‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 179 sur 221 · tome v · texte numérisé non relu

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Ombellifère , mais peut être pas la Carotte. . (B.)

DIRIGANG. ois. Nom de pays du Carthia Leucocephala , Lath. , qui parait ctreunc espece de Grimpereau de la Nouvelle-Galle. (b.)

DIRKIGN. BOT. PH AN. (Dioscoridc.)Syn. A' Atropa Bellac/ona, L. V .

Belladone. (b.)

DISA. Visa. bot. phan. Ce genre , delà famille des Orchidées et de la Gynandrie Monnttdrie, L., tient le milieu entre les véritables Orchis et les Satyrium de Swartz. Les trois folioles extérieures de son calice sont inégales; la supérieure, qui est la plus grande, se prolonge à sa partie postérieure et inférieure en une sorte d’éperon creux et conique plus ou moins allongé selon les espèces; les deux divisions latérales sont dressées et égales entre elles ; les trois divisions intérieures sont plus petites que les externes; les deux latérales sont dressées , appliquées contre le gynostème , et soudées avec lui dans leur partie inférieure; le labelle , dont la figure varie beaucoup suivant les espèces , est assez généralement entier et toujours dépourvu d’éperon. Le gynostème est court; l’anthère est continue , à deux loges qui contiennent chacune une masse pollinique, ovoïde, terminée inférieurement par une petite caudicule qui aboutit à un rétinacle glanduleux absolument comme dans le genre Orchis , dont le Visa ne diffère que par l’absence de l’éperon , et par la division supérieure du calice concave et creusé en forme de capuchon. Il se distingue du Satyrium de Swartz par le capuchon ou éperon unique du sépale supérieur, tandis que dans ce dernier genre il y a deux éperons.

Toutes les espèces de ce genre , au nombre d’environ une douzaine , croissent au cap de Bonne-Espérance.

La plùpartd’entre elles avaient été décrites par Thunberg sous le nom de Satyrium. Leur racine se compose d’un ou de deux tubercules ovoïdes et entiers. Les tleurs sont quelquefois

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très-grandes , solitaires ou réunies en épis. On distingue ces espèces en deux sections , suivant que leur éperon est très-long ou suivant qu’il est court f Eperon très-long.

Disa a long éperon , Visa porrecta, Swartz. Cette belle espèce a sa racine formée d’un gros tubercule ovoïde; toutes ses feuilles sont radicales , étroites , lancéolées , aiguës, carénées, trois fois plus courtes que la lige. Celle-ci est grêle cylindrique, haute d’environ deux pieds, portant de distance en distance des écailles aiguës et embrassantes , et terminée par un épi de fleurs grandes et d'un rouge de feu.

Chacune de ces fleurs est pédonculée, accompagnée à sa base d’une bractée plus courte que le pédoncule et col*lorée en rouge. La division supérieure du calice se prolonge à sa partie postérieure en un éperon conique et recourbé de près d’un pouce de longueur.

Disa a grandes fleurs, Dise grandiflora , Swartz, Lamk., Ulusl.

tab. 727, fig. 1. Sa tige est dressée, Cylindrique; ses feuilles sont toute radicales , linéaires et lancéolées. An sommet de la tige , qui a environ un pied de hauteur , on trouve une seule fleur, très-grande, d’un rouge vif dont l’éperon a près d’un demi-pouce de longueur.

f f Eperon court.

Disa spathulée , Visa spathulata, Swartz. La tige est cylindrique, simple, droite, terminée par un petit nombre de fleurs; les feuilles sont linéaires, lancéolées; le casque ou division supérieure du calice est dresse et terminé en pointe ; le labelle est longuement onguiculé, spathulë et | trilobé à son sommet. S

Disa tachetée, Visa rnacu/aM • j L., Suppl. Ainsi nommée parce ques.’ ;r tige , qui est dressée et cylindriqn* H, est marquée de taches rouges irrégu- 1 lières. Les feuilles sont radicales, «I- J| longées. Une seule fleur violacée tep K, mine la tige ; son casque est renversé, jj conique , obtus ; les deux divisft>u> Il latérales internes sont linéaires; 'f

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elle est lancéolé , obtus. Ces quaespèces, qui croissent au cap de ine-Espérance , fleurissent quel- •fois dans les serres. (a. h.)

MSANDllE. Disandra. dot. piian.

nille des Sciopliularinées de •wn , Heptandric Monogynie. Ce ire, établi par Linné, a été ainsi actérisé : calice à cinq ou huit di- 10ns profondes; corolle rotacce , ulière, dont le tube est court et le be à cinq ou huit découpures ; q ou huit étamines ; un seul stigte ; capsule ovale , biloculaire et ysperme.

.-ia réunion de ce genre avec le thorpia, indiquée par Jussieu dans • 1 Généra Plantarum , a été admise • Lamarck et par Kuntli , et , en

ït , nous 11e leur trouvons d’autre

érence que le nombre des parties , uel d’ailleurs est extrêmement vaille. Si, malgré cette analogie , l’on 1 serve le genre en question , on n’y npte qu’une seule espèce : la Dildre couchée, Disandra prostrata ,

, Suppl. 21.4, placée d’abord par iné lui-même parmi les Sibthorpia is le nom spécifique de peregrina.

tîte Plante est indigène de l’Orient.

