‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 188 sur 221 · TOME Y · texte numérisé non relu

TOME Y

touse. Dans les Caméléons, les Doigts disposés à peu près comme ceux des Perroquets ou des Pics, entré les Oiseaux, facilitent la préhension circulaire sur les rameaux des Arbres qu’habitent ces singuliers Reptiles.

Comme dans les Mammifères, on voit quelquefois ces Doigts , munis de membranes, devenir des ailes dans les Ptérodactyles ou des nageoires dahs les Ichthiosaures ; mais la nature n’offre de tels exemples que dans les monumens d’une antiqüe création, dent il n’existe plus que des témoins pétrifiés. V. Ptérodactyle et IcilTHIOSAURE. (B.)

DOK1XAN. bot. phan. Delile rapporte que les Arabes ont donné au Tabac ce nom qui signifie < fumée, à cause de l’usage qu’on fait cXes feuilles de la Plante.

DOKI1N. bot. phan. (Deb'ie.) jrm Dociion.

DOLA.BELLE. Doldbell,l% moll.

Pendant long-temps, on ne .onnut de ce genre que la figure de Bumph oa seulement la Coquille. Les auteurs qui précédèrent Lamarck , 1 obablement embarrassés pour placer dans le système un corps d’une forme si singulière , aimèrent mieux nepoalt en parler. Lamarck cependant , quoiqu’il ne connût alors que ta (r;0 quille, établit ce genre dans le Syslgmedes Animaux sans vertèbres, 1801 .

et , d’après les seules inductions et les seuls rapports que ce corps intérieur lui donna , il le plaça dans l’ordre le plus convenable, celui qui a été adopté généralement , depuis meme que la connaissance de l’Animal aurait pu infirmer l’opinion du célèbre professeur. C’est Cuvier qui donna le premier une description exacte de l’Animal (Annales du Mus. T.

v, p. 455 , pl. 29 , fig. 1,2, 3 , 4).

Péron l’avait observé et recueilli à l'Ile-de-France et en avait fait connaître en partie les habitudes et les mœurs ; tout cela a dû nécessairement changer ou au moins ajouter aux caractères génériques donnés d'abord par Lamarck, et qu’il a lui—

meme réformés. Les voici tels qu'il les a donnes dans l’Histoire des Ani maux sans vertèbres ( T. vi , 2 e partie, p. 4o) : corps rampant, oblong , rétréci en avant, élargi à la partie postérieure, ou il est tronqué obliquement par un plan incliné et orbiculaire, ayantles bords du manteau repliés et serrés sur le dos. Quatre tentacules demi-tubuleux , disposés par paires; opercule des branchies renfermant une coquille, recouvert par le manteau, et situé vers la par-^ tin postérieure du dos ; anus dorsal , placé après les branchies , au milieu de la facette orbiculaire; coquille oblongue , un peu arquée , en forme de doloire, plus étroite , épaisse , calleuse et presque en spirale d’un côté; de iV-itre , plus large , plus aplatie et p]us mince. Les Dolabelles ont tant de rapports avec les Laplysies qu’on serait pi>fté ■ réunir les deux genres.

U existe cependant entre l’un et l’autre des di3ere.j0.es assez considérables pour qu’t?1* doive les conserver. En effet tQUtes les laplysies sont pourvues de uageoires, ou, pour mieux dire le*11’ manteau, s’élargissant sur les côt'JS ? devient par cette modification jin moyen de natation dont les pjulapelles sont dépourvues : aussi sôn ‘.-elles stationnaires, rampantes, i se cachent-elles le plus souvent So, is une légère couche de sable ou de vase, ce qu’elles peuvent faire ivec d’autant plus de facilité qu’un tube assez allongé et saillant porte l’eau nécessaire à la respiration sur les brnuohies. Un autre caractère distinct.! , c’est la forme et la nature du rudiment de coquille ou de l’espèce de bouclier qui recouvre et qui protège les organes de la respiration; dans des Laplysies, la coquille est membraneuse ou cartilagineuse et non spirale ; dans la Dolabelle , elle est calcaire et subspiralc. ^Quoiqu’il n’y ait encore qu’un petit nombre d’espèces conuues, il y a néanmoins sur elle delà dissidence. La Dolabel- La Rumphii de Cuvier et de Lamarck est pour Blainville la Dvlabella Perunii , regardant la Dolabelle figurée

par Rumph comme une espèce distincte et qui aurait été confondue par ces deux naturalistes avec celle figurée dans les Annales du Muséum (T.

v, p. 435, pl. 29, fig, 1 à 4), rapportée par Péron et décrite par Cuvier.

L’idée de Blainville nous semble juste, surtout si la figure n9 5, pl. 10, de Rumph ( Thésaurus imagin. ,etc.) > est faite avec l’exactitude désirable; , nous avons remarqué également quelques différences dans la forme de la coquille ; celle figurée par Rumph ( lue, cil. , pl, 4o , fig. 1 2 ) est calleuse au sommet et moins en spirale que la ; Dolabelle de Pérou ; il est vrai que ; celle figurée par Cuvier n’avait pomt encore acquis son volume , ce qui rend }a détermination pins difficile.

