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CUIVRE SULFURÉ OU CUIVRE VI- TREUX, Kupf'erglas , YV. Combinaison d’un atome de Cuivre avec un atome de Soufre. En poids , il est formé, sur 100 parties, de 79,73 de Cuivre, et 20,27 de Soufre. Sa texture est ordinairement compacte ; et lorsqu’il est cristallisé , ses joints naturels ne se reconnaissent que par un chaloyement à une vive lumière. Sa forme primitive est un prisme hexaèdre régulier, dans lequel le rapport entre la perpendiculaire menée du centre de la base sur un des côtés , et la hauteur , est à peuprès celui de 1 à 2. Sa pesanteur spécifique est de 5,5 ; il est tendre , cassant, s’égrène sous le marteau , et ne se prête point à la division mécanique. La couleur de la masse est un gris sombre ou bleuâtre, tirant sur l’éclat métallique du Fer. Celle de la poussière est noirâtre ; au chalumeau , il se fond en bouillonnant et donne un bouton métallique. Traité avec le Borax , il le colore en vert bleuâtre; il est souvent mélangé d’une certaine quantité de Fer, qui rend le bouton attirable à l'Aimant. — Toutes ses variétés de formes présentent le prisme hexaèdre plus ou moins modifié sur les arêtes ae la base ; un décroissement par une rangée sur ces mêmes bords , donne la variété dodécaèdre, lorsqu’il atteint sa limite. Les faces de cette variété , combinées avec les bases de la forme primitive, constituent la trapézienne. Si l'on ajoute les pans du prisme hexaèdre , on obtient ['uni-annulaire ; en remplaçant les facettes obliques de cette dernière, par d’autres faces plus inclinées, résultant d’un décroissement par trois rangées , on aura la variété dite lernoannulaire. Ces deux ordres de faces ,, pris ensemble, produiront l’unitcrna ire., Enfin , les bords longitudinaux peuvent être remplacés , et les arêtes horizontales modifiées par trois décroissement successifs d’une , deux et trois rangées; on a dans ce cas la variété doublante , la plus composée de celles qui ont, été décrites parHaiiy. — Les variétés indéterminables sont :
le Cuivre sulfuré laminiforme , le
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compacte et le pseudomorphique spiciforme, qui porte le nom vulgaire d 'Argent en épis , et que l’on trouve en petites masses ovales et aplaties , dont la surface présente des espèces d’écailles imbriquées comme celles des cônes de Pin. Aussi quelques naturalistes ont- ils attribué l’origine de cette variété à ces productions végétales; d’autres, au contraire, ont pensé qu’elle pouvait provenir des épis d’uDe espèce de Graminée. Le Cuivre sulfuré ordinaire est quelquefois accompagné de masses pyriteuses, à texture compacte , présentant, dans leur cassure , des teintes assez vives de violet , de bleu et de verdâtre.
Haüy donne à cette variété, qui paraît être le résultat d’une décomposition, le nom de Cuivre sulfuré hépatique. — Le Cuivre sulfuré est un des Minerais les plus riches en Métal; il en conlient quatre-vingts parties!
sur cent. Il forme en divers pays des» filons très-puissans qui traversent lest terrains primitifs, tels que ceux dej Gneiss et de Micaschiste. Dans le com-l té de Cornouailles , il est associé auj Cuivre oxidulé et au Cuivre pyriteux ;j et ses filons accompagnent ceux d’Etain. En Sibérie, ou il abonde le plus , on ne le rencontre, qu’avec la .Malachite soyeuse, au milieu de ma-»
tières argileuses pénétrées d’Oxide rouge de Cuivre. La variété spiciforme a été trouvée dans un filon àFrankenberg, en Hesse, où elle a auss pour gangue une Argile. — Le Sulfure de Cuivre se présente fréquemment dans la nature à l’état de mé lange ou de combinaison chimiqm avec d’autres Sulfures, et quclquefoi avec un Arséniure ou un AntimOniu re. Parmi ces composés , il eu es quelques-uns qui pourront forme par. la suite de nouvelles espèces , e| qui sont déjà considérés comme tel' par plusicuis minéralogistes. Nons b feions que les indiquer ‘ioiv Cuivre sulfuré argentifère, Siâ ber-Kupferglanz , liausmann et Stro»
meyer, Annales de Phys, de Gilbert Leipsick , 1816; Argent et Cuivre su furés, de Bournon , Catalogue min.
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p. 313, Paris, 1817. Des mines de Culivan en Sibérie.
Cuivre sulfuré PL tiMBO-Bi sMUTnifère, Nadelerz, W.; Bismuth sulfuré plombo-cuprifère , Haiiy . V. Bismuth.
Cuivre sulfuré mêlé de Sulfures u’ Antimoine et de Plomb. V. Bournonite et Antimoine sulfuré.
