‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 181 sur 221 · TOME V · texte numérisé non relu

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pareillement celte terminaison sur les D. clauigerurn, Naja, et quelques autres. Nous disons ceci de très-jeunes individus du Dislome hépatique pour nous conformera l’opinion de Rudolphi. Nous sommes néanmoins convaincus que ce ne sont pas de jeunes Distomes hépatiques , mais une autre espèce qui vit pareillement dans les canaux biliaires du Mouton et probablement de quelques autres Animaux.

Nous n’éntreprendrons point ici de donner les raisons qui nous font penser ainsi; de trop longs détails seraient nécessaires , et la nature de cet ouvrage les repousse entièrement.

L’organe mâle est moins connu ; Rudolphi n’en parle que d’une manière très-superficielle. Nous avons dirigé nos recherches spécialement sur cet objet , et cependant nous sommes loin de le connaître d’une manière parfaite. Les ovaires, avonsnous dit, aboutissent au cirre ou à cette espèce de mamelon allongé , placé presque toujours au-dessus du pore ventral ; par sa base il communique avec une vésicule assez considérable placée derrière luietlepore ventral. Cette vésicule est remplie d’une matière blanche demi-fluide qui probablement est de la matière spermatique destinée à féconder les œufs. Le cirre est susceptible de se rétracter complètement , de manière à ne'laisser voir qu’une petite ouverture dans le lieu qu’il occupait. Rudolphi pense qu’il se rétracte dans la vésicule et la nomme réceptacle du cirre. Nous ne croyons pas qu’elle soit entièrement destinée à cet usage; nous doutons même qu’elle y soit destinée : l’on voit, d’une manière à la vérité peu distincte , de petits vaisseaux blancs ramifiés, placés derrière les circonvolutions des ovaires ; nous n’avons pu les suivre jusqu’à la vésicule ; il est néanmoins probable que ce sont les sources de la matière qui ta remplit. Dans quelques individus il se trouve sur le trajet fie ces vaisseaux des taches blanches d’une matière laiteuse. Chez les jeunes Dislomes hépatiques l’on voit pour tout appareil génital mâle trois ou

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quatre corps vésiculaires qui communiquent les uns dans les autres et dont le dernier est adhérent au cirre.

Goëze ayant observé deux Dislomes hépatiques accolés de manière ue le cirre de l’un était introduit ans le pore ventral de l’autre , et réciproquement, avait cru que les Distomes étaient androgynes , et qu’ils avaient besoin d’un accouplement réciproque pour se reproduire. La plupart des helminthologistes ontadoplé ’opinion de Goëze. Cependant il est icaucoup plus probable que les Distomes sont seulement hermaphrodites. La disposition anatomique du ; cirre et le défaut de communication du pore ventral avec les ovaires ren- i dent cette opinion moins hypothétique que l’autre. L’observation de :

Goëze peut s’expliquer très-naturellement d’une autre manière. On sait | que les Distomes s’accolent par leur j pore ventral à tous les èorps qui se j trouvent à leur portée, il est bien j possible que deux Distomes se soient j accolés ainsi l’un à l’autre sans que j pour cela ils fussent véritablement j accouplés.

On ne sait rien de positif sur l’ac- j croissement des Distomes : on le j croit assez rapide. Le plus grand i nombre des Distomes habite lin té- j rieur des voies digestives, mais il j s’en trouve aussi dans les voies i aériennes , les cavités thoraciques, , abdominales, dans l’intérieur du foie, de la vessie, des kistes accidentels, j et même sous la conjonctive.

Rudolphi a groupé ainsi qu’il suit I les nombreuses espèces qui compo- ; sent ce genre: i° espèces incrines; j •2° espèces armées; 5° espèces douteuses. Le premier groupe est par- ' tagé en deux divisions; i. Distonies à corps aplati; 2. Distomes à corp> cylindroïae. Chacune de ces deux divisions est subdivisée de cette ma* nière : a. espèces dont le pore ventral est le plus grand ; ,£ espèces dont le porc antérieur est le plus grand, y espèces dont les porcs sont égaux.

Ces divisions, surtout les tertiaires,

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-sont pas toujours bien marquées , i is on iloit se rappeler que ce sont.

coupes tout-à-fait artificielles , i es pour rendre moins embarras-

S te l'étude pratique de ces singu- • s Animaux.

