‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 145 sur 221 · DEY · texte numérisé non relu

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fides , et en dessus un style mobile.

Les Dexamines ainsi que les Leucothoës de Leach sont remaïquables , suivant l’observation de Latreille, par le pédoncule des antennes formé seulement de deux articles; dans tous les autres Amphipodes, on en compte trois. On ne connaît encore qu’une espèce propre à ce genre.

La Desamine épineuse ,Dex. spinosa de Leach ( Edimb. Encycl. T.

vu, p. 453, et Zoo/. Mise. T. il, p.

22)011 le Cancer Gammarus spinosus de Monlagu ( Trans . 0/ the Linn. Societ. T. xi , p. 3). Les quatre derniers segmens de l’abdomen sont prolongés postérieurement en forme d épine; le front est avancé entre les deux antennes supérieures, et un peu infléchi; le corps est luisant. Elle a été recueillie sur les côtes méridionales de l’ Angleterre. (aud.)

DEYEUXIE. Deyeuxia. bot. piîan.

Genre île la famille des Graminées et de la Triandrie Monogynie* établi par Palisot-Beauvois d’après Une note manuscrite de Clarion, insérée dans l’Herbier de Jussieu , et adopté par Kunth(iYot>. Geuer. et Species Plant, œquinoct. i , p. i43) avec les caractères suivons : épillets biflores ; lépi— cène (glumes , Kun‘,h)à deux valves presque égales ; fleur hermaphrodite composée de deux paillettes , dont l’inférieure porte une barbe sur le dos; trois étamines; deux styles; siigmates en forme de peignes ; caryopse libre; fleur stérile ayant l’apparence d’une barbe plumeuse. Les Deyeuxies sont des Graminées alpines dont les fleurs sont paniculées et portées sur des rachis inarticulés.

Les Arundo sedenensis , A. acutifiora , Wllld. ; A. airoïdes , Michx. , et A. montana , Gaud. , étaient les espèces types du genre Deyeuxie qui, d’ailleurs, a beaucoup d’allinités avec le Calamagrostis et les Arundo uniflores de Linné. Kunth (/oc. ci/.) a dépuis ajouté à ce genre onze nouvelles espèces toutes indigènes de»

Andes du Pérou près de Quito , et des hautes montagnes du Mexique.

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Une seule est figurée dans son bel ouvrage ( loc. ci t. p. i46 , tab. 46 ) sous le nom de Deyeuxia effusa. (g.. N.)

DH AB A et DO B B. bot. pn an.

Syn. arabes de Mimosa Unguis-Cati , Forsk. Espèce d’Inga de Willdenow , dont on emploie en Egypte les feuilles pour une ophlhalmie à laquelle les Boeufs sont sujets. (b.)

DIIARA. bept. opii. Espèce du genre Couleuvre. V. ce mot. (b.)

DIABASE. géoe. Alex. Brongniart a proposé ce nom pour une Roche que les géologues allemands appellent Grünstein , et que le célèbre Haiiy nommait Diorile. Suivant Bropgniart, on doit y rapporter la plupart des Ophites de Palassou et le Chlorotin d’Haberlé. Cette substance est trèsrépandue à la surface du globe ; elle est essentiellement composée d’Amphibole Hornblende et de Feldspath compacte , à peu près également disséminés. Le Mica s’y rencontre quelquefois. Cette Roche est d’un vert noirâtre avec des points blancs formés par le Feldspath. Ces grains ne sont jamais rougeâtres comme dans la Syénite. Sa cassure est difficile et raboteuse ; sa texture est massive , quelquefois fissile. On y rencontre accidentellement plusieurs autres substances, telles que le Fer sulfuré, le Talc stéatique , le Pyroxène, le Fer titané, la Dinllage, l’Epidote , le Titane nigrine. Celte Roche est susceptible de s’altérer et même de se décomposer en partie comme toutes les autres Roches qui contiennent du Feldspath. On en distingue cinq variétés principales, savoir : ic Diabase granitoïde; 2e* Diabase schisloïde ; 3a Diabase porphyroïde; 4Q Diabase orhiculaire ; 5W Diabase diallagique.

DIABASIS. Diabasis. rois. Genre fondé par notre savant ami Desinarest dans la famille des Percoïdes , de l’ordre des Acantboptérygiens ; il présente les plus grands rapports avec les Lutjans et les Prislopomes, par la forme du corps, la disposition et la composition des nageoires , ainsi

que par les caractères que fournissent i les os operculaires , et notamment le préopercule finement dentelé, droit | sans échancrure sur son bord posté- j rieur. Les Diabasis ont les dents | i maxillaires, comme celles des Pristi- 1 h pomes , fines et égales entre elles. On n’y trouve pas les quatre crochets antérieurs qui existent dans les Lutjans.

