‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 40 sur 221 · tome v · texte numérisé non relu

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vier (Tableau élément, de l’hist. des Anim. ) établit des coupes qui renferment les glands genres Monoculus, Cancer e. t Oniscus , L.

Lamarck ( Syst. des Anim. sans vert.) divise la classe des Crustacés en deux ordres : les Pédiocles (yeux pédicules) et les Sessilocles ( yeux sessiles). Latreille ( Gener. Crust. et Ins. et Considér. génér. ) partage cette classe en deux ordres : le premier porte le nom d’Entomostracés et le second est désigné sous celui de Malacostracés ; dans cet arrangement , les Oniscus étaient réunis aux Arachnides. Quelques années plus tard ( en 1817 , Règn. Anim. de Cuv. ), le même savant a publié une nouvelle méthode dans laquelle , prenant pour bases de ses divisions la situation et la forme des branchies , la manière dont la tête s’articule avec le tronc et les organes masticateurs , il divise la classe de3 Crustacés en cinq ordres : iQ les Décapodes, Decapoda (dix pieds); 20 les Stom apodes , Stomapoda ( bouchepieds) ; 3° les Amphipodes , Amphipoda (pieds dirigés en tout sens); 4° les Isopodes , Isopoda (pieds égaux) ; 5° les Branchiofodes , Branchiopoda (pieds-branchies). Nous ne devons entrer ici dans aucun détail sur ces ordres qui seront traités respectivement à leur place alphabétique.

Leach a fait connaître ( Trans. of the Linn. Societ. T. xi ) une classification complète de l’ordre des Crustacés , dans laquelle il établit un grand nombre de genres nouveaux et plusieurs divisions. Nous nous bornerons à présenter les caractères des principales divisions.

Classe : Crustacés. — Sous-classe première : Malacostracés, Malocostraca. Bouche composée de mandibules , de plusieurs mâchoires, et recouverte par des pieds-mâchoires , tenant lieu de lèvre inférieure ou la représentant; mandibules souvent palpigèrcs; dix à quatorze pâtes uniquement propres à la locomotion ou a la préhension, ayant souvent les organes respiratoires annexés à leur base; corps tantôt recouvert par un test cal-

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caire plus ou moins solide sous lequel! 1 la tête est confondue , tantôt divisé en» anneaux avec la tête distincte ; Y>oine de métamorphose.

Légion ire. Podophtalmes , Podo-'\ phlalma (Pédiocles, Lamk.). Des yeusji composes, placés au bout d’un pédoo->; cule mobile ; point d’yeux simples jli mandibules pourvues d’un palpe ; i pieds-mâchoires ayant tous un palpe*»] adhérent à leur base. Celte division»] comprend les Décapodes et les Stoma-fi podes de Latreille.

Légion 2e. Edriophthalmes , Edtio { plithalma (Sessilocles, Lamk. ). Desil yeux sessiles ordinairement composés li mais quelquefois situés sur les côtés de la tête; les mandibules souvenir munies d’un palpe ; tête presque tou-fl jours distincte du corps. La légion) des Edriophthalmes embrasse les Am !»

phipodes , les Isopodes et les Bran-»

chiopodesde l’entomologiste français^ P . tous ces mots.

Crustacés fossiles.

Depuis que la connaissance descorpït organisés fossiles a été reconnue indisï pensable pour l’étude de la géologie ; on s’est.occupé avec soin de les recueil • lir et de les décrire. Les Animaux ver tébréset les Coquille^ont principal©!!

ment fixé l’attention des zoologiste^ et des géologues. Les uns étaient trop remarquables et les autres trop nomî breux pour ne pas être d’abord ob»> servés ; à cet égard il suffit de rappei 1er les travaux de Cuvier et LamarcM mais il restait une lacune à rempli»

