SEXUEL. (A. R
* DIKES. oéol. y. Basalte.
* DILADILA. bot. phan. ( Camelli. ) Arbre peu connu des Philip, pines , bien qu’il ait été figuré , et qui paraît être une Légumineuse voisine de l’Angelin. V. ce mot. (b.)
DILATRIS. bot. phan. Genre de Plantes monocotylédonécs qui présente pour caractères : un calice adhérent à l’ovaire, velu à l’extérieur , dont le tube est court et le limbe profondément partagé en six parties; trois extérieures et trois intérieures alternes avec les premières; toutes égales entre elles, oblongues, canaliculées , dressées , persistantes et portant chacune un filet inséré vers leur base. Les filets opposés aux trois divisions extérieures sont avortés et très-courts ; les trois autres plus allongés et surmontés d’une anthère qui est plus longue dans l’un des trois. L’ovaire, qui est terminé par un style et un stigmate simples , devient une capsule environnée et couronnée par le calice, partagée en trois loges par autant de valves qui viennent , en se repliant, s’appuyer sur les angles d’un placenta central , trigone , aux faces duquel s’insèrent les graines solitaires dans chaque loge, aplaties et peltées. Les feuilles radicales sont engainantes, celles de la tige sessiles; les fleurs disposées en corymbes terminaux , accompagnées de spathes simples. On en rencontre trois espèces au cap de Bonne-Espérance. Persoon y l'éunit en outre 1 ’Heritiera de Michaux , qui paraît plutôt congénère de V J rgolasia.
Le genre Dilatris , placé d’abord à la suite des Iridées , doit, suivant l’opinion de Jussieu, devenir le type d’une nouvelle famille à laquelle il donnerait son nom , et que caractériserait principalement la disposition des valves de la capsule. Elle répondrait en partie à celle que R. Brown a établie sous le nom d’Hœmodoracées. V- ce mot. (a. d. J.)
DIL
* D1LEGINE. bot. crytt. ( Mi- | eli. ) Section du genre Agaric , foi’t :e d’espèces grêles , tendres , et qui J réduisent facilement en eau. (b.) iDILEPYRUM. BOT.pnAN. Legeni'e Graminées déexit sous ce noxxi as la Flore de l’Amérique septenmale, 1, p. 4o) ne paraît pas difféi ît du geni'e MUklenbeigia de Schre- ( F". Muhlenbergie. (a. r.)
1 )ILÏ VA1RE. Z Ydivaria. bot. bilan.
as ce nom , Jussieu sépai'e une espèce •Acanthe de Linné, l’ Acanthus ilici- ! eus , dont il forme un genre distinct ■si caractérisé : calice à quatre divii ns profondes , accompagné de trois Uctées ; ces divisions et ces biactées i it arrondies et comme imbi’iquées ; i olle dont le tube court et rétiéci : fermé par des écailles , et dont le piibe se partage en deux lèvxes , la roërieure composée de petites dents |i rêmemeutcourtes, l’inférieure trèsnde et découpée en trois lobes à sa i minaison. Les anthères et la cap- I e sont comme dans l’Acanthe. Espèce que nous avons citée est un riorisseau armé ou dépourvu d’ai- ; lions , qui croît dans les Indesti enlales et la Nouvelle -Hollande ;
; feuilles oblongues à dents epi— Irises rappellent par leur forme celdu Houx , comme l’indique le lin spécifique ; ses fleui’S sont dis— t ées en épis. Poiret y réunit deux lires espèces originanes également i Indes-Orientales, l’une qui est i canthus ebracteatus de Vahl l 'mb. , tab. 4o) , et dans laquelle ; ique fleur est accompagnée d’une b ctée unique; l’autre qu’il nomme longifolia , se distingue par ses [ illes entières.
■ -Brown, ne reconnaissant entre les ires Acanthus et Dilivaria que des } erences légères dans les parties de fructification et dans le port, prore de les réunir de nouveau.
I JILLÉNIACÉES; Diüeniaceæ.
)\ tiian. Famille de Plantes dico- ’ idones, polypétales, hypogyncs ,
? posée par De Candollc (Ann. Mus.
n, pag. 4oo ) et établie définitive-
DIL ôo5
ment par ce célcbx'e botaniste dans le premier volume de son Systema naturale F’egetabilium. Voici les caractèi'es par lesquels se distinguent les Plantes qui forment cette famille. Le périanthe est double , à préfleuraison imbriquée ; le calice est persistant , à cinq divisions profondes dont deux sont situées plus à l’extérieur. Les cinq pétales qui sont caducs forment une seule l'angée , et s’insèrent, ainsi que les étamines , sous les ovaires.
