V. JUSSIÉE. (A. B
* CUBR1CUNCHA. rois. ( Lnfliê-
CUC
nayc-Desbois.) Syn., dans l’Inde, de P leuronectes frgus. (b.)
GUCAMELÉ. bot. crypt. Même !
chose que Coulemelle. V. ce mot. (b.) j
CUC-CHAOC. bot. piian. Syn. cochinchinois d’ Arum Dracu/Uium. V. r Gouet. (b.) I
* CUCIIARILLAS. bot. phan. I C’est-à-dire Petites cuillers. Nom vul- jt aire , chez les habita ns de Loxa et » ’Ayavaca au Pérou, de Y Oreocallis \ grand fora , R. Br., ou Embothrium 1 grand forum de Lainck. , Humb. et Bonpland, Arbrisseau de la famille des Protéacées. (g.. N.)
CUCI. bot. pn.AN. (Pline.) Syn. de ! Dourn. Cucifera et Cuciophora dési-f gneut le même Arbre dans quelques auteurs anciens. /A CuciEÈRE. La racine de ces mots est arabe. (e.)
C UC I F È R E. Cucifera. bot.
phan. On trouve dans Théophraste la description détaillée d’un Palmier d’Egypte, qu’il nomme Cucifera.
Ce Palmier est connu des Arabes sous le nom de Dourn. Gaerlner l a placé dans le genre Hyp/iœne , sous le nom d 'Ilyphœne crinita. Mais!
cet Arbre n’avait encore été que fortji imparfaitement observé , lorsque De-' lile a donné une description très-' détaillée de ses fleurs et de ses fruits ! dans le grand ouvrage d’Egypte (Bo-< tanique, pl. 1 , 2 ). Il lui a conservé lel nom de Cucifera, le premier qu’il a porté et sous lequel on en trouve la.
description dans Théophraste.
Le L)oum, Cucifera t/iebaïca[ Delile, loc. cit.), ci oîtdaps les plaines sablon-t neuses auprès des antiques mon umeusi :
de rhilæ , de Thèbes et de Dcndcrah. i Son tronc, qui s’élève à une hauteur' de vingt-cinq à trente pieds , offre à I sa base , qui est simple, une circon- l fércnce de trois pieds environ. Sa| surface est marquée d’anneflux super- ( posés , mais faiblement marqués. Peu au-dessus du sol, il se partage eu deux} branches à peu près égales , qui cha- i cunc se bifurquent en deux autres 1 rameaux souvent divisés de nouveau. I Les rameaux sont couronnés de fais-*
CUC
| ceaux de feuilles palmées , longues de six à sept pieds , portées sur des pétioles de trois à quatre pieds de longueur , demi - cylindriques , creusés en gouttière , engainant à leur base et garnis d’épines sur leurs bords ; la lame de la feuille est plisséc en éventail , et les folioles qui la composent sont soudées dans la moitié inférieure de leur hauteur. Les fleurs sont dioïques , disposées en grappes rameuses renfermées dans des spathes qui i naisseut à l’aisselle des feuilles. Les : fleurs mâles ont un calice à six divi-
I- sions , dont trois extérieures étroites sont redressées contre un pédicelle qui j porte les trois intérieures plus larges et étalées. Les étamines sont au nombre de six. Le calice des fleurs femelles est plus grand que celui des fleurs iimâles , et ses six divisions sont presque égales. L’ovaire est libre , placé au centre du calice , à trois lobes et à J trois loges dont une seule est généra- ! lement fertile, tandis que les deux autres avortent. Le fruit est une drubpe sèche , tantôt simple, quelquefois i I bilobée ou même à trois lobes trèsr.marqués. Son écorce est fine, d’un I brun clair, recouvrant un tissu fi- Ibreux, abreuvé d’un suc pulpeux, i douceâtre et un peu aromatique : intérieurement ce tissu fibreux recou- *' 7re un noyau osseux qui contient une amande de forme conique, ou irrégulièrement ovoïde. Il se compose icl’un endosperme corné , creux à son centre, renfermant un petit embryon placé dans une cavité creusée vers le ■ sommet. Ces fruits ne sont d’aucun usage. Le bois du Doum est plus dur que celui du Dattier. On s’en sert pour former des planches et des solives. Le Palmier-Doum a de l’affinité avec le genre C/iamœrops , dit Delile, dont les feuilles ont presque la même ' forme; mais l’embryon placé au côté delà graine dans le Chamcerops , et au sommet dans le Doum, établit entre ces deux genres une distinction importante et facile à saisir, (a.k.)
CUC-TANGO. eot. tiian. Syn.
cochinchinois du Buphlhalmum ocraceum de Lourciro. (n.)
CUC 167
CUCUBALE. Cucubalus . bot.
phan. Vulgairement Carnillet. Ce genre, de la famille des Caryophyllées et de la Décandrie Trigynie, L., était autrefois composé d’un grand nombre d’espèces qui , n’étant unies entre elles que par des caractères absolument semblables à ceux du genre Silène, ont été rapportées à ce dernier. Comparons, en effet, les Cucubales de Linné avec ses Silènes , et nous n’y trouverons ni diversité d’organisation dans les organes floi'aux ( car est-ce un caractère bien important que la gorge de la corolle nue ou munie d’écailles peu apparentes ?) , ni changement bien notable dans le faciès. Gaertner ( de Fruct., 1, p. 376, t. 77 ) a le premier restreint le genre Cucubale au seul Cucubalus bacciferus, L., et son opinion a été adoptée par Smith et De Candolle. Voici les caractères assignés à ce genre : calice campanulé , nu et à cinq dents; cinq pétales onguiculés , à limbe bifide; fruit uniloculaire , charnu, et par conséquent indéhiscent. Cette consistance du fruit , si extraordinaire dans les Caryophyllées , est la seule différence qui sépare ce genre des Silènes.