Blainville (Dict, des Sc. Nat.) a bien saisi les différences caractéristiques des espèces qu’il cite : aussi nous allons suivre les déterminations j qu’il en donne.

Dolabelle de Péron , Dolabella j Peronii, Blainville , Dict. des Sc. Nat, n9 1. Cuvier (Annales du Muséum, T. v, pl. 29, fig. 1,2,3, 4) et Lamarck out confondu cette espèce avec celle de Rumph. La Dolabelle de Péron n’a que trois ou quatre pouces de longueur ; tout son corps est couvert de petits tubercules charnus. La 00quilleest toute calcaire , petite, etprésenle au moins un tour et demi de spire; son sommet n’est presque pas j calleux. Celte Dolabelle a l’habitude de s’enfoncer un peu dans la vase et de s’y tenir en repos ; e’est probablement le moyen de tromper sa proie qui l’approche sans défiance , et dcviter de devenir celle d’autres Animaux par la difficulté que l’on a à l’apercevoir , même dans les eaux les plus basses,

Doi.auei.le lisse ,Dulabellalævis, Blaiuv. , lue. cil. , n° 2 ; Dolabelle fragile , D. frogilis , Laïuk. , Anuusans vert. T. vi , 21 partie , p. 4-i, n° *• Celle-ci , que Blaiuville a observée «u> Muséum Britannique, se distingue facilement de la précédente d'abord par sa peau lisse , par sa forme da corps plus renflé , et surtout p»‘ D

quille qui , au lieu d’être calcaire , submembraneuse , ce qui est un tif de plus pour tenir voisins les ' ires Laplysie et Dolabelle. Cette quille membraneuse est en forme hache et semblable en cela à celles - > Dolabelles calcaires.

I Dolabelle calleuse , Dolabella Jtmp/iii , Larnk., Anim. sans vert. T.

2e part., p. 4i ,n. i . RumphfTAes.

ag. Pisc ., etc., pl. io, n° 5) nomme ! Animal Limax marina , et donne i lénomination d ’Operculus callorurn . i Coquille , pl. 4o , fig. i 2 du même meil-, ne sachantpas probablement 'elle appartenait à un Mollusque ééèédemment figuré par lui-même.

us avons fait représenter cette escse dans l’Atlas de ce Dictionnaire ,

; près un bel individu de notre coltion. Il serait difficile d’affirmer e la Coquille figurée par Rumph, 4o, appartient réellement à l’Aniid représenté pl. îo ; pourtant cela n*aît probable, puisque ces deux r ps on tété recueillis dans les mêmes u ix. Elle se distingue des préeéden- , et surtout de la première, par t e moins grande étendue du disque l-stérieur, par le manteau plus amir; , par un tube respiratoire plus tig et enfin par la coquille en forme

• doloire , d’un tour de spire au plus , tint le sommet est terminé par une I losité quelquefois fort grande. Ce i :liment de coquille est souvent '/êtu à la face dorsale d’une couche ' rnée jaunâtre, qui s’amincit beau-

up vers les bords ; le reste de la i quille est calcaire; elle a quelquei s plus de deux pouces de longueur.

DOLABRfFORME. Dolabriforr s. bot. PtiAN. En forme de do- ; re. Les feuilles du Mesembryanthe- . an dotabriforme offrent ce! te figure, îiles sont épaisses, charnues, d’a-

• rd cylindriques, puis aplaties au ; rrlinet qui est recourbé en faucille.

D01jERE./?o/e/Y«. î ns. Genre- de ^ rdre des Hyménoptères , section s Térébrans , famille des Porte- ■ ies , tribu des Tenthrédines ( Règn

Anim. de Cuv. ), établi par Juvine aux dépens des Tenthrèdes dé Latrcillc. Ce dernier observateur lui assigne pour caractères : antennes simples dans les deux sexes , fihformes ou sétacées , de neuf articles; deux cellules radiales et trois cellules cubitales. Jurine divise ce genre en deux sections , de la manière suivante :

f Deux cellules radiales égales; trois cellules cubitales; la première petite, arrondie; la deuxième très-longue, recevant les deux nervures récurrentes ; la troisième atteignant le bout de l'aile ; mandibules à quatre dents ; antennes sétacées, composées de neuf anneaux. A cette section appaftien- * nent l’ Hy loto ma Eglanteriœ de Fabricius , et les Tenthredes Gennanica , gonagra, opaca , tristis , nigra.

ff Cellules radiales 5 de même trois cellules cubitales ; la première allongée , recevant la première nervure récurrente , et la seconde cellule la seconde nervure ; mandibules émarginées, légèrement biden • tées ; antennes de même. Ici Se placent les Tenthredes tibiaùis , ru fa de Panzer, togata de Fabricius, et une espèce nouvelle désignée sous le nom de Dolerus cinctus , et qu’il représente ( loc. cit. , pl. 6 ). (Àufi.)