Quelquefois la corolle ne se compose que de ti’ois pétales. Les étamines qui sont fort nombreuses ont tantôt leurs filamens libres , tantôt réunis en plusieurs faisceaux ; dans deux genres , ils sont tous insérés d’un seul côté des ovaires ; les anthères biloculaii’es sont adnées à fa partie supérieure des filets qui les sé-
fxarent ; elles s’ouvi'ent par un sillon ongitudinal qui est généralement placé sur leur face interne, quelquefois sur leurs côtés , mais jamais sur leur face externe. Le nombre des pistils est sujet à varier. Le plus souvent on en compte de deux à cinq; quelquefois ils sont plus nombreux , comme on l’observe surtout dans certaines espèces de Dillenia rarement on n’en trouve qu’un seul par suite de l’avortement des autres. Quelquefois ces pistils restent distincts , d’autres fois ils se soudent plus ou moins entre eux par leurs côtés. Chacun des ovaires est à une seule loge et contient plusieurs ovules attachés soit à sa base, soit à l’angle intei'ne , le plus souvent disposés sur deux l’angs. De son sommet naît un style court, épais, que termine un stigmate d’une foi'me variée mais toujoui's simple ; les ovaires deviennent autant de capsules uniloculaires contenant une ou plusieui's graines et s’ouvrant par leur côté interne au moyen d’un sillon longitudinal ; quelquefois ces capsules se réunissent en une seule et l’estent indéhiscentes ; les graines sont souvent enveloppées en grande lartic par un affilé urcéolé et frangé ; e tégument propre de la graine est dur et crustacé; il recouvre un en-
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dospenne charnu dans lequel existe un petit embryon dressé, placé à la base de l’endosperme.
Les Dilléniacées , telles que nous venons de les caractériser , sont des Arbres, des Arbrisseaux ou de simples Arbustes dont les feuilles sont alternes, raiement opposées, toujours simples , entières ou dentées, ordinairement coriaces et persistantes ; les stipules manquent généralement ; quand elles existent , elles sont roulées comme dans les Magnoliacées 5 les fleurs sont quelquefois extrêmement grandes et solitaires ; plus souvent elles forment des espèces de grappes ou de panicules.
Le nombre des Végétaux réunis dans cette famille s’est accru d’une manière très-rapide. Du temps de Tournefort, par exemple, aucun n’était connu. Linné en a décrit trois , Willdenow vingt-un. Dans le premier volume de son Systema , De Candolle en mentionne quatre-vingtseize dont cinquante-une croissent dans l’archipel Austral, vingt-une dans l'Inde et les contrées voisines , trois dans le midi de l’Afrique; vingtune dans l’Amérique méridionale.
Aucune Dilléniacée n’a été observée dans l’hémisphère boréal ; car, ainsi que l’a observé le professeur De Candolle , la Plante décrite par Pursh sous le nom de Tigarea tridentata , et qui est originaire de l’Amérique septentrionale , n’appartient pas à la famille qui nous occupe. Elle forme un genre nouveau ( Furshia , D. C.) dans la famille des Rosacées.
La plupart des genres qui constituent aujourd’hui la nouvelle famille des Dilléniacées étaient autrefois placés en partie dans les Magnoliacées et en partie dans les Rosacées. Cet ordre a beaucoup de rapports avec les Renonculacées, les Magnoliacées, les Anonacées , les Cistes et même les Rosacées : i°il se distingue des Renonculacées par son port qui est fort different , par son calice persistant et par ses anthères introrses ; u° dans tes Magnoliacées et les Anonacées le nombre des parties de la fruclifica-
lion est ternaire, tandis qu’il est qui. nairedans la famille des Dilléniacées- 1 3° dans les Cistes l’ovaire est cous- \ laminent simple et unique , et les j graines sont attachées aux bords rentrans des valves; 4° enfin l’insertion j est hypogy nique dans les Dillénia- j cées et perigynique dans les Rosacées. Cette famille tient donc le milieu entre les Renonculacées et les Magnoliacées.
Le professeur De Candolle, à qui nous avons emprunté la plupart des détails consignés dans cet article, divise les Dilléniacées en deux tribus, savoir : les Délimacées et les Dillénées. Nous allons mentionner les genres que comprend chacune de ces tribus.
Ire tribu : Délimacées.
Filamens des étamines manifestement dilatés à leur sommet et portant sur leurs parties latérales les deux loges de l’anthère écartées l’une de l’autre. — A cette première tribu appartiennent les genres suivons :
Te tracera , L. , D. C. ; D au ilia , Vandelli, D. C. ; Doliocarpus , Bqland,D. C. ; Delima , Juss. , D. C.; Curatella , L. , D. C. ; T rachy te lia, D. C. ; Recchia, D. C.
IIe tribu : Dillénées.
Filamens des étamines non dilaté»
à leur sommet; loges de l’anthère très-allongées. Cette tribu comprend les genres : Pachynema , Brown, D.
C.; Hernistemrna , Juss., D. C. ; Vlcürandra , Labill., D. C. ; Candollea, Labill . , D. C. ; Adrastœa, D . C. ; m bertia , Andrews, D. C. ; Jformia, Rottb., D. C. ; Colbertia, Salisb., D.