôt lisse , tantôt hérissée de pointes roides ; elle est à quatre loges, communiquant ensemble deux à deux, ce qui semble annoncer que dans la réalité cette capsule ne doit en avoir qOe deux , ainsique cela s^observednns tous les autres genres de la famille des Sola-

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uécs. Celte capsule s'ouvre en quatre valves , quelquefois en deux seulement , ou même elle se rompt irrégulièrement; les graines sont très-nombreuses, réniformes, noirâtres, chagrinées, attachées à quatre gros troihospermes saillans dans chaque oge.

Les Datura , au nombre d’environ douze espèces , sont des Plantes herbacées annuelles , rarement des Arbrisseaux , à feuilles simples et alternes , à fleurs axillaires très-grandes , exhalant parfois un parfum des plus suaves , mais plus souvent une oaeur désagréable et nauséabonde, qui est 1 indice de leurs propriétés délétères.

En effet, toutes les espèces de ce genre sont des Végétaux essentiellement vénéneux , qui exercent une action pernicieuse sur l’économie animale. On peut diviser les espèces de ce genre en deux sections, dont l’une comprend celles dont le fruit est lisse, et l’autre toutes celles dont le fruit est épineux. Pei’soon , dans son Synopsis F lantarum , a fait du Datura arborea un genre particulier sous le nom de Brugmansia , mais ce genre ne nous paraît pas différer du Datura par des caractères suffisans. En effet, son calice fendu latéralement et sa capsule à deux loges, sont les seuls caractères que l’on ait indiqués pour distinguer ce genre qui nous paraît le même que le genre Solandra de Swarlz, dont le fruit est légèrement charnu et reste indéhiscent. V Solandra.

f Espèces à capsules lisses.

Datura en Arere , Datura arborea , L. Cette espèce , la plus belle du genre , est originaire du Pérou. Elle en a été rapportée en France par Dombey, et depuis elle est devenue assez commune; elle peut s’élever à une hauteur de huit à dix pieds; sa tige est ligneuse , grisâtre et lisse extérieurement, rameuse , portant des feuilles alternes ou quelquefois géminées dans la partie supérieure des rameaux ; ces feuilles sont pétiolées , obovales , lancéolées , glabres supérieurement, un peu pubescentes à

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leur face inférieure ; les fleurs soûl il blanches , très-grandes, pédonculées, j»

pendantes et placées à Vaisselle des feuilles supérieures ; la forme tubu- i i leuse et évasée de leur corolle a fait j> donner à cette Plante le nom de Trom- : * pette du jugement. Elles répandent isurtout vers le soir une odeur forte ■}:' et agréable , mais qui cependant peut être dangereuse si on la respire peu- [ • dant long-temps ; aussi doit-on éviter ; • de la laisser enfermée dans un appar- ; »> tement , surtout dans une chambre à :

coucher. Cette belle Plante n’exige ; ^ que fort peu de soins : elle doit être * mise en pot ou en caisse , dans une a terre légère, mais substantielle , et on <■ doit la rentrer pendant l’hiver dans ■ l’orangerie. En effet, elle ne pourrait résister à la gelée. Au retour au prin- ; . temps, on doit couper presque jusqu’à la tige tous les rameaux de l’an- ; née précédente. Par ce moyen , on i fait naître de nouvelles ramifications I i herbacées , sur lesquelles les fleurs se i développent plus facilement.

Datura lisse , Datura lœvis , L. i.

Cette espèce est herbacée, annuelle ; elle vient de l’Abyssinie ; sa tige est * glabre , rameuse ; ses feuilles profon- s dément -dentées, glabres j ses fleurs « sont blanches , axillaires; sa capsule t est globuleuse et lisse.

ff Espèces à capsules hérissées.

Datura Stramoine, Datura Stra- t moniurn , L. On désigne cette espèce 1 sous les noms de Pomme épineuse, de t Stramoine, etc. Elle est très-commu- i ne dans les lieux incultes , dans les . décombres , le long des murs des villages ; sa tige est haute de trois à cinq

f lieds , rameuse , dichotome ; ses feuiles sont alternes ou géminées , gran- !

des , ovales, aiguës , pétiolées , sinuées ; et anguleuses sur les bords, un peu pubescentes ; les fleurs blanches ou violacées sont très-grandes , exlraaxillaires , solitaires, dressées et portées E. sur un court pédoncule pubescent ; | leur calice est tubuleux, allongé, i marqué de cinq côtes très-saillantes, l qui aboutissent supérieurement à cinq :

dents inégales et aiguës; la corolle a b environ trois pouces de longueur; If

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•lie esL înfundibuliformeet anguleuse; es étamines sont incluses; ie fruit ^st une capsule ovoïde, presque pyi i ainidalc , environnée à sa base par la fc* partie inférieure du calice ; elle est î jiérissé de pointes roides , offre quatre oges incomplètesel s’ouvre en quatre ivalves ; les graines sont brunes, réi aiformes et chagrinées. Cette Plante ost fort utile à bien connaître ; en efi et , c’est un violent poison ; ses feuilles répandent une odeur nauséabonde . *t vircuse ; leur saveur est âcre et imère ; elles développent les accidens des poisons narcotico-âcres. On y remédie en faisant immédiatement vo-