; tiges sont couchées, grêles etpuicentes; ses feuilles alternes, péées , réniformes et crénelées. Elle es fleurs qui naissent par deux ou ■ trois dans les aisselles des feuil- . Une variété que l’on a désignée is la dénomination <Y ricana , qui a été élevée au rang d’es- :e par quelques botanistes , croît is l’île de Madère ; elle est rerquable par ses feuilles orbicures , très-entières , et par ses pédones uniflores. (g.. N.)

deux styles et une caryopse. Dans les fleurs mâles , la gluine est aussi bivalve, et il y a tiois étamines; mais la valve extérieure est arisfée. Les caractères de ce genre ont été exposés par R. Brown ( Prodr. FÏor. Nov.- Iloll. , p. 208 ) sous le nom générique d ' Hierochloe , antérieurement employé par Ginclin dans sa Flore de Sibérie, pour désigner un genre que le savant Anglais croit identique avec 1 c Disarrenum. D’un autre côté, Palisot-Beauvois (Agrostographie,p. 65) rapporte ce genre au Torezia de Ruiz et Pavon , et fait un genre distinct de Y Ilievochloe de Gmelin. F~. chacun de ces mots.

Le Disarréne antarctique , Disarrenum antarcticum , Labil.l. ( Loc.

cit. , t. 2 35) , Hierachloe antarctica , R. Br. , est une espèce indigène du cap Van-Diémen à la Nouvelle-Hollande , caractérisée par sa panicule lâche et penchée , ses enveloppes florales glumacées , lisses et uninervées ; ses fleurs mâles aristées , pubescenles , velues sur le dos des valves, et ciliées sur leurs bords; sa fleur fertile, terminée par une petite pointe; enfin par ses feuilles planes , linéaires, aiguës , scabres des deux côtés , et striées. L ’Aira antarctica de Fors ter ( Prodr., n. 4i ), que Labillardière a proposé, avec doute, de réunir à sa Plante, en est très-différente , selon R. Brown qui a vu les échantillons de Forster, et qui en a fait une espèce d’Avoine. Ce même auteur indique la grande affinité du Disarréne avec Y llolcus redolens de Forster ( Prodr., n. 565 } , qu’il ne faut pas confondre avec la Graminée nommée ainsi par Valil ( Symbol . , 2 , p. 102). (g..n.)

i DISARRÉNE. Disarrenum. dot.

t an. Genre de la famille des Glanées et de la Polygamie Monœcie , .établi par Labillardière [Nov. Holid. , 2 , p. 82 ) qui le caractérise si : lépicène bivalve triflore ; la I ur centrale hermaphrodite , les I ix latérales mâles. Dans la fleur I imaphrodite , la glume est bivalve | nautique; il y a trois étamines,

DISCHIDIE. Disclddia. dot. phan.

Ce genre, établi par R. Brown, appartient à sa famille des Asclépiadées, section des Apocinées de Jussieu, Pentandrie Monogynie , L. Le calice est à cinq divisions; la corolle urcéolée , quinquéfide; le tube staminifère présente extérieurement cinq appendices découpés chacun à leur sommet en deux dents su b ulé es , étalées, rçcoui-

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bées. Les anthères sont terminées par une membrane; les masses polliniques dressées et fixées par leur base.

Le stigmate est nautique. Les follicules du fruit sont lisses, elles graines aigrette'es. Brown en décrit une espèce originaire de la Nouvelle -Hollande , et qui croît aussi dans les Indes-

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l’intérieure est articulée à sa base

ou

en forme d’épine. On doit rapporter à ce genre :

Le Scarites t/ioracicus , Fabr. fi.

guré par Panzer ( Faun . Ins. Germ.

Jase. 83, fig. i).

Le Scarites gibbi/s, Fabr., représenté par Panzer ( Loc . cit.^fasc. 5, fig. i]

r\ f 1 /-v ^ ...' j / • i t T’ 1 Al

Orientales où Rumph l’a observée et et le Scarites bipustulatus , Fabr

figurée (JFIerb. Amb. 5, tab. 175, fig. 2, et t. 176, fig. 1) sous le nom de IX unimularia lacteamïnor. C’est unePlante herbacée, vivant en parasite sur les Arbres auxquels elle se fixe par des racines naissan tdes coudures inférieures de sa tige. Ses feuilles sont opposées , arrondies , épaisses , charnues ; ses fleurs petites et disposées en ombelles : elle est lactescente et lout entière couverte d’une fariné blanchâtre. D’autres Plantes des Indes , imparfaitement connues jusqu’ici , paraissent se rapporter aussi à ce genre.

* DISCHIDIUM. BOT. PHAN.

C’est le nom de la deuxième section du genre Violette, établie par De Candolle ( Prodr . Syst. Veget., 1, p.

3oo). Cette section est ainsi caractérisée : stigmate sans appendice rostrii'orme, plus ou moins hilobé au sommet, avec un petit trou situé entre les lobes; style s’amincissant du sommet à la base; étamines oblongues et rapprochées ; réceptacle planiuscule ; capsule trigone, oligosperme; feuilles séminales , souvent arrondies. Cinq espèces sont renfermées dans cette La plus remarquable est la

(aüd.)

* DISCIilTE. moll. foss. On a fjuelqucfois donné ce nom aux valves à surfaces lisses des Peignes fossiles.

*DISCINE. Discina. moll. Lamai ck ayant remarqué parmi les Discines quelques espèces qui paraissaient manquer d’une fente au fond du disque de la valve inférieure , en fit le genre Orbicule ; mais comme il est bien prouvé aujourd’hui que les Coquilles des deux genres sont les mê-

mes , on en a conservé un seul qui est

l’Orbicule. V. ce mot

DISCIPLINE et DISCIPLINE DE RELIGIEUSES, bot. phan. Ces noms vulgaires ont été donnés par les jardiniers, le premier aux Euphorbes Tirucalli- et Tête de Méduse, le second à V Amaranthus caudatus. (b.)

section.