Mais ce qui distingue surtout ces Poissons, c’est la présence de très -nombreuses petites écailles sur les deux surfaces des nageoires impaires , telles | que l’anale , la caudale et surtout la j partie molle ou postérieure de la dor- ; sale. Ce caractère est essentiellement celui des Poissons dont Cuvier a formé la famille qu’il nomme des Squammipennes , et les Diabasis pourraient à la rigueur être aussi bien placés dans cette famille que quelques autres genres démembrés de ceux des Lutjans , des Anthias et des Pomacentrcs.

Ils formeraient dans cette famille une petite section distinguée des autres par la dorsale unique , par les dents fines, nombreuses, sur plusieurs rangs et non en soie. Desmarest , tout ; en les plaçant provisoirement parmi les Squammipennes , remarque ce- li pendant que l’organisation générale de ces Poissons les rapproche surtout des Lutjans et des Pristipoines avec

lesquels ils ont de véritables affinités, et

il pense a ussi que sous ce point de vue important il serait peut-être convena- ; ble de retirer quelques autres Squammi pennes du voisinage des Chétodons, pour les ramener avec les Diabasis à la famille des Percoïdes. Nous adoptons complètement cette opinion par laquelle se trouve motive le nom de Diabasis, tiré du mot grec signifiant transition , et indiquant que ces Poissons sont l’intermédiaire de deux familles. — Les espèces de Diabasis connues dans l’état actuel de la science sont au nombre de deux. Elles ont été décrites avec le plus grand détail , ainsi que beaucoup d’autres Poissons J intéressans qui seront mentionnés leur tour dans ce Dictionnaire , dans les Décades Ichthyologicrucs des cotes de l’île de Cuba par l’habile na-

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liste auquel on doit l’établisseitdu genre dont il est question , et de découvertes utiles dans toutes branches de l’histoire naturelle lui sont également familières.

Iiabasis ue Parra , Diabasis ra, Desm. [F. pl. de ce Dictionn.).

. ié au naturaliste Antonio Parra , en 1787 a donné à la Havane une :ription des productions marines (.côtes de Cuba , ce Poisson , trèsin par ses formes et ses couleurs iLutjan museau-pointu de Deseestj est d’un brun assez foncé sur los et plus clair sur les flancs, b.

(DIABASIS RAYÉ DE JAUNE , DlCl-

s fiavo-lineatus , Desm. (F. pl. de )>ict.). Ses écailles sont grandes et — régulièrement distribuées. De que côté du dos sont trois lignes t ptudinales d’un jaune brun, et sur lianes on compte dix lignes obi i— s jaunes , suivant les rangées d eles, et entre lesquelles sont autant ignés blanches. B. 6, D. 12/16, A.

( IABLE. zool. La singulière figui l’étrangeté ou la laideur des for- 1 et des couleurs de certains Anii ix leur ont mérité, chez divers peuou dans les relations d’anciens igeurSjCenom de réprobation avec ilque épithète caractéristique pour (distinguer entre eux; ainsi l’on a 9 imé parmi les Mammifères :

(Diable de Java ou de Tavoyen, k,angolin.

> iable de sors , l’Ouarine et le ita , espèces de Singes.

armi les Oiseaux :

‘etits Diables ou Diablotins Antilles, probablement une espè- '13e Pétrel , et non la Chevêche à icr. Labat, qui nous a longuement etenus de ces Diablotins, dit 1s nichent dans les plus hautes itagnes de la Guadeloupe , et que hair des jeunes , à la chasse des- Is vont les créoles, est un inanexquis.

ijable enrhumé , un Tangara.

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Diable de mer , la grande Foulque ou Macroulc, Fulica aie/rima, L.

Diable des palétuviers ou des savanes, l’Ani.

Parmi les Reptiles :

Diable des bois , un petit Lézard de Surinam, qui paraît être l’Agame ombré , ou uue espèce de Gecko.

Diable de Java, une espèce de grande Iguane incomplètement décrite.

Parmi les Poissons :

Diable de mer , aux Antilles , le Molubdar et un Scorpène ; sur nos côtes , les Raies de tailles monstrueuses ou même la grande Baudroie et le Cotte Scorpion ; en Sicile , l’Etmoptère aiguillonné de Raûnesque, etc. (b.)

Parmi les Insectes :

Diable, à Saint-Domingue, le Charanson de Spengler, figuré par Olivier. Il fait un très-grand tort , suivant Tussac , aux plantations des Cotonniers en détruisant leurs feuilles.

Grand Diable, un Insecte liémiptère du genre Lèdre.

Demi-Diable et petit Diable , deux espèces différentes du genre Me mb race. (aud.)

DIABLOTEAU. ois. Syn. vulgaire du Goéland brun. F. Stercoraire.