\armi les ceut soixante-douze cs- . es de Distomes mentionnées dans nvragede Rudolphi,et dont trentcsont douteuses, nous remarquées parmi les mieux constatées :

( jC Distome hépatique, Encycl.

ihod. , pl. 79, fig. î-ii , qui se îve dans l’Homme et dans plusieurs ummiferes ; si connu sous le nom ! Douve.

ie Distome a pores globuleux,

: :ycl. Méth., pl. 79, f. 19. Il vit us le tube intestinal de plusieurs i.-ssons.

.jc Distome simple , Encycl.

‘ t h . , pl. 79, f. i5. — Habite lesint ins de l’Æglefin.

Distome divergent, Encycl.

::h., pl. 79 , f. 16-1 S. — Habile les :stins de plusieurs Poissons.

. <e Distomë ailé , commun dans 1 intestins du Loup et du Renard.

.ic Distomf. Lime, Encycl. Méth., ; 80, f. 9-1 1 . — Habite les intestins ilusieurs espèces de Chauve-Sou-

,ie Distome kude, Encycl. Méth., 70, f. 28-52. — Se trouve dans lomacdela petite Morue fraîche.

il ces espèces que nous avons citées 1 préférence parce qu’elles sont fiées dans l’Encyclopédie, Deslonmps, à qui nous devons la comnication de cet article, a ajouté x espèces nouvelles: le Distorna stis, à col très-aplati, armé sur les 1 îs d’un rang d’aiguillons dont la utc est dirigée en arrière.; il se îve dans les intestins du Marin ; et le Distorna clathratum , à ires remplis d’œufs noirs disposés lignes qui forment en se croisant : espèce de réseau. Il a été observé s la vésicule du fiel du Martinet

(LA.M..X

DISTOME. Distorna. polyp. Genre fondé par Gacrtnerdans scs Lettres à Pal las ( Spicil . Zoül.fasc. s , p. 4o) aux dépens du grand genre Alcyon de Linné, et comprenant plus spécialement les Alcyons ascidioïdes qui se présentent sous forme de croûte tapissant divers corps sous -marins.

Lamarck (Hist. des Auim. sans vert.

T. m, p. 100) adopte ce genre et lui assigne pour caractères : Animaux b i forés , séparés, vivant dans . une masse subcoriace , étendue en croûte et chargée de verrues éparses ; deux oscules sur chaque verrue, bordés de six dents. Personne avant Savigny ne connaissait d’une manière exacte l’organisation de ces Animaux.

Ce savant observateur adopte ou plutôt crée un genre Distorna qui répond à celui de Gaertner, mais dont les caractères, fondés sur une étude attentive , ont toute la précision désirable. Ces caractères sont : corps commun , sessile, demi - cartilagineux , polymorphe, composé de plusieurs systèmes généralement circulaires ; Animaux disposés sur un ou sur deux rangs, à des distances inégales de leur centre commun; orifice branchial s’ouvrant en six rayons réguliers et égaux; l’anal de même; thorax petit, cylinlrique; mailles du tissu respiratoire pourvues de papilles? abdomen inférieur , longuement pédiculé , plus grand que le thorax ; foie nul; ovaire unique, sessile , latéral , occupant tout un côté de l’abdomen.

Savigny ( Mém. sur les Anim. sans vert. , 2e partie, ierfasc. , 5e Mém., p. 176) range les Distomes parmi les Ascidies et dans la famille des Tethyes.

Ce genre, étudié dans une des çspèces qui le composent ( Distorna riebrum ) , présente plusieurs particularités dignes de remarque; il diffère beaucoup d’un genre voisin, les Diazones, pour l’aspect général , quoique la conformation , ladisposition même de ses petits Animaux semblent l’en rapprocher infiniment. Les Distomes, dit Savigny , offrent des masses demicartilagineuses, irrégulières, aplaties, d’un rouge vineux , garnies sur les

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deux faces de cellules un peu proéminentes, que les Animaux qu’elles contiennent colorent en jaune. Ces cellules se présentent à l’extérieur sous la forme de mamelons ovales, pourvus à chaque bout d’un oscule pourpré , fendu en six rayons. Elles sont tantôt très-pressées, tantôt moins; et l’on voit alors qu’elles se disposent par groupes circulaires plus ou moins complets , mais dont la circonférence est toujours occupée par le gros bout et le grand oscule de chaque mamelon. — Les Animaux sont grêles, composés d’un petit thorax auquel un abdomen , un peu plus grand et en massue, tient par un long pédicule qui se recourbe communément en arrière ; le thorax est cylindrique, oblique à sa base , surmonté d’un cou pyramidal , dont l’ouverture est ronde et découpée en six tentacules courts et obtus; la tunique a , de chaque coté , quelques nervures musculaires, longitudinales , fines et régulièrement espacées. Les vaisseaux du dos sont très-ondulés , et le tubercüle postérieur paraît plus gros que l’antérieur.

