C. ; RaphanuSy L. , D. C
Ordre quatrième. — Crucifères sx ro lobées.
Cotylédons linéaires, iucomban roulés en spirale.
XVIIe Tribu. Buniadèes.
Silicule indéhiscente à deux quatre loges.
Bunias , L. , D. G.
XVIIIe Tribu. Erucariées.
Silicule articulée ; article inférûj à deux loges.
Erucaria , Gaert. , D. C.
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Ordre cinquième. — Crucifères diplécolobèes.
Cotylédons linéaires incombans , repliés deux fois transversalement.
XIXe Tribu. HÉlioi;hilÉE3.
Siliqueoblongue; cloison allongée, •étroite; valves planes ou légèrement concaves.
C/iamira , Thunb. , D. C. ; ITeliophila , U. , D. C.
XXe Tribu. SuBULARlÉES.
Silicule ovoïde ; cloison'large , elliptique ; valves convexes; loges poly- ? spermes.
Subularia , L. , D. C.
XXIe Tribu. Brachycarpées.
Silicule didyme; cloison très-étroite;- 1 1 valves fort convexes : loges monopppermes.
Brachycarpœa , D. C.
Outre les ouvrages que nous avons i nentionués dans le cours de cet artii île, on peut consulter avec fruit le second volume des Icônes selectæ de M.
denj. Delessert , qui contient la figure ae plus de quatre-vingts espèces ares ou nouvelles de la famille des drucifères. (a. r.)
CRUCIFIX, moll. V. Croix de
If 1ER.
CRUCIFORME. Cruciformis. bot.
i han. Qui a la forme d’une croix, iette expression s’applique surtout à -h corolle polypétale régulière formée e quatre pétales, opposés deux à r eux par leur base et disposés en roix. De-là le nom de Crucifères onné aux Végétaux qui offrent cette li onformation.
Tournefort appelait Cruciformes les lantes composant la cinquième classe e son système , lesquelles présentent ne corolle polypétale cruciforme.
^.Crucifères. (a. r.)
1 CRUCITE. bot. phan. Pour Cruite. K. ce mot.
CRUCITE. min. (De Laméthrie. ) r. Macle.
<4 CRUDIE. Crudia. BOT. PHAN.
cbreber a donné ce nom au genre
CRU i55
Apalaloa d’Aublet. V. Afalat..
CRUMEN ou CRUMÈNE. bot.
phan. Noms vulgaires du Ly copus europæus, U. V. Lycope. (b.)'
CRUMÉNOPHTHALME. pois. Espèce de Scombre du sous-genre Caranx. V. Scombre. (b.)
CRUPINE. Crupina. bot. èiian.
Section du genre Centaurée, de la famille des Carduacées , tribu des Centauriées, établie d’abord parPersoon, adoptée et modifiée par Henri Cassini , qui n’y laisse que la seule- Cerataurea Crupina , L. , qu’il considère comme un genre distinct. Ses caractères consistent dans ses capitules ayant les fleurs du centre en très-petit nombre , flosculeuses et hermaphrodites , tandis que celles de la circonférence sont neutres , plus grandes et irrégulières. Les fruits sont attachés immédiatement par leur base, et non latéralement comme dans toutes les autres Cêntauriées, ce qui diminue beaucoup l’importance attachée à ce caractère, le seul qui distingue réellement les Centauriées des Carduacées. L’aigrette est double; l’extérieure plus grande se compose d’écailles imbriquées , minces , très-étroites et plumeuses; l’intérieure est formée de dix autres écailles plus courtes et tronquées.
H. Cassini ne rapporte à cette section qu’une seule espèce , Ce rit au rea Crupina , L. , jolie petite Plante annuelle qui croît spontanément dans les provinces méridionales' de la France et que nous cultivons dans nos parterres. Sa' tige , haute d’un pied et plus, porte des feuilles dont les inférieures sont presque entières , tandis que les supérieures sont profonde’ment pinnati-* fîdes , à lobes très-étroits. Les capitules sont groupés au sommet des ramifications de la lige et composés de fleurs purpurines. Persoon et De Candolle rapportaient à ce genre quelques autres espèces , telles que les Cenlaurea Lippii et C. crupinoïrfés,Desf. , Fl. Ail. , p. iig3 ; C. arena - /•ïa,Willd. ; C. crucifoüa, L. (a. r.)
