‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 112 sur 221 · Marsouin, Delphinus Phocœna · texte numérisé non relu

Marsouin, Delphinus Phocœna

• ; Meer Schwèin des Allemands (Co- « an de merj, Porpess des Anglais fDorcus Piscis) , d’où le nom de turpois qu’on lui donnait dans le >yen âge. — Il a partout vingte, vingt-deux ou vingt-trois nts droites, comprimées, arrons , quelquefois striées , quelquefois - ;es. Sont-ce des différences d’âge de sexe? Il n’a guère plus de qua- I- à cinq pieds, la dorsale , plus refée qu’auDauphin vulgaire; exccp- > ;a tête ronde , et même un peu pla- \ ses formes sont semblables et ses ;; ileurs aussi. De tous les Dauphins mêle ronde c’est celui qui est le plus ramun sur nos côtes et dans nos reliés. Le Dauphin Ouette de Du-

1r nel ne paraît être qu’une petite va- 1 :é du Marsouin.

0. Dauphin Gladiateur ou Epatjmd , Delphinus O rca , Fabricius , ■ inaterre et Lacépède ; Grampus | Anglais (de grand Poisson, ali en Graspois par les Normands olis en Angleterre lors de la con- ! :te); le Swerdtjisch d’Egcdc , fié à la page 48 , où se lit pour texte ! lescription du Squale Scie ; l’Epée

de mer d’Anderson ; enfin Cuvier croit que c’est le Bélier de mer de Pline, lib. 9, cap. 5, d’Elieu, lib.

i5 , cap. 2. — Il a la nageoire dorsale pointue et élevée ; le corps noir en dessus , blanc en dessous ; une pointe noire dirigée en avant entre dans le blanc vers la base de la q.uçue ; il y a une tache blanche et arquée au sourcil et derrière l’œil. On en prit dans la Tamise , en 1787 , un individu de vingt-quatre pieds de long, figuré par Hunter (Transact. Phil.j même année, pl. 16) ; un autre de trente pieds , en 1798 ; un de dix-huit dans la Loire , décrit dans Lacépède sous le nom de. Dauphin Duhamel. — Sa tête est représentée (Oss. Foss., pl. 22, f, 3 et 4); museau large et court comme au Marsouin et au suivant, mais la région antérieure aux narines est concave au lieu d’être ren fiée . Les os d u nez son l petits. Le vomer ne paraît pas au palais. Les tempes, profondes et concaves, sont séparées de l’occiput par des crêtes plus saillan tes même quela crête temporale.

1 1 . Dauphin gris , Delph. griseus, Cuv., loc. cit. , pag. 284 et 297. Tête mousse et bombée comme au Marsouin ; dorsale pointue et arquée élevée de quatorze pouces sur une base de quinze. — Deux individus, sur quatre échoués sur les cpfes de la Vendée en 1822, avaient cette nageoire détruite en tout ou en partie. Tous quatre manquaient de dents à la mâchoire supérieure. Un , long de sept pieds , en avait huit à la mâchoire inférieure ; les autres, longs d’environ dix pieds, n’en avajent que six ou sept émoussées ou cariées ; un autre , pris à Brest et mal représenté (Ann.

du Mus., t. 19, pl. 1, f. 1), n’en avait que quatre fort usées, et, non plus , aucune en haut. Les pectorales pointues sont longues de trois pieds sur un pied de large à leur base ; le dos et les nageoires sont d’un noir bleuâtre ; le dessous du corps , blanchâtre , sp fond sur les côtés avec le noir du dos. Il n’y a pas de taches sur l’œil. Le crâne est figuré par Cuv. (loc. cit., pl. 22 , fig. 1 et 2). Les pla-

fonds îles orbites s’écartent plus qu’au Marsouin ; le yoiner ne se montre point au palais comme chez ce dernier. Risso envoya de Nice, en 1811, sous le nom de Delphi nus Arles , le dessin , la description et l’extrémité de la mâchoire inférieure d’un Dauphin pris dans la mendragué de cette ville , et long de neuf pieds , qui ressemble fort à cette espèce ; il manquait aussi de dents en haut, et n’en avait que cinq en bas ( Ann. du Mus.

t. 19 , pl. 1 , f. 4). Il était en dessus d’un gris de plomb , traversé par des traits et des raies inégales, droites et llexüeuses , blanchâtres ; le dessous d’un blanc mat.

i2. Dauphin Globiceps , Delphinùs Glubiceps , Guv. , loc. cit. , page 285 et 297 ; Delphinus mêlas , Traill.

