‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 214 sur 221 · DUM · texte numérisé non relu

DUM

Duinoilt , l’un des auteurs du Dictionnaire des Sciences naturelles. Le genre Dumontie offre les caractères suivans : substance presque gélatineuse; fructifications isolées, éparses, innées , ou ne formant jamais de saillie sur la surface de la Plante. Ce genre est un des plus difficiles à bien caractériser , et cependant les Plantes qui le composent , diffèrent essentiellement de toutes les autres Floridées; Roth en avait classé plusieurs espèces parmi ses Rivulaires, Agardh parmi les Ulves tubuleuses et les Ghœtophorqs; Lyngbye parmi ses Gastridics?

et nous-mêmes , nous en avions considéré plusieurs comme des Alcyonidies , dont la principale espèce est maintenant reconnue pour un Polypier. Des observations nouvelles nous ont engagé à conserver ce genre tel que nous l’avons établi, et à l’augmenter de plusieurs Hydrophytes mal classés jusqu’à ce jour.

Les Dumonties diffèrent des- tous ccs genres, principalement des Ulves , d’abord par les couleurs brillantes qui les ornent, et surtout par les chaugemens rapides que les fluides atmosphériques leur font éprouver; ensuite, par leur organisation tellement délicate et gélatineuse, que ces Végétaux, une fois comprimés parle dessiceateur, ne reprennent presque jamais leur première forme; enfin, par leur fructification entièrement la même que celle des Floridées , sur le rapport des caractères généraux. Ces Hydrophytes n’ont jamais de feuilles proprement dites , leur fonde se divise tantôt en dichotomies régulières , tantôt en rameaux épars ayant l’apparence des feuilles cylindrique?

et charnues de quelques Liliacécs ,à cause de l’étranglement ou plutôt dû rétrécissement que l’on voiL à 1 origine des rameaux et de leurs divisions.

Souvent ces frondes sont fistuleuses , ou bien elles le deviennent avec lage; leur substance est éminemment gélatineuse, et n'offre jamais la consistance des autres Floridées; enfin, il 3r<>n a de cylindriques et très-régulières, et de très-irrégulières largement bos-

DUN

DUN 645

celées; beaucoup sont plus ou moins inguleuses à trois, quatre ou cinq cotes, en général avec les angles arrondis et variant souvent en nombre lans le même individu. L’organisaion dans ces frondes est la plus simple de toutes celles des Floridées ; il lemble que ces Plantes ne sont com- ; rosées que d’un tissu cellulaire homogène se décomposant et s’altérant avec ! acilité , adhérant fortement au paner, et ne reprenant que très-difiicieinent ou jamais leur première forme orsqu’on remet ces Plantes dans eau. La fructification des Dumonties st la même que celle des Floridées ; lie est double dans plusieurs espèces; [ans d’autres , elle est seulement cap ulaireet répandue dans toute la subtance de la Plante- Il en est de même e plusieurs Floridées. Ces fructificaions , peu importe leur nature, sont Mijours innées dans la substance . îême de la Plante; jamais elles ne mt saillantes; et c’est là un des caactères essentiels de ce genre.

LesDuinonties paraissent avoir une aurte existence ; la même saison les oit naître , croître, fructifier et périr, epeudant elles acquièrent quelqueis jusqu’à un mètre de hauteur et ême davantage , tandis que d’autres ^lèvent à peine à deux ou trois cenmètres; la localité influe quelquei^. beaucoup sur les dimensions de :s Plantes. Elles sont ornées de couurs brillantes et très-fugaces; la us petite cause les altère , tant leur •su est délicat. Les vingt espèces enron que nous possédons , viennent esque toutes des mers d’Europe et la iMéditerranée; les principales sont » Dumontiafastuosa , CalvadosiL itiassata , venlricosa , interrupta , etc.

(LAM..X

*DUNAHE. Dunalia. bot. piian.

: genre, qui fait partie de la famille s Solanées et de ta Pentandrie Mogynie, L., a été dédié par K.unth [in ji imboldt Nou. Gen. lit, p. 5b) à Fé- I Dunal, auteur des Monographies f genre Solarium eide la famille des mnacées. Voici les caractères qui i|i ont été assignés : son calice est

urcéofé, vésiculeux, à cinq dents égales ; sa corolle est infundibuliforine , à tube plus long que le calice , à limbe plissé , à cinq divisions ovales, aiguës, égales entre elles; les étamines, au nombre de cinq, attachées au tube de la corolle , sont incluses ; leurs filets à trois lanières étroites , linéaires, dont celle du milieu est seule anthérifère ; les anthères sont oblongues , dressées , à deux loges , s’ouvrant par un sillon longitudinal ; l'ovaire est ovoïde, appliqué sur un disque annulaire; le style est filiforme , saillant , terminé par un stigmate capitulé et émarginé ; le fruit est une baie globuleuse, enveloppée par le calice, à deux loges, contenant chacune un grand nombre de graines lenticulaires , attachées à deux trophospermes appliqués sur le milieu de la cloison. Par son port, ce genre se rapproche du Witheringia , etdu Cestreau par la structure de ses fleurs ; sou caractère distinctif consiste surtout dans ses filamens tripartis.

Il se compose d’une seule espèce , Dunalia solanacea , Kunth , /oc.

cil. , pag. 36 , tab. ig4. C’est un Arbuste à feuilles alternes , entières , couvertes inférieurement de poils étoilés; ses fleurs sont blanches et forment des sertules ou ombelles simples, extraaxillaires, sessiles. Il croît dans les lieux ombragés du royaume de la Nouvelle-Grenade où il a été recueilli par Humboldt et Bonpland. (a. r.)

DfJNAR. Moll. (Adansou.) Syn.

de Nerita Senegalensis. (h.)

DUNES. gÉol. Collines de sable mobile disposées parallèlement à ccr taines parties des rivages de la mer , ou qui marquent l’ancienne trace de ces rivages lorsqu’elles se trouvent éloignées des côtes actuelles. Les Dunes , amas de l’arène rejetée par les flots , sont toujours accompagnées d’une plage longue et unie, indication certaine du peu de profondeur des eaux jusqu’à une grande distance et de parages dangereux pour les navigateurs. Elles obéissent aux

Page 1