‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 36 sur 221 · V . ce mot · texte numérisé non relu

V . ce mot

Le C. variegcitum de Linné ou Codiœum de Rumph paraît aussi devoir former un genre distinct. V. Codioeum. Enfin les C. castanifoüum et palustre , dans lesquels dix étamines sont réunies en une colonne qui supporte un rudiment de pistil ; les trois styles découpés profondément en un grand nombre de divisions divergentes et simulant un éventail ; les diverses parties hérissées de poils simples , terminés quelquefois par une glande; ces deux espèces, disonsnous, pourraient peut-être former elles-mêmes un nouveau genre, ainsi que le C. tricuspidatum qui n’a que cinq étamines monadelplies, et une seconde espèce inédite fort voisine.

D’un autre côté, plusieurs genres établis par divers auteurs doivent se fondredansle Croton. Tels sont \ Awton, le Luntia, le Cinogasurn, que Necker a établis sur des espèces presque isolées et qu’il ne paraît pas avoir étudiées. Tel est encore le Tridesmis de Loureiro , qui , d’après un échantillon conservé dans l’Herbier du Muséum d’Histoire naturelle , n’est autre chose qu’une espèce de Croton à styles multipartis.

Il existe de ce genre une monographie assez étendue , celle de Geïseler , mais dont les descriptions sont trop

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souvent incomplètes. La partie botanique duVoyagede Ilumboldt, rédigée par Kunlh, et l’Encyclopédie méthodique , sont les ouvrages où l’on trouve le plus de documens pour l’étude de ses espèces.

Le nom de Croton , emprunté des anciens, désignait le Ricin. JP~. ce mot. (a.d.j.)

CROTONOPSIS.bot. piian. Genre de la famille des Euphorbiacées , établi par Michaux dans sa Flore de l'Amérique septentrionale (T. n,p. i85, t. 46 ). Il a pour caractères : des fleurs monoïques ; dans les mâles, un calice à cinq divisions avec lesquelles alternent cinq pétales; cinq étamines dont les filets libres et saillans portent des anthères appliquées en dedans de

CROTOPHAGA. ois. V. Ani.

leur sommet légèrement dilaté : dans

les femelles, un calice à cinq divisions, dont les deux qui regardent le côté de la tige avortent en général, et à chacune desquelles est opposée une petite écaille; trois stigmates presque sessiles et légèrement bilobés ; un ovaire uniloculaire , renfermant un ovule unique inséré à son sommet. Le fruit est sec et indéhiscent; la tige herbacée et parsemée de petites écailles furfuracées , qui , répandues en grand nombre sur les feuilles , en argentent la surface inférieure. Les Heurs sont situées aux aisselles des dernières feuilles, et après la chute de celles-ci forment des sortes d'épis. Les calices et les fruits sont couverts de poils en étoile.

ün en connaît une seule espèce dont les feuilles alternes varient par leur forme tantôt linéaire , tantôt elliptique; ce qui en a fait admettre deux par plusieurs auteurs. Ce genre, évidemment voisin du Croton , forme une. anomalie dans la famille par l’unité de loge, qui est peut-être le résultat de l’avortement , mais qui n éa n m o i n s est con fir m ée pa r l’exa me n de l’ovaire. Au reste, la situation et la structure de la graine sont bien celles d’une Euphorbiacée ; car 1 embryon à radicule supérieure est enveloppé par un périsperme charnu.

CROUPION. Uropygium. ois. L’extrémité du tronc , composé des dernières vertèbres dorsales et que termine une sorte de coccix ressemblant à un soc de charrue ou bien à un disque comprimé. — Il existe dans la partie charnue du Croupion deux glandes qui contiennent une substance oléagineuse, plus abondante chez les Oiseaux aquatiques que chez les autres, et dont iis sc servent pour lustrer leurs plumes, et les soustraire à l’action de l’eau qui ne les mouille plus dès que l’Oiseau les a frottées avec son bec imprimé de cette substance.

