‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 122 sur 221 · DEF · texte numérisé non relu

DEF

ristiqu.es, commence dans les langues danoises un grand nombre de noms de Plantes, rapportés comme synonymes par quelques auteurs. Ainsi Deei-Buom-Borom est le Lonicera Xylos teu m , L. ; Deei-Trop , le Ce phalanthus procumbens, Lour.; Deei- Xanh-Vuong, le Cissus quadrangularis ; Deei-Xop-Xop , le Ficus purnila , etc. , etc. (b.)

DEERINGIE. Deeringia. bot.

phan. Genre de la famille des Amaranthacées et de la Pentandrie Monogynie, L., fondé par R. Brown [Frodr.

Flor. Nov.-Holland., p. 4i3) qui lui donne pour caractères : un pénanthe à cinq divisions profondes ; cinq étamines réunies à leur base en un urcéole édenté , et munies d’anthères biloculaires ; style tripartie ; péricarpe renflé , bacciforme et polysperme. Ce genre a de grandes affinités avec le celosi'a de Linné et le Leslibudesia de Du Pelit-Thouars. Il ne se compose que d’une seule espèce , la Deeringia celosioïdes , à laquelle R.

Brown donne pour synonyme la Celosia baccala , Retz ( OBserv. 5, p.

23); cependant il observe que la Plante de la Nouvelle-Hollande différé de celle décrite par Retz , et qui croît dans l’Inde, par ses fleurs plus grandes et la pluralité de ses graines. Du reste , c’est un Arbrisseau glabre , dont les tiges faibles s’appuient siales autres Arbres de la contrée. Il a des feuilles alternes et des fleurs soutenues par trois bractées , et disposées en épis terminaux ou axillaires.

DÉFENSES, zooe. On désigne généralement par ce mot celles des dents de l’Eléphant, du Sanglier ,«du Babiroussa , etc. , qui saillent hors de la bouche.

Quant aux moyens de défense des Animaux, ils ont été traités à l’article Armes. V . ce mot. (b.)

DÉFENSE DE SANGLIER, annee.

L’un des noms vulgaires desDentales.

H. ce mot. (b.)

D E F F O RG l E. Defforgia. bot.

ru an. Le genre appelé ainsi par Com-

DEG

merson , dans ses manuscrits, a été nommé Forgesia par Lamarck. V.

Fougésie. (a. n.)i

* DEFFYT. ois. (Gesner. ) Syn. de Gallinula Nævia , Lath. F. Gaeeinuee. (b.)

* DEFINIES (étamines). Stamina definita. bot. piian. Cette expression n’est employée que par opposition à celle d’étamines indéfinies. Le nombre des étamines est défini jusqu’à douze; passé ce nombre, elles n'ont plus rien de fixe; elles sont indéfinies. V. Système Sexuee de Linné.

DEGENERATION. Nous ne pensons point que ce mot puisse être admis dans l’histoire de la nature , où rien ne dégénère dans le sens véritable qu’on doit attribuer à ce mot. Les changemens que subissent les êtres , soit qu’ils acquièrent de nouvelles parties par un développement plus ou moins favorisé, soit qu’au contraire ils s’appauvrissent par des privations quelconques, ne sont ni des perfectionnemensuides dégénérations. C’est au mot Dégénérescences des organes que nous examinerons ce que, d’après l’éloquent Buffon , on considérait comme des erreurs de la nature, (b.)

* DÉGÉNÉRESCENCES DES OR- GANES. ROT. et ZOOL. Ce mot , pris dans son sens strictement littéral, exprimerait une altération dans les tissus des organes , et par suite une lésion de leurs fonctions physiolpgiques capable de produire des accidens toujours graves dans les diverses parties de l’individu affecté. Ce n’est pas ainsi qu’on doit l’entendre en histoire naturelle, car nous prouverons dans le coins de cet article que les conséquences du phénomène dont il s'agit, loin d’être constamment fâcheuses , comme celles des Dégénérescences morbides pour l'être organisé , lui sont le plus souvent profitables- L’expression de Dégénérescences signifiera donc pour nous toute espèce de modification dans la structure des organes , laquelle entraînant uu

DfcXi

I idgemcnl notable dans leurs fonças , peut faire illusion sur leur vétable nature et masquer la symétrie j leurs rapports. Quoique le règne j imal en présente un grand noml| e d’exemples , nous n’insisterons ■•s sur les considérations qu’il serait jj-ssible d’en tirer, parce que ces I temples n’ont pas attiré l’attention lltéciale des zoologistes , ou du moins ils ont été envisagés sous un au- 5 : point de vue. A la vérité, les lies conceptions d’anatomie philophique de Geoffroy Saint-Hilaire turraient se rattacher à l’étude que

* us faisons en ce moment, mais nous 4 uindrions de tronquer les faits , | voulant en donner une exposition

régée , et d’affaiblir la justesse des .pprochemcns qu’en a déduits ce avant professeur. Sa théorie, d’ail— tirs, se trouve exposée dans plu- 1 3urs articles de ce Dictionnaire , nous ne ferions que reproduire ; us une autre forme ce qui est dit ix mots Analogues, Clitoris , i . jOAQUK , etc.

Ainsi, laissant de côté les Dégéné- >scences zoologiques , nous nous ocnperons particulièrement de celles lue l’on observe si fréquemment dans ■ s Végétaux , lesquels , sous ce rap- >rt , ont été le sujet des méditations l ; notre illustre maître le professeur 1- eCandolle. Ptiissions-nousprésenter h îos lecteurs un tableau fidèle des opinons de ce savant, opinions que nous ► 'ons étudiées dans ses conversations h dans la lecture de ses ouvrages , et Joint il a été implicitement question [u mot Avortement! Par le mot Dén mérescencesdes organes, l’auteurde Théorie Elém. de la Botan. (2° éd., f io5) définit les phénomènes de vé- . dation , soit consta*ns, soit accidenls , et toujours caractérisés par l’as-

• jet insolite ou différent de. celui que v résentent naturellement les organes ■' is Plantes. Si nous réfléchissons à la

mplicitéde l’organisation végétale et l’unité presque absolue de composion des tissus élémentaires , nous ne f :rons pas étonnés d’en trouver des I celti pies aussi nombreux et aussi va-

Page 1