‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 131 sur 221 · DE-N · texte numérisé non relu

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i • le germe dont la figure sert de >ule à la Dent. L’émail esl-d déi-sé par le germe même ou par la mbraue de la capsule? c’est ce que . us ne pouvons dire. Le chapiteau mail une fois formé, les couches voire sc déposent dessous comme ur les Dents des Mammifères.

::iand on observe une Dent en posi- > n , le côté de sa base qui regarde Dent de remplacement est. percé i in trou. Le pédicule de la Dent de i nplacement se porte vers ce trou , i comme ce péuicule est d autant i is élastique que la Dent est plus incée dans sa formation , on coni t qu’il tire la Dent vers la place de I le qu’il doit remplacer. Comme ces umts restent creuses, parce qu’à leur luronne l'ivoire est moins épais que rrnail , le bulbe n’a rien perdu de i l. volume quand le remplacement ! ieu. A cette époque il n’y a que le ■ apiteau d’émail de formé. Le bulbe ji i y adhère très-fortement ne comi nce à déposer l’ivoire de la cousine et du fut qu’après avoir pris -sition dansla cavité surles bords de (: uelle le fût de la Dent précédente i it soudé, et sur lesquels il soudera irsien même. On voit que ce mode : développement est le même que 1 ui des Mammifères , et que le méi îisme du déplacement ressemble à 1 ui des Dents venimeuses des Serras.— 2°. Les Dents dont les germes fi stent dans les alvéoles, chez les rires Poissons osseux, se forment la même manière. Parvenues peii idiculairement sur les bords de llvéole, elles s’y soudent par la i se de leur fût comme les précédenet celles des Reptiles, et n’ont pas i. r conséquent de racines. Une fois i .idées , le germe s’atrophie , et elles mservent toujours leurs cavités. — ! . Les Dents simples des Squales dif- •ent des précédentes , moins parce ; 'elles ne s’implantent ordinaire- 1 int pas sur des os, quoique cela arœ pour les Dents du Squalus pris- , oii clics saillent à droite et à gau- ? e de la grande lame qui se pro- : nge au-devant de la tête comme les

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dents d’une scie, que parce qu’elles croissent à la manière des os , c’est-àdire que tout leur ivoire est d’abord tendre et poreux , qu’il se durcit uniformément jusqu'à ce qu’il ait partout une même solidité. On ne sait rien sur la formation de cet ivoire, non plus que sur le mécanisme et même l’existence de la capsule qui l’a probablement produit. — 4°. Les Dents composées, quelles qu’en soient la figure et la position, sont toujours divisées en deux couches superposées ; la supérieure dense , osseuse, couverte d’une légère couché d’émail , l’inférieure marquée en dessous , c’est-à-dire à sa face contiguë , soit à la peau , soit au bulbe , de sillons très-réguliers et très-rapprochés intérieurement. Celte couche est irrégulièrement traversée de pores qui s’ouvrent dans les sillons de la surface cutanée. Cuvier présume que ces sillons et ces pores transmettent des vaisseaux et des nerfs jusqu’à la couche supérieure. Celle-ci , quoique plus dense, est uniquement formée de tubes parallèles tous immédiatement terminés à la surface émailleuse.

Quelques Poissons osseux ont des Dents d’une structure très-analogue à celles-ci. Telles sont celles des Diodons etTétrodons. Vue à l’intérieur, cette Dent ne présente que des sillons transverses ; sciée ou brisée , on voit qu’elle est formée de lames dont les tranchans soudés par l’émail à la superficie restent long-temps distincts à la racine. — 5°. Les boucles des Raies se développent dans une capsule semblable à celles des Dents des Cyprins , et placée dans l’épaisseur de la peau comme celles-ci le sont dans l’épaisseur de la muqueuse de l’extrémité de l’œsophage. Anatomiquement parlant , Ce sontdc vraies Dents. Blainville en a , le premier , reconnu la nature. On ignore si elles sont susceptibles de remplacement.—1 -69. Enfin il existe un Poisson que Cuvier rapporte aux Scares, oh les dents palatines se succèdentpardevant, ctoh l’ensemble des rangées dentaires ainsi formées représente par l’usure une surface très-

