‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 23 sur 221 · V . Agapantiie, Hæmanthe et Cyr · texte numérisé non relu

V . Agapantiie, Hæmanthe et Cyr

TANTIIE. (A. R.)

* CRINON. Criniger. ois. (Temininck.) Genre de l’ordre des Insectivores. Caractères : bec médiocre , même, assez court, fort, comprimé vers la pointe , un peu élargi à la base qui est garnie de soies longues et roides; mandibule supérieure inclinée et légèremen lécha 11 crée vers la pointe; narines ovoïdes, ouvertes, placées

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près de la base du bec; pieds courts ; tarse moins long que le doigt du milieq ; le doigt externe uni à l'intevmédiaire jusqu’à la seconde articulation, plus allongé que l’interne qui est libre ; les trois premières rémiges étayées, les trois suivantes les plus longues.

Ce genre a été établi par Temminck sur l’inspectipn de cinq espèces qui n’avaient jusqu’alors trouvé place dans aucune méthode; comme elles étaient toutes africaines , ce savant ornithologiste a cru que les Crinous étaient propres aux régions occidentales de l’Afrique; une sixième espèce nous a été envoyée récemment de Java; conséquemment , on peut regarder les Crinous comme habitans de toutes les parties méridionales de l’ancien continent. Il n’a encore été rien publié sur les mœurs et les habitudes de ces Oiseaux qui probablement ne se sont point montrés dans les parties de l’Afrique qui ont été parcourues, d’une manière si utile pour la science , par l’intrépide Levaillant.

Crinon barbu , Criniger barbatus , Temin., pl. color. 88. Parties supérieures d’un vert olive foncé avec le bord extérieur des rémigesd’un vert plus pâle ; nuque garnie de soies roides et assez longues ; parties inférieures d’un vert olivâtre clair; plumes du menton et du haut de la gorge , longues , lâches et jaunes , bordées de verdâtre ; de semblables plumes , mais plus étroites , recouvrent toute la région des oreilles; rectrices un peu etagées d’un vert brunâtre supérieurement , et jaunâtre inférieurement; bec brun bordé de fauve; iris orangé; pieds bruns. Taille, sept pouces. Delà Guinée.

C.RiNON çwpv.'k,Çrinigçrcineraceus, Tçipm. Parties supérieures d’un gris cendré, tuant sur le bleuâtre ; rémiges et vectriccs d’un cendré noirâtre; parties inférieures blanches; joues et flancs d’un cendré bleuâtre; plumes de la poitrine et du cou bordées de cendré clair; des soies très-fines et très-courtes à la nuque ; bec noirâtre;

pieds blanchâtres. Taille, sept pouces.

D’Afrique.

Crinon olivâtre , Criniger olivacews/Peinm. Parties supérieures olivâtres; rectrices brunes; parties inférieures jaunes , avec les lianes verdâtres,- menton, gorge et poitrine jaunes; des fines soies à la nuque; bec et pieds cendrés. Taille, sept pouces.

La femelle a les parties supérieures d’un brun cendré olivâtre; les rémiges frangées d’olivâtre ; les rectrices noirâtres; le menton jaune; les parties inférieures cendrées , avec le milieu du ventre jaunâtre ; le bec cendré et les pieds jaunâtres. De la côte occidentale d’Afrique.

Crinon Poliocéphale , Criniger Poliocephalus , Temm. Parties supérieures d’un fauve de feuille-morte; tête et joues d’un cendré noirâtre; une bande blanche entre l’œil et lesnarines ; rémiges et rectrices d’un, brun noirâtre; parties inférieures, d’un fauve isabelle ; gorge d’un blanc:

pur; soies de la nuque courtes et trèsfines ; bec noir ; pieds jauuâtres. Taille, six pouces six ligues. De la côte da Guinée

Crinon a queue rousse , Criniger ru/icaudus , Temm. Parties supérieures d’un vert d’olive assez sombre , avec les plumes lisérées d'une teinta un peu plus claire ; parties inférieures d’un vert jaunâtre ; plumes de la gorge lâches et jaunes , bordées da veraâtre; rémiges lisérées de brun 3 rectrices d’un roux foncé; les soies de la nuque assez longues et roides; bei noirâtre; pieds fauves. Taille, sep pouces. De Sierra-Leone.