VMa bijlora, jolie petite Plante des Lépadogaslre erCvcloptère montagnes elevees de 1 Europe. Les mots autres sont indigènes de l’Amérique méridionale etduNapaul. (g. .N.)

DISCOBOLES, pots. Troisième famille établie par Cuvier(Règn. Anim.

T. u,p. 224) dans l’ordre des Malacopte'rygiens Subbrachiens,qui répond à celle des Plécoptères de Duméril , et dont les caractères consistent dans le disque que forme, t les ventrales. 11 ne renferme que les deux genres

r. ces

DISCOELIE. Discœlius. ins. Genre de l’ordre des Hyménoptères, établi par Lalreille qui le place ( Règn.

Anim. de Cuv. ) dans la famille des

*DISCHIRIE. ZhWhmAS. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères , fondé par Bonelli et Diploplères , en le réunissant aux rangé par Latreille (Règn. Anim. de Enmènes. Suivant lui il serait le pas-

Cuv. ) dans la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques. Il a beaucoup d’analogie avec les divines dont il diffère essentiellement par les deux premières jambes, terminées par deux pointes très-fortes et longues, dont

sage de ce dernier

genre à celui des Polistes , et aurait pour caractères t d’avoir un chaperon beaucoup plus court que celui des Euinèneset s’étendant autant ou plus en largeur qu’en longueur; des mandibules propor-

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nellement plus courtes que celdes Eumènes et des Odynères , ÿ mient sillonnées en dessus et ne a tant parleur réunion qu’un angle -ouvert ; le corps étroit et allongé me celui des Eumènes et des Zè- , avec le premier anneau de l’ab- | i en moins étranglé. On observe outre que le lobe terminal des hoires est court et presque demitflaire, et que les palpes sont une plus longs que le lobe, caractère distingue ce genre de celui des les. Le genre Discœlie a pour tya Discoelie a zones, D.^zo/uilis, i i F espa zonalis de Panzer {Faun.

Germ. Fasc. 81, fig. 18). Elle vit airement , et paraît faire son nid ■ les vieux bois et dans les troncs 'Arbres. (aud.)

i 1SCOIDE. Discoideus. bot. phan.

ut la forme d’un disque. Cette îète s’applique à tous les organes culaires très-déprimés , relevés

bord légèrement saillant. C’est

ii qu’on dit des graines , un fruit,

, Discoïdes. Suivant H. Cassini,

aipitule des Synanthérées est Dis- >3 , quand les fleurs de la couronne ont pas plus longues que celles iisque et qu’elles suivent la même llction. L’ A rtemisia , le Sphœran- 11 en offrent des exemples, (a. n.)

>ISC0IDES. mole. foss. On enpar ce mot toutes les Coquilles la spire s’enroule sur un plan r.ontal au lieu de s’enrouler sur lan vertical. Les Ammonites, les

1S ües , etc. , sont des Coquilles ' lïdcs. V. Coquille. (d..ii.)

SCOIDES. échin. Nom donné hClein à n genre d’Oursins ; il >as été adopté. (lam..x.)

DISCOÏDES, bot. cbypt. ( Li-

l.) V. COENOTIIALAMES.

il SC O LITE. Discolites, moll.

iis long-temps Mercati ( Métallo valicana , pag. 24o) avait figuré or^is discoïde que l’on doit t apir à ce genre. Gucttard (Mém. sur 2. et les Arts, T. m, pi. 1 3, fig.

DIS • 54q

3i, 3o) en avait aussi fait mention, les rapportant aux Camérincs sous le nom d’Hélicite. Burtin ( Oryctogi’aphie des environs de Bruxelles)' en a figuré une qui paraît semblable à celle de Grignon (pl. 20, fig. 1 , a). Fortis (Journ. de Phys. T. lvii , p. 106, Lettre à Hermann ) qui avait recueilli sur les Discoliles et les Nummulites un grand nombre d’observations et qui les regardait comme des corps intérieurs , observations qu’il reproduisit dans ses Mémoires sur lTtalie , T. 11, fit mention d’une manière toute particulière de l’espèce que l’on trouve à Grignon. Faujas (Histoire de la montagne de Saint-Pierre de Maëstricht,p. 186, p. 34 , fig. x-4), après avoir émis l’opinion des écrivains qui le précédèrent et après avoir observé que Lamàrck avait séparé des Camérines de Deluc, de Fortis , de Guettard , etc., le corps aplati, avec lesquelles on l’avait mis, pour en faire un Polypier , pense que le Fossile trouvé à Maëstricht ayant la même structure devraitfaire partie du nouveau genre de Polypiers de Lamarck.

Lamarck (Système des Anim. sans vert., 1801, p. 357 et 376) établit dans le tableau des Polypiers un genre, n° 19, souslenom d’Orbulite, et(page 5y6) dans l’exposition des caractères du genre , il lui donne le nom d’Orbitolite, dont le type est l’Orbitolite qui se trouve à Grignon. Lamarck sentit donc l’inconvénient de laisser avecles Nummulites des corps qui s’en distinguent éminemment; on ne peut qu’approuver sa détermination , et la place que ce savant leur assigna.