Elle n’a pas paru suffisante à Roth {FL. Germ., 1, p. 192) pour en autoriser la distinction. D’un autre côté , Gmelin {Act. Petrop ., 1769, vol. i4, p. 225, t. 17 ) avait déjà pressenti la distinction de cette Plante comme geni’e particulier , et lui avait donné le nom de Lychnanthos , qui n’a pas été conservé à cause de son impropriété, et parce que celui de Cucubalus restait sans emploi. Il est remarquable qu’aucune nouvelle espèce 11’ait été ajoutée à celle qui fait le type du genre quand tous les jours nous voyons les genres voisins se grossir prodigieusement. Dans l’énumération la plus complète et la plus récente que nous possédions (D. C .,Prod/om.
System, unie. , 1 , p. 367 ) on ne compte toujours que le Cucubale porte-baie , Cucubalus bacciferus , Plante herbacée que l’on trouve çà et là dans les haies de l’Europe, dont les feuilles sont ovales, les calices cam-
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panulés, Jes pétales écartés, elles Va m eaux divanqués. Millier l’a figurée [Icônes, t. lia). (g. .N.)
* CUCÜFA ou CUCUPIIA. ois.
Syn. arabe d 'Upupa Epops. K. II ur- ?£• (b.)
CUCUJE. Cucujus. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Tétramères , établi par Fabricius., et rangé par Latreille (Règn. Anim. de Cuv.) dans la famille des Platysomes.
Ses caractères sont : corps oblong , de la même largeur partout , allongé et dépr nné; tête triangulaire ou en cœur; yeux arrondis ; antennes de la même grosseur , plus courtes que le corps, composées de onze articles presque en forme de toupie ; labre extérieur avancé entre les mandibules , arrondi; mandibules fortes, saillantes, dentelées; mâchoires et languette bifides; palpes courts , presque filiformes ; corselet presque carré ou en forme de cône tronqué et ordinairement sillonné ; pieds courts avec les cuisses presque en massue ; articles des tarses entiers. Les Cucujes s’éloignent des Parandres par l’avancement du labre entre les mandibules , la languette bifide, le corps aplati et par des tarses beaucoup plus courts; ils se distinguent des Uleïotes et des Broutes parla petitesse des antennes qui ont la forme de chapelet. Ces Insectes , dont on ne connaît qu’un petit nombre d’espèces , vivent dans les Végétaux desséchés ou sous les écorces des Arbres morts. Parmi les espèces européennes. nous remarquerons :
Le Cucuje déprimé , Cuc. depressus , Fabr. , figuré par Olivier ( ins. , Coléopt. T. iv, n° 74 bis, pl. i,fig. 2). On le trouve en Allemagne et en Suède ou il est très-rare.
Le Cucuje bimacudé , Cuc. birnaculalus, Oliv. (/oc. cit. , pl. i , fig. 4 ), ou le Cucujus monilis de Fabricius, se trouve en Allemagne et aux environs de Paris.
Dejean (Calai, des Coléopt., p. io3) mentionne onze espèces, dont une est originaire de Saint-Domingue et l’autre de Cayenne. (AUD.)
CDC
CUCUJIPËS. Cucujipes. ins. Famille de l’ordre des Coléoptères, section des Tétramères , fondée par Latreille ( Considér. génér. , p. 1 5a ) , et ayant , suivant lui, pour caractères distinctifs : corps oblong et très-aplati ; tête non globuleuse; palpes filiformes ou plus gros au bout; antennes de la même grosseur (toujours de onze articles). Cette famille comprenait les genres Parandre , Cucuje et Uleïote; elle correspond (Règn. Anim. ; de Cuv.) à celle des Platysomes. B.
ce mot. (aud.)
CUCUJUS. ins. Nom vulgaire sous lequel Nuremberg, Marcgraaff .
et Herrera ont désigné des Co- 1 léoptères phosphorescens de l’Amérique méridionale , et qui paraissent être des Taupins. Geoffroy (Hist. des 1ns.) s’est servi du mot Cucujus pour i l’appliquer au genre Buprestis de Lin- . né; mais cette dénomination n’a pas prévalu, et le nom de Cucujus , en 1 français Cucuje, a été employé par Fabricius pour désigner un genre très-différent. V. Cucuje. (aud.;
* CUCULINES. ins. V. Afiaires. *
CUCULLAIRE. Cucullaria. bot. j PH an. Schreber , qui s’est très-légè- ! rement arrogé le droit de changer les noms des genres fondés par Aublet , appelle ainsi le Vocliysia de cet au- 1 teur. V. Vochy. Ce nom a aussi été donné spécifiquement par divers botanistes au Valautia cruciata ainsi j qu’à uneFumeterre dont Rafinesquc a fait son genre Cucullaria , autrefois i établi par B. Jussieu ( Act. Bâtis.,
CUCULLAN. Cucullanus. intest.
Genre de l’ordre des Nématoïdes établi par Müller , dont les caractères j' sont : corps cylindrique, élastique , atténué en arrière; bouche orbiculaire ; capuchon strié; organe génital mâle double. Il renferme un petit nom- j bre deVers qui se rencontrent dans le canal intestinal de quelques Poissons.
Les Cucullans sont tres-pelits; ils j se reconnaissent facilement à une es- i pèce d’ampoule striée qui commeuce j
CUC
l'intestin , et que Müller a comparée à un capuchon , parce qu’ils sont très-atténués en arrière. Il n’est pas aussi facile de bien distinguer les espèces entre elles; plusieurs nous paraissent avoir des rapports tels, qu’on sera probablement forcé de les réunir. La peau desCucullans est striée transversalement comme celle des Ascarides.