Cuivre pyriteux, Kupferkies, W.
Sulfure de Cuivre et de Fer au minimum , Berzélius; Pyrite cuivreuse, double Sulfure jaune de Cuivre et de Fer, Bournon. Minéral d'un jaune de laiton foncé, tirant quelquefois sur la couleur de l’Or allié au Cuivre ; non malléable , cédant aisément à l’action de la lime. Pes. spécif., 4r, 5 1 5 . Fusible au chalumeau en un globule noir qui par un feu prolongé finit par offrir le brillant métallique du Cuivre. Les minéralogistes ne sont point d’accord sur la distinction à établir entre celte espèce et la suivante qui ( est le Cuivre gris. Berzélius et Haiiy regardent comme probable , d’après ! le rapport des analyses et des formes des deux substances , que le Cuivre . gris n’est autre chose qu’un Cuivre i pyriteux mélangé d’un Arséniurc ou ■ d’un Antimoniure. Si celte opinion t est fondée , ces substances doivent avoir le même système de cristallisa- ! tion , savoir celui du tétraèdre régulier, qui appartient sans aucun doute
• au Cuivre gris, lia iiy a effectivement admis cette forme comme primitive à
I l’égard des cristaux de Cuivre pyri- ' teux , soit parce que leur forme domi-
• nanle est en général un octaèdre qui . paraît se rapprocher beaucoup du ré-
-gulier, soit paice que de véritables cristaux de Cuivre gris se présentent 1 fréquemment sous le masque de la l'yiite cuivreuse , à cause de la tenidan.ee qu'a cetle Pyrite à s’incorporer avec eux et à se mouler sur leur surface. MaisMohs, ayant mesuré les ant gles des cristaux octaèdres de Cuivre pyriteux, a trouvé qu’ils différaient sensiblement de ceux de l’dctaèdre régulier, et ne pouvaient appartenir ^ rlu'à un octaèdre à base carrée qu’il "lopie pour forme fondamentale , et dout il fait le caractère distinctif de
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l’espèce. L’incidence d’une face de l’une des pyramides sur la face adjacente de la seconde est, selon lui, de ioS^io’. Cet octaèdre répond à la variété décrite par Haiiy sous le nom d’Epointé symétrique. Souvent il est transposé , c’est-à-dire qu’une de ses moitiés est censée avoir tourné sur l’autre d'un sixième de circonférence.
Les formesdu Cuivre pyriteux paraissent sou vent n’avoir été qu’ébauchées, et les sommets pyramidaux qu’elles présentent tendent encore à favoriser l’illusion d’après laquelle on rapporte ces formes au système du tétraèdre.
Le Minéral se rencontre plus ordinairement à l’état de concrétions mamelonnées, ou en masses assez considérables dont la cassure est terne. Il est susceptible d’une altération à la faveur de laquelle sa surface prend un aspect irisé ; et comme ses couleurs ont de l’analogie avec celles qui ornent la queue du Paon ou la gorge des Pigeons , on a donné à cette modification le nom vulgaire de Pyrite à gorge de Pigeon ou à queue de Paon. Lorsque cette altération a eu lieu à un degré plus marqué , et qu’elle a pénétré à l’intérieur de la masse , elle produit alors la variété nommée Cuivre hépatique ou panaché, dont la cassure présente différentes teintes de jaune rougeâtre, de bleu et de violet. Elle est souvent fragile et quelquefois se détache par feuillets ; c’est le Bunt-Kupfercrz des minéralogistes allemands.
Elle offre des différences dans sa composition , lorsqu’on la compare à celle dès variétés d’un jaune pur. Au reste, lorsque l’on ‘parcourt les analyses qui ont été faites de ces dernières, on trouve des variations qui semblent indiquer que les deux Sulfures simples peuvent se combiner en différentes proportions , ce qui donnera probablement lieu à la distinction de plusieurs espèces dans le Cuivre pyriteux.
Bournon en a déjà séparé les variétés d’un jaune pâle et d’un grain fin et compacte ( C’a ta h , p. a3a ). — Le
Cuivre pyriteux n’est pas le plus riche des Minerais de Cuivre, mais il est le plus commun cl l’un de ceux qu’ou
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exploite le plus ordinairement. Il forme des amas considérables ou des filons très-multipliés dans les terrains primitifs ou intermédiaires , et principalement dans le Gneiss , le Micaschiste , le Schiste talqueux, etc. C’est dans le Micaschiste que se rencontre la variété hépatique près de Témeswar dans le Bannat, et à Roraas en Norwège. Les Minéraux auxquels le Cuivre pyriteux adhère le plus fréquemment sont le Quartz , la Chaux carbonatée, la Baryte sulfatée, le Fer spathique , etc.
Cuivre gris, Tahlerz, W. Ainsi nommé à cause de sa couleur la plus ordinaire , qui est le gris métallique.