Les plumes uropygiales répondent aux vertèbres , et les plumes de la queue à l’os caudal ou coccix. Dans les descriptions ornithologiques , le mot Croupion s’étend à toute la partie inférieure du dos. (b.) '

CROUTE, bot. cbypt. Paulet,dans bizarre nomenclature , appelle

sa

Croûte à charbon et Croûte à glandée , diverses Sphéries. (b.) ’

CPiOVE. bot. phan. Du Dict. de Déterville. Pour Croyvée. C. ce mot.

CROVYEE. Crowca. bot. phan. .

Genre établi par Smith pour un Arbuste originaire de la Nouvelle-Hollande , qui vient se placer dans la famille des Rulacées et dans la Décandrie Monogynic.

La Crovvée a feuilles de Saule, Crowea saligna ( Andrew. Jicposit., natt. 79; Venten., Malm. T. Vil), est un petit Arbuste dressé , trèsglabre , ayant ses rameaux alternes et triangulaires ; ses feuilles également alternes sont sessiles, linéaires, lancéolées , aiguës , très-entières, glabres , luisantes et parsemées de petits points glanduleux et translucides , comme dans les Myrtes et les Millepertuis. A Faisselle de chacune des feuilles supérieures , on trouve une seule fleur pédonculée, dressée, assez

grande , d une couleur pourpre

Le

calice est étalé à cinq divisions profondes, obtuses, plus courtes que la corolle et ciliées. La corolle sc coin-

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se de cinq pétales étalés , se rccouiii t mutuellement dans leur partie érieure, sessiles, ovales, lancéolés, ;us. Les étamines sont au nombre ; dix , beaucoup plus courtes que la mile , rapprochées en forme de cône centre de la fleur et offrant une uclurc extrêmement singulière. De - . dix étamines qui sont, ainsi que pétales , insérées au contour d’un - que hypogyne épais et lobé , cinq nit plus courtes que les autres et eernent avec elles ; les filamens pla- -, lancéolés, glabres et recourbés ras leur partie externe et inférieure, ] us des deux côtés dans leur moitié oérieure , qui est brusquement ré- . ;hie vers son milieu dans les cinq i mines plus longues, tandis qu’ils lit dressés dans les cinq plus cour- . . Les anthères sont inlrorses et api quées sur la face interne des filets s le milieu de leur hauteur. Ces i hères sont bifides à leur base, à î, ix loges s’ouvrant chacune par sillon longitudinal. Le disque Dit nous avons parlé tout à l’heu- , est plus large que la base de a /aire, au-dessous duquel il est (ce , et offre cinq lobes séparés par 1 ant de sinus arrondis , auxquels usèrent les pétales. L’ovaire est hé- .phérique, très-déprimé à son cenpour l’insertion du style, fl pré- ! te cinq côtes séparées par autant sillons longitudinaux. Chacune i Ilcscorrespondà unedes cinq loges, contiennent chacune deux ovules •erposés et alternes, et ne sont iiéreutes entre elles parleur centre, à leur sommet et à leur base, tanqu’elles sont séparées par une : te longitudinale dans presque toute r hauteur : circonstance qui indi- | : qu’ici le pistil se compose de cinq -ils soudés , caractère commun a sque toutes les autres Rutacées.

style est extrêmement court , issi dans sa partie supérieure qui crminepar un stigmate hémisphère glanduleux, et à cinq côtes ardies. Ce sty le est garni et hérissé poils très-longs et glanduleux à r base. Le fruit , que nous n’avons

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pas vu , se compose de cinq capsules soudées entre elles , à une seule loge , contenant chacune une ou deux graines arillées. Ce joli Arbuste , originaire de la Nouvelle-Hollande , est cultivé dans les jardins des amateurs.

Pendant l’hiver il doit être placé dans la serre tempérée. Il demande la terre de bruyère. On le multiplie de boutures sur couches lièdes et sous châssis.