Après ce que nous venons d’exposer sur Plnstorique des Discolites, nous ferons remarquer que Montfort (Concliyl. Syst. T. 1, p. 186) donne ce corps comme nouveau; cet auteur, en 18 iO', s’étonne « de ce que les conchyliologues modernes n’aient point parlé de cette Coquille fossile qu’on trouve si fréquemment à Grignon. »

Cependant Montfort, en citant l’ouvrage même où Fortis a donné une description très -exacte de la Discolite de Grignon, lui emprunta ce nom

Mo * DIS

île Discul i le dont il n’a change que l'orthographe. Néanmoins le savant lila inville, dans le Dictionnaire des Sciences Naturelles , et l3osc dans celui de Déterville , admettent le genre de Monl- Ibrt sans relever l’erreur et sans citer 1 Orbulltc de Lainarck qui cstle même corps. Celle adoption ne peut être attribuée qu’à quelque distraction de ces deux habiles naturalistes. Les Discolilcs étant de véritables Polypiers auxquels Lamarck a donné le nom d’Orbulite et d’Orbilolite tout à la fois, ce sera à Orbilolite , dénomination lapins généralement admise , qu’il en sera question. (d..h.)

DISCOLORE. Discolo r. rot. phan.

C’est-à-dire de deux couleurs. Se dit particulièrement d’une feuille ou de tout autre organe foliacé, dont les deux faces offrent une couleur différente. (a. r.)

*DÏSCOPORE. Discopora. polyp.

Genre de l’ordre des Escliarées dans la division des PolypieVs entièreôient pierreux à petites cellules non garnies de lame s, établi par Lamarck et offrant pour caractères : un polypier subcrustacé , aplati , étendu en lame discoïde , ondée , lapidescente ; à surface supérieure , ceilulifère avec des cellules nombreuses, petites, courtes, contiguës , presque campanulées ou l'avéolaires , régulièrement disposées par rangées subquinconciales. Il est difficile de se faire une idée exacte du genre Discopore qui semble lier les Polypiers pierreux aux Cellulifères, d’un côté par les Cellépores , de l’autre par les Piélépores et les Eschares : il diffère constamment des Flustres toujours celluleuses sur les deux surfaces lorsqu’elles ne sont point encroûtantes , tandis que les Discoporcs n’ont de cellules que sur une seule face. C’est avec les Cellépores que ces Polypiers ont le plus de rapports ; les caractères que présentent les tins et les autres sont tellement nombreux, et les différences si peu tranchées, qu’il faut toute l’autorité d’un natu raliste aussi distingué que Lamarck pour nous décider à conserver ce gén-

re, dont les espèces, par le peu que nous en avons vu , nous paraissent appartenir les unes aux Eschares , les autres aux Cellépores ou aux Flustres encroûtantes; c’est ce qui nous engage à ne rien changer dans ce moment au genre Discoporc de Lainarck ; nous attendons de pouvoir l’étudici sur les objets en nature , ce que les circonstances ne nous ont pas encore permis de faire. Maintenant nous croyons devoir nous borner à dire que dans les Cellépores les cellules sont toujours libres, au moins dans une partie de leur longueur, et sans intervalle entre elles et leur base ; que dans les Flustres , la lame qui supporte les cellules est toujours flexible loi— qu’elle n’est point adhérente, tandis que dans les Discopores elle est toujours roide et pierreuse; ce dernier caractère est peut-être le seul qui au premier aperçu fasse distinguer une Flustre d’un Discopore. D’après Lamarck , ce genre est composé de neuf espèces ; parmi les principales l’on remarque le Discopore verruqueux, décrit par les auteurs sous le nom de Cellepora verrucosa , Gmel. , Sjrst.

Nat., p. 0791, n. 4. Il habite les mers d’Europe. — Le Discopore Crible, des mers australes, que l’on rapporte à tort au Flustra arenosa de Solanderet d’Ellis. — Le Discopore petit rot, des mers d’Europe , Mlllepora réticulum , Esper, tab. 1 1 , que nous regardons comme une Flustrée. (lam.-X.)

DISCORBE et DISCORBITE. Du-

corbis. mole. Ce genre avait d’abord été constitué par Lamarck sous I* nom de Planulite , dans le Système des Animaux sans vertèbres , p. 101 ■ depuis , le nom de Planulite ayant été donné à d’autres corps , il imposa celui de Discorbe ( Aun. du Mus. T. v.

pag. i83, n° 1 , et T. vm , pl. • fig. 7 ) à ce genre même , qui a etc conservé ainsi caractérisé : coquilh discoïde, en spirale 'multiloculaire, à parois simples ; tous les tours appareils , nus et contigus les »»' aux autres ; cloisons tnmsverses , fréquentes, non perforées. Les D*»*

DIS

DIS

i >cs ne peuvent se placer que dans ; j ainille des Nautiiacées dont ils | tant les caractères; ils se distinct pourtant des vrais Nautiles, l’ absence du syphon , ainsi que l’apparence des tours qui se voient t >î au-deliors; les loges sont roulées et marquées au-dehors par rétrécissernens et des gonflemens rrnatifs.

j . 'eux espèces composent ce genre :

> e des envii ons de Paris , l’autre Piémont , décrites par Defrance , I J-s le Dictionnaire des Sciences na- < :lles.

ISCORBE VÉSICULAIRE , DlSCOlbis icularis, Lamk. , Anim. sans vert.

'Vil, p. 62 5; Discorbitis vesicuLa- Ann. du Mus. T. v, p. i83, n° 1; '.VIII, pl. 2; fig. 7 ; Encycl., pl.

, fig. 7, A, b, c); très-petite Co- ; le discoïde orbiculaire , dont toui es loges sont marquées par autant entleiuens subvésiculeux ; la dere loge est fermée le plus souvent; jamarck pense , à cet égard , que i limai a péri avant que cette loge > oit faite. Ce corps, qui n’a qu’une i e de diamètre, se trouve fossile à ..gnon. (d..h.)