Quelques Animaux articulés avaien; accidentellement été observés. Ge4j ner , Aldrovande , Scheuchzer , BaifJ jer, Séba , Sachs, Linné, MercatuaJ Rumph, Knorr, Walch, Schlotheini ' Wahlenberg , etc., en avaient signala ou fait connaître un plus ou moirt»

grand nombre ; le besom de la scienc.i exigeait qu’on réunît tous ces faits ^ qu’on eu ajoutât de nouveaux. Ce tr* i vail important a été entrepris dans K-l ouvrage ayant pour litre : Histoi* fl naturelle des Crustacés fossiles soiju les rapports zoologiques et géologi fl ques , savoir : les Trilobites , pd fl Alexandre Brongniart, et les Crustajfl

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ccs proprement dits , par Anselme- Gaétan Oèsmarest (un vol. in-4° avec fig. Paris, 1 8.22. Levrault). Nous renvoyons à l’article Trilobites l’étude des Animaux fossiles qu’on désigne sous ce nom , et nous jetterons ici un coup-d’œil général sur les Crustacés ; proprement dits, en empruntant à : l’excellent ouvrage de Desmarest tout ce que nous allons en dire, ce Le nom- : bre des vrais Crustacés fossiles que : nous avons pu examiner, dit cet observateur exact , est de trente-quatre. Ils ont été trouvés dans divers terrains , et leur mode de pétrification n’est pas toujours le même ; les uns ont gardé leur propre test, et les autres n’offrent que des empreintes ex- 1 térieures ou des moules intérieurs; quelques-uns sont pétrifiés en matière calcaire, et d’autres sont changés en fer sulfuré. Les plus anciennement enfouis sont ceux des bancs de la i pierre calcaire argileuse de Pappenlieim , qu’on est fonde à considérer comme dépendante de la formation du calcaire du Jura ; c’est là que l’on trouve la seule espèce assez différente de celles qui vivent maintenant , pour ■ être considérée comme appartenant à un genre distinct; c’est là at\ssi que ; l’on rencontre le Limule 9 tu cousti- : t tue un genre étranger aux rivages euv ropéens. Les Argiles bleues inférieures à la Craie , auxquelles les Anglais donnent le nom de Blue-Lias , et qui : composent une partie du pied des fa-

laises de Normandie , entre le llâvre :» et Dives ; les écueils connus sous le •a nom de Vaches-Noires , et une partie des rochers du Calvados, renferment, jS avec des ossemens de Crocodiles , des débris de Crustacés, et notamment ! ceux d’une espèce à longues pâtes et ! ■ à grande queue, qui paraît être une ti Langouste, ainsi que ceux de deux autres en trop mauvais état pour être r [ décrites, mais dont une se rapporte, H n’en pas douter , au genre Scyllare.

; j — La formation de Saint-Pierre de Maastricht contient, avec des Coquille bien reconnues pour appartenir .1 au dépôt crayeux, des pinces de r us- : tacés isolées , qui ont été figurées par

Faujas comme étant celles d’un Pagure , et Mantell vient de trouver, dans la Craie d’Angleterre , les débris de plusieurs Crustacés Macroures et Brachyures. — L’Argile plastique, dont est composée l’île de Shepey à l’embouchure de la Tamise , contient assez fréquemment les carapaces d’un Crabe déterminable et des iragmens de Crustacés Macroures. — La formation du calcaire de sédiment supérieur, ou terrain tertiaire (désigné, pour les environs de Paris, sous le nom de Calcaire grossie)») , nous a fourni quelques Crustacés, et dans ce nombre nous plaçons ceux de Dax et de Vérone , et celui que nous avons trouvé nous-mêmes dans les bancs de Marne calcaire de Montmartre , qui forment la ligne de démarcation entre les dernières couches du calcaire marin et la formation gypseuse d’eau douce. Les terrains calcaréo-trappéens du Vicentin, que Brongniart regarde comme de formation contémporaine à celle du calcaire de sédiment supérieur, nous ont offert des Crustacés fort voisins de deux espèces qui vivent sur nos côtes , le Crabe commun ( Cancer Mœnas ) et la Langouste ( Palinurus (luadricornis). — Enfin , si aux Crustacés proprement dits on joint les Aseilotes et les Entomostracés , on aura retrouvé deux représentai fossiles de ces familles dans les terrains les plus récemment déposés. Les couches marines de Marnes verdâtres, supérieures au Gypse à Montmartre, nous ont offert, dans un de leurs feuillets, au-dessus d’un banc de Coquilles bivalves qu’on a rapportées au genre Cythérée, et au indieu de nombreux Spirorbes , un Crustacé peu déterminable , il est vrai , à cause de sa petitesse , mais qu’on ne peut cependant éloigner des ophéromes ou des Idotées. Enfin , le terrain d’eau douce de la vallée de l’Ailier, en Bourgogne , a présenté des bancs épais , tout pétris de petites Coquilles bivalves, que nous avons cru devoir rapporter, à cause de leurs formes générales et de leur minceur, au genre Cypris. — Un assez grand nom-

