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liés, car les plus légers changemcns dans la nature intime d’un organe sont capables de lui faire prendre l’apparence et les fonctions d’une autre partie. Les moindres variations des milieux dans lesquels il vit ontunc influence marquée sur son développement ainsi que sur ses formes ; cl il peut arriver que sa transformation soit complète lorsque la nature des a gens extérieurs est totalement intervertie. Ainsi , par exemple , rien 11’est plus facile que de faire produire sur une lige des racines au lieu de branches , et réciproquement des rameaux caulinaires sur des racines ; et pourtant ce sera le même bourgeon , c’està-dire un abrégé de parties similaires, qui donnera , dans ces deux cas opposés , des organes aussi différons eu apparence que la tige et la racine !
C’est encore au changement de milieux qu’il faut attribuer les métamorphoses que subissent un grand nom-* bre de Plantes amphibies , et qui sont tellement extraordinaires qu’elles ont donné lieu à de graves erreurs spécifiques. Si , pour nous borner à un seul exemple, nous observons, dans un marais desséché , la Renoncule aquatique, Rànuncuius aquatilis , L., d’abondantes feuilles dont le limbe est plane et bien développé couvrent sa tige, la longueur de celle-ci est peu considérable ; en un mot elle offre des caractères précis que l’on peut définir aussi bien que ceux des autres espèces du même genre. Mais suivons les développemens de la même Plante lorsque, par une cause quelconque, la surface du sol aura changé ; nous là venons bientôt s’allonger en raison de la moindre densité du terrain qui, en fournissant plus de sucs aux racines et opposant moins d’obstacles à leurs progrès, activera aussi l’augmentation des tiges. Que l’eau vienne à s’élever au-dessus du sol , alors le parenchyme des feuilles se détruira , et les nervures s’accroîtront de manière à devenir filiformes et désagrégées.
Ainsi, au lieu de feuilles, nous ne trouverons plus que des faisceaux de fibres dont les fonctions seront d’une
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toute autre nature , puisqu’elles n’auront ni leurs formes , ni leurs couleurs, ni leur consistance, puisque vivant dans le fond des eaux , elles ne serviront pas , du moins comme les feuilles , à la décomposition de l’acide carbonique et à la production de l’oxigène.
Cette Dégénérescence complète de tous les organes de la végétation dans la Renoncule aquatique , par suite de la différence des milieux qu’elle habite, se représente dans la plupart des Plantes amphibies. Nous signalerons ici celle des feuilles de lu Sagittaria sagiltæfolia , L., que nous avons remarquée sur les bords de la Seine , parce que l’observation n’en a été consignée nulle part et qu’elle semble rentrer parfaitement dans nos vues sur les Dégénérescences. On sait que cette Plante est singularisée par ses feuilles presque cylindriques ou cannelées intérieurement et terminées en fer de flèche; c’est ainsi qu’elle se présente sur le bord des rivières ou au milieu des eaux stagnantes. Mais lorsqu’elle se trouve dans des courans rapides , ses feuilles, entraînées parles eaux, couchées et submergées, s’allongent considérablement et ne forment que des rubans très-étroits dont les bords sont parallèles jusque vers leurs extrémités. En cet état, il serait impossible de reconnaître à quelle Plante elles appartiennent, et il est probable qu’elles exécutent des fonctions toutes différentes de celles des feuilles ordinaires de Sagittaria.
C’est une observation très-ancienne , que la nature du sol exerce une grande influence sur les organes de certaines Plantes. Celles-ci, transplantées d’un terrain dans un autre, indépendamment des mutations survenues dans leurs dimensions , éprouvent des déformations réelles dans leurs diverses parties. Les épines dont la nature a armé plusieurs Végétaux sauvages s’évanouissent souvent par la culture ; à leur place , on voit paraître des bl anches en tout semblables à celles qui sont habituelles à l’Arbre.