Sa ténuité ne permet pas d’en distinguer l’organisation. La tête est arrondie , souvent distincte du corps par une dépression large, peu profonde; la bouche est grande , circulaire , quelquefois garnie de papilles ; le corps , d’abord égal ou plus gros que la tête , s’atténue vers son extrémité postérieure que l’on nomme la queue; elle est droite dans la femelle , presque toujours infléchie dans le mâle, etassez souvent garnie sur les côtés de prolongemens membraneux que l’on nomme ailes. L’intérieur de la tête est muni d’une sorte d’ampoule ou de capuchon qui se continue avec la bouche en avant, et qui, en arrière, donne naissance à l’intestin. Ce capuchon est globuleux ou ovalaire et coloré; les stries longitudinales qui le parcourent sont de la même couleur , mais plus foncées , et tranchent agréablemeut sur le fond de cet organe singulier. Il est augmenté en arrière par un prolongement transversal uni se partageant sur les côtés en deux appendices assez longs, dirigés en arrière. Ou les a regardés comme des crochets. Rudolphi pense avec plus de vraisemblance que ce pourraient être des vaisseaux. Le ca • puchon est susceptible de se contracter ; Rudolphi l’a vu resserré au point de ressembler à une tache au centre de la tête. C’est sans doute au moyen de ce capuchon que les Cucullans se fixent avec tant de force aux villosités des intestins; ils s’en servent comme d’une ventouse. En naissant de ce capuchon , l’intestin est très-étroit et libre dans un espace égal à peu près à deux fois la longueur de la tête , et dans lequel il exécute des mouvemens très-marqués ; il est bientôt environné par les organes génitaux ; il
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grossit un peu , fait quelques flexuosités, et se termine à l’anus voisin du bout de la queue. L’intestin est presque toujours de couleur de sang.
Dans le male les vaisseaux spermatiques entourent l’intestin; les verges au nombre de deux sortent près du bout delà queue (du côté de sa concavité) d’un petit tubercule en forme de gaine. On ne peut quelquefois distinguer qu’une verge ; dans quelques espèces, elles sont aplaties ; les ovaires des femelles très-longs et trèsgrands entourent l’intestin. La petitesse des Cucullans ne permet pas d’avoir des notious précises sur la structure de leurs organes génitaux internes. L’analogie porte à croire u’ils sont disposés comme la plupart e ceux des autres Nématoïdes , c’està-dire que les ovaires sont doubles et le conduit séminifère unique. Dans les espèces vivipares, les ovaires (pendant la vie de l’Animal) éprouvent un mouvement d’oscillation très-remarquable, et l’on peut voir même les petits s’agiter dans leurs enveloppes.
La vulve est placée en arrière du milieu du corps. Elle ressemble à un tubercule bilobé, très -saillant dans les femelles fécondées , peu apparent dans celles qui n’ont ni petits ni œufs dans leurs ovaires. Quelques espèces sont ovipares et d’autres vivipares. Les petits Cucullans sont transparens ; leur capuchon n’est point visible ; ils ont la queue très-aiguë , et tiennent fortement par cette partie aux membranes de l’œuf.
Les œufs sont grands et marqués d’une tache obscure.
Le genre Cucullan est, jusqu’à présent, composé de dix-sept especes. Les huit dernières sont douteuses ; envoici la nomenclature d’après Rudolphi :
le Cucullan élégant , hab. les intestins de l’Anguille , du Turbot, etc. — Cuc. tronqué, hab. l’intestin du Silure. — Cuc. ailé, l’intestin du Turbot. — Cuc. globuleux, l’intestin de la Truite saumonée. — Cuc. Tête- Noire, l’intest. du petit Maquereau et de la bonite. — Cuc. favéolé , l’intcst.
des Gades, du Mole, du Congre. —
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Cuc. accourci, l’intest. du Perça cir- /'osa. — Cuc. Nain , l'intestin du Moineau de mer, du Picaud. — Cuc. Hétéroclirome , l’intest. du Picaud. — Cuc. de la Tortue orbiculaire. — Cuc.
de la Vipère commune. — Cuc. de l'Esturgeon. — Cuc. de la Plie. — Cuc. de la Sole. — Cuc de la Perche de Norwège. — Cuc. de la Mendole.
— Cuc. de la Tanche. (lam..x.)
* CD CIJLL A NGIS. bot. i*han.
Dans la nouvelle nomenclature de Du Petit-Thouars (Hist. des Orchidées des îles australes d’Afrique ), c’est le nom proposépour l’ Angrœcum cucullatum , Orchidée de la section des Epidendres et caractérise'e par sa fleur ouverte, ayant un labelle en capuchon. Celte Plaute , que Du Petit- Thouars place dans son groupe des Angorchis , croît sur les troncs d’ArbreSaux îles de France et de Mascareigne. Ses feuilles sont rapprochées , rubanées et bilobées , et ses fleurs ont une couleur blanchâtre. Elle est figurée dans l’ouvrage de Du Petit- Thouars ci-dessus mentionné , t. 48.
CU CU LL ART A. bot. cbypt.
{Champignons. )Nom donné par Fries à une section du genre Leontia. y.
ce mot. (ad. b.)
*CÜCULLATA. bot. piian. (Daléchamp. ) Syn. de PïnguicuLa vulgaris.
/A PlNGUlCUBE, (b.)
CUCULLE. ins. Dénomination française que Geoffroy (Hist. des Ins.
T. i, p. 556) appliquait à un genre de Coléoptères qu’il avait créé sous le nom de Notoxus. Les entomologistes l’ont traduit par celui de Notoxe. V. ce mot. (AUD.)
CUCULLÉE. Cucullœa. mode. Les Cucullécs , les Pétoncles et les Nucules ont été séparées du genre Arche de Linné, dans lequel on les avait - long-temps rangées. Cette utile réforme que nous devons à Lamarck ( Anim. sans vert. , première édit. , pag. 1 1 6) ne permettra plus de confusion dans des objets qui , quoique présentant des rapports, ont pourtant entre eux des différences assez
CÜC
grandes; il faut dire cependant que les Cucullécs sont parmi ces genres celles qui présentent le moins de caractères tranchés. Eu effet . elles ne diffèrent des Arches que par des dents latérales transverses en plus ou moins grand nombre sur les angles antérieurs et postérieurs de la charnière.