Crinon a t£te brune, Crinige fuscicapillus. Parties supérieures du vert olivâtre ; front, sommet de 1 tête et nuque bruns ; celle-ci est gart nie de quelques poils assez longs et minces; rémiges bordées de brun i rellets noirâtres ; lectrices d’un rou irisé de brun et d’olivâtre; parties inj férieurcs jaunes avec les flaucs ver dâtres ; menton et gorge d’un blan qui se nuance de grisâtre vers le haï e la poitrine ; dessous des ailes d’u

roux changeant en brun; bec d’u

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brun plombé; pieds fauves. Taille, six pouces six lignes. De Java.

CRINON. Crino. intest. Ce genre, observé par Cliabert et Bruguière , aurait pour caractères : un corps allongé, cylindrique, grêle , nu, atténué vers ses bouts , et ayant soas l’extrcmité antérieure, un ou deux pores, ou une fente transverse; un morceau de crin blanc, d'un à deux pouces de longueur , donnerait une idée com-

f>lète de la forme, de la grosseur et de a couleur des êtres de ce genre qu’on trouve en quantité dans les artères , les intestins aiusi qu’à la surface ex- : terne de tous les viscères, notamment dans le bas-ventre des Animaux domestiques et même de l’Homme. Les (Crinons sont articulés; leur tête pai rail fendue; leur queue est plus grosse et l’anus paraît situé vers le milieu.

On assure que ces Animaux, dont la multiplication chez l’IIomme , cause une maladie dont les symptômes ressemblent à ceux du scorbut, sortent quelquefois des corps des Animaux ;n quantité considérable , à travers la peau , par les yeux , les oreilles , les k qaseaux et l’anus , ce qui cause un .•ç grand soulagement. Bruguière dit en ji ivoir vu sortir de la région dorsale J: l’un enfant; ils ressemblaient à des - petits poils gris , et l’on ne distinguait eur animalité qu’au mouvement de juelques-uns d’entre eux. Cliabert ndique l’huile empyreumatique , :omme le remède propre à détruire in tel fléau. Lamarck avait d’abord ' idopté ce genre; mais Rudolplii préend que les observations sur ies- [ucllcsle genre qui nous occupe fut tabli, sont imparfaites, et que les >rétcndus Crinons ne sont que de jeu- «esSlrongles , de naissantes Filaires , les Hamulaires, ou même des corps norganisés. Il croit pouvoir assurer [o il ne s’en trouve point dans l’Hom- 11e. Cependant il existe dans les vaiscaux artériels, un Ver dans lequel n reconnaît tout ce que les lielininhologues français ont ditdc leur Cri- J on, et nous 11e trouvons entre cet 1 1 mimai et les véritables Vibrions

qu’une différence de taille. De nouvelles observations deviennent donc nécessaires pour lever tous les doutes à cet égard. (b.)

CRINON. eot. phan. V. Crinole.

CRINULES. Crinuli. bot. crypt.

( Hépatiques. ) Mirbel désigne sous ce nom les espèces de poils tordus que l’on observe dans la fructification des Marchandes. V. Hépatiques et Marchande. (a. r.)

CRINUM. bot. phan. V. Chinoise.

CRIOCÈRE. Crioceris. ins. Genre de 1 ordre des Coléoptères établi par Geoffroy qui lui assignait pour caractères : antennes cylindriques à articles globuleux; corselet cylindrique. Ce genre très-naturel, adopté par la plupart des entomologistes, et correspondant au genre Lema de Fabricius , appartient à la section des Tétramères et à la famille des Eumoipes. Latreille le distingue de la manière suivante : languette entière , un peu échancrée; mandibules bidentées à leur extrémité; pieds presque de la même grandeur; antennes moniliformes ; yeux échancrés. Les Criocères , étudiées dans les parties extéi'ieures de Leur corps, donnent lieu à quelques autres observations. La tête est très-distincte ; les yeux sont saillans ; les antennes , plus courtes que le corps , sont rapprochées à leur insertion et composées de onze articles offrant des dimensions différentes : le premier est renflé , assez gros ; les deux ou trois suivans sont courts et plus petits; les autres ont un volume égal et sont cylindriques ; la bouche se compose : i° d’une lèvre supérieure cornée, arrondie et ciliée antérieurement; 20 d’une paire de mandibules assez courtes dont le sommet est échancré ou terminé par deux dents; 3° de deux mâchoires avancées, bifides , supportant des palpes composés de quatre articles dont le premier petit , les deux suivans courts , arrondis, presque coniques, et le dernier ovale ; 4° d’une lèvre inférieure très-