Ces métamorphoses que nous voyons
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s’opérer fréquemment dans les Ge-| nets , le Prunier épineux , les Oran-i gers , etc. , indiquent assez qu’un ter rain maigre et ingrat a transformé dans la nature sauvage, en épinei protectrices de l’individu , les bran elles qui , mieux nourries dans un so fertile , auraient conservé leur organisation primordiale. Enfin , on doi compter au nombre des causes exte-j rieures des Dégénérescences acciden-j telles , les grands phénomènes iné-j téoriques de l’athmosphère. Lorsque} des pluies ou des brouillards épais»
font avorter les grappes de la Vigne,* celles-ci sc métamorphosent en vrillest|'
3ui servent alors au Végétal de points» 'attache , mais qui trop souvent se»
multiplient au-delà de ses besoins et!
trompent l’espoir de l’agriculteur.
Une cause, plus importante que!
la précédente, puisqu’elle produit desil transformations plus variées et qu’elle»
semble inhérente à l’organisation in-* time des Plantes , c’est l’avortement des» organes voisins qui force, pour ainsi!
dire , l’organe dégénérescent à revêtir des formes et à remplirdes fonctions qui» lui sont étrangères. Le propre avortement de l’organelui-même peut encore:
être tel qu’il en change les fonctions! et occasione une véritable Dégénérescence. Cette question a été en partie traitée au mot Avortement de ce Dictionnaire; mais c’est ici le heu de la considérer spécialement et d’ènlj développer les applications. Examinons-la dans les diverses parties des j Plantes , en commençant par les or-l ganes de la végétation.
La tige, cette partie centrale, base de tout le système épigé , est moins sujette que toute autre aux métamorphoses. Cependant, soit qu’elle subisse un avortement complet par l’accroissement des organes circonvoisins , soit qu’elle se développe outre mesure par l’annihilation de ceux-ci, ou enfin par toute autre cause , nous la voyons tellement | transformée que, sans la voie de l’a- i nalogie , il nous serait impossible de | la reconnaître. Les tiges des Plan- i tes bulbeuses , réduites à un mince J
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i leau , nous offrent l’exemple d’une ,générescence complète par avortent de l’organe lui -même. Nous i ms observé un phénomène analoi e dans les tiges de plusieurs Plantes : lincs. On est, en général, frappé l'exiguïté de celles-ci relativement énormité des dimensions de leurs ti irs ; mais on n’a jamais observé , nous semble , qu’une grande antité d’espèces ne sont multicauet herbacées que par suite de l’ortératiou de leur tige principale, nsi , la Gentianci glacialis , que l’on écrit toujours comme multicaule , liSt réellement qu’unicaule , puisse chacune de ses prétendues tiges i un long pédoncule naissant des -selles de plusieurs paires de feuilles ; reniement rapprochées et dont les treuœuds, réduits à leur minimum, restituent la tige dégénérée. Ces péf ncules, il est vrai , sont foliacés et semblent.être que de simples rai :aux ; mais il nous paraît évident, r la position de chacun d’eux , i ’ils doivent être assimilés aux pénncules si minimes des autres espè- >> et que leur développement est dû i l’avortement de la souche ou tige i ncipale.
1 Lorsque les tiges prennent un.aci lissemcnt plus considérable que ui qui leur est habituel, elles peuut aussi changer de fonctions; et )»rs l’épithète de dégénérescentes i it , à plus juste titre , leur être ap- : quée. Ces phénomènes sont tantôt coduits par des causes accidentelles i dépendantes de la volonté des nmmes, tantôt ils résultent de l’ori usa lion particulière de certaines antes. Les tiges fasciées de la Chii rée , de l’Asperge , du Celosia crisi 'a , sont des Dégénérescences accintelles, tandis que les tiges des Xy- ! i/i y lia, des Cactus , etc. , sont consi nrneni aplaties et foliiformes , quelle ■ c soit la nature du terrain où croisât ces Végétaux.
'Ce que nous venons de dire des tis , est applicable aux branches qui en sont que des subdivisions , ainsi ! 'aux pétioles que l’on doit regar-
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der comme des organes formés, de même que les tiges, de fibres longitudinalement appliquées ; ainsi , l’histoire des Aaacies hétérophylles , celle des feuilles de BupLevrum et de certaines Renoncules, s’expliquent facilement par les Dégénérescences des pétioles en lames foliacées , Dégénérescences occasionées par l’avortement des folioles, lorsque les feuilles sont composées, et par celui du limbe, lorsque ce sont des feuilles simples.
