TOME V
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DIPLARRÈNE. Diplarrena. bot.
i'iian. Dans l’expédition à la recherche de Lapeyrouse , Labillardière trouva sur la côte sud de la Nouvelle- Hollande au cap de Van -Diémen , une Plante de la famille des Iridées qui lui présenta les plus grands rapports avec le genre Morœa , mais que l'anomalie du nombre de scs étamines lui fit regarder comme génériquement distincte. Il en donna (Voyage à la recherche de Lapeyrouse , p.
2Ô7 et t. i5) une belle figure et une description que nous allons exposer en abrégé : plusieurs fleurs renfermées dans une spathe à deux valves s’épanouissent successivement et sont très -éphémères. Elles ont un périgone à six divisions dont trois situées intérieurement, plus petites que les extérieures ; la supérieure de ces divisions internes moins longue et plus renflée vers sa base que les deux autres. Le nombre des étamines est constamment de deux , à anthères blanches ; à la place de la troisième et au -dessous de la division interne et supérieure , on trouve un rudiment de filet sans vestige d’anthère. Le style est plus long que les étamines , terminé par un stigmate en forme de houlette. L’ovaire et la capsule sont semblables à ceux du genre Morœa.
Toute la distinction du Diplarrena avec ce dernier genre consiste dans le nombre binaire de ses étamines, nombre très-anomal chez les Iridées ainsi que dans la plupart des Dicotylédones ou il est toujours de trois, ou un de ses multiples; mais si l’on fait attention à l’existence d’un rudiment de filet, précisément à la plaçe que la troisième éiamine devrait occuper, on sera porté à considérer ce filet rudimentaire comme une étamine dégénérée, dont l’avortement s’explique trèsclairement par la plus grande dimension qu’a acquise la division du périgonc quilui est contiguë. Ainsi la question se réduit à savoir si l’imperfection constante d’une portion d’organe suffit pour ne pas rapportera un genre connu une Liante quiena d’ailleurs tous les caractères. Vahl [Enurner.
Plant, a , p. i/>4) s’est décidé pour |a négative, quoiqu’il ait admis san.
critique la diflërence absolue du nom bre des étamines dans les deux Plantes , et il a mentionné le Diplarrena Morœa de Labillardière sous le nom de Morœa diandra. (g. .N.)
* DIPLASIE. Diplasia. bot. phan , Genre établi par le professeur Richard Un P ers. Syn., pl. 1, p. 70), et qui paraît se rapprocher beaucoup du genre Hypœlythnun. Ses caractères consiy tent en des épillets ovoïdes très-allongés , terminés en pointe aux déni extrémités , formés d’écailles imbriquées en tous sens. A la base de chaque écaille, une fleur hermaphiodite plus courte et surtout beaucoup pluétroite que cette écaille. Ellesecomposede quatre autres écailles ca rendes disposées sur deux rangs , dont les deux extérieures sont ciliées sur leur carène. Le nombre des étamineset de sept ; on en compte quelquefois, mais rarement, plus ou moins. L’ovaire est comprimé, surmonté d’ut style simple que terminent deo\ stigmates allongés. Le fruit est ovoïde allongé, luisant, plus long que le écailles.
Ce genre a besoin d’être de nouveau mieux étudié dans ses caractères Chaque fleur, qui se compose de tre écailles disposées deux par dein comme dans un épillet uniflore de Graminée, est un caractère fort singulier dans la famille des Cypéracées Le Diplasia sc compose de deux espèces vivaces à tige triangulaire, à fil les très-larges et à fleurs disposée»* corymbe terminal. L’une est le JM' plasia karalœfolia , Rich., loc. cil superbe Plante qui , par son port, re:
semble beaucoup au Bromelia tas , L. L’autre est nouvelle , a k feuilles moins larges , les fleurs ( sées en une sorte de corymbe si C’est notre Diplasia corymbosa.
tes deux sont originaires de la Gu,an( Française. La première a été,danJ<* derniers temps , décrite et figurée P* Rudge ( Icon. Guian. , t. 24), souW
nom de Scirpus bivmeliœfolius. (■*•*'
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| fPLAZION. Diplazium. bot.