Quant au Crowea nereifolia , nonseulement il n 'appartient pas au même genre que la Plante dont nous venons de donner la description , mais encore il doit être placé dans une autre famille, celle des Myrtacées : c’est le Tristania nereifolia. T-7 . Tristaneg.

*CROZOPHORA. bot. phan.Sous ce nom Necker a fait un genre distinct d’une des espèces les plus remarquables du genre Croton , le C. tinctoriurn , L., qucScopoli nommait Tournesolia. Sept espèces environ doivent lui être réunies, et l’on peut les caractériser de la manière suivante :

fleurs monoïques; dans les mâles, calice qüinquéparti ; cinq pétales souvent réunis en partie et couverts décailles furfuracées; cinq ou, plus souvent, huit à dix étamines, dont les filets inégaux sont soudés entre eux jusqu’à une assez grande hauteur, et dont les anthères , insérées un peu au-dessous du sommet des filets , regardent en dehors : dans les femelles, un calice à dix divisions linéaires , sans pétales; trois styles bifides; un ovaire ordinairement revêlud’écailles, à trois loges contenant chacune un ovule ; un fruit capsulaire à trois coques. — Les espèces de ce genre sont des Arbrisseaux ou plus ordinairement des Herbes à feuilles accompagnées de stipules caduques , sinueuses dans leur contour , souvent molles et plissécs. Les fleurs sont disposées, au sommet ou dans l’écartement des rameaux , en grappes dans lesquelles les femelles sont inférieures et portées sur des pédoncules plus longs; les mâles serrés et situés supérieurement.

Les diverses parties de la Plante sont

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ordinairement couvertes de poils étoiles. — Il est à remarquer que ces espèces diffèrent aussi des véritables Crotons par leur pat rie , puisqu’elles sont toutes originaires de l'Europe , de l’Asie , ou de l’Afrique , presque toujours des diverses régions qui forment le littoral de la Méditerranée.

Dans plusieurs , et surtout dans le C. tinctoria , la Plante est imprégnée d’un principe colorant rougeâtre qui, extrait et combiné avec les Alcalis, est répandu dans le commerce sous le nom de Tournesol. Ce n’est pas ici le lieu d’entrer dans des détails sur ce produit si utile à la chimie ( y. Tournesol); il suffit de dire qu’il paraît se retrouver dans plusieurs Végétaux de la même famille, (a.d. j.)

CRUCIALIS. bot. bu an. (Cœsalpin.)Syn. de Valantia cruciata. (b.)

CRUCIA1NELLE. Crucianella. bot.

bhan. Genre de la famille des Rubiacéeset de laTétrandrie Digynie,L. Ses caractères n’ont encore été donnés que d’une manière incomplète. En effet ce que les auteurs décrivent comme un calice formé de deux ou trois folioles opposées , fortement carénées , n’est qu’un véritable involucre embrassant immédiatement la base de chaque fleur. Le calice est adhérent avec l’ovaire comme dans toutes les autres Rubiacées , et son limbe n’est pas marqué. La corolle forme un tube long et grêle, et se termine par un limbe à quatre ou à cinq divisions. Le nombre des étamines est égal à celui des lobes de la corolle. L’ovaire est surmonté par un style bifide à son sommet , et dont chaque branche porte un très-petit stigmate. Le fruit se compose de deux coques accolées , non couronnées par le calice , mais enveloppées et cachées par l’iuvolucre qui est persistant. Ce genre renferme une vingtaine d’espèces qui sont des Planfbs herbacées annuelles ou vivaces , et quelquefois sous- frutescentes à leur base. Leurs tiges sont anguleuses ; leurs feuilles , généralement étroites , opposées ou verticillées ; les fleurs sont petites et •constituent des épis simples , très-ra-

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rement une sorte de corvmbe. La plupart des Crucianelles croissent en Europe et dans le voisinage de la Méditerranée. Ce genre correspondau Rubeola de Tournefort.