DOLÉRINE. min. Nom proposé par Jurine, pour une roche que l’ou trouve enanondanceau pied du Mont- Blanc, et qui paraît de nature analogue à celle de la Protogyne. La distinction qui en a été faite par ce savant , n’a point encore élé adoptée par les géologistes. (g. del.)

* DOLÉRITE. min. Basalte granitoïde; Roche composée essentiellement de Pyroxène et de Feldspath , à texture grenue ou porphyroïde , à cassure raboteuse, d’une couleur noirâtre ou grisâtre , mêlée de points d’un blanc sâle, et qui n’a été observée que dans les terrains ignées les plus anciens. Elle repose ordinairementsur le Basalte , auquel elle passe insensiblement, à mesure que ses principes coinposans deviennent indiscernable.-, à la vue simple. Les parties aceiden-

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telles qu’on y rencontre, sont le Fer litané, le Péridot , l’Amphibole, et plus rarement leMica et l’Amphigène On distingue deux variétés de Doléritc ; a. la Dolérile porphyroïde , formée d’une pâte de Feldspath gris , enveloppant des Cristaux de Pyroxène; elle fait partie du Graustein de Werner ; (3 la Dolérite granitoïde , composée de Cristaux de Feldspath et de Pyroxène entrelacés les uns dans les autres. Cette dernière se trouve à la. cime du mont Meisner, en Hesse, où elle recouvre le Basalte qui forme le plateau de cette montagne. Ménard de la Groye en a observé une qui présentait, selon lui, des indices de fusion et même de coulée , au volcan éteint de Beaulieu, près d’Aixen Provence. V., pour l’histoire plus dé- . taillée de cette Roche , le mot Géologie. (g. DEL.)

DOLIC. Dolichos. lot. phan. Famille des Légumineuses et Diadelphie Décandrie, L. Ce genre était confondu avec les P/iaseolus par Tournefort. Il en fut distingué par Linné qui lui assigna les caractères suivans : calice court à quatre dents , dont la supérieure est bifide ; étendard de la corolle muni à la base de deux callosités qui compriment les ailes pardessous ; carène non contournée en spirale comme dans les Haricots; légume oblong , polysperme , de formes variées; semences réniformes ou presque arrondies , ayant un hile latéral très-étendu. Dans la germination les lobes de l’embryon sont distincts des' feuilles séminales. Les nombreuses espèces que renferme ce genre sont herbacées et ressemblent beaucoup aux Fhaseolus ou Haricots. La plupart sont volubiles , et portent des feuilles ternées péliolécs , à stipules distinctes du pétiole, à folioles articulées et munies de barbes stipulaires. Les légumes du Dolic , affectant des formes diverses, quelques auteurs se sont servis de celte diversité pour établir de nouveaux genres. Ainsi , Adanson a constitué le genre Botor avec le Dolichos ielragonolobus de Lin-

né. Mœnch a également formé deux i genres particuliers avec les D. Lablab et D. Soja , L. , en employant comme génériques les noms de ces espèces.

Dans le Journal de Botanique, Du 1 Petit - Thouars a fait connaître un genre Canavali , dont une espèce était le Dolichos glacliatusàc Jacquin.

Enfin le genre Stizolobium deBrovvne et Persoon renferme les Dolichos uiens , D. p ru riens , D. altissimus de ; Linné , et se trouve être le même que le Mucuna d’ Adanson, ou le Negrelia de Ruiz et Pavon. V i tous ces mots ainsique les précédens. Quelques-uns de ces genres nouveaux, et principalement le dernier, paraissent devoir être adoptés ; mais si l’on retranche des Dolics ceux dont Mœnch a fait ses genres Lablab et Soja, il ne sera plus guère possible de dire quels sont les vrais types du genre. La plupart des Dolics sont indigènes des pays les plus chauds du globe. On en rencontre principalement dans les contrées orientales où quelques espèces sont cultivées pour des usages alimen- ! taires. Dans le grand nombre d’espèces que l’on a décrites , et qui ont été distribuées en deux sections selon qu’elles possèdent une tige volubile ou une tige couchée , nous choisirons les deux Plantes de ce genre qui ofii ent le plus d intérêt et d’utilité, pour en donner un .courte description.

Le Dolic d'Égypte, Dolichos Lablab, L. , a des liges cylindriques, | sarmentcuses et s’entortillant autour des supports qu elles rencontrent ; scs feuilles sont composées de trois folioles ovales obrondes , acumiuécs, pétiolées , glabres sur leur milieu, et pubescentes vers les bords. Au. soul" met du pétiole commun se trouvent deux filets stipulâmes plus longs que dans aucune autre espèce. Les Heurs sont disposées en grappes terminales et panachées de pourpre et de violet, quelquefois entièrement blanches; les légumes sont glabres , en forme de sabre recourbé , et contiennent un I petit nombre de graines noires ou rougeâtres , et remarquables par leur ombilic allongé. Celte Plante croit j

! turellement en Egypte , où les habir îs mangent ses graines que l’on dit i e aussi agréables que nos Haricots.

est malheureux que notre climat ! soit pas assez cliaud pour que la nturité de ces graines puisse s’acheor; car cette espèce n’est jusqu’à tésent qu’une Plante de curiosité cula ée dans nos jardins de botanique.

