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visé ; la corolle se compose d’un nom lire plus ou moins considérable de *"
pétales , égal à celui des divisions du 1 calice, avec lesquelles ils alternent ; quelquefois la corolle est complètement monopétale. Le nombre des étamines.est le même ou plus rarement double de celui des pétales ou des lobes de la corolle monopétalb ; quand elles sont en nombre double , il arrive quelquefois que U rangée intérieure avorte ou se compose de corpuscules ou appendices de forme va- 1 riée. Les étamines sont insérées à la1 base ou à l’onglet de chaque pétale , etl’insertion est toujours périgynique.
Au fond de la fleur, on trouve constamment plusieurs pistils distincts et supérieurs, quelquefois légèrement soudés entre eux par leur base. Leurlj nombre varie de trois à douze etj même au-delà. Chacun d’eux se com
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}50se d’un ovaire plus ou moins alongé , à une seule loge , qui contient plusieurs ovules attachés à un trophosperme suturai et placé du côté interne. Le style est un peu oblique et se termine par un stigmate simple et petit ; en sorte que chaque istil ressemble beaucoup à celui es Renonculace'es poly spermes. Le fruit se compose d’autant de capsules uniloculaires et polyspermes qu’il y avait de pistils dans chaque fleur. Ces capsules s’ouvrent par la suture longitudinale qui règne sur leur côté interne ; les graines sont attachées aux deux bords rentrans de la suture. Elles se composent d’un embryon plus ou moins recourbé , enveloppant en quelque sorte un endosperme farineux. Cette famille se rapproche des Caryophyllées, dont elle diffère par son insertion périgynique. Elle a aussi de grands rapports avec les Saxifragées, les Nopalées , les Portulacées et les Ficoïdes qui sont également pourvues d’un endosperme farineux; mais elle s’en distingue surtout par la pluralité de ses pistils.
Les genres de cette famille sont peu nombreux. Les principaux sont : Tillœa , L.; Bull tarda, D.C. ; Craàsüta,\j. , auquel il faut réunir les genres Laroq chea , Globulœa , Turgosea , etc., était blis par Hawortli ( K. le mot Cras- ;[ sole); Cotylédon, D. C. ; Kalanchoe, -I Adans.; VereayV\\\à.-,Bryophyllum ,
5 L-<unk.;Scdum,L.; Rkodïola, L.; Sem- - pervivum , L. ; Sep tas , L.
Jussieu rapproche également de celte famille les genres Fenthorumàc :,J Gronovius et Cephalotus de Labillaro-l dière et de R. Brown. (a. r.)
if-J C R A SS U LE. Crassula. rot.
r pii an. L’un des genres les plus contai sidérnbles de la famille des Cras- !?ij sulacées , qui en a tiré sou nom , et ,î.| qui lui-même emprunte le sien du y\ latin crassus , épais. Il fait partie de ; et V la I’entandric Pcntagynic, L. , et se ,ci)t| compose de près d’une centaine d es - /:ar| pèces , qui croissent pour la plupart , ftr dans les contrées chaudes du globe ,
fl-i particulièrement au cap de Bonno-
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Espérance. Les auteurs modernes , et spécialement De Candolle ( Plantes grasses) et liaworth ( Plantæ succulentæ ) ont modifié les caractères du genre Crassula de Linné et de Jussieu. Ainsi le premier en a retiré, pour en former un genre nouveau sous le nom de Larochea , les espèces peu nombreuses qui ont la corolle mono-^
E étale , ne laissant parmi les véritales Crassules que celles dont la co-?
rolle est formée de cinq pétales. Haworth a beaucoup multiplié le nombre des divisions génériques , et a formé sept genres avec les espèces décrites par les différens auteurs sous le nom de Crassula. De ces genres trois contiennent les espèces à corolle monopétale: ce sont Larochea , Kalosarithes et Fauhanthcs- quatre, celles dont la corolle est pentdpétale : ils portent les noms de Crassula, Curtogyne , Turgosea et Globulœa. INous pensons que dans un genre aussi na-* turel ces coupes ne doivent être considérées que comme de simples sections, et non comme des genres réellement distincts : aussi ne les envisagerons-nous que comme telles dans le cours de cet article.