En Fra ncc, on en compte quatre espèces , savoir :

La Crucianelle a feuilles étroites , Crucianella angustifolia , L. , Lamk., 111., t. 61. Sa tige est haute de six à huit pouces , carrée , rude au toucher, tantôt simple, tantôt rameuse , articulée ; ses feuilles sont linéaires, étroites, courtes, verticillées par six. Les fleurs sont petites et forment des épis simples au sommet des ramifications de la tige. On la trouve dans les champs après la récolte, dans l’Anjou et tout le midi de la France.

La Crucianelle a feuilles larges , Crucianella lafifolia, L. , est annuelle comme la précédente, et croît dans les mêmes localités. Elle s’en distingue par ses feuilles verticillées par quatre seulement et plus larges. Lamarck les avait réunies ainsi que la suivante sous le nom de Crucianella spicata.

La Crucianelle de Montpellier , Crucianella Monspeliaca , L.

Cette espèce présente en quelque sorte réunis les caractères des deux précédentes , c’est-à-dire que ses feuilles inférieures sont ovales et verticillées par quatre, tandis que les supérieures sont linéaires, lancéolées et verticillées par cinq ou six. Peut-être cette Plante et les deux précédentes ne sont - elles que des variétés d’une même espèce , ainsi que le pense Lamarck. Elle croît dans les provinces méridionales de la France.

La Crucianelle maritime, Crucianella mari/ima , L. Celte espèce se distingue bien facilement de celles qui précèdent. Elle est vivace et d’un blanc verdâtre ; sa tige est étalée , trèsrameuse, rude sur ses angles, et porte des feuilles quaternées, ovales, lancéolées , aiguës, rudes au toucher. Elle couvre les rochers des bords de la Méditerranée, en Provence , en Italie, en Espagne , en Egypte , etc. (a. r.)

* CRUCIATA et CRUCIFERA.

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ois. (Charlelon). Syn. de Bcc-Croisé.

CRUCIATÀ. bot. niAN. Genre établi par Tournefort , réparti par les botanistes modernes parmi les Gaillets , les Aspérules et les Va- InDties auxquelles Adanson a conservé ce nom. On l’avait appliqué également à des Plantes fort différentes, mais dont les feuilles sont aussi quaternées. (b.)

CRUCIFÈRES. Cruciferœ. bot.

fhan. Les Crucifères constituent Furie des familles les plus naturelles du règne végétal. Aussi, tous les gehres qui la composent ont-ils été constamment réunis dans une même classe par tous les auteurs systématiques.

Ils forment la Tétradynamieou quinzième classe du système sexuel de Linné. Tournefort les avait tous placés dans la cinquième classe de son système. L’on ne devra donc pas s’étonner de ce que dans cette famille les caractères des genres soient en général peu tranchés et fondés sur des modilicatious souvent fort légères. Les travaux de Rai , de Cranfz , de Gaertner, de Desvaux, de R. Brown, et surtout ceux de De Candolle, ont successivement jeté du jour sur l’histoire des Végétaux inléressans qui composent ! celte famille dont nous allons expo- | ser les caractères. Le calice est toujours formé de quatre sépales géné- { râlement caducs , tantôt dressés , tantôt étalés; deux des sépales qui correspondent aux côtés du fruit, c’est-àdire aux deux trophospei mes , sont quelquefois un peu plus grands , bossus à leur base ou même prolongés en une sorte d’éperon. Les pétales sont :i au nombre de quatre, opposés deux j à deux par leur base , et représentant ! en quelque sorte une croix ; de-là lé i nom de Crucifères donné aux Végétaux de cette famille. Ces pétales sont I rétrécis et plus ou moins longuement onguiculés à leur base; ils alternent avec les sépales du calice; leur lame, dont la figure est très-variable, est lf tantôt entière, tantôt divisée en deux lobes plus ou moins profonds. Le