Du reste , la disposition des crochets et du ligament, ainsi que la forme générale , tendraient à les confondre dans ce dernier genre. Plusieurs concliyliologues , et nous sommes de ce nombre , admettent le genre Cucullée avec cette restriction qu’il est nécessaire de connaître l’Animal , ou du moins d’avoir sur lui quelques notions qui puissenLfaire connaître quelques différences organiques entre lui et celui des Arches que Poli a si bien décrit et figuré. Voici au reste les caractères qu’on peut lui donner, n'en connaissant que les coquilles :
coquille équivalve , inéquilatérale , trapéziforme , ventrue , à crochets écartés, séparés par la facette du ligament : impression musculaire antérieure formant une saillie à bord anguleux ou auriculé; charnière linéaire, droite, munie de petites dénis transverscs ,et ayant à ses extrémités deux à cinq côtes qui lui sont parallèles ; ligament tout-à-fait extérieur.
Les Coquilles qui appartiennent à ce genre sont généralement très-renflées , grosses et épaisses , surtout dans les espèces fossiles; le côté antérieur est séparé du reste par une sorte d'angle obtus qui coupe la Coquille, ce qui rend le corselet fort large ; les impressions m usculaires qui, dans la plupart des autres Conchifères, sont enfoncées , ici présentent des élévations , des saillies plus ou moins considérables , surtout pour l’impression antérieure qui prend quelquefois la forme d’une languette aunculiforme. Ce genre se compose d’un très - petit nombre d’espèces; une seule vivante ou à l’état frais , quelques autres fossiles , généralement dans des terrains anciens. Ménard de la Groye nous a dit en avoir trouvé des moules et des impressions dans un calcaire
CUC
oolitique des environs du Mans.
Basterot en a trouvé également, mais aussi peu reconnaissables que les premières, à Sauces, près Retliel, dans [ fe sable vert. Celles des environs de Paris paraissent même devoir apparteniraux plus anciens dépôts qui se sont formés sur la Craie, comme quelques observations qui nous sont propres tendraient à nous le faire penser.
CUCULLEE AURICULIPERE , Cucullœa auricuLifera , Lamk. ( An im . sans vert. T. vi, part. ire, p. 54, n° 1 ).
• Ce fut d’abord dans la première édition des Animaux sans vertèbres que Lamarck , pour cette espèce et la suivante , proposa le genre Cucullée auquel elles servirent de type. Linné ( pag. 3 3 1 x ) la nomma Area cucullata , ainsi que Cbemnitz ( Conch. 7, tab. 53, fig. .626 et 527). Bruguière ( Dict. encycl. n° 1 1 ) lui donna le nom à! Area cuncamera. Elle est très-bien figurée dans PEncycl. ( pl. 5o4 , llg- 1. A, b, c). Elle se distingue facilement comme espèce par les attaches musculaires , par les stries fines qui se croisent sur sa surface , par sa cou- : leur fauve cannelle en dehors, et violâtre en dedans , surtout vers le côté antérieur, ainsi que par sa charnière qui ne présente qu’une ou deux côtes transverses. Cette Coquille, nommée vulgairement le Coqueluchon, vient de la mer des Indes ou elle est fort rare. Elle acquiert quelquefois jusqu’à trois pouces huit lignes de largeur.
Cucullée Crassatine , Cueullæa Crassatina , Lamk. {lue. cit. et Ann.
du Mus. T. vi, pag. 538 ), figurée ■ dans Knorr ( pag. 11, t. a5, fig. 1 2 )« < Celle-ci présente quelquefois plus de 1 longueur que la précédente et atteint i jusrm’à quatre pouces de large; elle sç distingue en outre par les impressions musculaires qui , quoique saillantes à l’intérieur , ne présentent point un appendice auriiorme ; les côtés de la charnière plus larges sont munis de quatre à cinq côtes transverses. Ce qui est surtout remarquable dans cette espèce, c’est que, par la disposition des stries, on pourrait en
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faire deux; car l’une des valves a les stries transverses très - fortes , tandis que sur l’autre ce sont les longitudinales qui sont le mieux marquées. Il faut avoir eu souvent occasion de les voir encore réunies par le sable qu’elles renferment , pour s’en faire une plus juste idée. On la trouve fossile aux environs de Beauvais , à Bracheux et à Abbecourt, ou elle est très-commune, mais aussi très-friable. (D..II.)
* CÜCULLIFORME. bot. phan.
C’est-à-dire roulé en cornet. Tels sont les pétales de diverses Plantes, ceux de 1 ’ Aquilegia vulgaris , par exemple.
CUCULUS. ois. V. Coucou.
* CUCUMIS. moll. Klein ( Ostracod. p. 78) sépara sous cette dénomination générique, des Volutes de Linné , des Coquilles qui appartiennent presque toutes au genre Marginelle de Lamarck. V. ce mot. (D..n.)
CUCUMIS. bot. phan. V. Concombre.
* CUCUP-GUACU. pois. Syn. bré-
silien de Bodianus guttatus , espèce du genre Bodian. (b.)
CUCURBITA. bot. Man. V.
Courge.
CUCUPiBIT AGEES. Cucurbitaceœ.
bot. phan. Famille naturelle de Plantes dont les Courges, les Melons et les Concombres nous offrent des modèles, et que l’illustre Jussieu avait placée dans sa quinzièmeclasse , c’est-a-dire parmi les Plantes Diclines. En effet, toutes les Cucurbitacées ont des fleurs unisexuées généralement monoïques. La classe des Diclincs ayant été justement supprimée, la famille des Cucurbitacécs vient prendre rang parmi les familles polypétales à ovaire infère. Nous allons exposer les caractères propres à distinguer ce groupe intéressant.
