Crinoïdes a demi- articulés
Potériocrinites , Cyathocrinites , Aclinocrinites , Rhodocriniles , Platycrinites.
5. Crinoïdes réunis : Eugéniocrinites. V. ces différens noms.
(LAM..X
CRINOLE. Crinum. bot. piian.
Genre très-intéressant de la famille des Amaryllidées de R. Brown et de l’Hexandrie Monogynie , qui se compose d’environ vingt à vinqt-cinq espèces. Ce sont des Plantes à racines bulbifères, répandues sous les latitudes les plus chaudes du globe , et qui par l’éclat et la grandeur de leurs fleursattirentl’attention des amateurs et sont cultivées avec un grand soin.
Ces fleurs sont généralement blanches , disposées en ombelle simple ou en serluîe au sommet d’une hampe simple , et enveloppées dans une spaihe de plusieurs folioles avant leur épanouissement. Leur calice forme un long tube à sa partie inférieure , et est soudé avec l’ovaire qui est infère. Le limbe est à six divisions égales, étalées ou réfléchies ; les étamines au nombre de six ont leurs filets distincts et insérés vers le sommet du tube ; l’ovaire est infère , à trois loges polyspermes ; le style est simple , terminé pas un stigmate obtus ; le fruit est une capsule fréquemment à une seule loge, par suite d’avortement , contenant un très-petit nombre ou même une seule graine ; les graines sont grosses , arrondies et bulbiformcs.
INous allons décrire succinctement deux ou trois des espèces les plus remarquables de ce genre , de celles surtout qui figui'cnt le plus fréquemment dans nos jardins.
CRINOLE d’Asie , Crinum asiaticum , L. , Redouté , Liliac. , t. 348.
CRI
Cette espèce est l’une des plus belles Plantes bulbeuses qu’on puisse cultiver dans les jardins. Sa racine se compose d’un giaud nombre de fibres cylindriques simples que surmonte un bulbe allongé, peu distinct, ayant cinq à six pouces de diamètre , et un pied et pl us de hauteur, et entièrement semblable , mais dans des proportions beaucoup plus grandes , au bulbe du Poireau ( ALlium P.orru/n , L. }. De la partie supérieure de ce bulbe naissent un grand .nombre de feuilles lancéolées , oblongues, demi-étalées , creusées en gouttière dans leur moitié inférieure , planes supérieurement , longues de deux à trois pieds et larges de deux à trois pouces. De l’aisselle des feuilles extérieures sortent plusieurs hampes simples , un peu comprimées , qui se terminent chacune par un grand nombre de belles fleurs blanches, formant un sertule ou ombelle simple. Les filets des étamines qui sont fort longs , étalés , d’une couleur purpurine , portent à leur sommet une anthère allongée et jaune. Cette belle Plante que l’on voit assez fréquemment fleurir dans nos serres, est originaire de l’Inde. Elle présente une particularité foi t digne
d’être remarquée , et qui s’observe
également dans plusieurs autres espè' ces ainsi que dans les genres slmaryllis et Calostemma. A la place des graines , on trouve presque constamment dans la capsule des tubercules arrondis, charnus, blanchâtres , de la grosseur d’une petite Noix , et que
l’on considère généralement comme
des bulbilles solides, analogues a celles qui se développent sur différentes parties, et quelquefois à la place des fleurs dans beaucoup de Liliacées. Mais ces prétendues bulbilles n’avaient point encore été examinées avec soin , et leur structure n’était»
pas encore bien connue. Une analyse soignée, faite sur deux espèces ( Crinum Taïtense et Crinum erubescens j, nous a démontré que ces corps n’etaient ni des tubercules , ni des bulbilles, ainsi qu’on l’avait cru jusqu’alors. Ce sont de véritables geai
CRI
ncs , mais qui par des circonstances particulières ont pris un développement extraordinaire. Voici ce que nous avons vu : à l’extérieur, ces graines sont recouvertes d’une pellicule cassez épaisse, sèche, cassante, s'enlevant par plaques. Quoiqu’elles soient ordinairement globuleuses, elles offrent une dépression sur un de î leurs côtés , dépression qui est le véi table hile ou point d’attache. Toute ! a masse intérieure se compose d’un i ;orps charnu , blanc, légèrement v.erdâtre à sa circonférence. Vers la I partie inférieure de la graine , près lu hile , on trouve un petit corps irrégulièrement ovoïde, un peu recourbé , plus renflé à sa partie
Iioyenne qu'à ses deux extrémités ui sont obtuses; ce corps est l’emryon ; l’extrémité inférieure est la adicule , qui , au moment de la gerîination, s’allonge, perce l’endosperîe et le tégument propre de la graine, a traînant avec elle au dehors la gcmîule qui , comme dans tous les autres mbryonsmonocotylédonés, est renrrrnée dans le cotylédon. D’après ce ourt exposé , il est impossible de ne as reconnaître la structure de la raine dans ces corps considérés jusu’à présent comme des bourgeons olides ou des bulbilles.
Crinole rougeâtre, Crinum era- &sce«s,Willd.,Red.,Lïliac.,t. 27. Oriinaire de l’Amérique méridionale , elte belle espèceoflreun bulbealloné, delà grosseur du poing; des feuilles lanes oh légèrement canaliculées , ncéolées , très-longues. Du milieu eces feuilles naît une hampe simple n peu comprimée , d’un pied et plus : 3 hauteur, d’une teinte rouge pourre très-foncée. Les fleurs forment ne ombelle simple ; elles sont grands et légèrement lavées de pourpre l’extérieur. On la cultive dans les q :rres.
Crinole d’Amérique , Crinum Tiericanum , L. , Redouté, Liliac. , ■/\ 532. Une touffe de racines blanches
’J'i laisses soutient des feuilles lancéoes , longues de deux pieds , larges î trois a quatre pouces. La hampe