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courte, entière , donnant insertion à deux palpes de trois articles , dont le premier petit, le second presque conique , et le dernier ovale; le prothorax est cylindrique et beaucoup plus étroit que les ëlytres ; celles-ci sont dures, très-coriaces, de la longueur de l’abdomen , et recouvrent deux ailes membraneuses; les pales ont une grandeur moyenne, et sont terminées

J)ar des tarses de quatre articles, dont es trois premiers larges, garnis de houppes en dessous , et le troisième bilobé, le quatrième mince, arqué et terminé par deux crochets.

Les Criocères sont des Insectes assez petits dont le corps étroit et allongé est orné de couleurs vives. Elles se nourrissent des feuilles de plusieurs Plantes ; on les trouve sur les fleurs, dans les, jardins et les prés; lorsqu’on les saisit , elles font entendre un bruit assez aigu qui résulte du frottement de l’extrémité supérieure de l’abdomen contre l’extrémité inférieure des élytres. Les espèces propres à ce genre sont très- nombreuses ; parmi elles nous n’en citerons qu’une seule , et nous puiserons dans Réauraur des détails curieux sur ses habitudes et son développement.

La Criocère du Lis , C/ïoceris menUgera ou la Chrysomela merdigera de Linné , et la Criocère rouge du Lis , Çrioceris rubra de Geoffroy ( Ilist. des Ins. T. i, p. 25g) , décrite et représentée par Réaumur (Mém.

sur les Ins. T. ni, p. 220 et pl. 17 ). Cette espèce se nourrit des feuilles du Lis. Après que l’accouplement est fini , dit Réaumur , la femelle se promène sur le Lis , elle cherche un endroit à son gré pour y déposer ses œufs , et cet endroit est toujours en dessous de quelque feuille; elle les y arrange les uns auprès des autres, mais avec peu d’art et de régularité.

Chaque œuf sort du corps enduit d’une liqueur propre à le coller sur la feuille contre laquelle il est ensuite appliqué. La femelle en dépose environ huit oudix les unsauprèsdes autres ; mais Réaumur ne pense pas que la ponte consiste en un seul de ces

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tas. Les œufs sontoblongs, allongés; les plus récemment pondus sont rougeâtres , ils brunissent quand la liqueur visqueuse qui les couvre commence à se dessécher. Au bout de quinze jours on voit les petites larves de ces œufs paraître sur le Lis , sans qu’on ait pu encore retrouver une coque vide. Dès que les petits Vers d’une même nichée sont en état de marcher, ils s’arrangent les uns à côté des autres dans un ordre régulier, ayant leur tête sur une même ligne; ils mangent ensemble, et ne mangent que la substance de la feuille du côté sur lequel ils sont placés; à mesure qu’ils croissent, ils s’écartent les uns des autres , et enfin ils se dispersent sur différens endroits de la feuille , et sur differentes feuilles. Alors la larve attaque tantôt le bout de la feuille , tantôt un de ses bords ; assez souvent elle la perce au milieu et la mange dans toute son épaisseur. Dans tous les cas , elle se donnepeudemouvement , ne marche guère, ou au moins ne va en avant que quand la feuille qu’elle a attaquée lui manque. Dans quatorze ou quinze jours , ces larves ont pris tout leuvaccroissement et se disposent à se métamorphoser en nymphe ; mais avant de décrire celle-ci, il est essentiel de présenter , d’après Réaumur, une particularité extrêmement remarquable de l’Insecte à l’état de larve. Sur les feuilles de Lis maltraitées , 011 voit de petits tas d’une matière humide, de la couleur et de la consistance des feuilles un peu macérées et broyées. Chacun de ces petits tas a une ligure assez irrégulière, mais pourtant arrondie et un peu] oblonguc. Cette matière n’est autre!

chose qu’une couverture propre ai chaque larve , et qui la cache presque: en entier. Si ou y regarde de près, on distingue à un des bouts du las la têle du Ver; elle est toute noire et ordi-l nairement occupée à faire agir contre J la feuille du Lis les deux dents dont! elle est armée. On peut aussi apercevoir de chaque côté et assez près de la tête trois jambes noires et écailleuses ; elles sont terminées par deux pc-p

