DR..Z
* DISSOLVANT. Qualification
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i c l’on donne au liquide employé [aur la Dissolution. (dr..z.)
DISTEIRE. Disteira. rett.
u. Genre établi par Lacépède un. du Mus. , tab. 4, pl. 67) et que vier , qui ne l’a point adopté , place rmi les Hydres du sous-genre Hyi)phis. V. ces mots. (b.)
l)I STÉPH AN E . Distephanus. bot.
an. Genre de la fattùlle des Synanirées, Corymbifères^de Jussieu , et la Syngénésie égale, L., établi par ussini aux dépens du Conyza de Las rck et caractérisé de la manière 1 vante : involucre hémisphérique mé d’écailles imbriquées, appli- ■des , coriaces , oblongues et appennlées; calathides sans rayons, com- Mie'es de fleurs nombreuses, régnes et hermaphrodites ; corolles il les lobes sont longs et linéaires ;
. eptacle plane, large, hérissé de nlles charnues et coniques; akènes : indrace's , cannelés, hispides , à irrelet basilaire, surmontés d’une cible aigrette : l’extérieure plus ;rte , formée de dix petites écailles Egales, laminées , coriaces et dentifées ; l’intérieure du double et plus la précédente , composée de dix iilles laminées , égales , flexueuses, ria ires et ciliées sur les deux bords élément. Ce genre, que son auteur ( :e dans sa section des Vernonieésl' tolypes , est très-voisin du Verno t dont il ne diffère que par la na- 3 de l’aigrette. Le Distephanus po- ' ifolius , Cassirii ; Conyza po~
■ ifolia , Lamk. , Arbrisseau de 1 3 — de — France , est le type du Ire. (g. .n.)
|)»ISTHÈNE. min. Cyanit, W. Sapl'î de Saussure. Substance en crispe lamelliformes allongés , bleus ou rnchâtres , divisibles par des coutrès-nettes dans un seul sens pah de à l’axe. Pesanteur spécifique, j ; dureté comparable à celle du | rtz ; électricité résineuse par le j tement dans certains morceaux,
I- itrée dans d’autres. Quelquefois ie les deux espèces cl’électricité
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se montrent sur les pans opposés d’un même cristal. Le Disthène est infusible ; il ne s’altère point à la chaleur rouge ; mais , soumis à un feu trèsardent , il blanchit. Traité avec le Borax, il se dissout lentement en un verre transparent et sans couleur.
Suivant Berzelius , c’est un Silicate simple ,bialumineux. Analyse du Disthène du Saint-Gothard par Laugier (Annales du Mus. T. v, p. 17) : Alumine, 55,5 ; Silice , 58,5; Chaux, o,5 ; Oxide de Fer, 12 ,7 5 ; Eau et perte , 2,75 : total, 100. La forme primitive de ce Minéral est , d’après Haiiy , un prisme oblique irrégulier dont la base repose sur une arête horizontale, et s’incline sur le pan adjacent de 106° 55’, l’angle de deux des pans est de io6c6’. Les prismes des cristaux secondaires sont presque toujours octogones ; souvent ils sont accolés deux à deux , et forment ainsi la variété à laquelle Haiiy a donné le nom de Disthène double. Le plus ordinairement il se présente à l’état bacillaire, lamelliforme ou fibreux. Il offre quelquefois des teintes de jaunâtre , de verdâtre et de rougeâtre. Il est fasciolé , lorsqu’on voit sur sa surface une bande bleue entredeux bords blancs.