(dr. .z.)

DIABLOTINS, ois. F. Diables (petits) .

DIACANTIIA. bot. piian. Nom donné par Lagasca au genre Bacasia de Ruiz et Pavon. F. Bacazie.

DIACANTIIE. pois. C'est-à-dire à deux épines. Nom spécifique de diverses espèces de Poissons des genres Lutjan , Holoccntrc et Perche. F.

ces mots. Nous avons, à l’article Baltste, proposé, sous ce nom , l’établissement d’un nouveau sous-genre.

*DIACIIETON. bot. piian. La Plante désignée sous ce nom par Pline , et qu’il dit être épineuse et croître communément dans l’îlc de Rhodes, a été

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rapportée à la Ornière, A". ce mol.

DIACHYTIS et DIACIIYTON.

iioT. phan. (Dioscoride.) Syn. de Dauphinelle. V. ce mot. (b.)

DIACOPE. pois. Genre formé par Cuvier ( Règn. Anim. T. n , p. 275 ) aux dépens des Lutjans, des Holocentrcs et des Sciènes des auteurs dans l’ordre des Acanthoptérygiens , famille des Percoïdes. Il appartient à la famille des Acanlhopomes de Duméril. Ses caractères consistent dans la gueule bien fendue, année de dents en crochets, peu régulières , avec des dentelures ou préopcrcules au milieu desquelles se distingue une forte c'cliancrure pour l’articulation de l’interopcrculc. Cette échancrure a déterminé la racine du nom de Diacope. Les Diacopes sont tous des Poissons exotiques , entre lesquels se distinguent le Bengali, Holocentrus Bengalensis de Lacépède et de Bloch, pl .

a46 ; Sciœna Kosmira de Forskahl, reproduit par le même auteur sous le 110m de Perça po/ysonia et par Lacépède sous celui de Labre à huit raies.

— Le Diacope à cinq raies , Holocentrus quinquelineatus , Bloch, pl. 23g.

Des mers du Japon. — Le Diacope Lépisure, Sparus Lepisurus de Lacépède ; du grand Océan équinoxial. — Le Rohar, Sciœna Jiohar de Forskahl ; de la mer Rouge. — Le Bossu, Sciœna gibba de Forskahl, qui , de même que le précédent, est un Lutjan de Schneider, cl qui habite comme lui la mer Rouge. — Le Diacope noir du même auteur et de la même mer. — Le Diacope de Séba , ViçLcopus Sebœ , Cuv. (/oc. cil.), représenté par Séba, Mus. T. m, pL 27, f. 2. — Enfin L’An t ica - Deondiawah de Russel et qui sp pêche sur la côte de Coromandel. (b.,

DIADELPHES (étamines), bot.

than. Lorsque les étamines sont soudées par leurs filets, de manière à I01mer deux faisceaux, ou androphores , on dit qu’elles sont Diadelphes. Ainsi , dans la Fumeterre et toutes les Plantes qui forment la famille dcsFu-

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ma rincées , on trouve six étamine* réunies trois par trois par leurs filet, et constituant ainsi deux faisceaux-) dans le Pulygala , les huit étamine* forment aussi deux faisceaux égaux entre eux. Mais dans toutes les Légumineuses à fleurs papilionacées , les étamines sont loin de former deux faisceaux égaux cntie eux. Ainsi, des dix étamines qu’on observe dans chaque fleur, neuf sont soudées par leurs filets et forment une sorte de tube fendu dans toute sa longucurd»

côté supérieur , et le second! faisceau ne se compose que d’une seule étamine qui correspond à la fente du tube. (a. n.ÿ !

DIADELPIIIE. Diadelphia. eot, piîan . Dix-septième classe du système sexuel de Linné , comprenant tous les Végétaux dont les étamiqç, sont diadelphes. ce mot. Cette classe se divise en quatre ordres, savoir : iQ la Diadelphie Pentandrie , qui ne comprend que lq seul genre Monnieria-, 20 la Diadelphie Hexandrie à laquelle appartiennent toutes les Fumariacées ; 3° la Diadelphie Octandrie ou viennent se ranger les Polygala ; 4° enfin la Diadelphie Décandrie qui comprend toutes les Légumineuses papilionacées. Il faut remarquer que , dans cet ordre , on trouve quelquefois certains genres qui n’en offrent pas rigoureusement le caractère. Ainsi un grand nombre de Légumineuses à fleurs papilionacées | ont leurs étamines toutes soudées ensemble et par conséquent monaUelphes. Cependant Linné les a placées dans la Diadelphie. V., pour de plus grands développemens , le mot Sys-

TÈME SEXUEL. (A. B.)

DIADÈME, ois. Espèce du genre Tan gara , Tcmm.,Ois. color. ,pl. a45.

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