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plus souvent la corolle est parfaitement régulière ; dans quelques genres deux des pétales sont plus grands. Le nombre des étamines est de six dans presque toutes les Crücifères : ces étamines sont tétradynames , c’est-àdire que quatre sont plus grandes que les deux autres. Les quatre gtandés sont disposées en deux paires opposées et placées chacune en face d’un des côtés du fruit : les deux petites correspondent chacune à l’une des faces du fruit. Quelquefois les deux étamines qui forment chaque paire , sont soudées ensemble par leurs filets dans une étendue plus ou moins considérable ; dé même que ceux des deux petites, ils peuvent présenter une ou deux dents sur leurs parties latérales. Les anthères, dont la forme varie beaucoup, sont introrses et à deux loges. Toutes ces parties, savoir le calice, la corolle et les étamines, sont Irypogynes , c’est-à-dire insérées à un réceptacle ou torus placé sous l’ovaire. Ce réceptacle présente de deux à quatre tubercules glanduleux placés soit en dehors des grandes étamines i soit à la base même des petites , qui semblent être implantées dessus. Cès corps glanduleux, qui servent souvent de caractères distinctifs .èntre les genres , constituent un véritable disque épipoclique. L’ovaire est constamment simple, ordinaii ernenl comprimé, tantôt allongé, tantôt raccourci , à deux loges séparées patune fausse cloison. Chaque loge contient un ou plusieurs ovules attachés au bord externe de la cloison membraneuse , qui ri’est qu’un prolongement des. deux tropbospei mes suturaux. Le style est grêle, quelquefois presque nul. Il semble être le ptolongement de la fausse cloison , et se termine par un stigmate simple ou bilobé. Le fruit est une silique ou une silicule. Dans le premier cas il est allongé , tantôt comprimé, tantôt cylindrique , quadrangulaire ou conique ; dans le second d est court, globuleux ou comprimé. C’est- surtout d’après les modifications extrêmement

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nombreuses que présenté le fruit dans sa structure, que Sont fondes les caractères des genres dans cette famille.

Le nombre des graines renfermées dans chaque loge varie beaucoup. Il n’en existe quelquefois qu’une seule, d’autres fois deux ou un très-grand nombre. Elles sont globuleuses ou planes , et membraneuses sur les bords. Toujours elles sont insérées à la base.de la cloison par un podosperme plus ou moins long. Leur embryon est immédiatement situé sous le tégument propre de la graine, et présente, dans la position relative de sa radicule et de ses cotylédons , des différences très-sensibles, indiquées par Gaertner, etdont R. Brown et De Candolle ont montré toute l’importance pour la classification des genres. Ces modifications sont au nombre de cinq : j° la radicule est redressée et correspond à la fente qui sépare les deux cotylédons que l’on dit alors être accombans ; 20 la radicule est appliquée sur le dos d’un des cotylédons qui restent planes et sont dits incombons ; 3° les deux cotylédons , pliés longitudinalement , reçoiventla radicule dans la gouttière qu’ils forment : de là le nom de cotylédons condoublés 4° les cotylédons sont étroits et roulés en spirale, cotylédons spiraux; 5° enfin ils peuvent être repliés deux fois sur eux-mêmes transversalement ; don les dit alors bipliés.

Les Crucifères sont toutes des Plantes herbacées annuelles , bisannuelles ou vivaces. On en compte à peine quelques-unes qui sont sous-frutéscentes à leur base. Leur racine est généralement perpendiculaire , tantôt grêle et mince , tantôt épaisse et plus ou -moins charnue ; leur lige est simple ou rameuse , et porte des feuilles alternes simples ou plus ou moins profondément divisées. Les fleurs sont pédicellécs et disposées en grappes simples, opposées aux feuilles ou terminales.Quelquefois ces grappes étant très-courtes et les fleurs très-rapprochées , constituent des espèces de corymbes.