Journ. de Nicholson , t. 22 , pag. 81 ; Delph. deductor, Scoresby , tab. des Rég. Avctiq. La tête gravée dans Bonna terre, Getol.,pl. 6,f. 2; dans Lacé p. pl. 9, f. 2-, sous le nom de Cachalot Swinewal, et'dans Camper, Célac. pl.

52 , 35 et 34 , sous le nom de Naryval édenté, est d’un Globiceps. — L’espèce égale le Gladiateur ou Epaulard ; elle atteint vingt pieds et plus; sa dorsale est beaucoup pïus courte ; ses pectorales beaucoup plus longues et plus pointues; la saillie excessive de son iront représente un casque antique ; sa peau est noire, excepté un ruban blanchâtre régnant sous le corps , depuis la gorge jusqu’à l’anus , et élargi quelquefois sous la gorge eu une bandé transverse. — Les jeunes ne montrent pas de dents. Un peu plus âgés, ils en ont dix à chaque mâchoire ; les plus adultes n’en ont pas plus de vingt. Néanmoins des observateurs qui en ont vu des troupes , ont compté sur quelques individus vingt-quatre à vingt-huit à chaque mâchoire.

Ce qui est certain, c’est qu’elles finissent par tomber ; les vieux n’en ont plus du tout en haut, et en conservent à peine huit ou dix en bas. Le Maôût , pharmacien de Sainl-Brieuc , qui en a observé soixante-dix échoués près de Paimpol , a vu beaucoup d individus ou la nageoire dorsale man-

quait en tout ou en partie. Scorcsbj (lue. t/7.) en a observé dans les nier}"

du Spitzberg des troupes nombreuse!

qui semblent conduites par un dej*

grands individus ; il en a vu jusqu

muiyiuuj , 11 ou ca tu

mille en une seule troupe. En i8o5|

on en poussa jusqu’à trois cent dij

sur le rivage de Scnetland ; en décent bre 1806 , il en échoua quatre-vingt|| douze dans la baie de Scapay à Pc mona , l’une des Orcades.

Cuvier représente sa tête ( loc. ci pl. 21 , f. 11 , 12 et 1 3 ) ; les iriletf maxillaires sont beaucouj) plus large qu’à l’Epaulard; ils prennent presqi»

les deux tiers de la largeur au irn»

seau ; dans l’Epaulaid, seulement f tiers; les tempes sont plus petite^ leurs arêtes moins saillantes; indic/j de mâchoires moins robustes. Levq mer ne paraît pas au palais.

Cuvier pense que l’Animal repnj

seule par Aldrovande (de Fisc., ■

1, dont]

681), souslenom Ae Bufalina, dos, aulieu dedorsale, offre un certa| nombre de déchirures , est quelqu Dauphin à tête obtuse et à dorsal mutilée. Quant au D.feres de Bonn; terre et Lacépède , il ressemblera au Globiceps , excepté que ses den seraient bilobées par une rainure, j sera difficile, tant qu’on ne connaît pas exactement les Cétacés delà Alt diterranéé , de décider ce qu’ét;i YOrca des anciens. D’après le rét du combat livré par Claude à ui Orca , on peut supposer que c’éta un Cachalot; et les Italiens tradu sent Orca par Capidoglio qui est letj Cachalot.

fff Dauphins sans dorsale , Delph j n aptères de Lacépède 1 3. Daupuln blanc, Delph. Leuca Pall. , Béluga des Russes, Jf 'cis Fisc flirt Fisch des Allemands et des ait landais, Scoresby, t. 2, pl. i4. — I convexité de sa tête est aussi cour et aussi arrondie qu’au Globiccp:

du reste elle est petite à propoi tioi le milieu du tronc est assez gros; 1 nageoires pectorales sont courtes ovales; la caudale légèrement écha# crée a ses lobes effilés en pointe. D;