La mollesse et les sinuosités des parois de la cavité branchiale n’en laissent pas distinguer le tissu. C’est de sa base antérieure que descend l’œsophage ; il est fort mince , et parvient à un estomac charnu , simplement ovoïde.

Au-dessous du pylore, l’intestin, d’abord un peu renflé , se dirige bientôt en arrière, en formant une autre poche oblongue qui occupe le fond de l’abdomen ; il se relève ensuite , monte sur le côté droit de l’estomac , suit le pédicule ou l’œsophage , et va s’ouvrir un peu plus haut , sous un tube cylindrique , dont l’ouverture et les tentacules imitent parfaitement ceux de l’orifice thoracique. L’ovaire est latéral comme dans le genre Diazone , mais il est placé à droite, et au lieu d’être compris dans l’anse intestinale , il la recouvre entièrement. Les œufs sont grands , au nombre de quinze à vingt, et disposés par lignes régulières. On en voit souvent de plus gros que les autres qui sont déjà engagés dans la base de l’oyiductus. Ce-

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lui-ci monte avec le rectum, et le dépasse; son bout supérieur est presque toujours occupé par un de ces gros germes , qui fait saillie sur le devant du thorax au-dessus de l’anus. Savigny mentionne les deux espèces suivantes : Distome rouge , D. rubrum , Sav., loc. cil. , pl. 3 , fig. i , et pl. 1 5 ; l’ A ley onium rubrum , pulposum , conicum plerumque , Plane. , Conch. , Min. Nat., éd. 2 , p. n5, cap. 28, tah. 10, fig. b, d. Cette espèce, qui peut être considérée comme le type du genre , est décrite par Savigny de la manière suivante : corps élevé en masse comprimée, d’un rouge violet, à sommités particulières peu proéminentes, ovales, jaunâtres, éparses sur les deux faces , et groupées au nombre de trois à douze pour chaque système ; orifices un peu écartés, tous deux à rayons obtus , teints de pourpre. La grandeur totale est de quatre à cinq pouces; l’épaisseur d’un demipouce, et la grandeur individuelle de deux lignes. Cette espèce habite les mers d’Europe. Son enveloppe trèscolorée est parcourue par des vaisseaux peu apparens; sa tunique, d’un jaune vif ainsi que tous les viscères, est prolongée au-dessous de l’abdomen en un appendice tubuleux et recourbé. O11 n’a pu apercevoir de filets tentaculaires. L’estomac est comme tronqué aux deux bouts , lisse et sans feuillets visibles à l'intérieur; l’intestin est peu glandulèux; l’ovaire se trouve situé à droite , et vraisemblablement du côté opposé à celui du cœur; les œufs, au nombre de vingfi trente, et même cinquante, sont orbiculaires à bords transparens. i Le Distome, variolé , D. variolos um , Sav. , Distomus variolosks , papillis sparsis , osculis subdentcUis , Gaertuer, Y y] leyonium ascidioïdes'Ot

Pal la s, loc. cit. fasc. 10, pag. 4o, t. 4, f. a, a; Y A Leyonium distomum de Bruguière, Encycl. méthod. ; il h*" Lite les côtes de l’Angleterre. Gaeitner dit qu’il est commun , mais qü“ ne l’a jamais trouvé que sur le /«cttf palmatus dont il enveloppe les tigÉ* eu entier. (AVDd

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‘ DISTPJEPTE. Distreptus ^ bot.

an. Genre de la famille des Synan- . rées , Corymbifères de Jussieu, et ! aSyngénésie séparée, L., établi par ssini (Bullet. de la Société Pliilom.,

’ il 1817) qui , pour le caractériser , a donné une longue description it nous allons extraire les signes ptinctifs suivans : involucre cylin- 1 que formé de huit écailles lan- ; Hées , acuminées , appliquées , inéi es et disposées sur quatre rangs; j athide sans rayons, composée de aitre fleurs hermaphrodites dont corolles ont une forme particule que l’auteur nomme palmée ;

, eptacle très -petit , nu et contre; akènes allongés, comprimés,

» mêlés, hispides et glanduleux; ai- :tte plus courte que la corolle , n nposée de six petites écailles fili— mes, cornées et disposées sur un al rang; les deux latérales plus [ligues, plus épaisses, élargies'et tri— Hêtres ; dans la partie inférieure , les V ix antérieures dont la partie inféure est aussi élargie, mais laminée,

I éiforme; les deux postérieures dei -avortées ou plus souvent complé- 1 îent avoitées. Les calathides sont unies en capitules disposés en épis , rhacun de ceux-ci est sessile dans -sselle d’une grande bractée squarn- ! forme.