$ Les Cucurbitacécs sont toutes des Plantes herbacées, en général annuelles, très-rarement vivaces. Leur racine est grêle dans les espèces annuelles , fréquemment épaisse , char-
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nue et lob (informe dans celles qui sont vivaces. Les tiges sont ou étalées sur le sol , ou volubiles au moyen des vrilles nombreuses qu’elles présentent. Ces tiges sont tantôt cylindriques , tantôt anguleuses , fréquemment creuses intérieurement. Leur surface externe , ainsi que celle de toutes les autres parties herbacées de ces Végétaux , est souvent hérissée de poils très-rudes. Les feuilles sont alternes , pétiolées , plus ou moins profondément lobées. Les vrilles naissent un peu sur la partie latérale des pétioles. Elles sont simples ou* rameuses. Les fleurs sont presque constamment unisexuées et monoïques ; très-rarement elles sont hermaphrodites. Elles offrent un calice et une corolle ; le premier est tubuleux à sa base et adhérent avec l’ovaire infère , dans les fleurs femelles ou hermaphrodites; cette partie inférieure et tubuleuse manque dans les fleurs mâles. En général les deux enveloppes florales sont tellement soudées et confondues entre elles par leur partie inférieure, qu’un grand nombre d’auteurs les considèrent comme un périanthe simple. Nous examinerons cette opinion après avoir fini de tracer le caractère général des Cucurbitacées. Le limbe du calice est à cinq divisions plus ou moins profondes et qui , fréquemment , paraissent naître de la face externe de la corolle. Celleci est formée de cinq pétales , rarement distincts les uns des autres, le plus souvent soudés entre eux , de manière à constituer une corolle monopétale, à cinq lobes plus ou moins profonds. Dans les fleurs mâles, l’ovaire et le tube du calice qui adhèrent avec lui manquent totalement. Les étamines sont au nombre de cinq; leurs filets sont réunis et soudés, tantôt en une colonne simple et centrale , ou en trois faisceaux inégaux, dont deux sont formés chacun de deux filets réunis , le troisième étant* simple, c’est-à-dire qu’elles sont monadelphes ou polyadelphes. Les anthères ont une organisation extrêmement singulière et la même
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dans tous les genres de la famille, à l’exception du Gronovia. Elles sont linéaires, à une seule loge s’ouvrant par toute la longueur d’un sillon longitudinal. Chaque anthère, placée au sommet d'un des filamens qui s’élargit vers sa partie supérieure , est recourbée trois fois sur elle-même, de manière à représenter irrégulièrement une c/s placée horizontalement et dont les branches seraient très-rapprochées les unes desautres; et comme dans le plus grand nombre des genres , les étamines sont disposées en trois faisceaux ainsi que nous l’avons expliqué précédemment, les anthères sont également réunies, savoir : quatre deux à deux, la cinquième restant simple. Le centre de la fleur est occupé par un disque ou bourrelet concave et glanduleux qui semble être le vestige de l’organe sexuel femelle avorté. Dans les fleurs femelles, on trouve sur le sommet de l’ovaire un rebord circulaire , saillant et glanduleux qui* forme un véritable disque épigyne. Le style est ordinairement simple, épais et charnu, quelquefois un peu trilobé à son sommet qui se termine par trois stigmates épais , glanduleux , souvent bilobés.
La structure de l’ovaire est encore aujourd’hui un sujet de contestation parmi les botanistes. Nous reviendrons sur ce point lorsque nous aurons fini l’énumération des caractères généraux de cette famille. Il est toujours à une seule loge ; dans deux genres seulement il ne contient qu’un seul ovule attaché immédiatement au sommet ( Sicjos et Gronoyia). Dans tous les autres genres de la famille, il renferme un nombre plus ou moins considérable d’ovules attachés hori- i zontalement à trois trophospermes U pariétaux très-épais , triangulaires , ; contigus les uns aux autres par leurs côtés ct remplissant totalement la ca- ; vité de l’ovaire. Le fruit varie beau- ' coup dans sa grosseur, sa forme, et:
même ses caractères intérieurs. En K général , il est charnu intérieure- jt ment , et reste en cet état jusqu’à oar-| faite maturité ; d’autres fois il se dcs-J
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sèche après avoir été manifestement charnu. La partie externe du péricarpe est assez souvent épaisse , dura et presque ligneuse. Coupé en tra- 1 vers , le fruit des Cucurbitacées présente , dans le plus grand nombre de cas, une cavité irrégulière aux parois de laquelle sont attachées les graines, au milieu d’un tissu cellulaire et filamenteux très-épais. Dans la Bryone , ou le fruit est très-petit eu comparaison des graines, dont le nombre varie de trois à six , on n’aperçoit pas cette cavité; tout l'intérieur du péricarpe paraît en quelque sorte rempli par les graines. Dans l’espèce de Coui ge connue sous le nom de Pastèque ou Melon d’eau ( Cucurbita Citrullus , L.), l’intérieur du fruit , au lieu d'offrir une cavité interne , est plein et charnu, et les graines sont placées chacune dans autant de petites cavités , dans le voisinage des parois du péricarpe. Ce fruit reste constamment indéhiscent. Cependant dans le genre Ecballium de Richard , les graines à l’époqûe de leur maturité ne restent pas dans le péricarpe.
Au moment où , par une cause quelconque , on détache le fruit du pédoncule qui le supportait, celles-ci sont lancées avec force et rapidité, par l’ouverture qui se forme à sa base.
Les graines , ainsique nous venons de le voir, sont placées au milieu d’un tissu cellulaire filamenteux , quelquefois abreuvé d’une très-grande quantité de sucs aqueux. Elles sont en général ovoïdes et très-comprimées, entières ou échancrées à leur sommet, planes sur leurs bords ou relevées d’un petit bourrelet saillant. Chaque graine est entièrement recouverte par ce tissu , et y adhère par tous les points de sa surface externe. Son tégument propre est assez épais, coriace, fréquemment composé de deux feuillets superposés. L’embryon , dépourvu d’endosperme , a la moine direction que la graine , c’est-à-dire que sa radicule qui est courte et conique , est tournée vers le hile. Ses deux cotylédons sont assez épais et charnus. La gemmule
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est extrêmement petite et à peine développée.
Tels sont les caractères généraux que présentent les genres qui constituent la famille des Cucurbitacées.