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semblable à la coupe des Donls d’Éléphaus. Qu'on se ligure des Dents à peu près semblables aux incisives de 1 Homme disposées sur dix ou douze rangs , à quatre ou cinq Dents par rangées disposées de champ, comme dans l’Homme. Toutes ces rangées, distantes l’une de l’autre d’environ l’épaisseur d’une Dent , sont enclavées par un véritable cément , <le sorte que par la détrition , quand le tranchant, des Dents est entamé (et il l’est d’autant plus profondéinent qu’elles sont plus postérieures) , on voit des rangées de petits ovales d’émail très-allongés en travers, dont l’intérieur contient une face d’ivoire, et dont les intervalles sont remplis de cément. Les Dents de la première et de la seconde rangée, ont seules conservé leurs tranchans.

La plaque de ces Dents est portée surlevomer; une autre plaque correspond sans doute à la langue.

Quant au remplacement des Dents des Poissons, il n’est pas plus régulier

S ourla place et l’époque que chez les .eptiles. Dans les Poissons osseux, la série des Dents de -remplacement est tantôt latérale : c’est le cas des Baudroies ; tantôt elle est intérieure chez les Sargues; dans les Spares et les Sciènes , la série des Dents de remplacement est étagée au-dessus des Dents de service, et de plus en est séparée par un plafond que la Dent nouvelle doit traverser ou user pour se produire au-deliors. Il existe quelquefois plusieurs étages de ces Dents dont le chapiteau d’émail est d’autant moins avancé qu’elles sont plus éloignées de la surface. Les Dents des Squales se remplacent à peu près comme celles des Cyprins et les crochets des Vipères, puisqu’elles ne sont point contenues dans des alvéoles. Derrière la rangée des Dents de service , se trouvent successivement et en retraite plusieurs autres rangs couchés et inclinés en arrière. Mais ces reinplacemens de Dents dans les Squales diffèrent des deux que nous en rapprochons , parce que ces rangs de Dents supplémentaires sont tous à dé-

couvert dans la bouche, et que même les plus anlériems servent à saisir et retenir la proie. Cuvicrdit que quand i /'•ne Dent du premier rang vient à tomber, celle de derrière se relève et prend sa place.

Par la position et la forme de toutes ces Dents , on voit que leur uti- i lité est très-variable chez les Pois- I sons. Tous ceux qui les ont aiguës ne i mâchent point, et il n’existe pas d’organe du goût dans leur bouche..

Ceux qui eu sont tout-à-fait dépour- j vus , comme les Muges, n’en ont pas non plus, mais ils ont un véritable gé- j sier plus robuste encore que celui des Gallinacés et qu’Aristote a décrit il y a deux mille ans. Ceux qui ont des j Dents triturantes auraient tous un j organe du goût, à en juger par les I Cyprins où nous avons découvert i et déterminé la structure, la composition et l’utilité de cet organe (Anat. et Physiol. des Syst. INerv. ).

Les Poissons ont des Dents presque sur tous les os qui forment pa- ; roi dans la bouche ; intermaxib- I laires , maxillaires , dentaires , mandibulaires, et prémandibulaires de | la mâchoire inférieure ; vomer , pa- > latins , ptérigoïdiens, les différentes pièces de l’hyoïde et les pharyn- j giens. Enfin dans le Squale Scie les |. Dents toutes extérieures ne peuvent pas plus servira agir sur les alimeus 1 que les aiguillons des Raies. Comme j les aiguillons des Raies , c’est aussi dans le corps de la peau que sont placés les germes de ces Dents du Squale Scie , Dents dont personuc ne i contestera sans doute la nature.

Toute la classe des Oiseaux , tout l’ordre des Chéloniens parmi les Reptiles, les Lamproies et l’Esturgeon parmi les Poissons cartilagineux , manquent de Dents ; rien n'en tient lieu dans l’Esturgeon. Dans les Oiseaux et les Chéloniens, une corne fibreuse , absolument semblable à celle qui forme les ongles et les cornes proprement dites , se moule sur les mandibules osseuses des deux mâchoires. Les divers degrés de dureté et de configuration dont elle est fc

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centiblc, influent autant sur la na- ; e des Oiseaux que le nombre et la ire des Dents sur celle des Mami i'ères , et même , comme on a vu, j. la nature des Poissons. V. Bec.