On a, selon le professeur De Gandolle, un sûr moyen de reconnaître si les feuilles simples de ces Plantes sont dues à l’accroissement des pétioles , c’est que leurs nervures sont toutes longitudinales , lors même qu’elles appartiennent à des familles de Plantes où les nervures sont divergentes et ramifiées. Ce diagnostic est précieux; car si l’on réfléchit que les feuilles , proprement dites, ne sont autre chose ue des fibres écartées et entremêlées e tissu cellulaire et de matière verte, ou pourrait se demander si , lorsque les pétioles , dont la nature est la même (puisqu’ils n’en diffèrent que par l’application des fibres et l’absence du parenchyme vert ), viennent à étaler leurs fibres et à se colorer en vert, si alors ces pétioles ne sont pas les feuilles naturelles de la Plante; et si l’on arrivait à une conclusion affirmative , ne serait-on pas porté à signaler ce cas comme une exception à l’analogie de structure entre les organes de la végétation dans le petit nombre de familles naturelles qui , sous ce rapport, ont fixé l’attention des observateurs? L’exemple que nous venons de citer est plus que suffisant
Eour démontrer combien l’étude des légénérescences est importante pour la classification.
Les Dégénérescences des feuilles sont peu fréquentes. Puisqu’on effet, nous n’entendons par ce mot que le changement simultané de formes et de fonctions , il est clair que , dans un organe qui revêt toutes les formes imaginables , la bizarrerie de celles-ci ne doit pas caractériser la Dégénérescence; et quant aux fonctions, elles
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■nu peuvent guère être interverties par une cause inhérente à l’organisation, fl arrive seulement que les extrémités tic leurs parties ou lobes, sont susceptibles de s’endurcir et de se transformer en épines, comme nous en voyons «les exemples dans le Houx , le Ruseus aculeatus , les Ulex , etc. Les bractées sèches et scarieuses du Tilleul, les enveloppes florales glumatcécs des Graminées , celles dont les belles couleurs font l’ornement de Y Hortensia , des Gornphrena , etc., ou qui forment des houppes élégantes au sommet de l’épi du Salvia Horminum et du Lavanciula Stœchas , sont des exemples de Dégénérescences foliaires.
Il nous serait permis peut-être d’étendre l’acception du mot Dégénérescences à certains organes de la fleur même , à ceux que l’on regarde comme les plus importons (les valves de l’ovaire), parce qu’ils ne sont à nos yeux que des transformations constantes de la feuille; mais ce serait nous engager dans des discussions théoriques , que ne comportent pas les bornes de ce Dictionnaire.
Nous ne dirons qu’un mot des stipules ainsi que des folioles de l’involucre des Composées et des Ombellifèrcs , parce que ces organes ne diffèrent des feuilles que parleurs moindres dimensions. Aussi présentent-ils •souvent les mêmes phénomènes : s’ils avortent, les organes voisins prennent un accroissement plus considérable ; si, au contraire, ce sont les feuilles qui s’annihilent , comme dans le Vicia Jlphaca , par exemple, alors les stipules deviennent de véritables feuilles. Dans plusieurs espèces d; Acacias, les stipules sont converties en épines; elles le sont également dans quelques Berberis ; enfin tous les accidens qui arrivent aux feuilles ou à leurs pétioles , peuvent sui venir aux organes dont il s’agit.