■ nir le malade , et en administrant ensiuite des boissons acidulées, avec le jentron, avec le vinaigre, etc. ; s’il se

■ léveloppe quelques symptômes par- : iiculiers , on les combat par des moyens appropriés. De même que ; jeaucoup d’autres Végétaux véné- : aeux , la Pomme épineuse a été introduite dans la matière médicale ; son . mode d’action sur l’économie animale, osst analogue à celui de la Belladone 02t de la Jusquiame ,qui appartiennent

■ aussi à la famille des Solanées. C’est surtout contre les maladies du sys-

itème nerveux , les spasmes , les conduisions , etc., que certains médecins disent avoir employé la Pomme épineuse avec succès; mais cependant

■ an y a rarement recours aujourd’hui.

1 L’extrait qui est la préparation dont on fait usage, s’administre à des do- •ses très-faibles, que l’on augmente . Graduellement. Ainsi on commencera i par un à deux grains , et l’on arrivera

jusqu’à un scrupule , et même au-delà i progressivement. Les graines de cette IPJante possèdent de semblables proipriétés narcotiques; on sait même •qua plusieurs reprises des malfai- .eurs s’en sont servis, en les mêlant mx alimens, aux boissons, ou au .abac, pour plonger leurs victimes dans un état de stupeur dont ils profitaient pour les dépouiller.

Datuha fastueux, Datura fasuosa , L. Cette espèce, qui est herbacée et annuelle, est originaire d’Ejypte. On la cultive souvent dans les

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jardins ou elle produit un très-bel effet ; sa tige est haute de trois à quatre pieds, très-rameuse, glabre, etsouvent d’une couleur pourpre foncée; ses feuilles sont péliolées, ovales , aiguës , sinueuses sur les bords , géminées dans la partie supérieure des ramifications de la tige; ses fleurs sont très-grandes , violacées en dehors , odorantes ; elles doublent assez facilement; il leur succède des capsules presque globuleuses , légèrement épineuses. Cette espèce , dont la culture 11’exige aucun soin , est également très-vénéneuse.

Datura féroce , Datura ferox , L.

Elle ressemble beaucoup au Datura Stramonium par son port; mais ses feuilles sontbien moins profondément sinueuses, plus velues ; ses fleurs plus petites , et ses fruits hérissés de pointes plus fortes, dont les supérieures sont les plus longues , et convergent les unes vers les autres. On la dit originaire de la Chine. Elle est annuelle.-

Datuba Tatuea, Datura Tatula, L. Cette espèce est originaire de l’Inde. On la cultive dans les jardins , d’où elle est sortie pour se répandre dans les campagnes, et s’y est, en quelque sorte, naturalisée. Ainsi, Requien , botaniste quia fait une étude spéciale des Plantes des environs d’Avignon . sa patrie , l’a trouvée près du pont du Gard. Bory l’a trouvée aux environs de Bordeaux. Cette Plante tient en quelque sorte le milieu entre le Datura fastueux dont elle a les grandes fleurs, et le Datura Stramoine, par sa capsule ovoïde , hérissée de pointes plus longues et plus grêles.

Le Datura- Métel , si commun dans l’Inde, et remarquable par l’odeur infecte de ses feuilles, appartient encore à cette section.

Dans le magnifique ouvrage de Humboldt , intitulé Nova Généra et Species Plantarum , notre collaborateur , le professeur Kunth, a décrit plusieurs espèces nouvelles appartenant à cette section ; tels sont, i° le Datuha oe Guayaquil , Datura Guayaquilensis , dont la tige rameuse

et rougeâtre , porte des feuilles ovales, aiguës, pubesccntcs, sinueuses, de grandes fleurs rougeâtres , pédonculées, dont le calice est fendu latéralement. Elle croît au Pérou. — 20. Le Datura a feuilles de CnÈNE , Datura quercifolia , qui a été trouvé au Mexique. (a. 11.)

DAUBENTONIA. mam. Geoffroy de Saint -Hilaire avait autrefois proposé de donner ce nom àl’Aye-Aye. Il est remarquable que le célèbre Da ubenlon n ait depuis reçu l’hommage d’aucun genre de Plantes , puisqu’on n’a pas encore admis de donner des noms de savans à des Animaux. (b.)

