V. ce mot. (b
DRYORCHLS. bot. ph an. Dans la nomenclature de Du Petit-'I'houars (Histoire des Orchidées des îles australes d’Afrique), c’est le nom d’un groupe de la section des Satyrions, et qui est caractérisé par ses sépales bipartites et ses feuilles opposées. Ce groupe renferme deux espèces nouvelles nommées par leurs auteurs An/idris et Erythrodris. La première , dont on n’a pu parler en temps utile,, est indigène des îles de Madagascar et de Mascareigne. Ses feuilles sont opposées et ses fleurs très - grandes , purpurescentes. Elle est figurée { Loc.
cit • T. i) avec quelques détails d’organisation florale. .Quant à la seconde, /^.Erythrodris. (g..n.)
DRYPÈTES. Drypeies. BOT. PH AN.
Genre établi par Vahl et dont Poileau a mieux fait connaître la structure (Mém. Mus. T. i, p. 157). Adrien de Jussieu le place avec juste raison dans la famille des Euphorbiacées.
Ses caractères sont les suivons : fleurs dioïques, très-petites; les mâles ont un calice à quatre ou cinq divisions très-profondes', quatre étamines dressées , ayant les 'anthères introrses, globuleuses ; au centre de la fleur on trouye un tubercule charnu , lobé et velu , qui est. l’analogue du disque que l’on remarque au-dessous de l’ovaire dans les fleurs femelles. Cellesci ont leur calice semblable à celui des fleurs mâles. Leur ovaire est tantôt bilobé et à deux loges qui contiennentchacune deux ovules suspendus, tantôt ils n’offrent qu’une seule loge par suite de l’avortement de la seconde. Chaque loge se termine à son
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iomract par un style épais , trèsycourt, à peine distinct de la partie supérieure de l’ovaire ; le stigma te est erminal et en forme de croissant; au- . dessous de l’ovaire on trouve un disque nhypogyne plus ou moins lobé, et nulle trace des organes sexuels mâles. Le f ruit est légèrement charnu; il est tanôt globuleux , tantôt bilobé , suivant ■ qu'une des dcuxlogesa avortéou que t outes les deux ont été fécondées ; il offre une ou deux loges qui, chacune, me contiennent qu’une seule graine.
< Delle - ci offre un embryon renversé somme elle-même, ayant les colletions minces, la radicule conique, placée au centre d’un endosperme :harnu. Ce genre ne se compose que le trois espèces américaines : ce sont i les Arbres à feuilles alternes , à fleurs lioïques et très-petites. Elles ont été décrites et figurées par Poileau dans e premier volume des Mémoires du "Muséum; l’une , Drype/es g/auca , Wahl , Poil., loc. cit., 1 , p. 1 55, t. 6, ’.roî t à Porto-Ricco et à Mout-Serrat ; 'autre, Dryoetes alba, Poit., loc. cit.
'IT. vu , est vulgairement appelée à daint-Domingue Bois-Côtelette; enfin a troisième, Drypetes crocea , Poit. , oc. cit. T. vm , est le Sc/iœjferia aterijlora , Swartz., llor. Ind. occ. , ,p. 32g, grand Arbrisseau originaire le Saint-Domingue. (a. R.)
DRYPIS. bot. phan. Genre de la amille des Caryophyllées et de la ^ntandrie Triginie, L., établi par ' Michel i , et adopté par Linné et Jus- • 1 ieu qui l’ont ainsi caractérisé : calice ubuleux, à cinq dents ; cinq pétales mguiculés , divisés profondément : :hacun eh deux parties , et bidenés vers la gorge de la corolle ; cinq itamines; cinq styles; capsule unioculaire , divisible transversale-
nent , ne contenant qu’une graine éniforme, par suite d’avortement?
je Drypis spinosa, Jacq. et Laink. , llustr., tab. 2i4,est une petite Plante jui croît en Barbarie et en Italie.
*es feuilles caulinaires et florales sont uunies de dents subulées; celles des ameaux sont entières et mucronées;
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les fleurs sont disposées en têtes.
Le nom de Drypis , employé par Théophraste pour désigner une Plante épineuse , servit aux botanistes du moyen âge pour des Plantes fort diverses. Tabernæmontanus appelait ainsi le Salso/a Trapus de Linné, et Daléchamp l’appliqua au Cirsium arvense des botanistes modernes. Quelques auteurs ont donné celte dénomination à YEryngium maiitimum , L. ; d’autres à une espèce d’Onoporde, etc. (g.. N.)
DRYPTE. Drypta. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères , famille des Carnassiers, tribu des Carabiques ( Règn. Anim.
de Cuv.) , établi yjar Latreille qui lui assigne pour caractères' : corselet presque cylindrique; les quatre palpes extérieurs terminés par un article plus grand, presque ep cône renversé et comprimé ; les mandibules avancées , longues et très-étroites , avec la tête triangulaire ; languette linéaire.
Les Dryptes ont , de même que les Zuphies , les Galériteset les Odacantlies , une tête entièrement dégagée, .des palpes saillans, un prothora* allongé et étroit; des élytres tronquées à leur sommet et une échancrure au côté interne des jambes antérieures.
Elles diffèrent de chacun de ces genres par la forme de la tête, du çorsçlet , des articles de leurs palpes. Ces Insectes sont sveltes et carnassiers ; ils habitent les lieux humides. On les rencontre dans le midi de l’Europe.
Les espèces sont fort peu nombreuses; parmi elles nous citerons :
La Drypte échancrée, Dr. emar~ ginata , Fabr., ou la Cicindela emarginata d’Olivier, et le Carabus dentatus de Rossi ( Fauna Etrusca , p. 292, n. 55i , T. it , fig. 11 ). Les palpes labiaux de cette espèce se terminent en manière d’alène. Pille est commune en Espagne et en Italie; on la trouve , m^is rarement , aux environs de Paris. La Drypte cou-cylindrique ,.Ur. cylindricollis , Fabr., ou le Carabus distinctus de llossi. Dejcap possède une espècd ( Dr. lineola ) ori-