Jarmi les Mammifères , les Echid- }- • ont aussi une enveloppe de corne i i mâchoire inférieure. Les Baleines j >nt pas de Dents non plus. Elles lit à la mâchoire supérieure des la- ; s de corne fixées sur le >maxil- ! re par une substance plus charji e , laquelle se change graduellent en fanon. Chaque fanon ou ne présente intérieurement une j iche de fibres cornées, revêtues de : ux lames cornées aussi, mais plus j nces , plus denses , et qui , un peu p irtées par leur bord interne , lais— fi; it sortir les fibres internes en forde franges.

i Afous avons découvert dans la Lamj1 ne un troisième genre d’appareil de , nplacement des Dents. C’estunemj îtement de lames cartilagineuses

ii »yées par leur milieu et denticulées In- le bord de leur repli. Toutes ces : aes, d’une substance qui tient à la jf 5,pourl’aspect et la consistance, du !'■ filage et de la corne, enveloppent

culairement le bourrelet mandilllaire de ces Animaux , le pourtour 1 œsophage , etc. On peut en dé- ? ter ainsi cinq ou six de l’une dans itre. Elles sont-évidemment le pront d’exsudation successive et n’adr ent nullement entre elles. Toutes lut adhérentes par leurbaseau bouret de la mandibule. Nous croyons r ér observé qu’elles sont d’autant :s nombreuses que l’Animal est plus A quelle époque tombe chaque ugée , en tombe-t-il plusieurs par 7 on l’ignore. Quoi qu’il en soit , : appareil n’a aucune analogie ni ■ '.c le bec des Oiseaux , ni avec celui > Tortues , ni avec les fanons des 1 cincs.

A l’autre extrémité du règne ani- 1 1 , les Echinodermes , dans la clasdes Radiaires, ont encore de vé- • ibles Dents , portées et mobiles un appareil très-compliqué , dont trouvera la description aux mots

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Échinoderme« et Oursin ; ces Dents forment un long prisme triangulaire dont les deux pans postérieurs forment des angles rentrans dans Y Ec/iinus csculentus. Dans Y Echinus cidaris , c’est un demi-tube dont l’extrémité , usée obliquement , forme le cuilleron. Ces Dents ont au moins les deux tiers de la hauteur de l’Animal.

Très-dures dans leur extrémité, libres par ou elles convergent l’une vers l’autre comme un étau à plusieurs pinces , elles se ramollissent de plus en plus inférieurement, et forment une longue queue molle , flexible , qui se replie à l’extrémité comme un ruban. Cette partie molle a un éclat très-soyeux et même métallique , et se déchire par le moindre effort. Comme pour les incisives des Rongeurs, le fût de la Dent prend par en bas autant d’accroissement qu’il subit de diminution en haut par la détritiou. L’enroulement de la capsule subvient à cette reproduction , et la capsule elle-même se reproduit par son extrémité pour y suffire.— Enfin, les Dents ou mandibules des Mollusques sont des pièces de consistance cornée ou quelquefois pierreuse , incrustées ou fichées dans une masse charnue qui enveloppe la bouche. Dans les Céphalopodes , elles sont formées par une double lame d’une vraie corne , très-épaisse et d’un brun foncé, dont les bords , opposés à la partie triturante , s’amincissent et se perdent dans la masse charnue.

Pour le nombre , la forme , l’agencement particulier de chaque espèce de Dents dans les différens genres de Vertébrés, V. les articles de chacun de ces genres. (a.d..ns.)

On a fait aussi quelquefois du mot Dent des noms spécifiques en les accompagnant de quelque épithète.

Ainsi l’on a appelé vulgairementDcnt de Chien, de Loup , parmi les Poissons, le Cynodon, V. ce mot, et Dent double un Lutjan ; parmi les Annelides , Dent d’Eléphant, les Dentales , etc. (B.)