DAÜCUS. bot. phan. /G Carotte.

DAULIN. ois. L’un des noms vulgaires du Scolopax piisilla , L. V.

Bécassine. (b.)

* DAULLONTAS. bot. phan.

(Bontius.) Il paraît que la Plante des Indes-Orientales mentionnée sous ce nom est le Fitex ovata. • (b.)

DAUMA. ois. (Latliam.) Espèce du genre Merle. (b.)

DAUN. bot. phan. Ce mot, dans l’Inde, est donné à un grand nombre de Plantes, et diverses épithètes l’accompagnent, selon les espèces que ces épithètes doivent caractériser. Ainsi Daun-Assan est une Bégone 5 Datjn- Boeya , un Sainfoin ; Daun-Colidabas, Datjn-Gorita ,deux espèces de Jujubiers; Daun-Packou , un Polypode,etc. (b.)

DAUPHIN. Delphinus. mam. Genre de Mammifères établi par Linné dans l’ordre des Cétacés, caractérisé par l’existence de dents aux deux mâchoires, en quelque nombre que ces dents soient à l’une des deux ; car le nombre total peutvarier dehuitàcent soixante. — Nous ne ferons pas de leur taille un caractère générique, car les plus grands Dauphins ne le cèdent guère aux petites Baleines. On ne peut donc plus répéter que leur taille est moyenne ou même petite , relativement à celle des Animaux les plus voisins par leur organisation. C’est

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aussipour avoir compris dans ce genre des espèces qui lui sont étrangères ou pour avoir confondu l’état édenté par l’âge , avec l’état adulte de certaines espèces, qu’on a dit que certains Dauphins n’avaient pas de dents ; car c’est surtout chez les Dauphins, parmi les Mammifères, que ’on observe peut-être le plus , après 'Homme, la chute spontanée des dents par l’effet de l’âge.

Nous avons déjà dit aux mots Baleine et Cachalot quelle était la situation relative de l’ouverture des évents dans ces deux genres ; chez les Dauphins, comme nous l’avons déjà observé, l'évent dirigé verticalement par la construction de ses parois osseuses (ce qui donne , avons-nous dit , un caractère distinctif d’avec les Baleines ) s’ouvre par un plan vertical , tangent au bord postérieur des yeux.

Cet évent est en forme de croissant dans quelques espèces ; il est en ligne droite dans plusieurs autres. — Le dos est, dans laplupart, pourvu d’une nageoire triangulaire, etmêmede deux, suivant Rafinesque ; mais cette nageoire , formée par un simple repli de la peau et ne renfermant que de la graisse, est susceptible de manquer par un trèsgrand nombre de causes , même aux espèces à qui elle est naturelle , soit par atrophie accidentelle, soit par suite de blessures dans les combats qu’ils livrent entre eux ou avec les grands Animaux marins. Les mamelles sont inguinales , c’est-à-dire situées aux côtés des ouvertures anale et-génitale; le bord de l’ouverture génitale est d’un rose vif dans les mâles et dans les femelles , car la verge des mâles , quoique pourvue d’un os qui en forme l’axe , est rétractile au fond d’une véritable vulve formée de deux bourrelets longitudinaux; desortequ’au premier coup-d’œil il est assez difficile de distinguer des mâles les jeunes femelles. — 'Nous avons au mot Cétacé exposé les modifications d’organisation qui , mécaniquement parlant , ont fait réellement un Poisson de tout Cétacé.

Nous avons fait voir en quoi le mécanisme de leur natation diffère de celui

i c tous les Poissons , excepté celui des , ’lagiostomcs et des Pleuronectes, qui i en rapproche un peu. Nous n’ajoui ;rons qu’une seule observation pour L eçtilier ce que nous avons dit de leur eau. Ayaut tout récemment obseré celle du Marsouin, nous pouvons ffirmer qu’il n’y a pas de corps muueux apparent. L’épiderme , d’une épaisseur uniforme sur tout le corps t transparent, adhère immédiateoentà la face lisse ou extérieure du crrae , dont l’épaisseur est d’une line et demie à deux lignes. La face îterne du derme est découpée, cornue le serait du velours à cannelures ès-ininces et très-profondes pour épaisseur de l’étoffe ; de sorte qu’en .^tournant sur sa face externe un .mbeau de peau , tous ces feuillets écartent l’un de l’autre. La hauteur e ces feuillets est d’environ la moitié a même les deux tiers de l’épaisseur u derme; leur direction n’esf pas bcçtiligne; elle est ondulée par des unbes variables qui rappellent celles ai se dessinent à la paume de nos jigts. La couleur de la peau desDauhains est partout uniformément noire c i d’un brun foncé à la face feuillee du derme. Là, où la peau est i ianche extérieurement , c’est que la p >uleur s’arrête à une certaine épais- : ur suffisamment distante de la surtce épidermique. Et, comme ce f :rme est un peu transparent quand n en coupe de petites lames, on »it que suivant que la couleur s’ap- ; oche plus ou moins de la surface,