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CRUSTACÉS. Crustacea. Grande classe du règne animal qui comprend tousles Animaux articulés , à
{ lieds articulés et respirant par des irancliies. Leur circulation est double ; le sang qui a éprouvé l'effet de la respiration se rend dans un grand vaisseau ventral qui le distribue à tout le corps , d’où il revient, à un vaisseau ou meme à un vrai ventricule situé dans le dos, lequel le renvoie aux branchies. Leurs branchies sont des pyramides composées de lames ou hérissées de filets , de panaches ou de lames simples , et tiennent en général aux bases d’une partie des pieds. Ceux-ci ne sont jamais en nombre moindre de cinq paires , et prennent des formes variées :selon le genre de mouvement des Animaux. Il y a presque généralement quatre antennes et au moins six mâchoires 5 mais jamais il n’existe de lèvre inférieure, proprement dite.
Tels sont les signes essentiels qui caractérisent cette classe importante; nous les avons extraits textuellement du Règne Animal de Cuvier (T. jii, p. 5) ,• et ils nous paraissent suffisans pour distinguer les Crustacés des Arachnides et des Insectes. L’état actuel de la science ne permet guère de détails plus circonstanciés et plus étendus; ils nous jetteraient dans des spécialités qui trouveront leur place dans la définition de chaque ordre , de chaque famille et de chaque genre. Nous ne saurions toutefois nous abstenir de présenter quelques développemens; mais nous ne le ferons qu’avec la plus grande réserve.
Le corps des Crustacés ne saurait être constamment divisé en tête, thorax et abdomen ; à cet égard les différences sont éhormes, mais peuvent être ramenées à deux types principaux. Tantôt la tête est bien séparée , et les anneaux qui suivent sont aussi distincts les uns des autres, et ne constituent un thorax qu’autant
au’ils supportent chacun une paire e pales ; du reste ils sont également développés , et leur diamètre pris , transversalement ou dans le sens de
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la longueur ne dépasse guère celui de l’abdomen ; tantôt la tête est confondue avec les anneaux qui suivent, .
et ceux-ci , au nombre de cinq , sont plus ou moins confondus entre eux et développés outre mesure, detelle sorte que la partie qui suit ou l’abdo- . men a toujours une dimension moin- :
dre. Que la tête se confonde avec le corps ou qu’elle s’en distingue , elle supporte ordinairement des yeux,ji des antennes et une bouche.
Les yeux sont ordinairement au nombre de deux; quelquefois on en aperçoit quatre , et dans quelques i cas rares , ils paraissent manquer. !
On en distingue de deux genres, les I uns lisses et les autres composés ; ces derniers ont un caractère assez constant et qui leur est propre; ils sont!
pédonculés, c’est-à-dire situés à l’ex- ! trémité ou dans le trajet d’une tige; J de même nature que le lest , très-mo-j bile à sa base et située quelquefois}!
dans unie fossette particulière. Cesil yeux lisses sont toujours sessiles, peuij saillans, ronds et ovales.
Les antennes sont très-variables»!
quant à leur nombre, leur composi-i tion , leur développement et leur for-t me. Il y en a tantôt quatre, tantôljj deux seulement, ou bien elles dispa— « raissent complètement; chaque an-t tenne est formée de deux parties, lapédoncule et le filet; le pédoncule ,’jj qui constitue la base proprement dite*!
est formé d’un petit nombre de piè-r ces inégalement développées et dai figures variables; le filet, qui eslj triple , double ou simple, se composés au contraire d’une multitude de pe4l tits anneaux ajoutés à la suite leàjl uns des autres et ne différant entrqif eux que par leur dimension qui val en diminuant de la base au sommet, i
La bouche est de toutes les partie*!
de la tête la plus variable, quant ai} f nombie , à la forme , au développement et aux usages des diverses pièces qui entrent dans sa composition Savigny (Mém. sur les Anim. sanütj vert. ire part., icr fasc. , 2e Mém.
p. 5g ) a le premier fixé l'attcntiot des zoologistes sur cette partie impor-
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tante, en déterminant, avec une sagacité rare et selon une méthode toute nouvelle dans la science , la nature des pièces qui concouraient à la former. Latreille a depuis abordé ce genre d’étude , et après avoir rappelé au mot Bouche de ce Dictionnaire \V. T. it, p. 429) les travaux de Sa- \ vigny , il a présenté avec clarté le résultat de ses propres observations.
v>iMous renvoyons à cet article qui donnera une idée exacte de la bouche des Crustacés.