On peut distinguer les Crassules aux caractères suivans : leur calice est à cinq divisions très-profondes ; la corolle est formée de cinq pétales , ou est monopétale , régulière, ordinairement infundibuliforme et à cinq lobes ; les étamines, au nombre de cinq, sont insérées sous les ovaires ou à la base de la corolle monopélale. On trouve généralement à la base des ovaires cinq écailles glanduleuses qui manquent dans une seule espèce dont Haworth a fait son genre Vauhanthes. Les pistils sont au nombre de cinq; chacun d’eux se compose d’un ovaire uniloculaire polysperme et d’un style plus ou moins allongé ; le fruit est formé de cinq capsules uniloculaires et polyspermes.
Les Crassules, ainsi que l’indique leur nom, sont toutes des Plantes grasses ; leurs liges et leurs feuilles sont épaisses et charnues; leurs fleurs , qui offrent* une inflorescence très -variée, sont
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quelquefois peintes des couleurs les plus vives : aussi en cultive-t-on un grand nombre dans les serres des amateurs. Nous allons mentionner ici les espèces les plus remarquables, en les divisant en sept sections qui correspondront aux sept genres établis par De Candolle et Hawortli.
f Comité monopétale .
§ I. — Laroche a, De Cand. , Hawortli. Calice à cinq divisions; corolle monopétale, régulière, infundibuliforrne ; tube court et seulement de la longueur du limbe, qui est à cinq divisions ; Heurs en corymbes terminaux, sans involucre.
Ce genre , établi d’abord par De Candolle , adopté par Hawortli dans son Synopsis , a été modifié par ce dernier dans sa Révision des Plantes grasses , où il n’y a laissé que deux espèces, Larvc/iêa falcala et Larochea pcrfoliala , et a formé des autres un nouveau genre sous le nom de Kalosanthes-
Le Larochea falcala , De Cand. , Plant, grass. , t. îoï, on Crassula falcala , Botan. Mag. 2035, est originaire du cap de Bonne-Espérance.
C’est un Arbuste légèrement ligneux à sa base, portant des feuilles glabres opposées, presque connécs et réfléchies eu forme de faux ; ses fleurs sont rouges, disposées en corymbes et portées sur des pédoncules dichotomes.
§ II. — Kalosanthes, Hawortli , Revis, succulent. Plants , p. 6. Toutes les espèces de cette sec' ion sont originaires du cap de Bonne- Espérance; elles diffèrent seulement des Larochea par leur inflorescence en forme de* capitules environnés d’un involucre : leur corolle est également infuudibulilbrme, mais son tube est trois fois plus long que les divisions du limbe. Hawortli rapporte à ce genre huit espèces , qui toutes sont des Arbustes peu élevés , dont les feuilles sont imbriquées en croix, vertes , ordinairement allongées et ciliées île poils roidessur leurs Tiords; leurs Heurs sont très -nombreuses , ayant généralement la même
forme que celle du Jasmin ; leur cou-j leur est blanche ou rouge. Ün remar-i| que parmi ces espèces :
Le Kaeosanthe rouge , Kalosan \ thés coccinca, Haw. , loc. cil. p. 8 j c’est le Larochea coccinea, D. C. , loc cil. T. i, ou Crassula coccinea des iar diniers. Scs feuilles sont imbriquées très - rapprpchées les unes contre le*i autres; scs fleurs, d’une belle teinb pourpre , forment un corymbe dicho tome au sommet des ramifications dj la tige. Cet Arbuste, dont la tige ae quiert de deux à trois pieds d eléva?
tion, est très - fréquemment cultir dans les iardins.
Le K A LO SA N THE ODORANT, Kalà
santhes odoratissima , Haw., loc. c/V.g 7 , ou Crassula odoratissima, Andrew J Repos, t. a6,a ses fleurs presque rosJ et répandant une odeur très - fort analogue à celle de la Tubéreuse; s« feuilles sont linéaires, lancéolées, ob tuses.