Le Disthène appartient aux terrains d’ancienne formation ; il entre comme principe accidentel dans plusieurs roches primitives , telles que le Micaschiste , le Schiste talqueux , le Gneiss , le Leptynite , l’Eclogite , et plus rarement le Granité. Au Saint- Gothard , il a pour gangue un Schiste talqueux qui renferme en même temps des Staurotides. Les principaux endroits où on le trouve sont le Zillerthal , dans le Tyrol , d’où provient la variété en longues aiguilles blanchâtres , qui a porté le nom de Rhætizite ; les environs de Philadelphie et la Norwège. — Le Disthène a été regardé anciennement comme un Schorl , puis comme une variété de Mica, à laquelle on a donné le nom de Talc bleu. lia été étudié avec soin par Saussure qui ayant remarqué la propriété qu’il a d’être réfractaire à un haut degré , employait
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un filet détaché d’un de scs cristaux pour servir de support aux fragmens «l’un Minéral qu’il voulait essayer au chalumeau- Il le nommait Sappare , nom qu llaüy a remplacé par celui de Disthène, qui faitallusion à la double vertu électrique que ce Minéral est susceptible d’acquérir à l’aide du frottement. (g. DEL.)
* DISTICHIS. bot. pu an. Mot employé par Du Petit-Thouars (Histoire des Orchidées des îles austr. d’Afriq.) pour désigner une espèce qui .ventre dans le genre Malaxis de Swartz.
Celte Plante , de la section des Epidendres et du genre que Du Petit- Tliouars nomme Stic/iorc/iis , a des fleurs d’unecouleur pourpre jaunâtre, disposées sur deux rangs, d’où lenom de Distichis , et s’épanouissant une à une par année. Elle croît aux îles Maurice et Maseareigne où elle fleurit en mars. Du Petit-Thouars (/oc. cil. , lab. 88 ) donne une figure de cette Plante avec quelques détails floraux.
* DISTICHOCÈRE. Distic/ioceia.
iNS. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Tétramères , famille des Longicornes, établi par Macleay et adopté par Kirby ( yl Description of several new species of Insec ts , etc., Linn. Societ. Trans. T. xit , p. 471).
Ce genre paraît joindre celui des Céranbyx avec les Molorques , les Nécydales et les Rhagions. Kirby cite une espèce, Distichocera maculicollis[loc.
cit. , pi. 20 , fig. 10), originaire de la Nouvelle-Hollande. (aud.)
DISTICHOPORE, Distichopora.
POïiYP. Genre de l’ordre des Millépovées établi par Lamarck , et que nous avons placé dans la division des Polypiers entièrement pierreux et foramine's; il offre pour caractères : un Polypier pierreux, solide, rameux , un peu comprimé; cellules poriforines inégales, disposées Sur deux lignes latérales, opposées entre elles , longitudinales et en forme de suture ; verrucosités sielliforities, ramassées
Far place à la surface des rameaux. Ce olypier ne diffère des Millépores que
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par. la situation des pores qni offrent un caractère tellement particulier, que Lamarck a cru devoir en faire un genre à part , quoiqu’on ne connaisse qu’une seule espèce de ce Zoophyte aussi élégant que singulier; il ressemble à un Millépore par la forme et le port; et si les pores n’existaient point, on le prendrait pour une des m i 1 1 e va r ié lés du Millepora Millipora. L’irrégularité dù ces pores nous porte à croire quejçe.ne sont point des cellules polypeuses, mais des lacunes sériales, comme l’on en observe quelquefois dans d’autres Polypiers. Ces lacunes sont bordées souvent d’une ligne de trous irréguliers, de la meme nature que les lacunes, mais trois ou quatre fois plus petits et communiquant souvent avec elles, de manière à en paraître un prolongement.
La lame pieiTeuse, qui sépare les lacunes , n’offre aucun des caractères des parois des cellules ; elle varie beaucoup, tant dans son épaisseur que dans ses directions; toute la surface du Polypier est couverte de pores invisibles à l’œil nu, épais, à ouverture très-petite , souvent même oblitérée, et que nous regardons comme les véritables cellules polypeuses, de sorte que ce Polypier ne serait qu’uuc espèce de Millépore distincte des autres par les lacunes sériales qu’il présente. En attendant que de nouvelles observations faites sur la nature vivante confirment ou détruisent notre hypothèse , nous ne changerons rien au genre Distichopore , tel que Lamarck l’a établi. — Il n’est encore composé que d’une seule espèce, k Distichopore violet, très-bien figuré par Solander dans Ellis , tab. 26 , fi?
