‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 113 sur 221 · X3AU · texte numérisé non relu

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it, doute qu’aurait laissé la mâchoire üférieure seule d’abord à cause de es dents, et ensuite parce que, dans a forme et dans l’agencement de es os , elle a tous les caractères des Jauphins. Ce n'est non plus aucun 1 es Dauphins connus. Le Delp/iij^' G ange tic vs et celui deYan Breda,

: ui ont aussi une longue symphise à i mâchoire inféi’ieure , sont tous itieux plus petits. La symphise du >remier est très-comprixnée; celle du ossile est plus large que haute , et les lents sont d une autre forme; celui le Breda a les dents plus petites , dus serrées et beaucoup plus nombreuses qu’elles n’ont pu l’être sur le ossile. Cette espèce qui devait être

Id’un quart plus grande que le Dauphin de Breda , est donc distincte de o utes les autres.

17. Dans le même gissement que le précédent , a été trouvé un fragment le mâchoire inférieure contenant mit dents et l’alvéole d’une neuvième. Les dimensions de ce morceau,’ a grandeur de ses dents, sont aussi . emblables que possible à celles du Dauphin vulgaire; mais la courbure lies dents est un peu différente, et il u i’y a pas ce sillon profond ou sont ; ireusés les, alvéoles dans le Dauphin 1 ulgaire.

18. Dans le calcaire grossier du département de l’Orne, ou sont des qs de ’hoque et de Lamantin, encore encroûté de débris de Coquilles , a été t. rouvée une pdrtion.de mâchoire supérieure, consistant en une grande

Kiarlie de l’întermaxillaire et du maxifairc droit; le long,. du bord extgri îeçont conservés les alvéoles de dix- > sept dents. Ce qui gst fiès-remarquai ale, c’est que le fiord du maxillaire , derrière les alvéoles, .est uni en conti- 1 îuation avec le reste du palais , et seulement un peu convexe sansenfon- > :erncnt ni inégalité. Par ce seuf èaraè- 1 ère , on peut encore déterminer une ispèce nouvelle pour les naturalistes.

r' ,! * : ' '(A- T3--NS.)

DAUPHIN, rois. Nom vulgaire Il 'PPi'fIu® Par les marins aux Coryj i pliâmes. V, ce mot. (b.)

DAUPHIN, moll. Nom marchand du Turbo Velphinus , L. P'. Daupiiintjle. (b.)

DAUPHINE, bot. ru an. Variété de Laitue cultivée. (b.)

DAUPHIN ELLE. Delphinium, bot.

phan. Genre de Plantes de la famille des Renonculacées et de la Polyandrie Pentagynie, L., facile à distinguer par les caractères suivans : son calice est coloré , formé de cinq sépales inégaux, caducs; le supérieur se prolonge à sa base en un éperon creux dont la longueur varie beaucoup; les quatre autres sépales sont presqu’égaux entre eux. La corolle est létrapétale , irrégulière ; les quatre pétales sont fort inégaux ; les deux supérieurs , très-rapprochés , se prolongent à leur base en un appendice en forme de corne droite qui s’enfonce dans l’éperon du Calice ; quelquefois les quatre pétales sont tellement rapprochés et soudés entre eux, qu’ils semblent n’én èonstitüer qu’un seul d’une forme très-irrégulière. Lesétamines sont fort nombreuses et hypogynes. Le nombre des pistils varie d’un à cinq qui se changent en autant de capsules allongées , terminées en pointes à leur sommet , à une seule loge , contenant plusieurs graines insérées à un trophosperme longitudinal et intérieur; ces capsules Couvrent par une fente longitudinale.