Le thorax offre des caractères trèsiifférens suivant qu’il est distinct de la tête ou confondu avec elle ;
; lans le premier cas il se compose l’une série d’anneaux également développés, et supportant chacun une ; >aire de pâtes; dans le second cette ; iniformité dans le développement Test plus aussi sensible, surtout à ■ a partie supérieure qui ne paraît :omposée que d’une vaste pièce, la- ! juelle a reçu le nom de test ou de’ jarapace. Quoique nous renvoyons n;u mot Thorax l’étude du thorax idans les Crustacés, nous présente- : ons ici quelques considérations nouvelles sur la carapace , qui en est une 'oartie constituante. Nous les emprunterons à Desmarest auquel la science » st redevable d’un excellent travail .ur les Crustacés fossiles (Hist. natui elle des Crustacés fossiles , savoir les rilobites, par Alex. Rrongniart, et ïs Crustacés proprement dits, par Desmarest, 1 vol. in-4). Yoici comme 1 s’exprime ( pag. 75 ) : et Examinant j \ vec soin les carapaces d’un très-grand j ombre de Crabes de divers genres ue Fabricius et des entomologistes nt distingués, nous avons reconnu ue le hasard ne présidait point à la 1 distribution des parties saillantes de 1 es carapaces , quelques formes irréulières ou bizarres qu’elles semblent ffecter, et qu’au contraire , dans tous . -s genres de Crustacés, la disposion de es inégalités était constante ? t soumise à quelques lois qui n’élient jamais contrariées. Réfléchis- ! >nt d’ailleurs que les Crustacés ont I ,Urs principaux organes intérieurs
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situés immédiatement sous le test ou la carapace, nous avons été conduits à rechercher s’il existait des rapports marqués entre la place qu’occupent ces viscères et la distribution des inégalités extérieures du test. Nous étions d’autant plus fondés à admettre ces rapports , qu’on sait qu’à une certaine époque de l’année tous les’Crustacés , après avoir perdu leur vieille enveloppe solide , se trouvent revêtus d’une peau tendre qui durcit à son tour, et se change , au bout de quelques jours , en une croûte aussi résistante que celle qu’elle remplace ; et nous pouvions présumer que dans les premiers moraens la nouvelle peau se moulait jusqu’à un certain point sur les organes intérieurs , et que son ossification était ensuite influencée par les mouvemens propres à ces organes, ou par le plus ou le moins de développement de chacun d’eux. Partant de celte idée , nous avons fait en quelque sorte, sur une carapace de Crustacé , l’application du système du docteur Gall sur le crâne humain ; et nous nous sommes crus d’autant plus autorisés à faire cette application , que les organes mous qui , chez les Crustacés, peuvent modifier les formes extérieures , sont parfaitement distincts les uns des autres , et ont des fonctions bien reconnues. Il est facile de s’assurer, en effet , que les rapports que nous avons pressentis existent; car, si l’on enlève avec quelques précautions le test d’un Crabe de l’espèce la plus commune sur nos côtes ( Cancer Mœnas , L. ) , on observe derrière le bord interoculaire un estomac membraneux vésiculeux , ayant deux grands lobes en avant et deux petits en arrière , soutenu dans son milieu par un mince osselet transversal en forme d’arc , et ayant en dessus , entre les deux grands lobes et sur la ligne moyenne, deux muscles longitudinaux qui s’attachent d’une part au bord antérieur, du test , et de l’autre à l’osselet transversal. Si l’on examine comparativement la carapace que l’on a détachée, on reconnaît sur celle-ci l’indication
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des (leux lobes antérieurs de l’estomac avec une ligne enfoncée moyenne , correspondant à l’intervalle qui sé-
Î>are les deux muscles dont il a été ait mention ; derrière l’estomac se voient des corps blanchâtres sinueux en forme d’intestins, et faisant plusieurs circonvolutions : çe sont les organes préparateurs de la génération, les vésicules spermatiques chez les mâles , et les ovaires chez les femelles ; ils aboutissent en dessous dans des lieux clifférens ; chez les mâles à la base eje la queuç à droite et à gauche, et chez les femelles vers le milieu de la sccpnde pièce sternale de chaque côté : mais en dessus ils occupent la même place d^ns, les deux sexes ; rapprochés cle Iq carapace, ces organes nous ont paru occuper l’espace qui s.ç trouve circonscrit par des lignes enfoncées , et que l’on voit derrière celui qui répond à l’estomac.