■ ms une région du corps , cette gion est susceptible de marbru- ■s et de nuances plus ou moins anches ou opaques. Sous le vence, où la peau est blanche, la couur noire s’arrête au fond des sillons li séparent les feuillets du derme, n voit donc que la cause de la uleur des Dauphins et probablecnt des autres Cétacés réside dans ■' > autre tissu qu’à la peau de l’Ilome. Le derme adhère à la couche ipeusc sous-jacente par des laï elles de cette couche qui pénètrent ns les intervalles des feuillets. Cette

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partie de la couche adipeuse est beaucoup plus consistante que les parties plus intérieures ; et comme sa tranche est assez compacte , on l’aura confondue avec le derme. Celui-ci s’en sépare avec une grande facilité, et sans retenir, même entre ses feuillets , aucun vestige de tissu adipeux ni de vaisseaux. Il se sépare du tissu adipeux aussi nettement que l’épiderme sé détache de sa face externe.

Plusieurs espèces de Dauphins sont remarquables, non-seulement par la

firoportiou avantageuse de l’aire de a cavité cérébrale à celle de la face , ainsi que par la proportion du volume hydrostatique du cerveau au volume du corps; mais aussi par la proportion du nombre et delà profondeur des circonvolutions cérébrales. Les enthousiastes des récits antiques, qui attribuent aux Dauphins tant de sociabilité envers l’Homme, et même de civilisation , auraient pu se prévaloir de la mesure assignée par Ebel et Soemmering à l’intelligence des Animaux. D’après cette mesure , déduite de l’excès du diamètre du cerveau dans sa plus grande largeur sur le diamètre de la moelle allongée à sa base, le Dauphin aurait moitié plus d’intelligence que l’Homme. Une pareille exagération aurait dû suffire pour montrer la fausseté de la mesure dont elle est la conséquence. Or , nous avons fait voir (Anatomie et Physiologie des Systèmes nerveux ) que , malgré le nombre et la profondeur des circonvolutions cérébrales du Dauphin , son cerveau étant relativement à la masse totale moitié plus petit environ que celui de l’Homme , la part d’intelligence qui lui est assignée par le calcul des surfaces de son cerveau , relativement à la masse de son corps, est beaucoup plus près de la réalité que celles que lui assignaient les autres rapports proposés, rapports d’où résultaient les contradictions les plus choquantes avec la réalité ( y.

Cérébro-Spinal et Cranf, pour la mesure proportionnelle des facultés des Animaux). Or , voici ce qui a

ilonné lieu à tous les contes anciens et modernes sur la sociabilité envers l’Homme , la civilisation, et même le goût délicat des Dauphins pour ceux des beaux arts qui sont le plus intellectuels , la poésie et la musique. — Des troupes de Poissons pélagiens , d’autantplus nombreuses queles vaisseaux ont eux-mêmes des équipages plus nombreux , ou que les convois , les escadres et les flottes le sont ellesmêmes davantage , escortent constamment les vaissaux et les flottes en marche. Ces légions de Poissons sont attirées par les débris de cuisine et les vidanges des vaisseaux , où ils trouvent une pâture abondante. Les Dauphins attachés sans cesse à la poursuite de ces Poissons, en même temps que les Squales , se rassemblent et se tiennent autour des vaisseaux pour avoir continuellement une proie prête à prendre , et vivre ainsi plus commodément et plus sûrement. L’Homme n’est évidemment pour rien dans les motifs qui leur font escorier ou précéder les navires. Ils ont pour compagnons de cette escorte les Squales si voraces , dont certes on ne sera pas tenté de faire des amis de notre espèce ; et cependant les motifs des Squales sont les mêmes que ceux des Dauphins. Mais comme , par la nécessité de leur organisation , les Dauphins n’attaquent que des proies d’un petit volume , l’Homme , dupe de sa reconnaissance , leur a fait une vertu de cette nécessité , sans plus de fondement qu’il lui arrive quelquefois de le faire pour les individus cîe sa propre espèce. Enfin c’est aussi par pur amusement entre eux que les Dauphins s’attachent à la route des vaisseaux. Quoy les a vus souvent, dans le voyage de l’Uranie, précéder la frégate niant de neuf à onze nœuds par heure , comme on voit les Chiens danois précéder les équipages dans les rues et les promenades publiques.

On voit ainsi deux , trois ou quatre Dauphins , quelquefois un tout seul s’exercer à lutter de vitesse , et par leurs zig-zags entrecroisés sous la pointe du beaupré ( et cela pendant

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