Quelques points de leur organisation nous paraissent dignes d’être brièvement discutés, étant encore l’objet d’opinions diverses entre les botanistes.
i°. Du périanthe. Nous avons dit que les Cucurbitacées étaient pourvues d’un périanthe double , c’est-àdire d’un calice et d’une corolle. Cependant un grand nombre d’auteuis les considèrent comme monopérianthées. Cette opinion nous paraît peu exacte. Ces Plantes ont réellement un calice et une corolle , mais ces deux organes sont confluens et soudés par leur base. Cependant cette soudure n’est jamais telle qu’on ne puisse facilement les distinguer l’un de l’autre, et les lobes qui constituent le limbe du calice sont distincts de l’enveloppe florale intérieure qui forme la corolle. Il est d’ailleurs un genre de cette famille qui en présente l’organisation réduite à son état de simplicité, et qui établit en quelque sorte le passage entre les Cucurbitacées et les autres familles naturelles qui l’avoisinent; nous voulons parler du Gronovia. Dans ce genre , le calice et la coiolle sont complètement distincts l’un de l’autre. Le premier, adhérent par son tube avec l’ovaire infère , offre un limbe campanule à cinq divisions grandes et aiguës. La corolle se compose de cinq pétales très-petits, allongés, spathulés , alternes avec les lobes du calice , et insérés , ainsi que les étamines , à la base des incisions calicinales. Les étamines sont libres et distinctes, et non soudées entre elles comme dans les autres genres de Cucurbitacées.
On trouve également au fond de la fleur, sur le sommet de l’ovaire, un disque concave , environnant la base du style , etc. Il résulte de-là, nonseulemen t que le périanthe est double, mais encore que la corolle est composée de cinq pétales, mais encore que
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dans le plus grand nombre des cas , la même cause qui tend à souder ensemble la corolle et le calice, réunit également les cinq pétales entre eux.
Cette structure de la corolle est également confirmée par l’anatomie et par l'étude des rapports qui existent entre les Cucurbitacées et les autres familles qui sont polypétales.
2°. De l' ovaire. L’ovaire est constamment uniloculaire dans les Cucurbitacées et offre trois trophospermes pariétaux , très-épais et triangulaires , qui sont contigus entre eux par leurs deux bords libres ; ces bords libres se recourbent à leur base , c’està-dire du côté externe ou pariétal , rentrent en quelque sorte daps l’intérieur des trophospermes , et c’-est à 'la convexité de la saillie qu’ils forment que sont attachés les ovules.
Entre les faces latérales par lesquelles ces trois corps triangulaires sont contigus, il s’épanche une substance aqueuse et légèrement charnue , qui , sur la coupe transversale d’un ovaire , se montre sous l’apparence de trois lignes divergentes , bifurquées à leur extrémité externe, et portant les graines en cet endroit. Cet ovaire est donc rééllement uniloculaire , à trois trophospermes longitudinaux attachés à sa paroi interne. Cependant les anciens botanistes ont décrit l’ovaire des Cucurbitacées comme à trois ou même à un plus grand nombre de loges , prenant pour des cloisons les trois lignes que nous venons de décrire et dont nous avons fait connaître le mode de formation. Auguste Saint-Hilaire considère autrement ces trois lignes. Pour lui, ce sont trois branches ou trois lames d’un trophosperlrré axillaire , pendant du sommet de la cavité unique de l’ovaire à la manière d’un lustre et portant les graines à chacune des deux Inanches de leur extrémité externe:
Mais cette ingénieuse opinion ne nous paraît pas plus fondée que celle qui attribue plusieurs loges aux Cucurbitacées. Hans l'une et dans l’autre on a méconnu la véritable nature des trois lignes qu’on aperçoit
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sur la coupe transversale de l’ovaire , et qu’on a prises tantôt pour des cloisons, tantôt pour des trophospermes, tandis que dans la réalité elles résultent du rapprochement des bords latéraux des trophospermes, le plus souvent soudés par l’intermède d’une substance charnue d’abord fluide.
Le nombre des genres composant cette famille est peu considérable.
On peut les diviser en deux sections suivant que le fruit contient une seule ou plusieurs graines.
Ire Section. — Fruits monospermes :
Sicyos , L. ; Gronovia , L. , Secfûu/n.
IIe Section. — Fruits polyspermes :
Solena, Loureiro; Bryonia , L. ; Elaterium , Jacq. ; Muricia, Loureiro ; Melothria , L. ; Anguria , Plum. ; Momorclica, L. ; Ecballium , llich. ; Luffa , Cavan. ; Cucumis , L. ; Cucurbita , L. , auquel il faut joindre le P ego de Richard ; Trichosan/hes , L.; Ceratosanthes , Burin. ; Myriantlius , Beauvois.
Plusieurs autres genres avaient d’abord été rapportés aux Cucurbitacées; mais iis en ont été successive- j ment retirés pour former des ordres naturels distincts. Ainsi les Passiflora, Tacsonia, etc. , constituent la nouvelle famille des P^ssiflorées, dans laquelle doit entrer le genre Carica ou Papayer. Les genres Fevillea et Zanonia forment un petit groupe qu’Auguste Saint-Hilaire a nommé Nandiiikobées et qui établit en quelque sorte la transition entre la famille des Passiflorées et celle des : Myrtacées.
L’illustre aulenrdu Généra Plantarum , Jussieu, avait placé, ainsi que nous l’avons dit précédemment, les ; Cucurbitacées dans sa quinzième et ; dernière classe , c’est-à-dire celle des j? Diclines. Mais les observations des 1 botanistes modernes ont prouvé que
cette classe, composée d’élemenshété- j' rogènes, devait être supprimée, et que [. les familles qui y avaient etc réunies (■
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devaient rentrer dans les autres classes de la méthode. Les Cucurbi lacées se rapprochent d’un grand nombre d’autres familles par quelques points de leur organisation ; mais elles n’ont avec aucune des rappotls tellement marqués que l’on puisse bien rigoureusement déterminer leur place dans la série naturelle. Ainsi elles ont par la forme de leur périanthe , parleur ovaire infère, quelque analogie avec les Campanulacées. Mais, ainsique l’a fort bien établi Auguste Saint-Hilaire, c’est parmi les familles de Plantes à corolles polypétales qu’il faut chercher les rapports de ce groupe. Or, parmi ces familles , les Ona- . graires sont sans contredit celles qui offrent le plus d’affinités avec les Gucurbitacées. Par le genre Gronovia et par plusieurs autres, la famille qui : nous occupe a quelque analogie avec les Ribesiées; dans l’une et dans 1 l’autre l’ovaire est infère , unilocul laire, et les trophospermes pariétaux.