En arrière encore , dans un enfoncement assez marqué, on trouve le çœur qui est déprimé en dessus , et qui en, remplit toute l'étendue; les ballemens font facilement reconnaître cet organe ; chaque bord Iatéi;al de la cavité où il est placé est solide, trèsrelevé., et fermé par une cloison verticale qui se rend du sternum à la çafapace , et qui contribue à donner de la solidité à celle-ci , en étant fixée entre ces deux surfaces, à peu près comme l’est lame d’un violon entre ses, deux tables. Çette même cloison sert de support à d’autres cloisons transversales, qui sont en nombre égal à celui des séparations des pièces sternales , et, dans l’intervalle desquelles. sont situés les muscles moteur? des pâtes. A droite et à gauche des, organes préparateurs delà génération et du, cœur, sont deux grands espaces où, les branchies sont rangées et étendues sur deux tables osseuses obliques qui ferment en dessus toutes les loges où sont fixés fes, muscles des pâtes. Ces branchies sont au nombi;c de cinq de chaque côté , et chacune présente un, double rang de petites lames branchiales transverses ; leur ppint d’attache est en dehors , et
toutes leurs sommités sont dirigées vers la ligne qui sépare du cœur les organes préparateurs de la génération. Le test présente au - dessus de ces parties , de chaque côté du corps, un espace bombé qui , par son éten-
due , se rapporte parfaitement avec la ‘elle
place qu ’cllcs occupent en dessous ; enfin des deux côtés de l’estomac , et en avant des branchies, se montre le foie qui est très - volumineux ; sa consistance est molle , sa couleur est jaunâtre, et sa surface présente une multitude de petites parties vermiculées. Ce foie 'plonge en dessous des viscères médians que nous avons dé crits, et se prolonge fort en arrièr jusqu’à la base de la queue, de lelb façon qp’on le voit encore de denier le coçur ; il a , dans ce point , le mêm aspect et la même structure qu’e avant du corps , et il est divisé ei^ deux lobes qui, d’ailleurs, se tou-j chent assez exactement. Dans la ca-< rapace les parties qui recouvrent le endroits oii le foie est visible , lorsqu’on l’a enlevé , sont moins bombée; que le? autres, et sont distinctes à cause même de ce manque de saillie surtout les antérieures
» Ayant disséqué dans les même:
vues plusieurs autres Crustacés d’espèces variées, qu’il e?t possible de s( procurçr vivans, à Paris , tel? que la Crabe Tourteau ( Cancer Pagarus )
T Étrille ( Po/,%unus pubqr\ TAraignéi de mer ( Inachus squinado ) , nou avons reconnu les mêmes rapport entre la distribution des organes in ternes et la configuration extérieur du test. Dès-lors pouvant nous étayei de l’analogie, nous avons recbercù et nous avons trouvé dans presque h totalité des Crustacés, braenyures oi des Cancers de Linné les ligues en foncées qui sépareut les. espaces qu répondent aux, parties internes don nous venons d’indiquer les disposi lions relatives. Dan? quelques - ud néanmoins plusieurs de ces indica tipns manquent presque tout - à - fai comme dans certains Leucosies , pa exemple ; mais , dans ce cas , la cara pace est toute lisse, et aucun aulr
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i sillon n’indique de divisions qui ne seraient pas correspondantes à celles que nous avons annoncées. Dans quelques autres la surface de la carapace est, au contraire , marquée d’une infinité de lignes enfoncées et de nombreuses aspérités ( Cancer variolosus \ et Cancer incisus ); mais les divisions rincipales se retrouvent toujours ans la même disposition.
» Nous avons cru devoir donner le j nom de Régions aux divers espaces de la carapace qui recouvrent les organes intérieurs , et distinguer ces ré- ' gions par des désignations spéciales ! qui rappellent le rapport qu’elles ont avec ces mêmes organes ; ainsi la ré-r gion stomacale ou celle qui recouvre l’estomac est médiane ou antérieure ; la région génitale est médiane et si- ! tuée immédiatement en arrière delà j stomacale ; la région cordiale est médiane et placée en arrière de la génitale; les régions hépatiques sont au î nombre de trois : deux antérieures ! situées une de chaque côté de la sto- ! maçale et cri avant des branchiales, t une postérieure médiane qui vient ! entre la cordiale et le bord postérieur de la carapace • les régions branchiales au nombre de deux , une de chaque côté, sont placées entre les régions ■ cordiale et géuitale d’une part , et les bords latéraux de la carapace de l’autre. Ces régions varient en étendue dans les divers genres de Crustacés brachyures , et sout plus ou moins.