5,4, et décrit pag. i4o , sous le nom de Millepora violacea ; il est originaire des Indes , et n’est pas rare sur les cotes de l 'île de Timor. (j.am..î)
D1STIGMATIE. Distigmatia. nor p HAN. Deuxième ordre établi par ‘c professeur Richard dans la famille des Synanlhérées. Il comprend tous I*5 genres qui sont munis de deux stiff mates distincts ou d’un stigmate* deux branches très-profondes, (a.*1!
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I )ISTILL ATION . Opération par la- I elle on obtient, au moyen delà cha- , r, certains principes qui se trouvèrent, dansles corps, unis ou combinés ’autres'principes. Les produits de la >>tillation peuvent être ou gazeux, ou uides , ou solides; et dans ces opéions, la forme des appareils que u nomme alambics et cornues, vade même que la température à lai elle on est forcé d’avoir recours , vaut la nature des objets soumis à Distillation. (dr..z.)
(DISTINGUÉS, ois. (Sonnini, édit.
I Bulf. , du mot espagnol Camctenfas, employé par d’Azzara. ) Petite ; hile d’Oiseaux que nous laissons : mi les Pie-Grièchjîs. V. ce mot.
■ appelle encore de ce nom une esl :e du genre Gobe-Mouche , Dlusapa eximia , Temm., pl. color.
t i , f. 2. y. Gobe-Mouche. Reinrdl l’a également donné à une ese du genre Souimanga , Nectarina min, Temm., pl. color. i58, fig.
■■ ;t 2 , qu’il a découverte à Java.
Souimanga. (dr..z.)
DISTIQUE. JDistichus , Disticha.
)>L. bot. Ce mot, en histoire nature , signifie rangé eu deux séries i losées. Il est plus particulièrement té en botanique ; on le dit des raaux dans l’Orme , des fleurs dans 'iCriticum monococcurn , des feuilles lis beauconp de Lycopodes, etc.
0 1 S T O M E. Distorna. in test.
nre de l’ordre des Parenchymai x de Cuvier , proposé pour la pre- •rc fois par R.etzius , adopté par vier, Rudolphi, etc. Goéze l’avait ^ mné PLafiatia. Gmelin , Bosc , narck , etc., lui ont conservé le ' n de Fasciola que Linné lui avait me. La forme cylindrique de pluirs Distomes nous a fait préférer dénomination proposée par Rets. Les caractères de ces Animaux t : corps mou , aplati ou presque indrique ; pores solitaires , l’un | érieur et l’autre ventral. Le genre i tome , très-nombreux en espèces \ squ’on en connaît déjà près de
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deux cents et qu’il en reste beaucoup à découvrir , est néanmoins très-naturel , et les coupes dont il pourrait être susceptible ne sont basées que sur des caractères trop peu essentiels pour servir à établir d’autres genres.
La position des pores ou suçoirs des Distomes les fait aisément distinguer des autres Tréinatodes. Leurs caractères spécifiques sont en général assez tranchés pour que l’étude des espèces soit moins difficile que ne sembleraien t le faire croire leur très-grand nombre et leur grande affinité générique. Les Dislomes sont de petits Animaux ( le lus grand atteint à peine un pouce e long ) d’une consistance molle , d’une forme plus ou moins allongée, aplatie ou presque cylindrique , do couleurs variées ; susceptibles de s’étendre et de se raccourcir, soit en totalité , soit partiellement , à peu près comme les Sangsues. Leur organisation est assez simple : c’est un corps parenchymateux, d’une consistance médiocre , contractile dans tous ses points , sans fibres musculaires apparentes , sans cavité viscérale , parcouru dans tous ses points par des vaisseaux ovifères et séminifères ; recouvert d’une peau fine intimement unie au tissu parenchymateux; présentant à l’extérieur deux ouvertures principales appelées pores, dont un , placé à l’extrémité antérieure , sert d’orifice aux vaisseaux nourriciers , et l’autre, placé à la face inférieure, semblable à une ventouse , sert à l’Animal à se fixer à la surface des organes dans lesquels il habite ; de plus une sorte de mamelon nommé cirre, rétractile , d’une forme variable , presque toujours placé au-devant du pore ventrale; il paraît être un des principaux organes de la génération. On donne le nom de coï à la portion de l’Animal placée entre les deux pores, quelles que soient sa forme et sa longueur; le reste prend le nom de corps. Dans quelques espèces la partie du col qui supporte le pore antérieur est distinguée par une rainure ou toute autre marque; on lui donne alors le nom de tête , et , dans ce cas,