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lits crochets que l'Insecte cramponne . dans la substance de la feuille. Pour i ordinaire, tout le reste du corps est caché ; le ventre l’est par la feuille même contre laquelle il est appliqué, et le d -ssus du corps l’est par la matière dont nous venons de parler. Au reste elle lui est peu adhérente, et il est aisé de l’emporter par un frottement assez léger. Lorsqu’on a mis la larve à nu , on la trouve assez semblable à d’autres larves de différens Coléoptères. Sa tête est petite par rapport à la .grosseur de son corps ; le dessus de ce dernier est arrondi ; il se termine par deux mamelons membraneux qui aident aux six jambes écailleuses à le porter en avant; sa couleur est d’un j jaune brunâtre ou verdâtre ; on remarque deux plaques noires et luisantes sur le dessus du premier anneau ; et de chaque côté on voit une file de points noirs ; un de ces points

• est placé sur chaque anneau sans jam-

• bes, et sur le premier et le dernier de .ceux qui en ont , ce sont les stigmates < ou les ouvertures des organes respi- |i ratoires.

La peau de celle larve paraît extrêmement délicate; elle a une transparence qui porte à la juger telle, car ccette transparence permet d’aperce- % voir les mouvemens de la plupart des ; parties intérieures. La nature a apj Pr>s à l’Insecte une façon singulière ' :1e mettre sa peau tendre à couvert des impressions de l’air extérieur , et

• de celles des rayons du soleil; elle 'lui a appris à la couvrir avec ses | propres excrémcns , et a tout dispo- - sé pour qu’il le pût faire aisément.

1 Couverture de l’anus des autres 1 Insectes est au bout ou près du bout du dernier anneau , et ordinairement dirigée inférieurement. L’anus de notre larve est un peu plus éloii gué du bout postérieur , il est placé | » la jonction du pénultième anneau i \vec le dernier ; mais ce que sa posij tion a de plus remarquable, c’est Ia " est du côté du dos. 1 ja disposition du rectum ou de l’intestin qui !j I conduit les excréinens à l’anus et ;elle des muscles qui servent à les

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faire sortir , répondent à la fin que la nature s’est proposée en mettant là cette ouverture. Les excréinens qui sortent du corps des Insectes sont en général poussés en arrière dans la ligne de leur corps; ceux que notre larve fait sortir s’élèvent au-dessus du corps et sont dirigés du côté de la tête. Us ne sont pourtant pas poussés loin ; quand ils sont entièrement hors de l’anus , ils tombent sur la partie du dos qui en est proche ; ils y sont retenus par leur viscosité ; mais ils n’y sont retenus que faiblement. Sans changer lui-même de place l’Insecte donne à ses anneaux des mouvemens qui , peu à peu, conduisent les excréinens du l’endroit sur lequel ils sont tombés jusqu’à la tête. Pour voir distinctement comment tout cela se passe, il faut mettre l’Insecte à nu, et après l’avoir posé sur une feuille de Lis jeune et fraîche , l’observer avec une loupe. Bientôt il se met à manger , et peu de temps après , on voit son anus se gonfler; il montre des rebords qu’il ne faisait pas paraître auparavant. Enfin l’anus s’entrouvre et le bout d’une petite masse d’excrémens en sort. Ce que l’Insecte jette est une espèce de cylindre dont les deux bouts sont arrondis. Nous avons déjà dit (c’est Réaumur qui parle) que quand ce grain d’excrément sort, il est dirigé vers la tête ; cependant , peu après être sorti , il se trouve posé transversalement , ou au moins incliné à la longueur du corps. Les frottemens qu’il essuie et la manière peu régulière dont il est poussé lui donnent cette direction. Il y a des temps ou ces grains sont arrangés avec assez d’ordre, où ils sont parallèlement les uns aux autres et perpendiculairement àla longueurdu corps ; mais ce n’est guère que sur la partie postérieure et quand l’anus en a fourni un grand nombre , dans un temps court, qu’ils sont si bien arrangés.