Avant de considérer les organes de la reproduction sous le rapport des •Dégénérescences , nous devons parler de leurs enveloppes. Le calice, par la forme de chacune de ses pièces, par leur couleur, par leur position sur la
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tige et en dehors de la fleur , a la phi* grande analogie avec les feuilles; c< n’est le plus souvent qu’un verticill* de celles-ci, dont les formes sont if peine altérées. Ainsi, toutes les Dé4 génércscences propres aux feuilles:
peuvent aussi bien modifier les caln ces ; mais quelquefois ils changent tellement de couleur, de forme et d« consistance, qu’on s’imaginerait voi»
de véritables pétales. Nous ometlon* cependant de parler ici du péiiantln simple, ou de l’enveloppe unique de* Plantes monocotylédones , car c’es»
encore une question de savoir si otl doit considérér cet organe comme I* calice ou comme la corolle, ou enfin comme une soudure naturelle de l'un et de l’autre [V. ces mots). Il nous suffira d’appeler l’attention sur le* calices colorés et pélaloïdes des Clé matités, des Aconits et des Hellébo* res, par exemple; il est certain qu* par l’effet d’une Dégénérescence const tante , ces organes ont acquis la na-j ture et les fonctions des pétales, tan-dis que ceux-ci ont é'é réduits à de* corps d’apparence hétéroclite, qu<j Linné a désignés sous le nom vagua de Nectaires.
La corolle , cet assemblage si grat cieux des parties les plus brillantes d* la fleur, subit quelques Dégénéres-j cences dans ses formes ; elle en affect» alors de tellement bizarres , que sans la position relative de ses pièces, or ne reconnaîtrait pas que ce sont de; pétales; c’est ce qui arrive dans les Plantes de la famille des Rcnonculacées, dont nous venons de parler. Lr^ grand nombre de fleurs sont munica!
de pétales, dont l’état rudimentaire masque , pour ainsi dire , l’existence.
Telles sont celles de plusieurs Salicariées. Les pétales eux-mêmes ne sont que des étamines dégénérées, ainsi que le prouvent les fleurs doubles où la transformation de ces organes est si visible , ainsi que nous le présentent naturellement le rang intérieur des pétales de Nymphæa , les cornets des Ancolies, etc.
Nous avons essayé de donner une!
idée exacte, quoique sommaire, dej
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i îsieûrs phénomènes que naguère i confondait dans la série des laits : sigués sous la dénomination insi— j iliante de monstruosités. Aujouruii qu’il est reconnu que la plupart ces monstruosités sout plutôt des ours vers la nature primitive des .ganes, que des écarts* de cette nae, nous avons dû étudier les Décnérescences comme moyens de dis— u gueules rapports des Plantes, déi isés par ceux qui s’en tiennent .dament aux apparences cxtérieu- Nous terminerons cet article par vxposé des diverses sortes de Dé-
* nérescences admises par le profesur De Candolle (Théorie Elémen.
la Botanique , 2e éd. p. 106). Il les
■ considérées sous cinq points de vue Qtcrens, selon que les organes sont . msformés, dans des circonstances ruinées, en épines, en lilets ou en îlles, eu membranes foliacée ou arieuse , et en corps charnu.
Les Dégénérescences épineuses ,
, otectrices de l’individu, affectent
* utes les parties des Plantes, excepté n lies qui, comme les racines, sont ichées sous terre, ou enveloppées
! r d’autres, comme les graines. Les
i .gancs d’une consistance fibreuse ou gneuse y sont plus sujets que ceux 1 ml la texture est molle ou membrar mse. Ainsi les branches de certains usiniers, les pétioles des Astragales . dragans , les stipules de plusieurs 1 cacias , les folioles de l’involucre des t uduacées dégénèrenten épines paesiae constamment, tandis qu’il est Rire de voir les pétales s’endurcir.
|i dus en avons cependant un exemple
ii .ns le Cuviera.
Les Dégénérescences filamenteu- 1 :s, supports et points d’attache des lllanlcs , surviennent aux organes exposés à l’air et formés de fibres longimdinales et serrées. Les pétioles des : uilles pinnées des Légumineuses, les «Pédoncules de la Vigne, les stipules ‘es Smilax , s’allongent ou naturel- ! ment ou accidentellement en un fiiMment llcxible, contourné en spirale U connu sous le nom de vrille; les uillcs elles-mêmes peuvent se ter-
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miner en vrilles, comme on le voit dans les Tlagellaria , et surtout dans les Nepenthes , où la vrille a de plus la singularité de s'épanouir en un godet plein d’une liqueur rafraîchissante. Enfin , ce sont encore de véritables Dégénérescences filamenteuses, que les tiges volubiles deLizerons, celles désignées par les voyageurs sous le nom collectif de Lianes , etc., puisqu’en s’endurcissant ces tiges
Ïierdent souvent leur aspect cirrliiorme, et deviennent semblables aux tiges ordinaires.