ILe Dolic du Japon , Dolichos ja , L, , figuré dans Kœmpfer r lmœn. exot. , t. 858 ), a une tige ’■ oite non volubile , haute de cinq à i : décimètres , striée supérieurement chargée de poils roussâtres ; ses t. filles sont composées de trois foe' les ovales, obtuses et molles; les urs, petites et purpurines, sont

• posées en grappes courtes , droites

• axillaires; les légumes sont peni:ns, comprimés, pointus, conteï: ut un petit nombre de graines , et c couverts de poils roussâtres fort umbreux. Celte espèce croît au Ja-

n et dans les Indes-Orientales. Les «iponais préparent avec les semences cette Plante une sorte de bouillie ri leur tient lieu de beurre de valie, et qu’ils nomment Miso ; elle ti ir sert aussi à faire une sauce célère dans la cuisine de ces peuples, et aquelle ils donnent le nom de Suo- . . V. , pour les détails de leur préi ration , les Aménités exotiques de ' jempfer, p. 83g. (g.. N.)

* DOLICHANGIS. bot. piian.

■ )m proposé par Du Petil-Tliouars i List, des Orchidées des îles australes j Afrique) pour une Plante de la sec- >m des Epidendres et du groupe

l’il nomme Angorchis , et qui corî sporul à l’ A ngrœcum des auteurs.

i :lte espèce , figurée {lac. cil., tab.

■ >) sous les noms de Dolichangis et A ngrœcum sesquipeclale , croît dans lie de Madagascar où elle fleurit au ois d’août. Ses fleurs sont très-grands et de couleur blanche. (g. .N.)

* DOLICHLASIUM. bot. piian.

enre fie la famille des Synantbérécs, Drymbifères de Jussieu, et delà Syninésie égale, L. , établi par Lagasca ai l’a placé dans son ordre des Ché-

nantopliores, et lui a assigné les caractères suivans : involucre obovoïdeoblong et formé de folioles nombreuses, lancéolées, imbriquées et étalées ; capitule sans rayons , composé de plusieurs fleurs hermaphrodites , et dont les corolles sont labiées et ont la lèvre inférieure bipartite et roulée; anthères munies d’appendices basilaires sétacés extrêmement longs ; réceptacle plane et sans appendices ; aliènes amincis supérieurement en un col que surmonte une aigrette formée de soies plumeuses. Ce genre a été rapporté par De Candolie ( Ann. du Muséum, vol. 17 ) au groupe des Labiatiflores, et doit être placé entre le C/iaptalia et le Perdicium. Selon Cassini , il fait partie de la tribu des Mulisiées, et doit aller près du Lena.

Lagasca n’en a fait connaître qu’une seule espèce , qu’il a nommée Dolichlasium gland idiferum , mais il n’en a pas indiqué la patrie. C’est une Plante herbacée, couverte de glandes , et.qui ressemble par son port au Mulisia ; ses feuillessont alternes, pinnées ou profondément pinnatifides ; ses fleurs en capitules , très-grandes , solitaires et terminales. (g.. N.)

D O L I C H O P E. Dolichopus. ins.

Genre de l’ordre des Diptères , famille des Tanysiomes, tribu clés Dolichopodes, établi par Latreille , et dont les caractères sont : trompe courte , Dilapide et charnue ; suçoir de plusieurs soies; palpes souvent plats , saillans et couchés sur la trompe; antennes de trois pièces , dont la seconde et la troisième ordinairement réunies et paraissant n’en former qu’une; la dernière ,1a plus grande , globuleuse, ovale ou en fuseau , comprimée ; une soie latérale ou apicale.

Ces Insectes ont été rangés par Linné et Fabricius dans le genre Mouche. Dcgécr et Harris , les premiers, les eu ont distingués. Degéera placé la seule espèce qu’il a décrite dans scs ISémotèles, et Harris {Au Exposition of 'English Insects ) eu a fait une division dans le genre Mouche, et en a décrit et figuré sept espè-'

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ccs , tab. 47 , Musca O ni. 5, seet. 3, p. 157. Cuvier (Journ. d’Ilist. Nalur., Paris , Ï793 , T. 11, p. 253 ) a senti la nécessité de former un genre de ces Insectes; il en décrit quatre espèces.

Les Dolichopes ont le corps orné de couleurs assez brillantes; il est allongé et comprimé latéralement ; leur tête est verticale, de la largeur du corselet , avec les yeux grands; leur corselet est élevé ; les ailes sont gran des, horizontales, couchées l’une sur l’autre; leur abdomen est conique, allongé , courbé en dessous dans les mâles dont les organes générateurs sont souvent extérieurs ; leurs pâtes sont longues , menues et ciliées; les tarses ont trois petites pelotes. Ces Insectes se distinguent des Syrphes , des Sargues, desThérèves , des Mulions et des Téphrites par les pâtes qui sont courtes dans ces genres.