DISCOVIUM. BOT. PHAN. Ce rre de Crucifères établi par Rafii}ue (Journ de Phys., ann. 1819,

1 6) a été placé comme trop peu dé- 1. liné, à la fin de la famille par (Candolle ( Prodromus Syst. Veget.

fiag. 266 ). Son auteur le ree comme très-voisin des genres aspi , Alyssurti et Lepidium , et issigne pour caractères : un calice né, une silicule lenticulaire, à son entière, à valves en carène et ges polyspermes. Le style est peri ant et le stigmate obtus. Le Disco- ! ni Ohiotense est l’unique espèce de L'enre. Cette Plante, qui croît sur bords de l’Ohio, est pubescente , i le et dressée ; ses feuilles sont écarscssilcs, linéaires, obtuses et ièics ; scs fleurs ont des pétales 1 nés , entiers, cunéiformes et guère s longs que les sépales du calice.

*D1SDÈRE. Disdera. arachn. V.

Dysdéiie.

* DISÉPALE. bot. Le calice est

Disépale quand il se compose de deux sépales distincts, par exemple dans les Fumèterres. (a. R.)

DISODÉE.Z?wofi?ea. bot. piian. On a ainsi abrégé le nom de Lygodisodea , donné par Ruiz et Pavon à un genre de la famille des Rubiacées. Il a pour ' caractères : un calice quinquéfide ; une corolle beaucoup plus longue , en forme d’entonnoir, dont la gorge est couverte de poils et le limbe divisé en cinq parties ; cinq étamines à anthères oblongues et presque sessiles ; une capsule couronnée par le calice, ovoïde, de substance ténue et fragile, s’ouvrant vers la base, et contenant deux graines comprimées , environnées d’un rebord membraneux et insérées à un placenta filiforme central. Ce genre , très-voisin du Pœderia et du Coprosma , dont il ne diffère que par la nature de son péricarpe capsulaire , au lieu d’être charnu , renferme une espèce unique.

C’est un Arbrisseau du Pérou à tige grimpante, à pédoncules axillaires, chargés de plusieurs fleurs, exhalant une odeur fétide, d’où l’on a tiré son nom spécifique.- (a.d.J.)

* DISOMÈNE. bot. phan. Banks et

So-lander ont ainsi nommé une Plante du détroit de Magellan, que Commerson avait, d’un autre côté, désignée sous le nom générique de Misandra ; mais ces deux dénominations doivent être regardées comme non avenues , puisque la Plante en question paraît rentrer dans le genre Gunnère. V.

ce mot. (g.. N.)

DISPARAGO. bot. phan. Ce genre, de la famille des Synanthérées , Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie séparée , L. , a éfé établi par Gaertner et adopté par De Candolle et Cassini. Il présente pour caractères principaux : des calathides nombreuses réunies en un capitule non involucrésur un support globuleux. Cha • curie de ces calathides est entourée rie

55a DIS

bractées spathulées et cotonneuses extérieurement. Elles ont dans leur centre une lleur régulière hermaphrodite , et à leur bord , un demifleuron stérile et ligulé ; réceptacle nu; akène oblong, surmonté d’une aigrette persistante composée de cinq petites écailles en un seul rang, filiformes et barbées supérieurement.

Cassini place ce genre dans la tribu des In idées près des Seriphium et Stœbe. Il ne lui paraît pas naturel de classer , comme l’a fait le professeur De Candolle (Ann. du Mus. vol.

ig), le Disparago parmi les Labiatiflores douteuses , entre le Denefcia et le Polyachurus , parce que, selon Cassini, les corolles du genre en question ne sont pas labiées , mais seulement biligulées. Cette distinction, quoique appuyée sur d’autres considérations de structure dans les diverses parties de la fleur , pourra sembler, à plusieurs botanistes , subtile et peu applicable peut-être à la classification.

L’unique espèce du genre Disparago a été décrite par Bergius et Linné sous le nom de Stœbe ericoïdes.

C’est une Plante du cap de Bonne- Espérance, ligneuse , rameuse, dont les branches rapprochées et subdivisées en rameaux filiformes portent des feuilles cparses , sessiles, obtuses, mucronées et blanchâtres. Les capitules sont solitaires et composés de calatliides à corolles bleues, (g. .n.)

* DISPARATE, ois. (Encycl. Ois,,

pl. 3o , f . 3. ) Syn. d ’Anas dispar. V. Canard. (b.)

* DISPARATE. ins. L’un desnoms

vulgaires adoptés par quelques entomologistes pour désigner ce Bombix du Saule , dont le mâle est brun et la femelle blanche, (b.)

DISPÈRE. Dispens. bot. piian.

Genre de la famille des Orchidées et delà Gynandrie Monandrie, L. , établi par Swartz et adopté par tous les botanistes modernes. En voici les caractères : des trois divisions externes du calice, les deux latérales sont éta-

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lées en forme d’ailes, concaves et semblables entre elles; la supérieure est dressée , très-concave, et forme avec les deux divisions latérales internes , qui sont également concaves , une sorte de voûte ou de casque; le labelle est fort petit , il naît de la base du gynostème , est étroit inférieurement, dilaté dans sa partie supérieure, redressé et appliqué sur le gynostème et sur l’anthère qui le termine, et caché sous le casque. L’anthère est adnée au sommet du gynostème qui est court; elle est tantôt dressée , tantôL inclinée en arrière ; elle offre deux loges portant un appendice linéaire, cartilagineux, tordu en spirale ; chaque loge contient une masse de pollen , qui , selon Swartz et Salisbury, offre la même organisation que dans le genre Orchis.