Les Dauphinelles sont des Plantes herbacées 3 annuelles OU vivacès , ayant la tige dressée , Simple ou rameuse ; les feuilles alterrfeâv'pétiolées , divisées eq Uïi trèsjTg^a;n4 nombre de lobes digit^s, Les fleurs , généralement bleues , pfanGhps Ou roses dans quelques variétés cultivées , forment des épis ' simulés ou des espèces de panietuéS dressées et terminales. Un tronVé -troiâ bractées pour chaque fleur ,■ une â 14 Bàse'du pédicelic et deux vers sa partie supérieure. Çes Plante^ - Croissent dans lès champs ou les ! forêts! dè1 l’hémisphère boréal. Dans le premier volume de son Syst. Nàt. Vcgel. > lo

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professeur De Candolle en a décrit quaranle-qualre espèces dont onze croissent en Europe , cinq dans l’Airique septentrionale, treize en Orient, dix en Sibérie, et six dans l’Amérique du Nord. Dans le premier volume de son Prodr. Syst. , le nombre des espèces est porté à cinquantcbuit. Plusieurs étant cultivées dans les jardins , nous les mentionnerons ici après avoir indiqué les coupes ou sections qui ont été établies dans ce genre.

Le professeur De Candolle forme quatre sections dans le genre Dauphinelle et leur donne à chacune un nom particulier en leur assignant les caractères suivans :

Irc Section. — Consolida :

Un seul pistil ; pétales soudés en un seul, de manière que l’éperon interne est d’une seule pièce : Plantes annuelles.

IP Section. — Delphinellum :

Trois pistils ; pétales non soudés ; éperon interne double : espèces annuelles.

IIP Section. — Deephinastrum :

Pistils de trois à cinq ; pétales non soudés; les deux inférieurs bifides et barbus; éperon interne double : espèces à racine vivace.

IVe Section. — Staphysagria :

Pistils de trois à cinq ; pétales libres ; éperon court; l’intérieur double; capsules renflées ; graines très-grandes et en petit nombre : espèces bisannuelles.

Nous allons décrire les espèces les plus remarquables en suivant cette classification.

i°. Consolida :

Dauphinelle d’Ajax , Delphinium, Ajacis , L. ; D. C. , Syst. Nat. , 1 , p. 34i. Cette espèce, connue sous le nom de Pied d' Alouette des jardins , et qui, selon Pallas , est originaire de la Tauride, est maintenant cultivée dans tous nos jardins , d’où elle s'est répandue, et en quelque sorte natu-

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ralisée dans les champs. Sa tige estj toujours simple inférieurement, di4 visée seulement vers sa partie supé-t rieure en quelques rameaux dressés.; Elle est glabre ou légèrement pu-j bescente , haute d’un pied et plus;; ses feuilles sont profondément dé-* coupées en une multitude de lanières étroites. Ses (leurs forment des épis ou grappes simples, longues de qua-l tre à huit pouces à la partie supérieure de la tige et de ses ramifications. Ses pétales, soudés en un seul, présentent quelques lignes qui simulent, en quelque sorte , les premières lettres du mot Ajax écrit en caractères grecs. De-là le nom spécifique qui lui a été donné par Linné. Il paraît que cette Plante , u est l 'Hyacinthe de Théocrite et d’O- r vide. Ün la cultive aujourd’hui dans tous les parterres où elle forme de magnifiques bordures au commencement de l’été. Ses (leurs doublent très-facilement et présentent une in- 'finité de nuances. Elles sont blanches , roses, pourpres, bleues ou panachées. La culture du Pied d’Alouetle est très-facile. On le sème en place au printemps, et on éclaircit les pieds lorsqu’ils ont poussé trop dru.

Dauphinelle Consoude, Delphinium Consolida, L.;D.C., Syst. , i , p.

343; Lamk. , 111. , tab. 482 , fig. î.

On connaît cette espèce sousle nom de i Pied d! Alouette vulgaire. Elle est extrêmement commune dans nos champs et se distingue facilement de la précédente par sa tige rameuse, dont les rameaux sont divariqués, par ses (leurs plus petites , portées sur des pédoncules plus longs, par ses capsules glabres tandis qu’elles sont pubescentes dans le Pied d’Alouette des jardins. On la cultive

Quelquefois dans les jardins. Ses eurs varient de couleurs , et doublent facilement.

2°.. Delphinellum.

Dauphinelle étrangère , Delphinium peregrinum, L. ; Sibth. Fl.

Groeca , tab. 5o6 ; Delph. junceurn ,

Ce

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