Nous croyons avoir assez parlé , dans le cours de cet article , des Dégénérescences MEMBRANEUSES ou FOLIACÉES , pour qu’il soit nécessaire de revenir sur l’explication de ce phénomène.
Ses résultats sont des modifications dans l’aspect et les usagesdes organes, sans que leur rôle dans la symétrie organique soit changé.
Les Dégénérescences scahieuses et charnues , inverses les unes des autres, n altaquent que les parties naturellement membraneuses. Par l’effet des premières , les organes prennent l’apparence d’une membrane sèche , transparente , hygroscopique , et qui semble être leur squelette membraneux dépouillé de ses sucs. Telles sont les tuniques fines et membraneuses des feuilles radicales de certaine# Liliacées; tels sont aussi les calices dégénérés en aigrettes des Synanthérées.
Çes Dégénérescences sont le plus souvent produites par la pression des organes voisins. Enfin les parties membraneuses des Plantes peuvent devenir charnues, quand, par des causes particulières, ils reçoivent une plus grande quantité de sucs qu’ils n^en exhalent, ou qu’ils en laissent évaporer une moindre qu’ils n’en absorbent. C’est le cas naturel des Plantes grasses, c’est le cas accidentel des Végétaux qui croissent dans les lieux maritimes. (o..N.)
DEGON. moll. Nom donné par Adanson à une petite espèce de Cérithe, qui pourrait bien n’être qu’une variété du Cérilhe ponctué de Bruguière, dont elle ne difiere que par
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un rang de plus de petites tubercules.
DEGRÉS BORDÉS, moul. Nom marchand du Murex Cutaceum , L., espèce du genre Triton. ce mot.
DEGÜ. ham. Nom de pays adopté par Malin a , d’un petit Mammifère du Chili , Sciurus Degus, Gmel. V. ECU- REUIL. (b.)
DÉGUÉLIE. Deguelia. bot. phan.
Àublet a décrit et figuré (Guian. 4, p. 75o, t. 3oo), sous le nom de Deguelia Guianne/isis, un Arbrisseau grimpant qui croît sur le bord des fleuves , et forme un genre particulier dans la famille des Légumineuses et danS'la Diadelphie Décandrie, Son tronc est éjevé de txois à quatre pieds , et se divise en un grand nombre de rameaux sarmenteux qui s’enroulent autour des Arbres voisins ; les feuilles sont alternes , imparipinnées , munies de deux stipules à leur base; les folioles, au nombre de cinq, sont opposées , ovales, acuminées, aiguës, entières; le pédoncule commun est un peu pubescent à sa base; les fleurs sont blanches , papilionacées , formant de longs épis qui naissent plusieurs ensemble de l’aisselle des feuilles , et sont plus courts que ces dernières.; le pédoncule commun de ces épis est pubescent et ferrugineux ; le calice est court , évasé, à quatre dents peu marquées, formant deux lèvres , l’une supérieure unidentée , l’autre inférieure tridentée; le pétale supérieur ou étendard est le plus grand, et embrasse les quatre autres ; il est obeordé et redressé; les ailes sont étroites, plus longues que la carène qui se compose des deux pétales inférieurs soudés ; les dix étamines sont diadelphes et renfermées dans l’intérieur de la carène ; l’ovaire est globuleux , arrondi , surmonté d’un style redressé; le fruit est, selon Aublet , une gousse roussâlre, épaisse , sphérique, s’ouvrant en deux valves et contenant une seule graine globuleuse , enveloppée d’une substance ainilacéc.