Ce genre se compose d’un petit nombre d’espèces originaires du cap de Bonne-Espérance ou des îles australes d’Afrique. La plupart de ces espèces étaient, auparavant placées dans le genre Arethusa dont elles diffèrent par des caractères fort tranchés , tels que la petitesse et la position du labelle, le casque formé par les deux divisions latérales internes et la division supérieure externe ; les deux appendices staminaux roulés en spirale , etc. , etc. Parmi ces espèces, nous distinguerons les deux suivantes , qui fleurissent quelquefois dans les jardins.

Dispère du Cap , Dispens Capensis, Swartz; Arethusa Capensïs , L., Suppl., Thunb. Cette belle espèce croît assez abondamment sur la montagne de la Table au cap de Bonne- Espérance. Sa racine se compose d un ou de deux tubercules arrondis; sa tige est haute d’environ un pied , cylindrique, un peu velue -, portant deux feuilles embrassantes , alternes, éloignées , lancéolées , aiguës et terminées par une seule fleur grande et purpurine, d’abord renfermée dans une bractée spathiforme, embrassante , à peu près de la même longueur que la fleur. Les deux divisions externes et latérales sont obh*

DIS

es , concaves , très-allongées , termées par une longue pointe ; leur :e interne est verte , tandis que hxterne est d’un rouge violacé trèstense , marquée de lignes lougituuales. La division externe et supéi .ure est brusquement terminée par i long appendice filiforme. Lesdeux , visions latérales internes sont connues et forment, avec la précédente,

! î casque qui recouvre les organes :«xuels et le labelle.

DisrÈRE unilatérale , Disperis zunda , Swartz ; Arethusa secundo , îunb.; Oph/js circumjlexci , L. Sa cinese compose de deux tubercules rrondis, pisiformes, pédiceîlés. Sa p'e , haute de cinq à six pouces, est lindrique , glabre , rougeâtre , point deux feuilles engainantes, ficaires, lancéolées, aiguës. Les urs, au nombre de six à huit, nt d’un jaune pâle et forment un ni unilatéral. Chacune d’elles est acmpagnée d’une bractée foliacée, à u près de la même longueur que fleurs. Lesdeux divisions latérales ;! ternes sont comme tronquées et marginées au sommet. Cette espèce iîc originaire du cap de Bonne-Espéince.

Le Disperis cordata , Swartz, figuce par Du Petit-Thouars (Orchidées b s îles austr. d’Afr.,pl. tl, est origi- 't ire des îles de France et de Mâscafigne. Sa tige, haute d’environ six p uces, porte, vers sa partie supémre , deux feuilles cordiformes , sssiles, très-rapprochées. Ses fleurs >mt nombreuses et pédicellées, formant une sorte de sertule termi-

DISPERMA. rot. pii an. Une Plan'

i que Walter ( Flor. Carol. p. 160) i ait désignée sous le nom provit ire d’ Anonymos , a été constituée i un genre particulier par Gmclin \ yst. Nat. 2, p. 892) qui l’a nomé Disperma et a répété les caractè- -s suivans donnés par Walter : ca- :e disépale enveloppant une corolle î buleusc,à quatredécoupures ; qua-

■ î étamines didynames ; deux akènes irdés , entoures par le calice , appli-

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nés l’un contre l’autre , et convexes ’un côté. On a îapproché ce genre très-douteux et dont l’unique espèce croît en Caroline, du Diodia de la famille des Rubiacées. (g.. N.)

* DISPERME. Dispermus. bot.

ppian. Un ovaire, un fruit ou une loge d’un fruit sont Dispennes quand ils ne contiennent que deux graines. Par exemple , le fruit de la Lentille. (a. R.)

* DISPORION. Disporium. bot.

crypt. ( Champignons .) Le genre ainsi nommé par Léman est le même que F Ampliisporium de Link. V. ce mot.

DISPORUS. ois. Uliger a donné ce nom à un genre dans lequel il a placé plusieurs espèces du genre Fou. V .

ce mot. (dr. .z.)

DISQUE. Discus. bot. phan. Dans un très-grand nombre de Végétaux , il existe soit au-dessous de l’ovaire , soit sur les parois du calice , soit même sur le sommet de l’ovaire , un corps de nature glandulaire , ordinairement jaune ou verdâtre , distinct de tous les autres organes de la fleur, et auquel on donne avec Adanson, qui le premier l’a bien observé , le nom de Disque. Quelques exemples éclairciront cette définition. L’ovaire de la Rue {Iluta graveolens) est porté sur un corps verdâtre épais , qui l’élève au-dessus du fond de la fleur; dans les Labiées , les Scrophulariées , on trouve autour ou sur un des côtés de l’ovaire , une sorte d’anneau ou de bourrelet plus ou moins saillant; dans le Cerisier, la Filipendule et un grand nombre d’autres Rosacées, la paroi interne du calice est tapissée par une substance glanduleuse plus ou moins épaisse , et formant à la gorge du calice un bourrelet diversement lobé. Enfin, sur le sommet de l’ovaire des Ombellifères et d’un grand nombre d’autres Végétaux, on trouve un corps plus ou moins saillant; c’est à cet organe si variable dans sa forme et sa position,quel’onadonnélenom de Disque. Cet organe, quoique fort petit,

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jonc cependant lyi rôle très-important dans la coordination des Plantes en familles naturelles. En effet , quand le Disque existe dans une fleur, il détermine toujours l’insertion des étamines.