Les Dolichopes sont des Insectes répandus partout. Les uns se tiennent près des lieux humides , courant à terre et quelquefois sur la surface des eaux. Les autres fréquentent les murs et les tiges des Arbres ; ils marchent avec vitesse pour chercher les petits Insectes dont ils font leur nourriture. Latreille a vu le Dolichope Muselier dilater singulièrement les lèvres de sa trompe pour avaler un Acarus vivant. Degéer a fait connaître la larve du Dolichope à crochets.

Il l'a trouvée en mai dans la terre; elle est cylindrique , blanche , longue d’environ huit lignes , divisée en douze anneaux, et pointue ou conique en devant; sa tête est de figure variable, ordinairement enfoncée dans le premier anneau du corps, et présente, lorsqu’elle est allongée, deux tubercules bruns et raboteux, se fermant et s’ouvrant comme des mâchoires , et qui communiquent à deux tiges internes; ces tiges s’étendent jusqu’au troisième anneauoit elles s’élargissent et suivent le mouvement des mâchoires. On remarque une petite pièce triangulaire noire au premier anneau, et une petite pointe entre les mâchoires. L'extrémité postérieure du corps est garnie de quelques plis.

comme un peu renflée, et se termiue par doux grandes pointes en forme de crochets courbés en dessous. A quelque distance des crochets sont tleux éminences charnues , coniques, ayant au côté interne un point roux , que Degéer présume être les stigmates , puisqu’ils out communication avec deux vaisseaux d’un blanc argenté qui s’étendent le long du dos, sous la peau , et que tout dénote être des trachées. Les anneaux ont en dessous des éminences charnues qui remplacent peut-être les pâtes. Le 4 juin, une de ces larves se transforma en une nymphe d'un blanc un peu jaunâtre, longue de trois lignes, beaucoup plus courte et plus grosse ; que la larve. O11 lui distinguait la tête , le corselet , le ventre , les fourreaux des ailes et les pales qui s’étendent sous le ventre. Celte nymphe paraissait être d’un naturel inquiet, ayant toujours l’abdomen en mouvement et se roulant sans cesse. L’Insecte parfait quitta sa dépouille le 27 du même mois.

Les organes sexuels des mâles sont très -compliqués et varient pour la.

forme autant qu’il y a d’espèces. Les figures de Degéer et de Cuvier ( loc.

cil. ) pourront donner à cet égard une idée plus nette que ne le ferait une description. La figure des antennes varie aussi suivant les espèces et surtout suivant les sexes. Les mâles les ont communément plus longues. Ces considérations donnent le moyen de faciliter l’étude de ce genre, en y faisant les sections suivantes :

-f Antennes de la longueur de la tête au moins; le dernier article fort allongé , avec une soie au sommet. — Les Platypèzes et les Callomyes de Meigen.

-j-f Antennes plus courtes que la tête: le premier article très-apparent, assez allongé; le troisième trigone avec une soie vers sa base.

f-f-f Antennes sensiblement plus courtes que la tête ; le premier article très-petit , peu distinct; le dernier trigone avec une soie apicale.

L’espèce que nous allons décrire

| 'allient à la troisième division , it le Dolichope a crochet , D.

(, juin tus ; Musca ungulata, L., d, t > ; la Némotèle bronzée, Degéer.

i e des antennes latérale ; corps vert d’un vert bronzé ; ailes sans tai3s ; pales en partie d’un rouge lie. Longueur de trois à quatre lit3S. Cette espèce est très-commune.

IOOLICHOPODES. Dolichopoda.

>i. Tribu de l’ordre des Diptères, h aille des Tanystomes , établie par i: treille et ayant pour caractères:

renier article des antennes sans diüionj trompe formant tantôt un muiu court et obtus, tantôt un bec iart et avancé ; palpes en forme de me aplatie, couchés sur elle ; dert :r article des antennes en palette,

• ac une soie allongée ; ailes toujours uachées sur le corps ; pieds longs et « Mes. Elle comprend les genres Do- ::hope , Platypèze , Callomye et i thochile. V- ces mots. (g.)

IDOLICHOS. bot. phan. V. Doeic.

1DOLTCHURE. Dolichurus. ins.

<?:nre de l’ordre des Hyménoptères , c;lion des Porte-Aiguillons, famille :isFouisseurs (Règn. Anim.deCuv.), ubli par Maximilien Spinola , et opté par Latreille. Ses caractères at : mandibules très-dentées; mâi oires et lèvres ne formant pas de isse trompe ; palpes maxillaires sériés beaucoup plus longs que les oiaux et presque en forme de soie ;

- lennes insérées près de la bouche , la base d’un chaperon très-court et i t large ; abdomen ovoïdo-conique,

» urt et tenant au tronc par un pédi-

- le brusque, mais très-petit. Les ilichures ressemblent aux Pompilcs

la forme des mâchoires, de la ; vre et des palpes ; mais ils s’en éloif ient par leurs mandibules et par ur abdomen pédicule; sous ce rap- •rt ils avoisinent les Sphex et les |i mmophiles.

