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„*orge; pieds robustes ; tarse long , né a un éperon faible, obtus ; quadoigls, trois devant et un derrière, portant à terre que sur l’extrélé ; ongles ovales , un peu émous- ; les trois premières rémiges éta- . ,s , la quatrième la plus longue ; la ipart des plumes coupées carréut. Long-temps ou n'a vu figurer : îs ce geure qu’une seule espèce ; is depuis que le Musée de Paris a : l'acquisition de l'Oiseau qui , pris ant à Honduras , avait été amené Angleterre et placé après sa mort ns le cabinet de Bulloch , Cuvier ont pu examiner à loisir ce précieux •;eau, en a fait une seconde espèce Dindon. Toutes deux sont origires de l’Amérique, et quoi qu’en ait : prétendre Aldrovande , d’après ses cherches ou ses conjectures, ces t- .eaux n étaient pas connus dans les res parties du monde avant la dé- : iverte du nouveau continent. Il ! aît que le premier de ces Oiseaux i envoyé en Espagne trois ou quatre ü après la conquête du Mexique, t s 1024. Plus tard, des missionnai- ,, disciples ou sujets de Loyola, qui f ient entrevu la ressource qu’offrait nr nos basse-cours un semblable iimal, en firent des envois dans il le l’Europe ou l’espèce se répandit i s le nom vulgaire d’Oiseaux des ruites.
i )ivers naturalistes ont fait l’histoi-» il lu Dindon à l’état sauvage; Ileri.dez, quoique le premier d’entre est encore celui auquel nous ons redevables des renseigneinens paraissent les plus exacts sur les t airs etles habitudes de ces Oiseaux il a été à portée d’observer dans Iles les périodes de leur exisce , de suivre dans tous les de- 'S de la familiarisation. Ils vivent société , par troupes peu nomuses ; ou les aperçoit rarement i.s les plaines, ils sont plus souvent rés dans les bois et les forêts ou ils -sent les nuits perchés suçles bran- I s les plus élevées de celles qui peui i t soutenir leur énorme corps. Dès I ibe matinale, ils semblent se su-
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luer réciproquement par des gloussemens réitérés ; aux premiers rayons du soleil , ils descendent à terre, et là, pirouettant en signe de tendresse autour de leurs femelles , ils relèvent et développent en éventail lespennes de leur queue et les plumes brillantes qui les recouvrent. Le sommeil paraît les absorber profondément, car ils y sont encore livrés lors même que depuis long-temps on les croirait éveillés; on profite de cette difficulté de sortir d’assoupissement pour leur faire la chasse. Alors susceptibles de surprise, mais non d’épouvante , ces Oiseaux regardent tranquillement l’arme à feu ou le bâton qui viennent d’abattre à côté d’eux leur compagnon , et semblent dédaigner de se soustraire par la fuite à une semblable destinée ; mais sont-ils éveillés , c’est toute autre chose : ils ripostent hardiment aux attaques , et s’ils aperçoivent un danger imminent, une très-grande agilité dans la course qui leur est plus habituelle que le vol , leur fait bientôt franchir l’espace qui les sépare d’une reti’aite salutaire.
Leurs amours sont ordinairement entre eux le sujet de violens combats qui sont bientôt oubliés de même que le prix de la victoire. La femelle ne s’occupe guère des soins qui , chez la plupart des autres Oiseaux , précèdent la ponte : une fossette faiblement abritée et garnie de quelques légers brins d’herbe , reçoit les œufs dont le nombre indéterminé est le plus souvent de huit à douze ; elle les couve avec constance, élève ses petits avec soin, mais rarement plus de deux ou trois arrivent à l’état adulte. La ponte ne se renouvelle pas dans l’année. Le Dindon sauvage ne se nourrit que de fruits , de graines et particulièrement de diverses espèces de glands. On prétend que leur chair offre un mets plus délicat que celui que nous procurent ces même Oiseaux élevés dans nos basse-cours. Ceux-ci ont aussi un caractère tout-à-fait différent et qui les a rendus pour le vulgaire injuste et ignorant l’emblème de la stupidité ; il est vrai que c’cst le faciès assez gé-