§ 1 1 1 . — V AÜHANTH ES , Ha w . Reva suc. Plants. Cette section , formée d'< ne seule espace, se distingue des dei précédentes et de toutes les autr Crassules par l'absence des ccaiil qui accompagnent l’ovaire; c est Crassula dichotoma , L. , ou P'auha thés chlorœflora , llaworth , peti Plante annuelle, glabre et avant toi à-fait le port d'une Chlora. Elle en au cap de Bonne-Espérance.
ff Corolle polypétalc.
§ IV. — CrassUee , CrassuL kl Hawortli , loc. cit. Cette section, H plus nombreuse eircspèccs, a sesflet 1 disposées en cime; leur corolle <11 formée de cinq pétales , quelquef ] légèrement soudés entre eux par le hase ; les pistils sont au nombre (I cinq , accompagnés d'ëcaillos hyni g\ncs qui ne sont probablement qjj des étamines diÜbrmcs et stériles. I sont toutes des Arbustes ou des H|l4 lies annuelles qui ont généraient!»
les feuilles opposées en croix. Ncji citerons ici :
La Crassuee tétragone, C/ussiB tetragona , D. C. ,P1. gr. , t. 1 9. ArbuUI de trois pieds d’élévation , ayant la li
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. lisse, droite et roussâtre, portant des I feuilles à quatre angles obtus , arquées eu dessus , très-rapprochécs et disposées sur quatre rangs; ses fleurs, ii bhftichcs et assez petites , foi ment des , cimes rameuses et terminales. Elle vient du Cap.
La CRASSULE A FLEURS BLANCHES , j) Crassula lactea , Willd. , Sp. , D. C. ,
. PI. grass. Celte espèce est assez petite; jj ses tiges sont ordinairement étalées , |i épaisses et roides ; scs feuilles sont rapprochées , opposées et presque connées à leur base qui est rétrécie ;
| les fleurs sont assez grandes, d’un j! blanc pur, et disposées en cimes pai niculées. Elle croît au cap de Bonneji Espérance.
Nous ne possédons en France que trois espèces de ce genre, qui sont:
j la Crassule rougeâtre , la Crassule i de Magnol et la Crassule d’Angers.
La Crassule bouge atçe , Crassula ■ rubens , L. , D. C. , PI. gr. , t. 55 , est i une petite Plante annuelle , très-com-
I munc dans les vignes et au pied des
II haies ; scs tiges sont hautes de trois. à j quatre pouces , un peu velues, rou- 1: geâtres ; scs feuilles sont alternes , j charnues et presque cylindriques ; 1 ses fleurs sont rosâtres et sessiles.
La Crassule d’Angers , Crassula I A ndegavensis, D. C. , Fl. Fr., Suppl.
J p. 522. Cette petite espèce ressemble 1 beaucoup par son port au Seclum j alraturn dont elle diffère par ses ca-
Iracfères. Elle est entièrement glabre; sa tige est grêle, simple à sa base , divisée en trois rameaux dressés ; ses feuilles sont opposées dans le bas , alternes dans le haut, ovoïdes, allongées et dressées ; scs fleurs très-petites et d’un blanc rougeâtre naissent sur les ramifications de la tige. Elle croit en Anjou et dans d’autres parties de la France.
| § V . — CURTOGYNE , lia W. , lüC. tit.
j Cndislinguccc groupe par ses ovaires cylindriques , allongés , renflés à leur sommet qui se terminepar un long style ; les fleurs sont disposées en cimes ; j les feuilles sont ondulées, ciliées sur les bords, imhriquéessurquatre rangs, j Cette section ne comprend que deux
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espèces, originaires l’une et l’autre du cap de Bonne-Espérance, et qui forment des Arbustes d’un pied de hauteur. L’une est le Curtogyne uudata , Haworth ( Revis, p. 8 ) ; l'autre le Curtogyne urululata, id. Ces deux Plantes sont cultivées dans les serres chaudes.