I Je genre, de l’aveu même de son ' .eur , pourrait n’être considéré que nme un sous-genre de l’ Elephanpus de Linné ; néanmoins , la sinlière structure de son aigrette mitieusement décrite par Cassini , lui aru une considération assez impor- 1 te pour le distinguer. D’un autre é, Kunth ( Synopsis Fiant, orb.

n, 2 , p. 366) ne fait aucune dilfî- 1 té de les réunir. Quoi qu’il en 1 1 , Ii. Cassini indique comme type genre l’ Elephanthppus spicatus , ertn. et Lamk. , Plante des Anes à laquelle il associe les Eleinthopus nudiflorus et angustifo- S , L. (G. .N.)

3ISTYLE. Distylus. bot. than. Se d’une fleur ou d’un ovaire munis

de deux styles ; tels sont ceux de l'OEillet , de toutes les Ombellifères, etc. (a. r.)

* DITA. bot. fhan. Le grand Arbre des Philippines mentionné par C.amelli sous ce nom , est encoi'e indéterminé. Ses feuilles longues de dix pouces sont quaternées ou verticillées a chaque nœud. Il rend un suc laiteux fort vénéneux , dont le contrepoison est, dit-on, la racine de l’Arbre même, ce qui est peu croyable.

DITASSA. bot. than. Genre de la famille des Asclépiadées et de la Pentandrie Digynie, L. , fondé par R.

Brown ( Mem . Werner. Soc. , 1 , p. 49) qui l’a ainsi caractérisé : corolle presque rotacée ; couronne staminale, intérieure,pentaphylle, plus courte que l’extérieure et opposée aux anthères; masses polliniques ventrues, fixées près du sommet et pendantes ; stigmate ayant une petite tête obtuse.

L’unique espèce de ce genre, à laquelle l’illustre botaniste anglais n’a oint donné de nom , et qui a reçu e Schultes celui de D. Banfcsii , est une Plante suffrutescente , volubile et glabre , à feuilles planes et à fleurs disposées en ombellules naissant entre les pétioles. Elle a été recueillie par Banks dans le Brésil , près de Rio- Janeiro. (g.. N.)

* DITAXIS. bot. phan. Genre de la famille des Ëuphorbiacées , qui présente pour cai'actères : des fleurs monoïques ; un calice à cinq divisions profondes , avec lesquelles alternent cinq pétales ; dans les mâles , dix étamines dont les filets sont inférieurement soudés en une courte colonne soutenant un rudiment de pistil, et supérieurement libres, verticillés sur deux rangs et chargés d’anthères tournées vers l’intérieur ; dans les fleurs femelles , cinq petites glandes opposées aux divisions du calice ; un style d’abord simple, puis divisé en trois parties qui se subdivisent elles- mêmeà en deux , terminées chacune par un stigmate légèrement dilaté , aplati et crénelé sur son con-

tour ; un ovaire velu, à trois loges, contenant un seul ovule; une capsule environnée à sa base par le calice persistant, à trois coques globuleuses qui s’ouvrent en deux valves et renferment chacune une graine lisse. La lige ligneuse est recouverte d’une écorce cendrée. Les feuilles alternes, solitaires ou fasciculées, surtout dans les jeunes rameaux , entières ou légèi’ement dentées , sont, ainsique les fleurs , pénétrées d’une matière colorante, d’un rouge violacé. Les pédoncules axillaires portent un petit nombre de fleurs , savoir : à leur sommet une femelle, unique, plus grande , au-dessous deux mâles ou rarement davantage, qui tombentde bonne heure, mais sont accompagnées de bractées persistantes.

Ce genre , voisin de Y A rgytamnia , en offre tout-à-fait le port. Vahl, qui en disposant les matériaux d’un vaste ouvrage qu’il eut à peine le temps de commencer, avait d’avance donné des noms à un grand nombre de Plantes inédites dans divers herbiers, avait assigné celui de Ditaxis fasciculata à une Euphorbiacée des Antilles.