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DENT. rot. cnyPT. {Mousses.) L’urne , dans la famille des Mousses, a scs parois formées de deux membranes appliquées l’une sur l’autre et entièrement unies. Les Dents qui garnissent quelquefois le péristomc ou 1 ouverture de l’urne sont tantôtfournies par la membrane externe, tantôt par l’interne. Dans le premier cas elles portent spécialement le nom de Dents , tandis qu’on les appelle Cils dans le second. V. Mousses et PÉiustome. (a. ît. )

DENT DE LION. rot. thaîu L’un des noms vulgaires du • Taraxacum Dens Leonis. V. Taraxacum. (a.r.)

DENTAIRE. Dentaria. bot. titan.

Genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliqueusc,L., fondé par Tournefort et adopté par Linné , Lamarck et Jussieu, avec les caractères suivans : calice composé de sépales»

oblongs etconnivens; pétales planes et onguiculés; stigmates émarginés ; silique lancéolée, à valves planes, sans nervures , se séparant le plus souvent avec élasticité , à placentas non ailés ; cordons ombilicaux dilatés , supportant des graines ovées, non bordées et disposées sur une seule ligne.

Ce -genre a été placé par De Candolle {System. Veget. T. n, p. 271) dans sa tribu des Arabidées ou Pleurorhizées siliqueuses, près du genre Cardamine; duquel il diffère principalement par les sépales de son calice plus serrés , par son stigmate échancré et par la cloison de sa silique un peu plus longue que les valves. Les Dentaires sont en outre caractérisées par leurs racines ou plutôt leurs souches souterraines tuberculeuses et ayant la forme des dents molaires des Mammifères.

Elles ont des Heurs très - grandes , proportionnellement à celles des autres Crucifères , blanches oit d’un pourpré légèrement violacé. Leurs feuilles sont divisées en lobes profonds ou disposées comme les folioles des feuilles pennées.

Dans l’ouvrage cité plus haut, le professeur De Candolle en décrit seize espèces partagées en trois sections. La

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première a des feuilles verticillées, b style longuement saillant, les valves de la silique à peine acuminées vers la base du style. Elle se compose des Dentaria polyp/iy lia , VValdst. et Kit.; D. enneaphy lia , L. ; D. glandulosa , Waldst. et Kit. ; V. laciniata, Muhl.j et D. heterophy lia , Nutt. La deuxième section , dont les feuilles caulinaircs sont alternes et palmées à trois ou cinq segmens, comprend les Dentaria tenella , Pursh ; D. dip/iylla , Michx.; D. maxima , Nutt., D. trifolia , Waldst. et Kit. ; et D. digitata ’ Lamk., ou D. pentaphyllos , L. Les espèces de la troisième section ont pour caractères communs : des feuilles caulinaires alternes , composées de segmens disposés à la manière des feuilles pennées. Ce sont les Dentaria pinnata, Lamk.; D. quinquefolia, Bieberst. ; D. hypanica, Besser; D.

bulbifera , L .-D. microphylla , Willd.; et D. tenui folia , Ledebour.

Les Plantes des deux premières sections sont indigènes principalement de la partie australe de l’Europe, et de l’Amérique du nord. Celles de la troisième habitent, à l’exception de la D. pinnata , les régions orientales de l’Asie et surtout la Sibérie ainsi que les environs du Caucase.

Nous ne dirons qu’un mot de deux espèces que l’on rencontre dans les Alpes , ainsi que dans certaines contrées montueuses de la France, où, par leur fréquence et la beauté de leurs fleurs, elles sont un des plus agréables ornemens.

La Dentaire digitée ,D. digitaia, Lamk., est remarquable par ses feuilles alternes ,pétioléeset composées de cinq folioles unies par leur hase , lancéolées et disposées en forme de digitations. Leurs fleurs, très - grandes , terminales , le plus souvent purpurinées ou violettes, font un effet charmant dans les bois taillis des Alpes, du Jura et des montagnes de nos dcparlemens méridionaux.