V/l VV. « • j

l’âge adulte, il y a neuf dents partmqn

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i jgl-liuit en tout, droites, légère- :nt comprimées en coin et à pointe ;use. Le Béluga perdant de bonne i are ses dents d’en haut, Anderson, i-sson et les autres compilateurs ès lui en ont fait un Cachalot ; is les synonymes de Martens, de gdrager et d’Egède , que l’on cite h ir le Physeter albicans , ou Cacha- | blanchâtre, se rapportent absolunt au même Cétacé , que ceux . .nderson et de Krantz, cités pour Delph. Le u cas. Celui figuré par iresby avait treize pieds de long ; ivait échoué dansle Firth de Forth ;iuiu i8i5. Les figures de Martens til’Egède ne rendent pas assez la r.vexité de sa tête. Cuv. (/oc. cit.) ;>i résente son crâne ( pi. 22 , f. 5 et 6) i diffère beaucoup de celui des au- 5» Dauphins par son profil rectili— au-dessus duquel le crâne se i -*ve fort peu ; le museau va eu se

I ’écissant presque uniformément ; vomer ne paraît pas au palais, le tête avait déjà été figurée par

il tas , Voyage, pl. 69.

,4. Dauphin de Péron, Delph. Peili , Lacép. ; Delph. leucoramphus , fton, Voyag. t. 1, p. 217. — Cuvier .cit.) rapporte à cette espèce un Delrnaptère à museau obtus , mais dé-

II né au bout et sur les bords, ce lui fait une sorte de bec court , à

t orales taillées en faux , comme bs le Dauphin et le Marsouin ; caup : grande , pointue aux deux bouts, Mancrée au milieu, d’un noir bleuâssttr le dos ; le dessus du museau , K le dessus du corps et les peclorad’un blanc éclatant, excepté le R 1 tranchant des pectorales qui çst f • comme le dos ; partout le noir et danc nettement séparés l’un de litre ; son crâne, représenté pl. 21,

I et 6 , ressemble assez à celui du i,phin 1 vulgaire, et encore plus à u i du Delph. duùius; mais le mu-

I I est un peu plus plat et plus lar- 1 H porte partout trente-huit ou rante dents aussi grêles qu’à ces

' x espèces. Il est long de cinq pieds emi. Le capitaine Houssard en a >orté une tête , et Dussumier de

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Bordeaux une peau qui proviennent de la partie australe de la mer des Indes. Ces parages conviennent aussi au Dauphin de Péron. C’est probablement le même que le Dauphin de Commerson , vu près du cap Horn , à corps blanc, à extrémités noires. Quoyr etGaimard ont rencontré le Dauphin de Péron dans les parages de la Nouvelle-Guinée par deux degrés de latitude. Les Dauphins blancs , vus de loin dans la mer de la Chine par Osbek , sont-ils de même espèce? La zone équatoriale séparé leurs parages; c’est une raison d’en douter. Enfin Cuvier, jusqu’à des preuves ultérieures , repousse du geni’e Dauphin la Senedette de Rondelet, pag. 485. Ce qu’en dit cet auteur lui semble se rapporter au Cachalot.

Tous les Dauphins dont nous venons de parler, excepté celui de Péron , sont de l’océan Atlantique; et nous avons vu au mot Cétacés que les espèces sont circonscrites dans des par rages au-delà desquels on ne les rencontre guère. Quoy et Gaimard ont observé dans l’océan Pacifique trois espèces différentes entre elles par les couleurs, et que la situation même de leurs parages ne permet guère de supposer identiques à aucun des Dauphins^précédens par la raison que nous venons d’exposer. Malheureusement, cesDauphinsn’ontetévus qu’àla mer, et comme, en nageant , le devant de la tête reste au-dessous de Veau, on n’en a pu reconnaître1 la forme. On ne peut donc les classer dans aucune des sections précédentes.

I. Dauphin Rhinocéros, Atlas de Zoolog. , Voy. de Freycinet , pl. j 1 , fig. 1 , par 5,28 de latitude nord. Ces Dauphins, caractérisés par une corne ou'nageoire recourbée sur le front , faisaient de rapides évolutions autour de l’Uranie. Leur taille est à peu près double de celle du Marsouin. Le dessus du corps jusqu’à la dorsale est tacheté de noir et cle blanc.

H. Dauphin crucigérjïï , ibid. , pl. 2, fig. 3. Dans la traversée de la Nouvelle- Hollande au cap Horn , par 49 degrés de latitude sud, PUranie ren-

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con li a des Dauphins ayant de chaque côté du corps dans presque toute sa longueur deux bandes blanches coupées à angle droit par une bande noire. La nageoire dorsale. (liait assez aigue.