> Quant aux Passiflorées , il est facile de sentir les points de contact qu’elles i présentent avec la famille des Cour- . ges dont elles diffèrent parleur ovaire libre et pédicelié , la forme de leurs enveloppes florales , leurs graines arillées et munies d’un endosperme.
*CÜCUR BIT AINS, intest. Vieux syn. de Tœnia. V . ce mot. (lam..x.)
* CUCÜRBITES. échin. Mercati a donné ce nom au Clypeasler ait us , Lamk. La figure qu’il a fait graver, p. 253 de son ouvrage , se rapproche du Clypeasler mar'gi/iatus du professeur du Jardin du Roi. (laje.x.)
CCCURT. pots. L’un des syn. vuli K gaircs du Pantouflier. V. Squale, (b.)
* CÜCURUCU. rept. opii. Selon Marcgraalfet Pison, c’est un grand Serpent très-venimeux du Brésil, dont la cuair est cependant bonne à manger.
On ne sait à quel genre rapporter lcCucurucu. (b.)
*CUDO ou GURTJTAPALA. bot.
NRhéedc.) Nom malabarc d'une espèce du genre Amsonic. V. ce mot. (b.)
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* CU DO R. ois. (Levaill. , Ois.
d’Afr. , pl. 107, f. 2.) Syn. de Turdus aurigaster , Vieill. , espèce du genre Merle. V. ce mot. (b.)
CUDRANG. Cudranus. bot. phan.
C’est ainsi qu’on nomme, au rapport de Rumph, daus les îles Moluques , deux petits Arbres épineux, dont les feuilles sont semblables à celles du Citronnier, et dont les fruits , de la grosseur d’une Fraise , offrent six loges contenant une ou plusieurs graines allongées etaiguës. Ces Végétaux, dont on ne connaît pas la fleur, paraissent avoir des rapports avec les Limonia. V. Limonie. (a.r.)
CUDU-PARITI. BOT. PH AN. (Rhéede. ) Syn. malabare de Gossypium arbo&um. V. Cotonnier. (b.)
CUEILLER. ois. (Eelon.)Syn. de Plalalea leucoradia , L. V. Spatule.
CUE LL AR I E. Cuellaria. bot.
pua n. Ce genre, fondé par Ruiz etPavon , doit être réuni, selon C. Künth, au Clethra. Le Clethrafagifolia , une des deux espèces qu’a.publiées ce savant botaniste [Nova Généra et Species Pl. œquin. T. ni, p. 289), est en effet si semblableau Cuellariaobovata delà Flore du Pérou , qu’il est difficile de 11e pas admettre la fusion des deux genres. V. Clèthre. (g..n.)
CUENTAS. bot. Man. On trouve quelquefois sous ce nom , dans le commerce, des graines rondes comme des pois , dures et noires , qui servent à faire des chapelets dont les grains sont appelés Cuentas , c’est-à-dire comptes , en espagnol. Ces graines sont celles du Balisier, Canna Indica. On mêle quelquefois avec elles les graines du Coix , pour distinguer les' pater des ave. (b.)
CU-EO. bot. pii an. Ce nom désigné à la Coclnnchine diverses espèces du genre Commeline. Le Cu-Eo-Rar est le Commc/ina tuberosa , dont on mange les tubercules ; le Cu-Eo- Clxun , le C.medica de Loureiro , dont les racines sont employées comme médicament. (b.)
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CUEPI. bot. pii an. (Gmclin.) Pour Couepi. V. ce mot.
CUETLACHTLI. mam. ( Hernandez. ) Syn. de Loup du Mexique- F.
Chien. (b.)
CUGUACÜ-APARA et CUGUA- CU-ETE. (Marcgraaff.) Syn. de Cerf au Mexique. (b.)
CUGUACUARANA. mam. ( Marcgraaff. ) Syn. de Couguar, F. Chien.
* CUICIiUNCHULLl. bot. ïhan.
(Joseph de Jussieu.) Nom de pays de \' Ionidium parviflorum , Yent. (b.)
CUILLER et CUILLER-A-POT.
mole. Nom vulgaire de quelques espèces du genre Cérithe. Les marchands nomment grande Cuiller-à-Pot ^ Celithium palustre de Lamarcket de Bruguière, et petite Cuiller-à-Pot le Cerithium sulcatum des mêmes auteurs.
CUILLER D’EBENE, moll. Nom marchand d’une Coquille fort rare et des plus précieuses du genre Cérithe, que Bruguière et Lamarck ont nommée Cerithium ebenicum. (d..ii.)
*CUILLER D’IVOIRE, moll. Tel est le nom vulgaire d’une grande espèce de Pholade, P kolas Daclylus de Linné. F. Pholade. (d..h.)
CUILLER DES ARBRES, bot.
crypt. ( Champignons. ) Paulet ( 2, p. 1 10 , t. 22 , f. 1 , 2 , 3) décrit et figure sous ce nom plusieurs espèces d’Agaric, presque sessiles et dont le chapeau a la forme d’une cuiller. Ces Champignons, qui croissent sur le Chêne et l’Hippocastane, paraissent se rapporter à V si garicus dimidiatus de Schaeffer. (a. r.)
*CUILLERON. ins. On a désigné sous ce nom une portion de l’aile existant généralement chez les Diptères et qu’on retrouve aussi dans certains Coléoptères. F. Ailerons, (aud.)
CUIR. mam. F. Derme.
*CUIR DES ARBRES, bot. crypt.
( Champignons . )Noin v ul ga i re d u RacodiumXylostroma dePersoon , Champignon filamenteux forman tune sorte
de feutre blanchâtre ou ce pellicule analogue à une peau mince ou à du cuir. Il porte encore les noms de Peau de gant et d’ Amadou blanc. F. IIa-
CODIE. (A. R.)