. 'Spinola a le premier signalé i’esi :ce unique qui fait le type de ce ' niveau genre; c’cst le Doeicht/ke iès-noir , D. ater. On le trouve en

Italie et dans quelques points de la France. Basoche l’a souvent rencontré dans le département du Calvados.

Latreille pense que la femelle dépose ses œufs dans les vieux bois, (aud.)

DOLICOLITE. zool. ross. Bertrand, dans son Histoire des Fossiles , dit quece nom a été donné tantôt à des vertèbres de Poissons fossiles , tantôt à des articulations d’Encrines ou Crinoïdes également à l’état fossile.

(LAM..X

DOLIOCARPE. Doliocarpus. bot.

phan. Genre de la famille des Dilléniacées et de la Polyandrie Monogynie, L., auquel Gmelin a réuni le Câline a d’Aubfet , et plus récemment , le professeur De Candolle y a joint , mais avec doute, le Soramia du même auteur. Yoici les caractères du genre Doliocarpus , tels qu’ils sont exposés dans le premier volume du System à Üatuiàle. Son calice est formé de ’ cinq sépales persistans , concaves et inégaux; la corolle se compose de trois à cinq pétales arrondis. Les étamines sont nombreuses ; leurs filets sont dilatés au sommet. L’ovaire est globuleux, terminé par un style le plus souvent recourbé. Le fruit est une baie charnue, indéhiscente, à une seule loge qui contient deux graines arillées.

Ce genre se compose de quatre espèces originaires de l’Amérique méridionale. Ce sont des Arbustes ordinairement sarmenteux , ayant le port des Tetracera, genre auquel Willdenow les avait réunis. Ces quatre espèces sont : i° le Doliocarpus So~ Landri , D. C. , Syst. i , p. 4o5 , qui croît à Surinam et se distingue par sa tige grimpante, par ses feuilles oblongues, acuminées, dentées vers le sommet, par ses fleurs dont la corolle est tripétale et qui sont portées sur des pédoncules latéraux et uniflores; a0 Doliocarpus strictus , D. C. ( Loc .

cil. ) , dont la lige est dressée, roidc, les feuilles ovales, lancéolées, dentées, réfléchies; les fleurs terminales et également à trois pétales. Elle croît aussi à Surinam; 5° Doliocarpus ('a-

linea , Ginel. , D. C. ( loc . ci/.) ; C alinea scandens , Àubl. , Guian. i , p.

556 , tab. 221. Sa lige est grimpante , ses fquilles oblongues , acuminées, très-entières, ses fleurs tripétales portées sur des pédoncules latéraux et multiflores. Elle est originaire des forets de la Guiane ; 4° Doliocarpus Soramia , D. C. (/oc. ci/.) ; Soramia Guianensis , Aubl., Guian. î, p.

552 , tab. 219. V. Soramie. (a. R.)

DOLIOLUM. échin. Ce nom a quelquefois été donné par des oryctograplies à des articulations cylindriques de Crinoïdes ou Encrines fossiles. (LAM..X.)

DOLIQUE. Dolichus . ins. Genre de l’ordre des Coléoptères , section des Pentamères , famille des Carnassiers , tribu des Carabiques , division des Téronies (Règn. Anim. de Cuv.), établi par Bonelli. Leur corselet est plus étroit que les élytres; leurs palpes sont filiformes , et le troisième article des antennes est évidemment plus court que les deux préçédens pris ensemble.

Ce genre a pour type le Carabus jlavicornis de Fabricius. On doit y rapporter aussi son Carabus angusti co/lis figuré par Panzer, JFauna Ins.

Germ.fasc. 83, tab. 9. (aud.)

DOLIUM. mole. V . Tonne.

DOLOMÈDE.ZJo/cwzecfes. arachn.

Genre de l’ordre des Pulmonaires , famille des Aranéïdes ou Fileuses , tribu des Centigrades (Règn. Anim.

de Cuv.), établie par Latreille qui lui assigne pour caractères : yeux représentant, par leur ensemble , un quadrilatère un peu plus large que long, disposés sur trois lignes trans- ’verses , dont l’antérieure formée de

Saatre, et les deux autres de deux lacune; les deux postérieurs situés chacun sur une petite élévation; la seconde paire de pieds aussi longue ou plus longue que la première. Walckenaer (Tabl. des Aranéïdes, p. i5) place ce genre dans la division des Araignées coureuses , et le caractérise de la manière suivante ; huit

yeux inégaux entre eux, sur trois lignes occupant le devant et les côtés du corselet; lèvre courte, carrée aussi large que haute ; mâchoires droites, écartées, plus hautes que larges: pâtes longues et fortes; la quatrième paire est la plus longue; la seconde l’est un peu plus que la première ; la troisième est la plus courte.

Les Dolomèdes, rangés parmi les Araignées- Loups , s’en éloignent sous plusieurs rapports ; ils courent et chassent de même qu’elles leur proie. A l’époque de la ponte seulement, ils construisent à l’entour des Plantes une toile , dans l’intérieur de laquelle ils déposent leur cocon et le gardent assidûment ainsi que leurs jietits , long-temps après qu’ils sont éclos. Lorsqu’on les menace, ils emportent leur cocon fixé sous le corselet. Latreille partage ce genre en deux sections, que Walckenaer convertit en famille.