I1L Dauphin albigiïiie , ibid. , pl.

11, fig. 2. Par les mêmes latitudes , mais plus à l’est que pour le precedent , l’Uranie rencontra une autre espèce de Dauphin remarquable par une bandelette blanche de chaque côte de la tète. — Le premier de ces Dauphins est évidemment une espèce distincte. Les deux autres paraissent autant différentes entre elles que du Dauphin de Péron.

Dauphins fossiles.

i5. Dauphin de Gortési , Cuv.

(/oc, 67 7. , pag. £09 et suiv.). Dans la colline de Torrazza, séparée , par le ruisseau de S tram on te , du mont Pulgnasco , où a été découverte par Gortési la Baleine que nous avons décrite sous le nom de Cuvier ( V .

Baleine), a été trouvé aussi, par Gortési , le squelette presque entier d’un Dauphin, dont voici les caractères : chaque mâchoire a vingthuit dents , c’est-à-dire quatorze de chaque côté , toutes coniques , légèrement arquées en dedans, allant en diminuant vers, le devant; les plus grandes sont longues de deux pouces; leur émail est teint en bleu, par l’argile clc leur gissement. Ce nombre de quatorze dents se retrouve aussi dans le Globiceps; mais le fossile n’en diffère pas moins essentiellement par sa tête beaucoup plus ptroite à proportion de sa longueur. Ces deux dimensions sont dans ce Fossile de 0,620 et 0,245, en prenant la largeur d’une orbite à l’autre; et dans une tçte, de Globiceps , justement de la même longueur , Ja largeur est de 4$o. Ou voit aussi par la figure de Cortési que le museau est bien plus long à proportion du crâne ; que l’orbite est plus petite ; que l’enfoncement au-devant des narines est plus étroit et plus creux. La mâchoire inférieure est moins haute à proportion que dans l’Epaulard et le Globiceps ; la tête est longue d’un pied dix pou-

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ces neuf lignes. Ce qui reste dcl’d nine fait environ trois fois et demie 1) j longueur de la tête ; mais il y man| que beaucoup de vertèbres de 1, queue. 11 ne reste que trentç-lroj vertèbres et treize côtes d’un côté; j y a donc au moins treize vertèbrq dorsales , puis treize autres verl^brea soit lombaires , soit caudales. Daprù les dimensions indiquées , il est vraî semblable que si l’épine était entière le squelette aurait à peu près doua

Ï)icds; et qu’en tenant compte dq obes de la queue, l’Animal eutiq pourrait en avoir treize. Ce Dauphii :

fossile n’est donc pas identique ava aucune espèce connue.

16. Dauphin a longue symphise ' Cuv. (/oc. cit. , pag. 5i2 ), Il existe ai cabinet de Dax une mâchoire infé r Heure assez complète de ce Dauphin' 1 représentée ( Cuvier, pl,23, fig.:

et 5), et au Muséum de Paris, ui fragment de mâchoire supérieur* - ( ibid. fig. 9 , 10 et 11 ), trouvé à deu» •“ lieues de Dax dans les couches d’uix : espèce de falun riche en toute, sorti ' de Coquilles. Les dents solides et san ; dents de remplacement dans leur ca vité , prouvent d’abord que ce n’ea 1 point un Gavial comme la longueur dl • la symphise l’avait fait croire, et ce nj peut être la mâchoire d’aucun Rcptild r puisque les branches n’en sont pas di visées en plusieurs os. Ce qui subsistj ide la partie symphiséè est long dijh 0,24 ; et la plus entière des branché!

l’est encore de 0,2. au-delà de la sym;i lie pliisq. C’est une longueur de sciz. pé: pouces qui annonce plus.de deuxpiedjj îst de longueur totale. Il y a liuitdentf :

de phaque côté dans ce qui reste de lij S; symphise , et dix autres en arrièrî dans la plus entière des deux branches. Ces. deuts coniques ont en ar* rière de leur base un petit tak>»

mousse. Le fragment de la mâchoin supérieure montre encore que c’est h< ! Douphih , par se» dents pleines avet !

un vestige de talon à leur basé , et dont les, racines vont en s'élargissait jusqu’à l’endroit oii elles entrentdanl 1 l’os. Cette mâchoire Supérieure prouj j vc eufm que ce n’est pas un Cacha} !

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