> r. ( Fougères . ) Ce genre , établi jrwartz dansson Synopsis Filicum , Pété confondu auparavant avec si sple/tium , et fait partie comme Fougères à capsules entoui complètement par un anneau ^ue ; elles diffèrent des Asplepar la structure de leur tégul|;; dans les Asplénium , les.capi forment un groupe linéaire le iu bord interne d’une nervure , huit recouvertes par un tégument j» ait latéralement de cette même <[s re , et s’ouvre eu dedans. Dans || 'plazium , les capsules forment pi lient des groupes allongés; mais i ■ ' t u d’être insérées d’un seul coté i k irvures de la fronde, elles sont Jji s le long des deux côtés des 111 res secondaires; et elles sont t certes par un tégument double M lit également des deux côtés de R -'Vitre , et dont l’un s’ouvre en s et l’autre en dehors. Ce genre s-distinct par ce caractère des ziumj il en diffère encore plus n port. Ce sont en général des res à fronde grande , simple ou iule fois pinnée, rarement bidont les piunules sont larges, ÿ allées, assez semblables par leur à celles des Danæa et des Ma- Leurs nervures sont deux fois is et se rencontrent sous des aigus : leurs dernières divisions couvertes de capsules, forment face inférieure des frondes une le réseau ou de lignes en zig-zag iganles , surtout dans les espèilla fronde est peu divisée. Pluospèces de ce genre on télé déeri- Bory de St.- Vincent , dans son e aux îles australes d’Afrique , nom générique de Callipteris .
mot. Une de ces espèces est rcable par sa tige arborescente ; odes sont très-grandes, bipin- >dlcs atteignent huit pieds de r trois de large; les pinnules qu’à trois ou quatre pouces de î est, d’après le récit des voyaune des plus belles Fougères sccntes connues. Les especes de
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ce genre sont également as ez nombreuses dans l’Amérique met idionaie; aucune ne croît hors des tropiques.
(ad. B.)
* DIPLECOLOBEES. Diplecolobeoe. bot. phan. C’est le nom donné par le professeur De Candolle au cinquième sous-ordre qu’il a établi , d’a-
Ï>rès la structure des cotylédons, dans a vaste famille des Crucifères. Ce groupe de tribus est caractérisé par les cotylédons incombans , linéaires , pliés transversalement et deux fois sur eux-mêmes , elparses grainesdépri niées. La structure de l’embryon , chez les Diplécolobées , offre beaucoup de ressemblance avec celle des Spirolobées. Les Erucariées , tribu qui appartient encore à ce dernier sous-ordre, tiennentleinilieu entre les deux, etdonnentà penser queleur distinction , sous le point de vue des cotylédons , n’est pas tranchée. Dans les Diplécolobées, les plis transversaux des cotylédons sont disposés de manière que leurs extrémités sont parallèles à la radicule et très-rapprochés Je celle-ci; les plis, au contraire , des cotylédons de Spirolobées, sont plus ou moins contournés en spirale, de telle sorte queleurs sommets sont très-éeartés de la radicule.
Toutes les Crucifères de ce sous-ordre sont indigènes du cap de Bonne-Espérance, à l’exception du genre Subularia qui est son représentant européen. Il renferme deux tribus > savoir : les Héliophilées ou Diplécolobées siliqueuses, et lesSubulariées ou Diplécolobées latiseptées. F. ces mots.
DIPLECTHRUM. bot. phan. Persoon a proposé de nommer ainsi le genre Satyrium de Swarlz et de tous les auteurs modernes , qui ne correspond pas au genre Satyrium de Linné. Mais cette substitution n’a pas été adoptée. F. SaTYRJON. (a.r.)
DIPLECTRON. ois. (Vieillot.) V.
Ëpuronnibb.
* DIPLÉRIE. Diplerium. polyp.
Genre de Polypiers fossiles de l'ordre des Milléporées dans la division des Polypiers entièrement pierreux, àpe-