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elle est toujours garnie d’une couronne d’aiguillons. L’extrémité postérieure du corps étant quelquefois plus rétrécie que celui-ci , prend le nom de queue. La surface de quelques espèces de Distomes est couverte partiellement ou en totalité de trois petits aiguillons dont la pointe se dirige en arrière ; d’autres sont marqués de stries circulaires. Le pore antérieur est quelquefois tout-à-fait terminal; souvent il est plus ou moins rapproché de la surface inférieure ; on dit alors qu’il est infère. Il est formé par une sorte d’entonnoir musculeux dont la petite extrémité s’abouche avec l’origine des vaisseaux nourriciers ; l’extrémité la plus large, à ouverture tantôt circulaire tantôt triangulaire , fait en dehors une saillie plus ou moins considérable.
Dans la plupart des espèces de Distomes , les vaisseaux nourriciers , remplis de liquides transparens, sont peu ou point visibles ; mais dans celles qui se nourrissent de sucs colorés et notamment le Distome hépatique , on les observe assez souvent , et on peut assez bien en suivre la distribution. Il est néanmoins bien plus avantageux de les injecter avec des liquides fortement colorés. Nous nous sommes servis avec beaucoup d’avantage d’une solution concentrée d’encre de Chine dans l’eau , poussée au moyen de la seringue oculaire d’Anel. Plusieurs grandes espèces de Distomes pourraient être soumises à cette préparation. Le vaisseau nourricier, né du pore antérieur, se divise bieutôt en deux branches qui circonscriven t le réceptacle du cirre et la portion des ovaires placée derrière le pore ventral. Ces deux branches se rapprochent l’une de l’autre , communiquent entre elles au moyen d’un rameau transversal , puis continuent de marcher voisines l’une de l’autre et à peu près parallèlement jusqu’à l’extrémité postérieure; depuis son origine jusqu’à sa terminaison, chaque branche donne en dehors un grand nombre de rameaux qui sc divisent plusieurs fois et sc terminent très-près
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des bords de l’Animal. Il est nécessaire de faire observer que ces vaisseaux sont placés à égale distance des surfaces inférieure et supérieure et que les dernières divisions ont uu calibre presqu’égal à celui des premières. L’ensemble de tout cet appareil pourrait, ce nous semble, être appelé avec plus de justesse intestin rameux ou ramifié. Quoi qu’il en soit, il naît , tant des branches que des subdivisions, une infinité de ramuscules très-fins qui viennent se rendre presque tôus à la surface supérieure ou ils s’anastomosent de mille manières , et forment un réseau à mailles très-serrées. Ces petits rameaux se réunissent à la manière des veines, et forment plusieurs branches dirigées transversalement et s’ouvrant dans un vaisseau longitudinal situé sur la ligne médiane. Celui-ci , plus grand que les autres , prend naissance au niveau du pore ventral; il rampe sous la peau , et chemine , en augmentant de volume, jusqu’à l’extrémité postérieure du corps , ou il se termine par un orifice béant qui laisse passer l’injection lorsqu’on continue cle la pousser.
La surface inférieure ne présente que quelques petits vaisseaux épars qui semblent se perdre dans les ovaires. Deux plus considérables que les autres et placés sur les côtés du pore ventral paraissent se distribuer aux parties environnantes.