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bre de Fossiles particulièrement rapproches des Ocypodes ou des Crustacés voisins de ceux-ci , nous sont rapportés des Philippines et des autres îles de l’archipel Indien. Us sont incrustés dans un calcaire grisâtre d’aspect marneux , assez dur , et qui n’est pas susceptible de se délayer ou de Faire pâte avec l’eau. — Le test de ces Crabes est ordinairement conservé ; mais sa nature a été modifiée ; il est bien plus solide que celui des espèces qui vivent maintenant , et renferme beaucoup moins de matière animale.

Quelques voyageurs assurent que ces débris se rencontrent sur les bords de la mer , et paraissent croire qu’ils appartiennent à des Crabes dont les espèces vivent actuellement, et s'empâtent ainsi dans l’Argile , comme le font quelques petits Poissons sur les côtes de l’Islande , de la Rochelle , de Scapezzano , dans la Marche dhlncône , etc. Cette assertion paraît avoir peu de probabilité , car il est très-remarquable que ces Crustacés ainsi encroûtes soient apportés des contrées lointaines où on les trouve en si grand nombre, et que les espèces vivantes, qu’on dit être les leurs , soient encore tout-à-fait inconnues. Néanmoins si cette analogie était démontrée , on ne pourrait pas pour cela les retirer de la série des Crustacés fossiles dont il s'agit ; car elles ont acquis toutes les conditions des corps pétrifiés, c’est-à-dire qu’elles sont maintenant soustraites aux causes qui opèrent la décomposition des êtres organisés après leur mort. Ce serait un ordre de Fossiles nouveaux , celui des Fossiles contemporains de notre création , et dont quelques naturalistes nient encore l’existence.

» Telle est la disposition géologique des Crustacés sur la surface du globe.

Leur série commence où celle des Trilobites finit , et elle s’étend jusqu’aux dépôts les plus récens. »

Desmaresl adopte , pour le classe- Iment des Crustacés fossiles, la méthode de Latreillc ( Règn. Aninr. de Cuv.) , et voilà le résultat dû nombre d’espèces qui lui étaient connues à l’é-

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poque de la publication de son ouvrage. Dans l’ordre des Décapodes, se trouve la famille des Brachyures , qui renferme vingt- quatre espèces distribuées dans douze genres de la manière suivante : Portune, deux espè- j ces ; Podophthalme , une ; Crabe , cinq ; Grapse , une ; Gonoplace , cinq ; Gélasime, une; Gérarcin , une; Alélécycle , une ; Leucosie, trois ; Irrachus, une; Dorippe , une; Rani- i ne , une.

La seconde famille du même ordre, »

celle des Macroures , comprend six î espèces partagées en cinq genres ; sa- * voir: Pagure, une; Langouste, deux; Palémon , une ; Eryon , une ; Scylla- Si re , une. Les deux ordres des Stoma- i podes et des Amphipodes n’ont enco- l re fourni aucune espèce fossile; dans t celui des Isopodes , on ne connaît que . deux espèces rapportées avec doute j au genre Sphérome. L’ordre des j Branchiopodes n’a encore olFert que S deux espèces , dont l’une appartient |i au genre Lirnule et Pautre au genre a Cypris. /A , pour les détails, chacun de ces mots.