C’est l’analyse de cette Plante qui nous a fourni le caractère géuérique énoncé plus haut, et nous avons conservé àu genre le nom que Vahl lui avait destiné. Une autre Plante originaire également des Antilles, et une troisième recueillie par Humboldt sur les bords du Maragnon , doivent lui être rapportées ( V. Adr. de Juss. , Euphorb. , tab. 7, n. 24 ).

DITIOLA. bot. crypt. ( Champignons. ) Fries a établi ce genre pour quelques Champignons rapportés , tantôt aux Pezizes ou aux ficlvclles, tantôt aux Trcmelles, aux Leotia ou aux Helatium. C’est du premier de ces genres qu’il se rapproche le plus , et surtout du genre Buluaria de Fries, dont il a la consistance •gélatineuse. Ses caractères essentiels sont de présenter un corps charnu , semblable à une Pezize cupuliforme , mais qui est enveloppée d’un tégument membraneux, floconneux et très-

fugace; du reste la structure de la membrane fructifère qui couvre la face supérieure de la cupule, est absolument la même que dans les vraies Pezizes ; les espèces de ce genre soûl peu nombreuses : elles croissent par groupes sur les bois morts pendant l’hiver ; elles font beaucoup de tort aux bois coupés , en introduisant entre leurs fibres des filamens radicaux très-fins , qui finissent par les séparer par morceaux.

Le type de ce genre, Ditiola radicata de Fries , a d’abord été décrit comme une Pezize ou une Tuberculaire par les auteurs anciens. Schweinitz en a fait son Helatium radication-, elle a été figuréedans la FloraDauica, sous le. nom de Leotia Luberculata ; enfin elle est décrite par Persoon, dans sa Mycologia europæa , sous le nom de Peziza Turbo ,• les trois autres espèces de ce genre ne sont connues que plus nouvellement. (ad. b.)

DITIQUE. ins. Pour Dytique. F . ce mot. (aud.)

* DTTMARIA. bot. I’han. Sprengel a donné ce nom au genre Debrœa de Rœmer et .Schultes , qui lui-même n’est qu’un double emploi de YErisma de Rudge. H. Erisma et Qualea. (g.n.)

DITOCA. bot. ph an. Gaertncr ( deFruct. , 2 , p. 196) appela ainsi, d’après Banks, le genre auquel Forster eL Linné avaient déjà donné le nom de Mniarum. Ce changement n’a pas été admis , quelque grande que fût l’autorilé de Gaertner, et son Diloca muscosa n’est cité que comme synonyme du Mniarum biflorum , Forst. F. Mniarum. (g. .si)

DITOME. Ditoma. ins. Latreille (Considér. génér.) substitue celte dénomination à celle de Bitome , quc Herbst avait donnée à un Insecte coléoptère de la section des Tétramères.

Plus tard , Bonelli a employé le mm1 de Ditoine pour désigner un nouveau genre de la famille des Carabiqucs- Jr. Ariste et Bitome. (aud.)

DITOXIA. bot. phan. Les Cclsin

tien , L., et C. betonicifolia, Desl., i été réunis sous ce nom générique i Rafine que- Schmaltz (Journ.

.an. ,4, p. 270J qui les caractérise (r un calice à cinq divisions iné- I es , dentées en scie ; quatre étamit-» , les deux supérieures plus cour-

• , et une capsule à double cloison.

i DITRACHYCERE. Ditrachyceros.

• 'EST. Genre de l’ordre des Parenlyniateux de Cuvier, établi par Sult-

I , adopté par Bosc , Laennec et Laüirck; nommé Ulcéras par Rudolri, et placé parmi les Cysticerques rr Zéder. Il offre pour caractères :

ps çvale , enveloppé dans une tu— que lâche , à tête surmontée de deux olongemens en forme de cornes, couverte de filamens. L’Animal sur 1 iquel ce genre a été établi est encore j objet de discussion parmi les natalistes. La description et les figures : 1 ’en a données Sultzer ont paru lifïisantes à quelques-uns d’entre eux mi n’ont point hésité à l’adapter et le laire entrer dans la série des ixes naturels connus : d’autres, i.us difficiles , considérant , 1 0 sa trèsande rareté (il n’avait été vu qu’une ulefois); 20 que l’auteur n’avaitpoint iit sa description sur l’Animal à l’é-