La Dentatre aiuée, D. pinnata, Lamk. , D • heptàphyltos , N illars , espèce long-temps confondue avec la

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[.idente, s’en distingue par ses les pennées à cinq ou sept folioles •sées deux à deux avec impaire , et insérées toutes ensemble ausomdu pétiole. Ses fleurs sont ordi- . ;inent blanches, et bien ra relit elles prennent la teinte rose qui

* îlérise celles de la précédente es- | . On la trouve aussi plus com- 9 Jment , et dans les montagnes liées d’une grande partie de la 9 ice.

Dentaria quinquefolia de Mars- I -Bieberstein ( Flor . Taur. anc. ,

: 109 ) vient d’être récemment fili'B dans le bel ouvrage de M. De- Irrt , intitulé Icônes selectœ , etc.

rrol., t. 35). (g. .n.)

!i DENTALE, pois. $yn. de Sparus i 'ex. V. Denté. (b.)

'ENTA LE. Dentalium, annel?

e peu connu, placé généralement la classe des Annelides , et que ; eurs auteurs rapportent à celle 'Mollusques. Cuvier (Règn. Anim.

I,, p. 522) le range, non sans quel- ; doute, avec les Annelides tubii et lui assigne pour caractères :

1 ille en cône allongé , arquée , out ; aux deuxbouts ; Animal paraisarticulé et pourvu de soies laté- .. Lamarck Nat. des Anim.

vvert. T. v p. 54i) en fait aussi»

.Annelide dt d’ordre des Sédentai- U de la famille des Maldonies. Ses mtères sont , suivant lui : corps xolaire très -confusément connu, It son extrémité antérieure extenii n bouton conique entouré d’une il brane en anneau ; bouche termiextrémité postérieure dilatée , s ic orbiculairement , à limbe di- :n cinq lobes égaux ; tube testacé, que régulier , légèrement arqué ,

) ué insensiblement vers son exité postérieure , et ouvert aux bouts. — Les coquilles des Den- : sont très-nombreuses en espèces ;

'i nt des tubes calcaires , solides , f épais , ouverts aux deux extré- « » , plus ou moins arqués , tantôt

• , tantôt striés à leur surface, et j on a comparés en petit à une dé-

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fcnse d’Elépliailt. Elles contiennent un Animal dont l’organisation est fort peu connue. D’Argenvilleen a donné, il est vrai , dans sa Zoomorphose, une figure et une description; mais l’une est si peu précise et l’autre tellement incomplète, qu’on doit les considérer comme des indications assez vagues.

Suivant les observations de Fleuriau de Belle-Vue rapportées par Lamarck, l’ Animal des Dentales approche beaucoup par sa forme des Amphitrites etdesSabellaires; il a, de chaque côté du corps , une rangée de petits faisceaux à deux soies ; mais il n’a pas les panaches branchiaux des Amphitrites , ni les paillettes en peigne des Sabellaires. Savigny (Syst. des Annelides , p. 98), dont l’autorité est d’un grand poids , décrit d’une manière bien différente l’Animal de la Dentale lisse, Dent. Entalis, qu’il a eu occasion d’observer, et ses observations , bien que faites à la hâte , le

fiorlent à rejeter le genre Dentale de a classe des Annelides. « Mon sentiment , dit-il , à l’égard de ces tubes calcaires , est maintenant appuyé par un fait posjtif. J’ai sous les yeux l’Animal du Dentalium Entalis que M. Leach vient de m’envoyer, et je ne lui trouve pas à l’extérieur le moindre vestige d’articulations ; il n’a certainement ni pieds ni soies. C’est un Animal très - musculeux , de forme conique comme sa coquille , très-lisse et très-uni dans son contour , terminé postérieurement par une queue distincte , roulée en demi-cornet , au fond de laquelle est l’anus ; la grosse extrémité du corps est tronquée , avec une ouverture voûtée assez semblable à la bouche d’un Trochus , de laquelle sort un panache conique , produit par l’entrelacement d’une innombrable quantité de petits tentacules filiformes, très-longs , terminés tous en massue. Voilà des points que je peux donner pour certains. Je soupçonne en outre que l’Animal est pourvu d’une trompe , et que, dans son développementcomplet , il déploie un luxe de tentacules beaucoup plus grand encore que celui que l’état dccontrac-

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