§ VI. — ïurgosea, Haworth, loc. cit. Cette section comprend les espèces qui ont les fleurs disposées en épis ou en thyrses , accompagnées de bractées ; la corolle formée de cinq pétales légèrement inucronés un peu au-dessous de leur somi/îet ; les écailles du disque émarginées. Ce sont des Herbes bisannuelles , charnues , velues , ayant les feuilles opposées en croix; les fleurs petites et rosâtres. On y rapporte les espèces suivantes, qui toutes viennent du cap de Bonne -Espérance :
Crassula linguœfolia , Haworth ; C. tome n tus a , Thunb. , Cap. prod. 56; Q. pertttsa , Haworth ; C. obovata , lïaw. ; C. Aloides , Ait. Kew, 094.
§ VIL — Globulæa, Haworth, loc. cit. La corolle est formée de cinq pétales dressés portant chacun un globule jaune à leur sommet.
Ce caractère est le seul qui distingue cette section des vraies Crassu- J es. Haworth y rapporte six espèces , toutes originaires du cap de Bonne-Espérance. Ce sont les Crassula cultrata , Bot. Mag. 1 g4o ; Crass.
capitata , Cat. Iiort. Dyck.-, Crassula obvallaris , Haworth; Crassula canescens , id. ; Crassula sulcata , id.
Toutes les espèces de Crassules, à l’exception du petit nombre de celles qui sont indigènes de l’Europe , demandent la serre chaude. Elles doivent être plantées dans une bonne terre franche, mélangée d’un peu de sable , mais sans addition d’aucun engrais. Il no faut les arroser que très-rarement. La serre dans laquelle on les place doit être bien aérée et non humide. Rien n’est plus facile que la multiplication des Planter grasses eu général, et particulièrement des Crassules, par le moyen des boutures. Il suffit d’en séparer une
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leuille ou Un jeune rameau vers le mois de juin, de laisser la plaie sc bien sécher pendant une huitaine de jours avant de l’enterrer et dele placer ensuite dans une coucne où la chaleur soit modérée. Elle ne tarde pas à pousser de nouvelles racines , et à former un nouveau sujet. On peut encore les multiplier par le moyen des graines. (a. h.)
CRASSULÉES. bot. phan. Pour Crassulace'es. V . ce mot. (b.)
* CRASSUVIA. bot. phan. Com-
merson avait donné le nom de Crassuvia floripendula à une Crassulacée de l’Ile-de-France , que l’on a reconnue depuis être la même Plante que le j Kalanchoe pinnata , Lamarck. V. Ka- X.ANCIIOB. (G. .N.)
CR AT. pois. Syn. d’Esturgeon. V.
ce mot. . (b.)
* CRATÆA ou CRATEIA. bot.
JPHAN. ( Dioscoride. ) Même chose que Philomédion. V. ce mot. (b.)
CRATÆGONUM ou CRATEO- GONON. bot. phan. (Dioscoride.) Selon Lobel , synonyme de Mélampyre. ce mot. Ruraph appliqua le second de ces noms, en le latinisant, à X Oldenlandiaverdcillata. (b.)
CRATÆGUS. bot. phan. V. ALI- SIER.
CRATEIA. bot. phan. P . Cra-
TÆA.
CRATEOGONON. bot. phan. V.
Cratægonüm.
* CRATÉRAÎN THÈME. Craie ran-
tliemum. polyp. Le genre formé et fort imparfaitement décritsous ce nom par Donali , paraît être une Sertulariée de l’Adriatique. (b.)
CRATÈRE, géou. V. Volcan.
*CR ATERELL A. bot. crypt.
( Champignons . ) Persoon avai t d’abord séparé sous ce nom les espèces de Thélépbores à chapeau contourné en -forrffe d’entonnoir. Telles sont celles qui croissent sur la terre, le Thclephora caryophyllea et le Thelepkora terrestris. 11 en a depuis formé
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une section parmi les Théléphores sous le nom de Phylàeteria. V. ce mot et Théléphore. (ad. b.)
C RATÉ RIE. Crateria. BpT.
phan. Le genre Chætocrater de Ruiz et Pavon, auquel Persoon a donné le nom de Crateria, paraît être le même que le genre Anaidnga de Lamarck.