‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 137 sur 221 · X DES · texte numérisé non relu

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Désmàntue nageant , JJesrnart— Unis natans , Willd. , Sp. 4, p. io44 ; Mimosanalans, Vahl, Symb. (non L.), Hoxb., Corom. 2, t. 119. Cette espèce cro' t, ainsi quela précéd en le, aux grandes Indes. Ses liges sont flexueuses, étalées à la surface de l'eau; ses feuilles sont également bipinnées. Les fleurs constituent des épis allongés , interrompus , portés sur un long pédoncule. Les gousses contiennent de six à huit g:;aincs.

DicsniANtiiB ponctué , Desrnanl/ius puïfctùtus , Willd. , S})., 4, p.

1047; Mimosa puncta/a , L. Cette jolie espèce forme un petit Arbuste dont les tiges sont ligneuses et parsemées de points calleux. Seâ feuilles bipinnées se composent de quatre paires de pihnulès dont les folioles .'Ont petites et fort nombreuses. Les épis sont ovoïdes , allongés , longuement pédonculés. Cette espèce a été trouvée à la Jamaïque.

Desmanthe déprimé , üesmant.

depressus , Willd. , Kunth, Mimeus., p. 11 5., t. 3&. L’on doit la découverte de cette espèce aux illustres voyageurs Humboldt et Bonpland , qui l’ont recueillie sur le littoral de l’océan Pacifique , dans le royaume du Pérou. Les tiges sont ligneuses, diffuses et étalées, glabres et sans épines. Ses feuilles sont bipinnées , à pinnules bijugées dont les folioles sont opposées an nombre de treize à quatorze paires , linéaires, aiguës et ciliées. Les épis sont pauciflores. Les gousses sont allongées et linéaires.

* DESMARESTELLE. Desmareslella. bot. crypt. (Céramiaîres.) Genre formé aux dépens des Céramies des algologues modernes , et dédié au savant et modeste Desmarest dont les vastes connaissances en histoire naturelle sont une sorte d’héritage laissé par un père que l’Institut s’énorgueillissait encore au commencement de ce siècle de compter au rang de ses membres. Ses caractères sont : filamenssimplcs, comme si chacun d’eux était une Plante complète , réunis en

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touffe présentant une série d’articles transversaux très- rapprochés, paraissant diviser un tube intérieur et pio.

duisant extérieurement des capsules obovoïdes , substipitées et nues. •— L’organisation des Desmarestellesrap. j pfclle celle des Oscillaires ; mais outre que nul mouvement spontané ne s’y | peut reconnaître, ces Plantes ne sont pas libres, et sont fixées par leur base en touffes serrées , croissant parasites sur les Zostères .ou les Fucus de la mer. Leur fructification , constatée et bien visible , les reporte d’ailleurs nécessairement dans le règne végétai.

Les auteurs de la Flore Danoise , Agardh et Lyngbye , ont confondu les Desmarestelles avec les Oscillaires, sans réfléchir à l’énorme distance qui doit exister entre des êtres libres, doués de volpnté ou du moins de mouvement, et des filamens fixés par leur base , condamnés à ne jamais quitter le lieu qui les vit naître, et inertes par nature. Les principales espèces de ce genre sont le Desmarestella confeivicola , 3N . , Conferva conferuicola , Dillen , t. 8, Oscillaloria confeivicola , Lyngb. , p. g4 , et le Des/nareslella zostericola , N. , Oscillaloria Mucor , Agardh et Lyngb. , loc. cil. , p. g4, t. 27. (jj.)

DESMARESTIE. Desmarestiabot. crypt. ( Hydrophytes .) Genre d’Hydrophytes que nous avons dédié à notre ami A. -G. Desmaresl, professeur de zoologie à l’école royale vétérinaire d’Alfort , auteur distingué de plusieurs ouvrages sur différentes parties de l’histoire naturelle. Des rameaux et des feuilles planes se rétrécissant en pétioles , ayant leurs bords garnis de petites épines ,sontlc caractère essentiel de ce genre dont ou ne connaît pas encore la fructification d’une manière précise. Les épines, vues a u microscope , sont cloisonnées, et paraissent contenir de petites séminules. Suivant Stackhouse, la fructification est située dans l’aisselle des rameaux. Cet auteur, dans la deuxte- .me édition de sa Néréide Britannique, a divisé les Desinaresties en trous

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ares sous les noms d ’ Hippurina ,

. 'ri, ica et d 'Herbacea. Agardh , dans n genre Sporochnus , a placé toutes I . Desmaresties et plusieurs autres fij wdrophyles qui uous ont paru n’a- - ir aucun rapport avec ces Plantes.

|j irngbye a donné à ce genre le nom ‘ Des/nia il le compose des Desmar.

) ^'ula/ae t aculeata, et d’une troisiè- >ie qu’il nomme Honiemanni. Nous i regarderons comme une Floridée , i même comme une espèce douteuse; a placé le Desmarestia wiridis par- 1 1 i les Gigartinés. Nous sommes étonijLés que des naturalistes aussi justeent célèbres qu’ Agardh et Lyngby e Lent pu changer quelque chose au * ;nre Desmarestia , tel que nous l’a- ;i Ions établi. En effet , l’on passe par ces nuances infinies du Desmares- , t a Dresnayi , le plus large de tous, au Ibt. viridis , presque entièrement fil iirrae. Que l’on eût fait un genre par- L culier des Desm. aculeata et pseudoculeata , cela ne nous aurait point i trpris , d’autant que ce n’est que ; mte de caractères tranchés que nous

Ivons réuni ces Plantes aux Desmafeesties. Mais séparer les auties espèces ou les intercaler parmi des Planés très-disparates nous semble une erreur. Les Desmaresties sont parti- . ulières à la zone tempérée boréale ; p neseule, le Desmar. herbacea , hap>ite le cap de Bonne-Espérance et «lusieurs parties de l’hémisphère < uslral. Toutes sont annuelles et ne •ie trouvent que sur les rochers du orge qui ne découvrent jamais. Dans . e moment , ce genre est composé des spèces suivantes : i. Desmarestia I dresnayi. Nous avons dédié celle-ci ji. Dudresnay , habile botaniste, qui jossède une magnifique collection Ile Plantes marines d’une conservai ion parfaite. 2. Desm. herbacea , 3.

i’igulata, var. lata, et var. stiie/a; •t. viridis ; 5. aculeata ; 6. pseudo- < 2 culeata. Cette distribution diffère de 1 :elle que nous avions proposée dans '.aoti e Essai sur les Thalassiophytes.

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