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Nous possédons plusieurs ëchaniil-i j Ions d’une Plante absolument sein-it blable pour le port, la figure des feuilles , la structure des fleurs, à celle ( décrite et figurée par Aublet. Elle a été recueillie à la Guiane par le professeur Richard; mais elle diflère
Ear un point essentiel de celle d’Aulet ; son ovaire est falcilorme , allongé ) étroit, et renferme plusieurs i ovules. Peut-être pourrait-on soup-i çonner que le fruit assigné par Aublet à son Deguelia Guiannensis , appartenait à une autre Plante. Cet auteur a, comme on le sait, commis plus d’une erreur de ce genre.
DEHISCENCE. Dehiscentia. bot.
phan. On appelle ainsi le mode d’après lequel s’effectue l’ouverture des anthères, au moment oh elles répandent leur pollen , ou celle des fruits , quand leurs graines sont mises à nu.
C’est ordinairement par toute la longueur du sillon longitudinal qui règne sur chacune des deux loges qui forment une anthère, que la Déhiscence a lieu, ainsi qu’on l’observe dans la Tulipe, l’OEillet , etc. D’autres fois , c’est par des trous ou des espèces de valvules , que le pollen sort au dehors. Ainsi , dans la Bruyère , les Solanum , le Cyanella , etc. , c’est par le moyen de deux petits trous placés au sommet de chaque loge; dans la Pyrole , au contraire, ces trous occupent la partie inférieure de chaque loge. Dans le genre Pyxidantliera , la moitié supérieure de l’anthère s’enlève comme un couvercle , au moyen d’une scissure circulaire; enfin, dans les Lauriers et les genres qui forment la famille des Berbéridées , la Déhiscence s’opère par de petites valvules qui se soulèvent de la partie inférieure vers la supérieure.
La Déhiscence des fruits n’est pas moins variable. Remarquons d'abord qu’il est certains péricarpes qui restent constamment clos , et que , pour celte raison, on nomme indchiscens. Ainsi , presque tous les fruits charnus ne s’ouvrent pas. 11 en est de
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nême de quelques fruits secs. En énéral , tous les péricarpes secs , qui 'ont qu’une seule loge et qu’une eule graine , restent indéhiscens.
’anni les péricarpes qui s’oüvrent aturcllement à l’époque de leur inairité , on remarque des différences u’il est essentiel de signaler ; ainsi,
0 certains péricarpes se rompent une manière irrégulière en un ombre de pièces, qui n’est ni bien
réterminé ni constant. Ces péricar-
■ es sont appelés péricarpes mptiles ,
h our les distinguer de ceux qui sont véritablement dé/iiscens ; 2° dans
uclques genres , tel que V Antirrhi- .tf//z,par exemple, la Déhiscence a i eu par des trous qui se forment au • ommetdu péricarpe , et par lesquels :s graines sortent au dehors; 3e1 les ;! uits d’un grand nombre de Caryo- ’hyllées, de l’OEillet , des Silènes, f ouvrent par de petites dents placées leur sommet , et qui , d’abord raprocliées , s écartent les unes des au- \ es et forment une petite ouverture rrminale; 4° enfin, le fruit peut ; ouvrir en un certain nombre de piè- •s ou panneaux qu’on nomme val-
■ es. En général , ces valves sont pla- ; -es longitudinalement : dans un pett nombre de genres , elles sont surimposées ; ainsi , dans le Pourpier, le ! ouron-Rouge, les différentes espèces pLecythis, le fruit s’ouvre en deux
: dves superposées, de manière à re-„ a ésenter en quelque sorte une boîte •ouvrant au moyen d’un opercule, je i fruit porte le nom de Pyxide ou de bitte à savonnette. La Déhiscence lvaire peut se faire de trois manièr-s différentes , relativement à la po- ' ion respective des valves et des cloi- • ns.
i°. Cette Déhiscence peut avoir lieu 1 1. r le milieu des loges , c’est-à-dire f Ire les cloisons , de manière que p taque valve emporte avec elle une
1 lison sur le milieu de sa face inter-
C’est la Déhiscence loculicidc. ri l'observe dans la famille des Erilécs.
la®. D’autres fois la Déhiscence sc ( it vis-à-vis les cloisons qu’elle par-