‘ fortement tracées. Ainsi les Leucosies , les Droraies , les Pinnothères et les Corystes les ont pour la plupart a peine distinctes , tandis que les Inachus, les Dorippes et les Mietyris sur- : tout les ont au contraire très-prononcées. Les Crabes proprement dits , les Por tunes , les Gonoplaces tiennent à i Pei1 près le milieu entre tous , sous ce rapport. La région stomacale est ordinairement très -développée dans la
i plupart de ces Crustacés, et située sur la même ligne transversale que les régions hépatiques antérieures; nuis dans quelques genres , comme les luachus , les Macropodes et autres f Crustacés oxyrhynques, et dans les
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Dorippes , elle fait saillie en avant et contribue à donner à la forme du corps une figure triangulaire. La région génitale est en général assez distincte et se prolonge presque toujours sur le centre de la stomacale en formant une sorte de pointe qui paraît diviser celle-ci en deux. La région du cœur est constamment apparente et toujours situéeà la même place , c’està-dire un peu en arrière du centre de la carapace , si ce n’est dans les Dorippes où elle confine au bord postérieur de cette même carapaee , en faisant disparaître la région hépatique postérieure. Les régions branchiales, au contraire, varient beaucoup; elles n’ont rien de bien remarquable dans les Crabes et les Portunes , tandis qu’elles sont très-saillantes et bombées dans les Dorippes et les Inachus.
Dans le dernier de ces genres > elles, sont même tellement renflées qu’elles se touchent en arrière et prennent à; leur tour la place de la région hépatique postérieure. Dans les Ocypodes ou Crabes de terre , elles son t planes en dessus , et indiquent sur les côtés une partie de la forme carrée de ces Crustacés. Affectant la même figure dans les Grapses ou Crabes, d’eau douce , elles présentent chez ceux-ci, à leur surface, des lignes saillantes obliques,, qui paraissent correspondre aux paquets de branchies qui sont audessous. Dans la plupart des: espèces dont les angles laléraux de la carapace sont très-marqués, il en part une ligne transverse saillante qui dessine le bord antérieur de ces régions branchiales ; c’est surtout ce qu’on remarque dans la plupart des Portunes et dans les Podophthalmes-. Les Gécarcins ou Tourlouroux , dont le test est en cœur et largement tronqué en arrière, ont les régions branchiales si bombées en avant , qu’elles envahissent la place des régions hépatiques. Quant aux régions hépatiques recouvrant des organes inertes dé leur nature, elles ne forment jamais de saillies très-marquées; elles se distinguent même des autres régions par leur aplatissement. Les deux an té-
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rieures sont le plus ordinairement bien apparentes dans les Crustacés brachyures dont la carapace est carrée ou demi-circulaire, tandis qu’elles sont presque effacées chez ceux dont la forme est triangulaire. La postérieure suit à peu près les mêmes lois.
» Apres les Crustacés brachyures , les Macroures doivent attirer notre attention, et nous devons y chercher les régions que nous avons reconnues dans les premiers. Si nous prenons l’Ecrevisse ( Astacus fiuviatilis) pour typede cette famille, nous remarquons que le test de ce Crustacé présente une ligue transversale enfoncée, arquée en arrière , qui se partage en deux portions à peu près égales et qui semble indiquer la séparation d’une tête et d’un corselet; mais lorsque nous enlevons le test, nous reconnaissons que ce qui est en avant de cette ligne recouvre non-seulement les parties qui appartiennent à la tête, mais encore l'estomac et le foie. L’estomacest situé dans la ligne moyenne, et le foie se trouve placé sur les côtés et en arrière de celui-ci ; deux forts muscles attachés contre la paroi interne de la carapace servent à mouvoir les mâchoires. La trace de leur insertion est indiquée au-dehors par un espace ovalaire plus finement ponctué et rugueux que ce qui l’environne; sur la seconde partie de la carapace , celle qui est placée derrière le sillon transversal dont nous avons parlé plus haut , se voit en dessus deux lignes enfoncées longitudinales tout-à-fait analogues à celles qu’on observe dans les Crabes à droite et à gauche du cœur, et qui , chez ceux-ci, séparent la région cordiale des branchiales. L’inspection du dessous montre la même disposition, c’cst-à-dire le cœur au milieu placé dans une cavité formée par la carapace en dessus, et par les cloisons qui donnent attache aux muscles des pâtes de chaque côté, et les branchies sur les parties latérales, dans la portion la plus large du test. Les organes préparateurs de la génération sont situés auprès et en
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avant du cœur , à peu près comme dans les Crustacés brachyures , mais derrière le foie. En dehors, leur place n’est marquée que par quelques rides.