Le nombre des Crucifères connues

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aujourd’hui, est extrêmement considérable et s’est accru très-rapidement, surtout par les recherches des botanistes et des voyageurs russes. Linné n’en décrivit que 234; Willdenow ,

4 1 5 ; Persoon , 5o4. Le professeur De Candolle, dans le second volume de son Systema naturale Vegetabilium , vient d’en faire connaître 970 , disposées en g4 genres.

Les Crucifères peuvent être considé- ; rées comme une famille presque en- ; fièrement européenne. Quelques-unes < cependant sont éparses dans les diverses autres contrées du globe; mais 1 leur nombre est loin d’égaler celui des j Crucifères européennes. L’analogie [ qui existe entre les caractères botani- 1 ques des Plantes de celte famille , .

existe également dans leurs proprié- 1 tés médicales. Toutes les Crucifères | sont plus ou moins âcres et antiscor- t butiques. Ces propriétés sont dues à I la présence d’une huile volatile très- > active. Lorsque cette huile est en jgrande quantilé, les Crucifères sont ; très-âcres et irritantes, comme on le j l’emarque également dans les graines 5 des Sinapis» les feuilles de la Passe- j rage , etc. Si à cette huile volatile il se £ joint des fluides aqueux, sucrés ou 1 mucilagineux , les Crucifères conser- j vent encore en partie leur action sti- i mulante , mais elles peuvent en même ■:

temps servir d’aliment. La culture est j surtout très-propre à développer en jj elles les sucs aqueux , le mucilage et j le sucre , et à augmenter leurs proriétés alibiles : aussi cultivons-nous ans nos jardins un grand nombre de :

Plantes de cette famille, qui nous ser- 1 vent d’alimens , tels sont les Choux , i les Navets, lesTurneps, les Choux- 1 Fleurs , etc.

Jusqu’en ces derniers temps, tous les auteurs systématiques avaient di-, visé les genres de la famille des Cru-* cifères en deux grandes sections , savoir les Siliqu'euses et les SUiculeuses., Les observations de R. Brown et deti De Candolle les ont amenés à recon-j naître le peu de fixité et de valeur ded cette division. En effet il n’est pas* toujours facile de déterminer la limiteli

précise entre la silique et la silicule , puisque la différence entre ces deux fruits ne consiste que dans leur longueur plus ou moins grande. En second lieu , il y a des genres fort naturels du reste , qui offrentà la fois dans les diverses espèces qui les composent des siliques et des silicules. Celte division ne peut donc pas être regardée commela meilleure; c'estdans la structure de l’embryon , et par ticulièremen t dans la position respective des cotylédonsetdela radicule, queDeCandolle ta puisé les bases des divisions qu’il a établies dans la famille des Crucifères. D’après les cinq modifications que peut arésenter Fembryon envisagé sous ce aoiut de vue , l'auteur du Systema miversale établit cinq ordres dans la amille des Crucifères; ces cinq ordres m divisions primaires sont ensuite lartagés en vingt-une tribus ou diviions secondaires , dont les caractères ont surtout déduits de la forme générale du fruit et de la largeur de la loison. Nous allons indiquer ici les enres qui composent la famille des Crucifères, en suivant la classificaon du savant professeur de Genève.

Ordre Ier. — Crucifères plein orhizèes.

Les cotylédons sont planes, accomins , c’est-à-dire que la radicule irrespond à la fente qui sépare les ai mx cotylédons. Les graines sont imprimées.

dl] lre Tribu. Arabidèes.

Silique s’ouvrant longitudinaleent; cloison étroite; graines sou- ;nt membraneuses sur les bords.

Mathiola , Brown, D. C. ; Cheinthus , Br., D. C. ; Nasturtium , Br., . C. ; Leptocarpœa, D. C. ; Notoces, Br., D. C. ; Barbarea , Scopoli • C. ; Stevenia , Adams et Fisch.

C.; Braya, Sterneb. et Hop., D ; Turrilis, Dillen, D. CF; Arabis, L.

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