-f-'Les Riverines, Ripariæ : corselet allongé; abdomen ovale, arrondi à son extrémité; yeux de la ligne antérieure égaux; mâchoires à côté interne convexe. A celle division, appartiennent dés espèces habitant le bord des eaux et courant à leur surface avec beaucoup de vitesse et sans se mouiller. Les femelles fabriquent , pour leurs œufs , une toile irrégulière qu’elles placent entre les branches des Végétaux situés près du lieu qu’elles habitent; elles y placent leur cocon et les gardent avec constance jusqu’à ce que les petits soient éclos ; tels sont:

Le Dolomède bordé , D. marginatus , ou l’ Aranea marginata de Degéer (Mem. Ins. T. vu, p. 281 , pl. 16, fig. i5-i4) qui a figuré les yeux postérieurs beaucoup plus gros que les autres; mais c est une erreur qui lient à ce que ces yeux sont eflcctivcment posés sur une éminence noire, que le dessinateur aura prise pour les yeux mêmes. Celte espèce est la même que Y Aranea nudaia de Clerck (pl. 5, tab. 1 ). *

Le Doloüuèüe entouré , D. Jmibriatus , ou Y Aranea fimbriata de

.nné , et YAranea paludosa de L'erck (p. 106 , pl. 5 , tab. 9) , décrit représenté par Degéer ( loc. cit.

VU, p. 278 , pl. 16, fig 9 et 10).

Le Dolomède roux, D. rufus , ou iranea tu fa de Degéer ( /oc. cit. T.

1, p- 5i9 , n° f > pl- 39 , fig. 6. 7 ). itte grande espèce est originaire de Amérique septentrionale.

f+ Les Sylvines, Sylvariœ : cor- ■ . le t court , en cœur ; abdomen Laie , allongé et terminé en pointe son extrémité ; yeux latéraux 1 : la ligne antérieure plus gros que :>s autres; mâchoires à côté externe v'esque droit. Cette division ne com- ) -end encore qu’une espèce.

Le Dolomède admirable, D. mi - : ibi/is , Walck., ou YAranea obscura -î Fabricius ( Entom. T. 11, p. 419,

I-3 44), et YAranea mfo-fasciata de egéer {/oc. cit. T. vu , p. 269, nQ 11 , pl. 16 , fig. 1-8), représentée par jhæffer {Ins. Ratisb ., pl. 187, fig. 5- , et pl. 172, fig. 6), par Lister (p. 1.2 , tab. 28, fig. 28-), et par Clerck jo. 108, pl. 5, tab. 10). On trouve < ïlte espèce dans les premiers beaux b urs du printemps. La femelle établit 1 ans les buissons un nid soyeux en l rme d’entonnoir; elle dépose dans t m intérieur son cocon , et le transporte avec elle lorsqu’elle craint le langer. (aud.)

DOLOMIE ou DOLOMITE, min.

p ulgaircmerit Spath amer; Bitterr oatli , Werner; Calcaire maguésicn , : rongniart; Chaux carbonatéemagné- 1 fère d’IIaüy ; Carbonate de Chaux t Magnésie des chimistes; formé i ’un atome de bicarbonate de Chaux tt d’un atome de bicarbonate de Magnésie, ou eri poids de 47,26 d’Acide arbonique; 5o,56 de Chaux, et de 2,18 de Magnésie. Ce Minéral crisi dlise très-nettement en rhomboïdes ansparens , analogues à ceux du 1 path d’Islande avec lesquels on les confondus pendant long-temps , et i ont ils diffèrent par la mesure de Ours angles; observés à l’aide du I oniomètre à réflection , ils ont consomment donné 106 d. ib’, au lieu

de io5 d. 5’ pour les angles obtus de deux faces situées vers un même sommet. La pesanteur spécifique de la Dolomie est égale à 5 ; sa dureté est un peu plus grande que celle du Carbonate simple de Chaux. Son éclat est très-vif et approche du nacré dans les cristaux transparens ; ceux-ci doublent les images à travers deux faces parallèles , comme le fait le Spath d’Islande. Ses caractères pyrognostiques son t absol ument les mêmes que ceux de cette dernière substance.

Ses variétés lamellaires et granulaires sont souvent phosphorescentes dans l’obscurité par le frottement d’un corps dur, ou par l’injection de leur poussière sur des Charbons ardens.