I I frais, mais conservé dans l’esprit »! vin; 5° que son organisation difirait beaucoup de celle de tous les

ntozoaires connus; 4° enfin que la : mseription laissait plusieurs choses à < îsirer : ces auteurs, disons-nous, ont •gardé l’existence du Ditrachycère • mine douteuse, et ont pensé qu’a- •int de l’admettre ou de la rejeter 3 lutièrement , de nouveaux faits déifient éclairer son histoire. Tel est | 1 particulier le sentiment de Rudoli hi et Brcmser, dont l'autorité est t ’un si grand poids. L’observation de ! ultzer était encore la seule connue , f irsque le hasard a offert de nouveau 1 nDitrachycècre à Le Sauvage, profes- B 1 nur à l’Ecole de Médecine à Caen.

I li y a quelques années, une malade li onfiée à scs soins rendit par les selles ’ : ne très-grande quantité de ces Aniîaux. La garde , maladroite, les jeta

tous , excepté quatre que l’on conserva dans un peu d’eau pour les faire voir à Le Sauvage qui reconnut bientôt le Ditrachycère de Sultzer.

Les Vers furent envoyés à la Société de la Faculté de Médecine de Paris, qui en a fait mention dans le Bulletin de ses séances, t. vi , p. 11 5.

L’observation de Le Sauvage ajoute

fieu de chose à ce que l’on savait sur e Ditrachycère , mais c’est un fait de plus , et s’il n’éclaire pas l’organisation de cet Animal regardé comme douteux , il constate d’une manière positive son existence , et prouve que Sultzer ne s’était point mépris. L’observation de Le Sauvage détruit la supposition de Rudolphi ; il pensait qu’on avait pu prendre pour un Animal particulier les ovaires d’un Taenia folium, détachés des articulations du Ver, et rendus par les selles.

Le genre Ditrachycère n’est encore composé que d’une seule espèce que Sultzer a très-bien figurée et décrite sous le nom de Ditrachycère rude dans sa Dissertation sur un Ver intestinal nouvellement découvert, etc.

Strasbourg, 1801. (lam..x.)

* DITRIC. Ditrichum. bot. phan.

Genre de la famille des Synanthérées , Corymbifères de Jussieu , et de la Syngénésie égale, L., établi par H.

Cassini (Bull, de la Société Philom. , février 1817 ) qui l’a ainsi caractérisé: involucre cylindracé , composé de folioles peu nombreuses disposées sur deux rangs , les extérieures très-courtes , inégales et étalées , les intérieures très-longues, inégales, appliquées, foliacées à leur sommet et acuminées ; calathide sans rayons , composée de plusieurs fleurs régulières et hermaphrodites ; réceptacle plane garni de paillettes terminées par un appendice subulé et membraneux ; akènes comprimés , surmontés d’une aigrette ïbrméfl de deux petites écailles opposées , l’une antérieure et l’autre postérieure , filiformes et munies de barbes presque imperceptibles. L’auteur de ce genre le place entre le Spilanl/ius et le Vcrbcsina. , dans

la section des Helianthées - Prototypes. Quoique très-voisin du Sal- 771GCL de De Landolle et du Pctro~ ôium de R. Brown , il diffère assez du premier par son réceptacle plane , et du second par ses cafathides hermaphrodites, pour qu’on admette leur distinction. (g. .N.)

DITRIDACTYLES, ois. Qualification d’une tribu dans la méthode de Vieillot; cette tribu renferme les Oiseaux pourvus de deux ou trois doigts devant et qui en sont dépourvus en arrière. (dr..z.)

*DITYLE. Di/y lus. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Hétéromères , établi par Fischer (Mém. des Natur. de Moscou. T. v, p. 46g, tab. i5, a) etayantpour caractères , suivant lui : antennes filiformes avec les deux premiers articles obconiques , les suivans cylindriques, le dernier filiforme et deux fois plus long que le pénultième; labre presque carré, subconique antérieurement , nu et incliné; palpes inégaux, les antérieurs deux fois plus longs que les postérieurs , obconiques et obliquement tronqués ; mandibules triangulaires , pointues , extérieurement sillonnées ; mâchoires subuliformes ; lèvre inférieure et menton formant une bosse. Ce genre offre pour caractère principal d'avoir deux bosses sur les deux côtés du corselet, et c’est de cette particularité qu’est tiré son nom. Fischer a présenté de nouveau les caractères des Dityles et en a donné de très-bonnes figures dans son Entomographie de la Russie. Ce genre comprend les OEdemères de Latreille à élytrcs parallèles. Fischer en décrit deux espèces :

Le Dityee iiélopioïde , Dit. helopioides , Fischer (Coléopt. T. v, fig.

j , a , h , et frontispice de l’ouvrage ) , qui est presque de la grandeur de 1 ’ Upis Ceramboides de Fabricius, mais dont toutes les parties sont plus délicates. lia été trouvé sur des lleuis, et rarement, auprès de Barnaoul en Sibérie.

Le Dityee rougf. , Dit. ru fus ,

DIU

Fisch. (Coléopt., tab. 5 , fig. 2, a, h). On pourrait le confondre au premier I coup-d’œil avec une Lepture ; mais ; les deux bosses du prothorax et les ^ nombres des articles des tarses suffi- i sent pour le distinguer. Il se trouve en Sibérie , dans le gouvernement de Tchernigof , près de Potchep. Fischer observe, dans les Additions de la page 209 du aer volume de son Entomographie , que le nom spécifique de rufus doit être converti en celui de melauurus , parce que cette espèce n’est autre chose que la Necydalis melanura de Fabricius et VtÆde/ncra rnelanura d’Olivier. (aud.)

DrüCA. ois. Espèce peu conuuedu genre Gros-Bec , Fringilla Diuca, Gmel. , auquel on a aussi donné le nom de Moineau du Chili. V. Gros- Bec. (dr..z.)

* DIUCA-LAGUEN. bot. phak.

Feuillée mentionne sous ce nom une espèce de Verge d’or du Chili, dont il ne donne qu’une description incomplète, et qui passe dans le pays pour un excellent vulnéraire. (b.)

* DIURELLE. Diurella. inf. Genre de Microscopiques de la famille des Trichodiées, formé aux dépens du genre Trichoda de Millier pour placer les espèces dont le corps, plus ou moins cylindrique et toujours simple, est terminé par deux appendices caudiformes et inarticulés. Les Diurelles seraient de véritables Furcocerques si des cirres ne garnissaient leur partie antérieure et n’y indiquaient une sorte d’organe buccal. Elles diffèrent des Ratules de Lamarck en ce que celles-ci n’ont qu’une seule queue à l’extrémité d’un corps cylindrique.

On ne peut les confondre avec les Furculines et les Trichocerques qui sont aussi des Animaux munis de queues terminées par des appendices bifides, mais oii tout appendice caudal indique , par des articulations , un ordre d’organisation beaucoup plus avancé. Nous ne connaissons encore que deu^: espèces de Diurelles qui l’une et 1 autre sont assez rares et na*t

DIU

2nt les eaux pures des marais ou ) it la Lenticule ; 1 ° Diurelle Lunui e, Diurella Lunülina , N. (V. pl.

ce Dict. ) , Trichoda Lunulina , 11. , Inf. p. 204 ; — 2° Diurelle Tit ' Tigris, N., Trichoda Tigris , ill- lnf p. 29, f. 8, Encycl. Vers, pl. i5,f. 1S. (b.)

’ ' DIURETICA. bot. phan. (Reiulme.) Syn. d’Arnique. K. ce

[DIU RIS. Diuris. bot. phan. Genre

i la famille des Orchidées et de la nandrie Monandrie, L., établi par artz, adopté par Smith et par R.

» >wn qui en ont chacun décrit pluars espèces nouvelles. Ses caractèconsistent en un périanthe à six i.isions étalées, dont deux antérieuet externes sont linéaires , étroi-

ii appliquées sur le labelle qui est Ride et dépourvu d’éperon.: les deux • isions internes et latérales sont

lées , rétrécies en onglet à leur '* e ; l’anthère est à deux loges, pla- ' parallèlement au stigmate; le gyï tème est membraneux, mince, a ité et pétaloïde sur les deux cô- Ge caractère générique , tel que ms venons de l’exposer d’après R.

nwn ( Prodr. Nov.-Holl. i,p. 3i5), 1 ère de celui quia été donné par 1 ith et par Svvartz. En effet , ces ux botanistes ont pris les lobes la- ' aux du labelle pour deux segmens ' tincts du calice. Il en est de même > bords membraneux et pétaloïdes ; gynostème, que Smith a également . :rits comme deux lobes du calice.

[Toutes les espèces de ce genre , au i nbre d’environ une dixaine , sont Dinaires des côtes de la Nouvelle- 1 Mande; leurs fleurs sont générale- ;nt jaunes, quelquefois pourpres blanches. Sur ce nombre , R.

l iffn en a mentionné sept nouvcl- 1 dans son Prodrome delà Nouvelley Mande. (a. B.)