CUIR DE MONTAGNE et CUIR
FOSSILE, min. L’un des synonymes vulgaires d’Asbeste. F. ce mot. (b.) ‘
CUIRANIS. bot. phan. ( Dioscoride. ) Espèce d’Hellébore selon Adanson. (b.)
CUIRASSÉ, pois. Syn. d’Arme', espèce de Cotte du sous-genre Aspidophore ; Silure , du sous- genre Cataphracte; et Centrisque. F. cè mot , Silure et Cotte. (b.)
* CUIRASSÉE, rept. oph. Espèce du genre Couleuvre décrite par Pallas sous le nom de Coluber scutatus.
CUIRASSIER, pois. F. Lorioaire.
CUIRIRI. ou SUIRIR1. ois. L’un des noms de pays du Bentavéo. F. ce mot. (b.)
CUISSE, zool. On a désigné sous ce nom la partie du corps d’un grand nombre d’Animaux , ordinairement très-développée , qui s’articule d’une part avec la hanche et de l’autre avec la jambe. Le nom de Cuisse n’a pas toujours une accep tion aussi précise chez les Insectes , et les auteurs varient beaucoup sur l’application qu’ils en font dans la classe des Crustacés et dans celle des Arachnides. Nous relèverons ces discordances dans notre Anatomie com parée des Animaux articulés dont U partie du système solide est fort avan cée. (aud.)
CUISSE, moll. Nom marchand de:
espèces du genre Peine. V . ce mot.
CUISSE - MADAME, bot. phan Une variété de Poire. f8-)
*CUISSE DE NYMPHE, bot. phan Une variété de Rose. (b.)
CUIT. ois. Espèce du genre Rollier , L. F. Rollier. (dr..z.)
CUIVRE. Cuptum. min. Kupfer Wern. Genre composé de quatorze J
GUI
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espèces minérales, dans lesquelles le Métal existe ou libre ou combiné avec l’Oxigène , le Soufre, le Sélénium et les Acides. Ces espèces ont un caractère commun , qui consiste en ce que les corps qui leur appartiennent, étan t amenés par le grillage ou par l’action des Acides à un certain état d’Oxidation , communiquent tous à l’Ammoniaque une teinte d’azur très-sensible.
Nous allons les décrire successivement, en commençant par celle qui offre le Métal sans combinaison.
Cuivre natif, Gediegen Kupfer , W erner. Substance métallique , trèsductile, d’une couleur rouge jaunâtre , pesant spécifiquement 8,584 ; d une dureté inférieure à celle de l’Acier, mais plus grande que celle de l’Or et de l’Argent ; avant un éclat supérieur à celui de l’Etain et du Plomb. C’est le plus sonore de tous les Métaux. Il développe par le frottement une odeur stiptique et nauséabonde 5 tous les Acides le dissolvent :
il est attaqué par l’humidité de l’air ,
, qui le couvre d’une rouille verte, appelée communément Vert-de-Giis.
■'^es formes cristallines appartiennent au système régulier : ce sont le cube , 'octaèdre , le cubo-octaèdre , le cubo- : dodécaèdre , etc. Les variétés de formes indéterminables le présentent à état de ramifications qui s’étendent dans différens sens , ou qui forment les espèces de réseaux engagés entre es feuillets des pierres. On le rencontre aussi en lames , en filamens ou en pains , et en concrétions mamelonnées ou bolryoïdes. — Le Cuivre 11aifaccompagne ordinairement les sûtes mines du même Métal , dans les errains d’ancienne formation. Il fait partie des filons, ou se répand sous orme de veines dans la roche envi- 1 onnante. Le paysoùil abonde le plus, avoir la Sibérie , le présente engagé tans des Micaschistes, des Gneiss, etc.; * sa gangue immédiate est souvent un ajcaire lamellaire. Les substances nnerales qui lui sont ordinairement ssociées sont le Fer oxidé, le Quartz, 1 Chaux carbonalée, la Chaux fluaîe cl la Baryte .sulfatée. On le trouve
avec la Prehnite dans la roche amygdalaire d’Obcrstein , et avec la Mésotype dans les Wackes de Féroé. Il est enveloppé de matières argileuses à Dognatzka , à Saint-Bel et à Chessy , aux environs de Lyon. On a cité des masses de Cuivre natif, remarquables par leur volume : telle est celle qui a été trouvée à peu de distance de Bahity, au Brésil; elle pesait , dit-on , 2616 livres.
Le Cuivre est un Métal qui, par scs propriétés , est d’une grande utilité dans les arts. Il fournit la matière d’un grand nombre d’ustensiles de cuisine, que l’on étame intérieurement pour prévenir les funestes effets de l’oxidation. On l’emploie à la confection des pièces d’artillerie et au doublage des vaisseaux; au moyen de la gravure , il sertà multiplier les copies des chefsd’œuvre de la peinture ; par son alliage avec l’Etain, il donne le Bronze ou l’Airain, dont on fait des mortiers, des statues, et autres monumens destinés à passer à la postérité. Les surfaces*de ces ouvrages se couvrent, à la longue , d’un enduit verdâtre qu’on nomme Patine , et qui protège le Métal intérieur contre les injures du temps. On allie le Cuivre à l’Or et à l’Argent dans les monnaies elles piè- . ces d’orfèvrerie. L’union du Ziné avec le Cuivre diminue beaucoup la tendance de ce dernier Métal à se convertir en vert-de-gris. Cet alliage porte le nom de Cuivre-Jaune ou de Laiton , lorsqu’on l’obtient par la cémentation du Cuivre avec la Cala mine; mais si l’on unit directement les deux Métaux par la fusion , l’alliage est appelé Sitnilor , Tombac , ou Or de Man/ieim. Dans les arts , on donne le nom de Cuivre de rosette au Cuivre rouge fondu. Le Laiton a moins de ductilité que le Cuivre de rosette;
• mais on le fond plus aisément dans des moules, et il se prête mieux à l’action de la lime et du poli. Tout le monde sait que le Laiton fournit la matière des pièces d’horlogerie , des machines de physique , des instruirions destinés aux opérations astronomiques et géodésiques;