Desmarest, depuis la publication t de son travail, a eu occasion d’obser- jt ver quelques espèces nouvelles ; il les fera successivement connaître dans l’ouvrage périodique connu sous le !

titre d’ Annales des Sciences naturel- j les. (aud.)

CRUSTACITES. crust. On a quelquefois donné ce nom aux Crus- | lacés fossiles. (b.) ;

CRUSTA-OLLÆ. rot. fhan. r ( Rumph. ) Nom donné à plusieurs Plantes de l’Inde fort différentes, entre autres à une Gratiole ainsi qu’à ! une Oldeulandie dont Forstcr a faitjl son genre Dcntclla. (b.) ■

CRUSTODERMES. rois. Bîainville a donné ce nom mérité par l’en- H veloppe dure qui les recouvre, aux,1 Poissons qui , dans le système de Lin- 1 né, composaient l’ordre des Bran-jchiostèges. V. ce mot. (b.)

CRUSTOLLE. rot. ni an. Desi auteurs français ont donné ce nom.

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lire de Crusta - Ollœ , au genre dédié à la mémoire de Ruellius. Ce changement de nom n’est pas heureux , puisqu’aucune des Plantes de Rumph, désignées sous le nom radical , ne fait partie du genre Ruellia; il n’est pas juste , puisqu’il relègue dans la lan- . gue latine le nom d’un botaniste qui rendit plus d’un service à la science.

. V. Rueelie. (b.)

CRUZEIRO. bot. ph an. On ne ■ sait à quel genre rapporter la Plante du Brésil désignée sous ce nom, et dont on dit que l’écorce est encore plus amère que celle du Quina. (b.)

CRUZETA. bot. phan. (Jacquin.)

' Syn. de Mussœnda spinosa à la Martinique. (B.)

CRUZITE. Cn/zita. bot. phan. Et . aon Crucita. Genre fondé par Lœfling ? et Linné , placé dans la Tétrandrie Digynie et rapporté par Jussieu à la - amille des Atriplicées. Ses caractères

• ont : calice on périanthe persistant,

: livisé profondément en quatre paries, et muni à sa base de trois bractées particulières; quatre étamines

dont les filets sont très-courts et portent de petites anthères ; ovaire supérieur ovale, obtus, comprimé et i urmonté d’un style très-court, divisé en deux branches portant chacune un stigmate. Le fruit est une :aryopse recouverte par le périanthe, caduque ainsi que celui-ci. — Une ioeule Plante constitue ce genre : elle • une tigedroite, ferme et hauted’un uètre et demi; ses feuilles sont , de Tiême que ses rameaux , opposées , ancéolécs et très-entières. Les fleurs, extrêmement petites comme celles les autres genres de la famille, sont portées sur des épis paniculés. Elle a

* pour patrie la république de Colomoie , et particulièrement les environs

; le Cumana. C’est donc par erreur 1 origine que Linné, en décrivant 1 Pettc Plante, lui donna le nom de Cruzila hispanica. Rœmer et Schultes^ n’ont pas détruit l’idée fausse qu entraîne un nom spécifique contradictoire avec les faits , en lui substituant celui d’/iispano- americana }

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voulant sans doute concilier ainsi la dénomination linnéenne avec celle de C. americana , proposée par Lamarck et la seule que l’on doive admettre , puisqu’il est constant que la Plantç dont il s’agit ne croît pas spontanément en Espagne, et que sa véritable patrie ne peut plus être regardée comme dépendante de cet empire.

CRYEROZES. zoou. Hermann , professeur à Strasbourg , proposait de substituer ce mot qui signifie froid, effrayant, livide, à celui de Reptiles. Ce changement sans utilité et même sans justesse , car il est des Reptiles fort élégans, n’a pas été adopté. (b.)

CRYMOPHYLE. ois. (Vieillot.)

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