L’Insecte qui a été mis à nu a besoin de manger pendant environ deux heures pour que son anus puisse fournir a différentes reprises la quan-

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tité de matière necessaire pour couvrir tout le dessus du corps. Au bout de deux heures cette couverture est complète; mais elle estsi mince qu’elle n’a que l’épaisseur d’un grain d’excrément: peu à peu elle s’épaissit. Le même mécanisme qui a conduit les grains jusqu’auprès de la tête , les force à se presser les uns contre les autres. Pour faire place aux excrémens qui sortent, il faut, que les excrémens qui sont aux environs de la partie postérieure soient poussés et portés en avant ; ils sont mous , cèdent à la pression , s’aplatissent dans un sens et s’élèvent dans un autre, dans celui qui rend plus épaisse la couche qui couvre le corps. La couverture s’épaissit donc peu à peu, et à un tel point que si on l’enlève dans certains temps de dessus le corps de la larve , on juge que le volume de cette couverture est au moins trois fois plus grand que celui de l’Insecte même et qu’elle est d’un poid3 qui semble devoir le surcharger; plus la couverture est épaisse, plus la figure est irrégulière et plus aussi la couleur brunit. Nous avons dit que les excrémens dont elle est faite ont la couleur et la consistance de feuilles de Lis broyées et macérées; ils ne sont aussi que cela, ils sont d’uD jaune verdâtre ; mais leur surface supérieure se dessèche peu à eu , et prend des nuances de plus runes enplus brunes jusqu’au noir; l’habit devient lourd et plus roide ; l’Insecte s’en défait apparemment alors ; ce qui le prouve , c’est qu’on voit quelquefois des larves de cette espèce qui sont nues; mais ce n’est pas pour rester long-temps dans cet état.

Il est aisé à la larve de se débarrasser d’une trop pesante couverture soit en entier soit en partie ; elle n’a qu’à se placer de manière qu’elle touche et frotte contre quelque partie du Lis, et se tirer ensuite en avant. Un frottement assez médiocre suffit pour arrêter cette masse et la retenir en arrière. Quand l’Insecte conserve longtemps sa couverture, elle déborde quelquefois sa tête ; ce qui la dé-

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borde et ce qui recouvre les premiers anneaux est souvent noir et sec pendant que le reste est humide et verdâtre. Cette partie sèche, qui va audelà de la tête, tombe quelquefois par lambeaux.

Parvenues à l’époque de leur métamorphose en nymphes, les larves s’enfoncent en terre et se construisent avec elle des coques fort irrégulières en dehors , mais qui intérieurement sont tapissées d’une sorte d’étoffe blanche, luisante et argeDtée, qui est produite par le dessèchement d’un liquide écumeux qui sort de la bouche de l’Insecte , dessiccation qui s’opère très-promptement. Deux ou trois jours après la construction de ces coques , la larve se change en une nymphe sentblablepour la disposition de ses parties à celles des autres Coléoptères , et ce n’est que douze jours après que l’on voit paraître l’Insecte parfait. V., pour les autres espèces , Fabricius , Olivier , l’Encycl. Méth. , les ouvrages de La treille (Gener. Crust. et Ins. , et Règn. Anini. de Cuv. ) , le Catalogue de Dejean , etc. (aud.)

CR10CERIDES. Criocerides. ins.

Division établie par Latreille [Gener.

Crust. et Ins. T. iii, p. 45) dans la famille des Chrysomélines, et comprenant les genres Sagre, Orsodacne, Mégalope, Donacie, Criocère et quelques autres. Cette division correspond (Règn. Anim. de Cuv.) à la famille des Èupodes. V. ce mot. (aud.)

CRIOPE. Criopus. Moll. ( Poli , Test, des Deux-Siciles.) Syn. de Criopoderme. (d..h.)

CRIOPODERME. Criopodermon.

MOLL. Poli, dans son magnifique ouvrage (Test, des Deux-Siciles), a établi ce genre pour l’Animal de Y Anomia Caput Serpentis de Linné , et non pas pour la Crania, comme cela a été mis, par erreur sans doute, dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, puisque le genre Cranie avait été confondu par Linné avec les Anomies , et que c’est Bruguière le premier qui l’a formé dans les planches de l’Encyclopédie; au reste lesCriopodermes

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le Poli appartiennent aux Orbicules le Lamarck. K. Orbicule. (d..ij.)

* CRIPART. ois. Syn. vulgaire du [ grimpereau, Certliia familiaris, L.

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