Lorsqu’on observe une certaine quantité de Distonies hépatiques , on en voit quelques-uns dont les vaisseaux nourriciers, tout-à-fait vides, ne sont nullement perceptibles, çt d’autres dont les vaisseaux remplis par la bile ( nourriture de cette espece) le sont de la manière la plusévidente, à l’exception toutefois des rameaux formant un réseau sous jl$< peau qui sont très-rarement apparens et qui ne deviennent visibles que par l’injection artificielle. Dans ce cas ces Animaux rejettent par leur pore antérieur la matière bilieuse renfermée dans leurs vaisseaux, et ceux-ci cessent peu à peu d’être apparens a me-
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que la matière nourricière estrea u -dehors. Nous avous vu trèsent ce phénomène , et tous ceux ont examiné vivons un certain bre de Distomes hépatiques l’ont illement observé, aintenant , si l’on se rappelle la ibution anatomique établie plus : , la digestion et la nutrition des âmes s’expliquent facilement. Les animaux au milieu desquels ils plongés , absorbés par le pore rieur, sont portés dans la pree espèce de vaisseaux , c’est-àdans ceux dont le calibre est à près égal dans toutes leurs divi- 5 ; que ces sucs y éprouvent une irntion ou non , leurs parties les ténues sont absorbées par les eaux secondaires qui naissent de les points des premiers , et le réqui n’a pu être absorbé est enrejeté au-dehors en parcourant ibours les voies par lesquelles il entré. Les sucs absorbés par les eaux secondaires parcourent nombreuses ramifications , et lissent dans ce trajet des moléaux difTérens organes du Disto- Ze qui n’a pu être assimilé parbientôt aux branches réunies à anière des veines ou des vaisexcréteurs, et sort enfin par erture béante du vaisseau longial. Le pore ventral a une orgaon qui ressemble à celle du pore ieur, mais son fond n’est point , au moins on' ne peut y faire r aucune injection. Sa grandeur forme varient suivant les esnèhresque toujours- son ouverture irculaire ; quelquefois elle est julaire ou ovale ; dans un petit >re d’espèces le pore est supporté n pédicule, et sert à l’Animal fixer eu faisant le vide à la mades ventouses de Sèches ; quelespèces de Distomes adhèrent ane telle force qu’on arracherait t le pore lui-même ou le corps |uel il est fixé , que de leur faire : prise. — L’appareil génital est considérable ; chaque Distome mrvu des deux sexes. Les ovai-
res varient de forme et de position suivant les diverses espèces ; néanmoins dans toutes celles que l’on a étudiées avec quelque soin, on a toujours pu observer des œufs à peine ébauchés , et d’autres tout-à-fait développés; les premiers sont presque toujours blancs, et les autres diversement colorés ; servons-nous encore du Distome hépatique pour étudier les ovaires. De chaque coté, depuis le col jusqu’à la queue et dans une largeur d’une à deux lighes , l’on voit un nombre prodigieux de petits grains blancs réunis par grappes allongées transversalement , et placées les uns au-dessus des autres; quelquefois toutes les grappes sont mêlées et confondues ensemble.; un vaisseau blanc qui paraît communiquer avec tous ces petits grains par des ramifications vasculaires , mais peu distinctes, règne de chaque côté le long de l’extrémité interne des petites grappes ; vers le tiers antérieur de l’Animal ces deux vaisseaux envoient chacun une branche transversalement et en dedans ; elles s’anastomosent entre elles , et du point de leur réunion naît un vaisseau d’un calibre plus considérable; déjà celui-ci renferme des œufs bien formés , mais ils sont encore blancs. Il forme plusieurs replis en se dirigeant vers le pore ventral; il augmente encore de volume ; les œufs qu’il renferme dans le point prennent une teinte jaune rougeâtre; bientôt il forme derrière le pore ventral et le cirre, plusieurs circonvolutions très-difficiles à développer ; elles sont également remplies d’œufs colorés. Nous n’avons pu voir bien distinctement la terminaison de ce vaisseau sur les Distomes hépatiques adultes; nous avons cru cependant apercevoir que le canal, après avoir beaucoup diminué de calibre , se terminait en s’ouvrant dans le cirre , près de sa base ; mais celle terminaison est très-visible sur de très-jeunes individus du Distonie hépatique, qui sont entièrement trausparens, et dont les œufs contenus dans les ovaires sont fortement colorés, lludolphi a vu