Le foie se montre de nouveau en arrière du cœur , mais se trouve tout-àfait sous le bord postérieur de la carapace.
» Il est donc possible de distinguer dans la carapace de l’Ecrevisse plusieurs régions, savoir , en avant du sillon transversal : i° une région stomacale fort vaste , avec laquelle les régions hépatiques antérieures sont confondues de manière à ne pouvoir être séparées ; en arrière de ce sillon ,
2° une région cordiale moyenne avec laquelle se trouve aussi confondue la région génitale ; 5° deux régions
branchiales situées latéralement. Le Homard ( Aslacus marinus ) présente les mêmes détails. D’autres Crus- j tace's macroures ont cependant les régions hépatiques antérieures et génitales assez bien marquées. Les i Galathées ont une région stomacale , line cordiale , deux branchiales , et de plus deux hépatiques tout-àfait latérales , comme chez les Crabes.
Les Scyllares ont la région stomacale triangulaire et très-large en avant, deux petites hépatiques latérales , une génitale très-bombée et épineuse, une cordiale encore plus relevée , également épineuse , et deux branchiales étroites tout-à-fait latérales. La Langouste {Palinurus quadricornis) a son lest plus compliqué ; la région génitale y est plus inaiquée , et dans quelques espèces du même genre , les branchiales forment de chaque côté une saillie très -remarquable* Nous bornerons à ceux que nous venons de rapporter les exemples de Crustacés macroures relativement à la conformation extérieure de leur test. Nous ajouterons seulement que dans les Bernard - l’Ermites ou Pagurus, ce test mou, tout déformé et modifié qu’il est par la coquille dans laquelle il est enfoncé, n’en présente pas moins les régions stomacales et hépatiques séparées des cordiales et des branchiales par le sillon transversc qu’on trouve
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dans les Ecrevisses et les Homards.
Ces diverses régions ne sont plus distinctes dans les Crustacés macroures dont le test très-mince et flexible conserve l’apparence cornée , tels que les Palœmons, les Pénées, les Alphées , les Crangons ; etc. Quant aux Squilles ou Crustacés stomapodes , leur carapace n’offre plus que la région stomacale dans son milieu , avec deux ailes ou appendices libres, un de chaque côté. La position du cœur dans la partie caudale et celle des branchies , changées en sorte de pâtes , sous cette même partie , ne laisse aucune trace , sur le test proprement dit , des régions destinées à recouvrir les viscères. »
Envisagée sous ce point de vue, la carapace offre certainement des considérations zoologiques très-curieuses ; Desmarest en a tiré un excellent parti pour l’étude des Crustacés fossiles; et il a pu, à l’aide des observations ingénieuses que nous venons de transcrire textuellement , arriver à une détermination exacte du genre et de l’espèce , lorsque les pâtes , les parties de la bouche et autres parties caractéristiques manquaient complètement ou étaient tellement détériorées qu’on ne pouvait en faire aucun usage.
Les membres sont , de toutes les parties, celles qui sont le plus sujettes à varier. Leur nombre , leur disposition , leurs fonctions offrent de très-grandes différences suivant qu’on : ; les examine dans chaque ordre. En ! général on distingue deux sortes de : | pâtes , les vraies et les fausses. Les 'vraies appartiennent au thorax, et sont composées de six pièces ou articles dont le dernier est nommé tarse
Iou ongle. La première paire de.pates ; proprement dites a reçu le nom de ; pinces, lorsque le pénultième article, développé outre mesure , constitue une sorte de doigt immobile, sur lequel se meut de haut en bas le dernier article ou le tarse, de manière à constituer une véritable pince. On a nommé aussi pieds-mâchoires un
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certain nombre d’appendices locomoteurs , qui viennent s’ajouter accessoirement aux parties de la bouche.