Le Disque peut offrir trois positions principales , relativement à ’ovaire :

il peut être placé, i° sous l’ovaire; 2” sur la paroi interne du calice , et par conséquent autour de l’ovaire ; 3” enfin, sur le sommet même de l’ovaire, ce qui n’a lieu que quand celui-ci est infère, c’est-à-dire soudé par tous les points de sa surface externe,avec la paroi intérieure du tube calicinal. De-là les noms d 'Hypogy- /ie , Périgyne et Epigyne , donnés au Disque suivant sa position. Mais chacune de ces espèces présentant plusieurs modifications, nous allons les indiquer successivement.

§ ï. Le Disque hypogyne est celui qui est placé sous l’ovaire ; il offre quatre modifications ou formes principales , auxquelles on a donné les noms de Podogyne , Pleurogyne, Epipode et de Périphore.

i°. On appelle Podogyne une saillie charnue et solide , qui , distincte de la substance du pédoncule et du calice , sert de support à l’ovaire; il offre deux variétés , le Podogyne continu et le Podogyne distinct. Le premier est celui qui, ayant la même largeur que la base de l’ovaire, ne s’en distingue que difficilement, et seulement par une certaine diversité de couleur ou de tissu. Les familles des Convolvulacées , desSolanées, un grand nombre de Sci opliulariées , en offrent des exemples. Le Podogyne distinct est en général fort tranché dans sa forme et sa couleur , et se distingue facilement de la base de l’ovaire; tel est celui du Cobœa , des Bruyères , des Rùtacées , des Labiées, etc.

2°. Le Pleurogyne consiste en un ou plusieurs tubercules, qui, s’élevant du même lieu que l’ovaire , ou naissant au-dessous de lui, le pressent latéralement , comme par exemple dans la Pervenche

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3g. L’Epipode est formé d’un ou de plusieurs tubercules distincts n’aya n t a ucune connexion immédiate, soit avec l’ovaire , soit avec le calice , et naissant en dedans de celui-ci , sui le réceptacle. Les Crucifères et les Capparidées en fournissent des exemples.

4°. Enfin, la quatrième modification du Disque hypogyne a reçu le nom de Périphore. C’est un corps charnu, très-distinct de l’ovaire par sa nature, s’élevant au-dessus du fond du calice, et portant les pétales et les étamines attachés longitudinalement par leur base à sa surface externe. Les véritables Caryophyllées en offrent des exemples dans les genres OEilleU Silène , etc.

§ II. Le Disque périgyne est généralement formé par une substance jaunâtre, tapissant la paroi interne du tube du calice dont elle augmente très-notablement l’épaisseur. Quand la partie inférieure du calice est étalée , plane ou seulement un peu coucave, le Disque s’y étend orbiculairement et se termine par un contour légèrement protubérant , qui le distingue du reste de la paroi interna.

Un grand nombre de Rosacées et de Rhamuées offrent cette modification du Disque. Lorsque le calice est tabulé, le Disque en revêt en général tout ie tube et se termine comme ci; dessus , plus ou moins près des incisions qui partagent le limbe. Les deux familles citées précédemment , l’Herniaire et plusieurs aubes Pavouychiées , sont dans ce cas.

§ III. Le Disque épigyue ne se rencontre jamais que dans le cas oh I V vaire est infère , soit en totalité, soit partiellement. Dans le cas d’inférité partielle , le Disque forme une sorte de bourrelet ou une saillie quelcou-

aue , située , soit au point de jouction e l’ovaire et du calice, comme dans quelques Rubiacées , certaines Saxifrages ; soit au-dessus , plus ou moins près des incisions du limbe du calice, comme dans plusieurs Mélaslomées , etc. Quand l’ovaire est complètement infère, le disque en occupe Je sommet,

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si qu’on l’observe dans les Ombel- : res , un grand nombre de Rubia- ; s et d’Onagraires.

Telles sont les trois espèces de Dis- . 2 , considéré quant à sa position reive avec l’ovaire. Il nous resterait ludier cet organe dans ses rapports ' îc l’insertion ; mais ce point imporitde botanique fondamentale sera i ilé avec quelque développement au >t Insertion. Nous nous eonteute- » is de dire ici que la position relae du Disque détermine en génécelle des étamines; et qu’ainsi, as une fleur pourvue d’un Disque [pogyne ou périgyne , l’insertion re le même caractère. V. Imserbjn. (a. r.)

^DISQUE DU SOLEIL, bot. piian.

i in de ces noms bizarres employés : r Paulet , et par lequel ce médecin ■signe , d’apres un dessin, un Cham- .;non qu’il n’avait lui-même jamais

DISSÉMINATION DES GRAI- I 1S. bot. phan. Lorsqu’un fruit est irvenu à son dernier degré de mai ité , en général il s’ouvre , les clif— entes parties qui le composent se munissent , et les graines qu’il renme rompent bientôt les liens qui > retenaient eucore dans la cavité où cas se sont accrues , et se répandent -dehors. On donne le nom de Dissét nation à cette action par laquelle ! graines sont naturellement dis— 1 rsées à la surface de la terre , à l’éque de leur maturité. La Dissémition naturelle des graines est , dans Itat sauvage des Végétaux, l’agent iplus puissant de leur reproduction, i: i effet, si les graines contenues dans 1 fruit n’en sortaient point, pour •e dispersées sur la terre et s’y dé- I lopper , on verrait bientôt des espèî ne plus se reproduire, des races i tières disparaître ; et , comme tous i Végétaux ont une durée détermic , il devrait nécessairement arriver le époque où tous auraient cessé de 'Vre et où la végétation aurait pour f-neis disparu de la surface du globe.

Le moment de la Dissémination

DIS 5ôü

marque le terme de:la vie des Plantes annuelles. En eflèt , pour qu’elle ait lieu , il est nécessaire que le fruit soit parvenu à sa maturité , et qu’il soit plus ou moins desséché. Or , ce phénomène n’arrive , dans les Herbes annuelles, qu’à l’époque où la végétation s’est entièrement arrêtée chez elles. Dans les Plantes ligneuses , la Dissémination a toujours lieu pendant la période du repos que ces Végétaux éprouvent lorsque leur liber s’est épuisé à donner naissance aux feuilles et aux organes de la fructification.

La fécondité des Plantes, c’est-àdire le nombre immense de germes ou de graines qu’elles produisent , n’est point une des causes les moins puissantes de leur facile reproduction et de leur étonnante multiplication.

Rai a compté trente-deux mille graines sur un pied de Pavot , et jusqu’à trois cent soixante raille sur un pied de Tabac. Or, qu’on se figure la progression toujours croissante de ce nombre , seulement à la dixième génération de ces Végétaux , et l’on concevra avec peine que toute la surface de la terre n’en soit point recouverte. Mais plusieurs causes tendent à neutraliser en partie les effets de cette surprenante fécondité qui bientôt nuirait , par son excès même , à la reproduction des Plantes. En effet, il s’en faut que toutes les graines soient mises par la nature dans des circonstances favorables pour se développer et croître. D’ailleurs un grand nombre d’Animaux , et l’Homme luimême , trouvant leur principale nourriture dans les fruits et les graines , en détruisent iftie innombrable quantité.

Plusieurs circonstances favorisent la Dissémination naturelle des graines. Les unes sont inhérentes au péricarpe , les autres dépendent des graines elles-mêmes. Ainsi, il y a des péricarpes qui s’ouvrent naturellement avec une sorte d élasticité , au moyen de laquelle les graines qu’ils renferment sont lancées à des distances plus ou moins considérables. Les

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fruits, par exemple, du Sablier {Hum crepitans ), de la Fraxinelle , de la Balsamine , disjoignent leurs valves rapidement , et , par une sorte de ressort , en projetant leurs graines à quelque distance. Le fruit de V Ecballium Elateriiun, à l’époque de sa ma turité , se détache du pédoncule qui le supportait, et, par la cicatrice de son point d’attache , lance ses graines avec une rapidité étonnante.

Il y a un grand nombre de graines qui sont minces, légères, et qui peuvent être facilement entraînées parles vents. D’autres sont pourvues d’appendices particuliers en forme d’ailes ou de couronnes qui les rendent plus légères en augmentant par ce moyen leur surface. Ainsi , les Erables , les Ormes , un grand nombre de Conifères ont leurs fruits garnis d’ailes membraneuses qui servent à les faire transporter par les vents à des distances considérables. La plupart des fruits de la vaste famille des Synanthe'rées , sont couronnés d’aigrettes1, dont les soies fines et délicates , venant à s’écarter par la dessiccation , leur servent en quelque sorte de parachute pour les soutenir dans les airs. Il en est de même des Valérianes. Les vents transportent quelquefois à des distances qui paraissent inconcevables les graines de certaines Plantes. L ’Erigeron Canadense couvre et désole tous les champs de l’Europe. Linné pensait que cette Plante avait été transportée d’Amérique par les vents.

Les fleuves et les eaux de la mer servent aussi à l’émigration lointaine de certains Végétaux. Ainsi, l’on trouve quelquefois sur les côtes de la Norvvège et de la Finlande des fruits du Non veau -Mon de apportés par les eaux. L’Homme et les différons Animaux sont encore des moyens de Dissémination pour les graines ; les unes s’attachent à leurs vêtemens ou à leurs toisons au moyen des crochets dont elles sont armées , telles que celles des Graterons, des Aigremoines ; les autres, leur servant de nourriture, sont transportées dans les lieux qu’ils habitent et s’y développent lorsqu’el-

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les se trôuvent dans des circonstances favorables. (a. a.)

DISSÉQUEURS ou SCARABÉES DTSSEQUEURS. ins. INom vulgaire donné à des espèces du genre Dermesle. V. ce mot. (aud.)

DISSIVALVE. moix. Montfort a proposé ce nom pour les Mollusques munis de plusieurs valves , mais non réunies et dissidentes entre elles. Il donne le Taret comme exemple de Mollusques Dissivalves; tous les Conchifères de la première famille de Lamarck , les Tubicolées y rentreraient aussi. Cette division de Montfort n’a point été admise. (D..11.)

DISSOLÈNE.ZVsso/e/za. bot.phan.

Loureiro, sous le nom de Dissolena verticillata , décrit un petit Arbre de la Chine , qui paraît devoir prendre place dans la famille des Apocinées; ses feuilles , lancéolées , très-entières et glabres , sont opposées inférieurement , ternées ou verticillées vers l’extrémité des rameaux; ses fleurs blanches, disposées en grappes rameuses et terminales. Elles offrent un calice tubuleux , quinquéfide , et une corolle dont le limbe est à cinq divisions étalées , le tube allongé et composé de deux parties de forme différente ; l’une supérieure cylindrique, l’autre inférieure , plus épaisse et pentagone ; c’est à cette dernière que s’insèrent les étamines au nombre de cinq ; le style filiforme est plus court qu’elles, et terminé par un stigmate renflé; le fruit est une petite drupe ovoïde , à noyau monosperme.

* DISSOLUTION. Opération par laquelle on fait passer un corps solide ou gazeux à l’état liquide, en l’ajoutant à un autre corps qui se trouve habituellement liquide , et en l’y combinant de manière que si l’on voulait rendre le mélange solide par l’évaporation , on obtînt pour résultat un corps différent de celui que l’on avait soumis à la Dissolution.

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