Substance qui paraît formée des principes de l’espèce précédente , mélangés de quelque autre priucipe variable auquel on attribue sa couleur. Ses cristaux ont pour forme primitive le tétraèdre régulier: Sa cassuie est raboteuse et peu éclatante. Elle est facile à briser ; sa pesanteur spécifique est de 4,86. La couleur de la poussière est noirâtre, avec une légère teinte de rouge ; celle de la surface ressemble à celle de l’Acier poli ;mais elle se ternit à l’air. Le Cuivre gris se réduit au feu du chalumeau en un bouton métallique qui contient du Cuivre. Relativement aux différences de composition chimique, on distingue deux variétés principales : i° le Cuivre gris arsénifère {Kup fe rj 'aille rz, W.) , couleur d’un gris d’Acier clair.
Des mines de Jonas et de Jungen- Hohen Birke , près de Freyberg. V.
les analyses de Klapvoth, Beyt. T. fi, p. 2.67. On peut le considérer comme un Cuivre pyriteux mêlé d’Arséniure de Cuivre à différens degrés de saturation, Berzélius , Svst. Min. , p. 244.
Un fragment, exposé à la simple flamme d’une bougie, répand des vapeurs sans le fondre. 20. Le Cuivre gris an- Yimoniikve' Bleyfahlerz, W.), couleur tirant sur le noir de Fer ; Cuivre pyriteux mêlé d’An timon i lire de Plomb, Berz., ihid. Un fragment , exposé à la flamme d'une bougie , répand des va-
f leurs et se fond en un globule inétalique.
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Parmi les variétés dans lesquelles^!
le Cuivre pyriteux se mêle en proportions variables à d’autres Sulfures, on distingue la mine de couleur griset ( Graugültigerz , W.) , qui résulte diu mélange avec le Sulfure d’Antimoine, et la mine de couleur noirâtrei ( Schwarzgültigerz et Schwarzerz „ W.), qui contient en outre du Sulfure d’Argent. O11 a trouvé, à Guadalcanal en Espagne , le Cuivre gris mélangé de Platine et accompagné d’Argent rouge arsénifère (Vauquelin Journ. de Phys., nov. 1806). — Parmi les diverses formes de Cuivre gris qui ont été décrites par Haüy , nous citerons la primitive, la dodécaèdrq ou cette même forme primitive dont} chaque face porte une pyramidd triangulaire très- obtuse, l’épointéd passant à l’octaèdre régulier, la cubo
tétraèdre , Yencadrée dans laquelle
les faces primitives se combinent avec!
celles de la variété dodécaèdre, et enfin la triforme qui est composée do l’octaèdre régulier , du dodécaèdre rhomboïdal et du trapézoèdre. — Le Cuivre gris ne s’est encore offert que sous des formes cristallines ou à l’état massif et compacte. C’est de tous les Minerais de Cuivre le plus communément exploité , et celui dont l’exploitation présente le plus d’avantages , à raison de l’Argent qu’il peut contenir Il forme des filons très-puissans dani le sol primitif, et principalement dans les terrains de Gneiss , dans le; Schistes micacés et talqueux. Il er existe en France, à Sainte-Marie-aux- Mines , dans l’Alsace et à BaygorH dans les Pyrénées occidentales ; dan f cette dernière localité , il a pour gangue une Chaux carbonatée ferrifère Le Cuivre pyriteux accompagne très»
souvent le Cuivre gris , dont les cris-* taux en sont quelquefois entièrement recouverts.
Cuivre oxidueé, Cuivre vitreub et Cuivre rouge, Rothkupfercrz , W Oxide de Cuivre au minimum , ren fermant sur cent parties 11,22 d’Ox gène, d’après l’analyse de Chencvin1!
Formes originaires de l’octaèdre rt gulier. Les joints parallèles aux facej
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de l’octacdre sont assez sensibles. La couleur de la poussière et celle de la masse vue par transparence est rouge ; quelques cristaux présentent à la surface le gris métallique. Pesanteur spécifique , 5,4. Ce Minerai est facile à pulvériser ; il est soluble avec effervescence dans l’Acide nitrique. Ses formes les plus ordinaires sont l'octaèdre , le cubo -octaèdre , le dodécaèdre, le cubo-dodécaèdre, l’octaèdre r émarginé et le cube. Ses cristaux sont sujets à se décomposer à la surface , :qui souvent est recouverte de Malachite. — Les variétés de formes indéterminables sont : 1° le Cuivre oxiddulé capillaire, Haarformiges Roth- ■ kupfererz , W. , couleur d’un rougo vif jointe à un éclat soyeux; 2P Je Lamellaire; 3® le Drusillaire ; 4° le 'Massif, trouvé en Pensylvanie; 5° le I iTerreux, