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seizième genre de Champignons établi par Paulet , et formé aux dépens des Clavaires des botanistes. On appelle aussi Doigtier la Digitale pourprée dans quelques provinces de France. (b.)
DOIGT-MARIN, moll. L’un des noms vulgaires du Manche-de-Co liteau. V. Solen. (b.)
* DOIGTS, zool. Organes composés de phalanges qui terminent les membres des Animaux des trois premières classes , c’est-à-dire des Mammifères, des Oiseaux et des Reptiles.
Dans les Mammifères, ils ne sont jamais au-dessus de cinq , et n’ont jamais plus de trois articulations ; mais quelquefois ils n’en ont que deux , et le nombre des Doigts n’est as toujours le même dans les mernres antérieurs et dans les postérieurs.
Les Doigts ont fourni d’exceüens caractères quand on ne les a pas pris pour base unique de classification.
Klein , en fondant sa méthode exclusivement sur leur nombre , a rompu tant de rapports et formé des rapprochemens si peu naturels , qu’il n’a pas vu adopter ses idées, tandis que Linné, qui ne vit dans les Doigts que des caractères génériques, subordonnés au reste de l’organisation , a mieux réussi. Le naturaliste de Kœnigsberg divisait les Mammifères en Ongulés , Ungulata , dont les Doigts sont environnés par l’ongle ; et en Digités, Digilata, dont l’ongle n’environne pas les Doigts. Chacun de ces ordres contient des sections établies d’après le nombre des Doigts ; ainsi , parmi les Ondulés, sont les Monochelons (Solipèdes) et les Dichelons (les Ruminans , moins les Chameaux et les Cochons). Parmi les Digités, l’on trouve lesüidactyles (Chameaux), lesTridaclyles ( les Fourmiliers et les Paresseux ), les Tétradactyles ( les Tatous et les Cabiais ) et les Pentadaetylcs (les Chiens, les Chats, la plupart des Rongeurs , etc.)
On a quelquefois appelé Monodactyles les Animaux qui répondent aux Monochclones de Klein, et Fissipèdes
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ceux qui sont ses Digités. Ces dénominations ne sont plus d’usage. Dans ceux des Mammifères où les Doigts sont munis d'ongles aigus et tranchans, ces Doigts deviennent de puissantes armes. Dans les Bimanes et dans plusieurs Quadrumanes, ils sont les parties du corps dans lesquelles le tact se développe au,plus haut degré, et s’il n’est pas exactd’établir qu’a lors ils contribuent entièrement à la perfection intellectuelle , il serait mal à propos de qualifier d’absurdes , les idées de ce philosophe qui vit , dans l’organisation delà main, la cause de la supériorité humaine. Il y a indubitablement du vrai dans les idées d’Helvétius à cet égard , et conclure des assertions de ce grand homme qu’il a prétendu dire qu’un manchot de naissance ne serait qu’un Animal, c'est prouver qu’on ne l’a pas compris. Quoi qu’il en soit, sans donner aux Doigts
Plus d’importance qu’ils n’eli on t dans organisation animale , nous répéterons qu’ils fournissent d’excellens caractères génériques. Souvent ils s’oblitèrent de manière à former l’aile non-seulement dans les Oiseaux, mais encore dans les Mammifères , ainsi qu’on le voit dans les Vespertilion- , nées ; d’autres fois , unis par une membrane solide et moins développée que celle qui les lie dans la main de la Chauve-Souris , ils passent insensiblement à l’état de nageoires , comme dans les Phoques et les Cétacés. (b.)
Dans les Oiseaux , ils ne sont visibles qu’aux extrémités inférieures ; aux supérieures, ils sont cachés sous la peau et servent d’attache aux principales rémiges. Les Doigts varient tellement dans le nombre, la longueur et la forme , qu’ils fournissent, comme chez les Mammifères , les meilleurs caractères pour les distinctions génériques; ils sont composés de deux, trois, quatre ou cinq plia langes, presque toujours terminées par un ongle dont la dimension et la courbure sont susceptibles aussi de grandes modifications ; ils sont les organes de la station, et la puissance musculaire y est
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si grande que la plupart des espèces restent inébranlablement perchées pendant la durée du sommeil sur une très -faible branche autour de laquelle les Doigts s’enroulent; ils sont au nombre de quatre dans beaucoup d’Oiseaux , et alors leur position est susceptible de varier , c’est-à-dire | qu’il peut s’en trouver trois devant et un derrière, ou deux devant et deux derrière : dans le premier cas , ou distingue les antérieurs en interne , en intermédiaire et en externe ; le postérieur , que l’on nomme aussi pouce , surpasse quelquefois en longueur l’intermédiaire, quelquefois aussi il est presque nul; dans le second cas , il ne peut y avoir que des internes et des externes , toujours respectivement à la position du corps; mais on observe que dans la plupart des espèces , l’un des deux Doigts; postérieurs est versatile , c’est-à-dire qu’il peut au besoin se porter en avant ; cette même faculté est aussi accordée au pouce dans quelques espèces qui ont trois Doigts en devant.
Enfin d’autres espèces Ont naturellement les quatre Doigts en devant. Il est des Oiseaux chez lesquels le pouce est totalement oblitéré , où on n’en trouve pas le moindre vestige. Ceux-là n’ont que trois Doigts; il en est d’autres (mais les cas sont extrêmement rares et pourraient même tolérer l’idée d’un oubli delà part de la nature) où l’oblitération porte sur l’un des Doigts de devant ; ceux-là ont deux Doigts devant et un derrière ; une seule espèce , l’Autruche , n’a que deux Doigts et tous deux en devant.
Le Doigt intermédiaire s’articule sur la portion moyenne de l’extrémité du tarse , il est généralement composé de trois phalanges ; le Doigt externe s’articule sur le bord extérieur de l’extrémité du tarse, souvent il na que deux phalanges de même que le Doigt interne dont la position est semblable , mais à l’intérieur; l’articulation du pouce où le nombre des phalanges ne surpasse point deux , sc trouve à une élévation plus ou moins grande, sur la partie postérieure du
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d interne du tarse. Lorsque cet ; ane prend son attache sur le côté tarse, il devient versatile et se te facilement en devant. Les .gts sont ou libres ou réunis par : membrane qui souvent les lie re eux depuis l'articulation jusaux ongles ; celte membrane prête une forte rame dont l’Oiseau se t admirablement à la surface coman sein des eaux; quelquefois les '.gts sont simplement garnis de cha- : côté ainsi qu’au point d’articulau d’un prolongement membraneux ■s ou moins large , souvent décourégulièrement ou finement den-
• ; enfin la plupart des Oiseaux , iqu’ils ne soient point destinés à er, ont à l’origine des Doigts une
! te membrane qui les soude entre ; à des articulations différentes ou à hauteurs différentes de la même cculation. Les Doigts sont nus ou mis totalement ou en partie de duf et quelquefois de plumes sous les- :i lies ils sont entièrement cachés ; Doigts nus ont assez souvent la uu lisse; souvent aussi elle est écaille et même verruqueuse. Peu I iseaux emploient les Doigts a la 1 îension ; néanmoins les Accipi-
• et les Perroquets principalement uventqu’ils peuvent en faire usage
rz beaucoup' d’adresse , et surtout ; faire utilement tourner à leur dé- F -;e à l’aide des ongles qui les terij lent. (nn..z.)
r tans les Reptiles, les Doigts, consi irés isolément , ne peuvent ,
{ ime dans les deux classes précé- I i tes , fournir des caractères de k i res de première valeur ; mais ils I : i méritent pas moins une sérieuse I ntion, parce qu’associés à d’au- I caractères , ils complètent les I yens de bien isoler les groupes gét iques. Dans quelques-uns de ces b maux, tels que les Reinettes et » Geckos, ils sont munis de pelotes > aide desquelles ces Reptiles peut courir avec solidité et sécurité tre les surfaces les plus polies ,
; quelles iis s’appliquent par un mé- I i isme analogue à celui de la ven-