I )1URNES. zool. et bot. Ce mot silie proprement de jour. On l’a J ticulièrement appliqué aux fleurs 1 , s’ouvrant à heures fixes , s’épa- 1 lissent pendant que le soleil est

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sur l’horizon; ce sont les plus nombreuses. Chez les Oiseaux, on l’a donné à l’une des grandes divisions de Rapaces qui livrent la guerre aux autres Animaux durant la journée. V.

Rapaces. Chez les Insectes, on désigne sous ce nom une famille de l’ordre des Lépidoptères établie par Latreille ( Règn. Anim. de Cuv. ) qui lui assigné pour caractères : ailes toujours libres ; point de frein ou de crin écailleux, roide et pointu, à la base du bord extérieur des inférieures, pour retenir dans le repos les supérieures ; les quatre ou celles-ci au moins élevées perpendiculairement , lorsqu’elles sont dans cet état ; antennes grossissant insensiblement de la base à la pointe , ou terminées en bouton dans les uns , plus grêles ou crochues au bout dans les autres. Cette famille correspond au grand genre Papillon de Linné , et les individus qu’elle comprend sont désignés vulgairement sous le nom de Papillons de jour. Les chenilles des Lépidoptères de la famille des Diurnes ont toujours seize pieds et vivent à découvert sur des feuilles. Les chrysalides , le plus souvent anguleuses , sont presque toujours nues, attachées par la queue et même soutenues par un fil soyeux qui croise le milieu du corps en travers. L’Insecte parfait ne vole que pendant le jour. Les ailes présentent à leur surface inférieure des couleurs vives quelquefois éclatantes.

La bouche se compose toujours d’une trompe munie de palpes maxillaires fort petits. Latreille {loc. cit.) partage celte famille de la manière suivante :

f Une paire d’ergots ou d’épines à leurs jambes , savoir celle de leur extrémité postérieure ; quatre ailes s’élevant perpendiculairement dans le repos; antennes tantôt renflées à leur extrémité , en manière de bouton ou de petite massue , tronquée ou arrondie à son sommet, tantôt presque fi liformes(ire section ,Patieîonides).

Cette coupe peut être subdivisée de la manière suivante : i° ceux dont le troisième article des palpes inférieurs est tantôt presque nul, tantôt très-

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disLinct , mais aussi fourni d’ëcailles que le précédent; et qui ont les crochets des tarses très-apparens ou saillans. — Leurs chenilles sont allongées , presque cylindriques. Leurs chrysalides sont presque toujours anguleuses , quelquefois unies , mais renfermées dans une coque grossière.

Il y en a parmi eux qui ne marchent que sur les quatre pieds de derrière, les deux premiers étant beaucoup plus courts , et repliés ou courbés sur la poitrine en manière de palatine, soit dans les deux sexes , soit plus rarement dans les mâles seuls.

Les ailes inférieures s’avancent ordinairement sous l’abdomen , l’embrassent et lui forment une gouttière ou un canal ou il se loge. Leurs chrysalides sont , au moins dans la plupart , simplement attachées par l’extrémité postérieure du corps, et suspendues verticalement la tète en bas. — Tels sont les Nymphales et les sous-genres suivans qui s’y rattachent: Morshe, Satyres, Libythëes, Biblis, Mélanite, Nymphale propre , Vanesse, Argynne, Mélithée. Tels sont encore les genres Céthosie , Danaïde , Héliconien , Papillon propre , Parnassien, Thaïs, Piéride, Coliade. V. tous ces mots.

2e. Ceux dont les palpes inférieurs ont trois articles distincts , mais dont le dernier est presque nu, ou bien moins fourni d’écailles que les précédons , et dont les crochets des tarses sont très-petits , point ou à peine saillans. Leurs chenilles sont ovales ou en forme de Cloportes. Leurs chrysalides sont courtes , contractées , unies et toujours attachées , comme celles des derniers genres précédens, par un cordon de soie qui traverse le corps. — Cette coupe comprend les genres Polioramate , Erycine.

•ff Jambes postérieures ayant deux épines, savoir une à leur extrémité et l’autre au-dessus. Ailes inférieures ordinairement horizontales dans le repos ; extrémité des antennes terminée fort souvent en pointe très-crochue (a0 section, HespÉBides).

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