‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 12 sur 221 · V. ANATINGAetCASEARIA. (A. R · texte numérisé non relu

V. ANATINGAetCASEARIA. (A. R

* CRATERIDM-. bot. crypt. {Ly~ coperdacées.) Ce joli genre, .voisin des Trichia, a été établi par Trentepohl dans les Catalecta de Roth, fasc. 1, p. 2^4; il est un des mieux caractérisés de ce groupe de Lycoperdacées. Son péridium est pédicellé , membraneux, et en forme de coupe ou de godet; il est tronqué au sommet, et fermé par un opercule plat; les sporules sont entremêlées de filamens.

La forme de ce péridium et de son opercule rappelle celle des capsules de certaines Mousses , telles que les Gymnostomes.

Deux espèces extrêmement petites appartiennent à ce genre; elles croissent sur les bois morts et sur les feuilles pourries ; leur couleur est d’un brun marron ; l’opercule est blanc ; une troisième espèce ne se range qu'avec doute dans ce genre, c’est X Arcyria leucocephala de Persoon ; son opercule , au lieu de se détacher complètement du péridium, se détruit irrégulièrement. Ces trois espèces ont été très-bien figurées par Dittmar ( Deulschlands Pilze , fasc. 2 , n. 17— 18-19). (ad. B)

CRATÉVIERXVa/œ^fl.BOT.PHAN.

Vulgairement Tapier. Genre de la famille des Capparidées, et placé par Linné, qui l’a établi, dans la Dodécandrie Monogynie. Ses caractères sont : un calice à quatre sépales; quatre pétales plus grands que le calice; étamines en nombre qui varie de huit à vingt-huit; torus allongé ou hémisphérique; baicstipitée,ovée, globuleuse , pulpeuse intérieurement, munie d’une écorce mince. Ce genre dont nous venons d’exposer les caractères d’après De Candolle ( Prodrornus Systematis univcisaJis regni

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veget. T. i, p. a4a ) qui le place en tête de la tribu des Capparées , est composé maintenant de douze espèces dont la plupart étaient des Capparis dans différens auteurs. Ainsi les Capparis magna et falcata de Loureiro , le Capparis radiatifiora de la Flore du Pérou , etc. , sont à présent rapportés au genre Cratæva. Le genre Othrys de Du Petit-Thouars ( Gener.

Nov. Madag., n. 44) est composé uniquement du Cratæva abovata , Vahl , espèce conservée par De Candolle.

Nous ne ferons qu’indiquer les espèces absolument nouvelles: C. læta et Adansonii du Sénégal, C. tapioïdes et acuminala de l’Amérique méridionale. En général les Plantes de ce genre sont des Arbrisseaux inermes à feuilles composées de trois folioles.

Le Cratévier Tapier, Cratæva Tapia , L., est un Arbre élevéde douze mètres et plus , dont la cime étalée et fort touffue est formée de rameaux nombreux garnis de feuilles ternées et pétiolées, dont les fleurs sonlterminales, portées sur de longs pédoncules , et disposées en une panicule lâche et étalée. Cet Arbre croît dans le Brésil et à la Jamaïque. Plumier en a donné une figure sous le nom de Tapia arborea triphylla [Gener. Amer.

t. 21 ) ; mais c’est à tort qu’on lui a ajouté comme synonymes le Cratæva inermis de la Flora Zeylonica , ainsi que le Niirvala de Rhéede, qui se rapportent à l’espèce suivante.

Le Cratévier religieux , Cratæva religiosa , croît dans les Indes-Orientaleset dans les îles de la Société. C’est | aussi un Arbre assez élevé qui a les i plus grands rapports avec le précédent , mais que son bois plus dur , ses rameaux plus nombreux , ses feuilles lancéolées, elliptiques, amincies aux deuxextrémités, distinguent suffisamment. On en trouve une très-belle figure dans Rhéede ( Hort.Malab. 3, t. 42 ) qui lui a conservé le nom malabare de Niirvala. Il est aussi nommé dans le pays Ranabelou e t Preto * nou par les Brames , et Pee do morlo par les Portugais. Les Indous emploient scs diverses parties, son écor-

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ce, ses feuilles , et surtout son fruit , en cataplasmes pour résoudre les tumeurs lymphatiques et pour provoquer les urines ; mais la grande quantité d’ingrédiens qu’ils font aussi entrer dans ces topiques nous porLe à penser que leurs vertus ne dépendent pas uniquement du Cratæva religiosa. (G.. N.)

*CRATIUM. moll. Nous trouvons ce mot dans le Dictionnaire des Sciences naturelles ,avec cette explication:

a D’Argeuville nomme ainsi Y Ostrea fronsàe. Linné. » Nous n’avons qu’une observation à faire, c’est que Cratium ne se trouve pas dans D’Argenville , et que Linné n’a nommé aucune espèce de son genre Huître, Ostrea frons.

* CRATOCHWILIA. bot. phan.

Syn. de Cluytia dans Necker. V.

Cluytia. (a.d.j.)

CRAUPECHEROT. ois. Syn. vulgaire de Balbusard. K. Aigle, (b.)

CR AUROPH Y LLON . bot. phan.

(Thalius.) Syn. de Cucubalus Otites , L. (b.)

CRAVANouCRAVANT. ois. Espèce du genre Canard, du sous-genre Oie. P. Canard. (b.)

CR A VAN. moll. L’article du Dictionnaire où nous avons trouvé ce mot , dit seulement que c’est le nom vulgaire des Anatifes en quelques endroits , sans en citer aucun.

Il nous est impossible de vérifier le fait. (d..h.)

CRAVATE, ois. Sous ce nom, avec quelque épithète, on a désigné vulgairement les espèces suivantes d’Oiseaux :

Cravate-blanche , Lanius albicollis , Levaill., Ois. d’Afr., pl n5 , dont Vieillot a fait, ainsi qiïe de plusieurs autres espèces, son genre Gonolek. V. Pie-Grièche.

Cravate-dorée , l’Oiseau-Mouche Rubis-Topaze, jeune âge. V.

Colibri.

Cravate- frisée (Lcvaillant), le Philédon ICogo, Merops Cincinnatus, Lath. V. Philédon.

Cravate-jaüne, 1 ’Alauda capen -

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sis, L., Buff., pl. enl. 6o4, f. a. K- Alouette.

* Cravate-noire, le Trochilus nigricollis , Yieill. De l’Àipérique méridionale. V. Colibri.

* Cravate- verte, le Trochilus gu-

laris , Lath. , qui est le Hausse-Col vert dans son premier plumage. V.

Colibri. (dr..z.)

CR A VE. ois. Genre qui , dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, correspond à notre genre Pyrrhocorax. V. ce mot. (dr..z.J

CRAVICHON. bot. pii an. L’un des noms vulgaires du Prunellier, (b.)

CRAX. ois. V. Hocco.

CRAYE. min. Pour Craie. V. ce mot. , (b.)

CREAC. pois. L’un des noms de l’Esturgeon dans le midi de la France. On appelle à Bordeaux l’Ange , Sijualus squatina, L.,Créacde Bucb, et non de Ruse , comme l’écrit Rondelet. , (b.)

CRÉADION. ois. Vieillot a éta-bli sous ce nom un geure qu’il a formé aux dépens de quatre espèces de Philédons, des méthodes de Cuvier et de Temminck. L’étymologie grecque de ce nom générique exprime un caractère essentiel , celui des caroncules qui garnissent diverses parties de la tête de ces Oiseaux. 'Fr. PhilÉ-

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