La Dolomie est soluble lentement et avec une légère effervescence dans l’Acide nitrique. Ses formes cristallines les plus ordinaires sont le rhomboïde primitif, ou simple, ou légèrement modifié sur ses angles latéraux et sur ses sommets> Ses variétés massives sont la /ame/laire , la granulaire qui est grise ou blanche , et qui a porté plus particulièrement le nom de Dolomie', la globuliforme et la concrétionnée pseudoédrique qui est un assemblage de corps terminés par des faces à peu près planes, et serrés étroitement les uns contre les autres. Ces faces planes paraissent être l’effet de la compression que ces corps ont exercée les uns sur les autres pendant leur formation dans le même espace. Cette variété curieuse, de couleur verdâtre et qui provient dttpaysde Szakojwaczen Syrmie , peut être rapportée à une autre variété cristallisée d’un vert jaunâtre , qui se trouve près de Micmo en Toscane , et dont on a fait une espèce particulière sous le nom de Miémite. D’autres cristaux d’un jaune brunâtre, que l’on a trouvés à Tharand près de Dresde en Saxe , ont été pareillement décrits sous un nom spécial , celui de T/iarandite. Quelques variétés de Dolomie à texture grenue deviennent llexibles lorsqu’on les réduit en lames minces , ce qui vient de ce que leur tissu est assez lâphc pour per-

mettre à leurs particules de jouer jusqu’à un certain point sans perdre leur adhérence. L’Angleterre et les Etats- Unis ont offert ces variétés remarquables, qui constituentce qu’on nomme vulgairement le Grès flexible.

La Dolomie existe en grandes masses dans la nature , et forme des couches étendues dans les terrains primitifs et secondaires. Une partie des marbres lamellaires blancs, surtout ceux du Levant, peuvent être rapportés à cette espèce. La Dolomie granulaire est disposée par grandes masses au St.-Gothard et dans plusieurs autres lieux. Ces masses renferment ordinairement des cristaux de Grammatite , et quelquefois des lames de Mica et du Corindon rose, et de petits cristaux de Fer sulfuré , de Cuivre gris et de Réalgar. Les cristaux rhomboïdaux sont engagés dans un Schiste talqueux verdâtre , au Tyrol } mais les plus parfaits que l’on connaisse viennent des filons du Mexique. V. , pour l’histoire géologique de cette roche , les mots Terrain et Géologie.

(G. DEL

*DOMANITE. min. (Fischer.) Syn.

«le Schiste bitumineux ou d’Ampélite. V. ce dernier mot. (g. del.)

*' DOMBAGEDY. bot. phan. On nomme ainsi, à Ceylan , un x^rbre que Commelin ( Hart. Amstelod. 1 , t. 61 ) regardait comme un Noyér, ei qui parait voisin de Y Audi va et du Geojjfrœa , genres de Légumineuses.

11 est identique , selon Linné , avec l’ Ambarella cité par Hermann et qui croit dans le meme pays. (g.. N.)

* DOMBEYACÉES, Dombeyarceœ. bot, phan. Notre collaborateur Kunth dans sa Dissertation sur les familles des Malvacécs et des Byttnériacées , et dans le cinquième volume des Nova Généra et Species de Humboldü, a divisé cette dernière famille en cinq sections , savoir : i® les Stcrcnliaeées; 3® les Byttnériacées vraies ; 3® les Lasiopétalées; 4® lesHermanmacées, 5® les Dombeyacées. Chacune de ces cinq sections , dont quelques-unes étaient considérées aupa-

ravant comme des familles distinctes, offrent des caractères assez tranchés pour pouvoir former autant de groupes bien distincts. Nous allons exposer ceux des Dombeyacées, tels qu’ils ont été donnés par Kunth :

leur calice est persistant , souvent accompagné de bractées ou d’un calicule extérieur. La corolle se compose de cinq pétales non soudés entre eux, plus grands que le calice , inéquilatères et persistans. Le nombre desétamines varie de vingt à quarante , dont cinq, ordinairement stériles, alternent avec les pétales. Les filets sont le plus souvent monadelphes , quelquefois tous sont libres. Les anthères sont biloculaires, sagittées et allongées , s’ouvrant par un sillon longitudinal. L’ovaire est libre^ sessile, à cinq ou à dix loges contenant chacune tantôt deux ovules superposés ou un grand nombre disposés sur deux rangées longitudinales à l’angle interne. Du sommet de l’ovaire nais-1 sent cinq styles , qui quelquefois se réunissent et se soudent plus ou moins étroitement. Le fruit est une capsule globuleuse , déprimée, à cinq côtes saillantes et arrondies , à cinq loges , qui tantôt 9’ouvre en cinq valves, par la séparation des deux lames qui composent chaque cloison, tantôt se sépare en cinq coques con tenant une ou plusieurs graines réniformes et quelquefois ailées. Ces graines renferment un embryon recourbé au centre d’un endospenne charnu; la radicule est inférieure, les cotylédons sont condoublés. Les Dombeyacées sont des Arbres , des Arbustes , ou très-rarement des Plantes herbacées, à feuilles alternes, simples, entières ou lobées , munies de deux stipules placées à la base du pétiole. Les fleurs sont axillaires , souvent disposées eu corymbe.

Les genres qui appartiennent à cette section sont les suivans : Dombeya , Cavan., T roche lia , D. G. ; Assonia , Cavan, ; Jiuizia , Cavan. ; As/rapeja , Lindley; J1 en tape tes , L. ; Pte/vspermuni , Schreb-, D. C. ? Melha/i'ü > Forsk. Kunth rapporte encore à cette

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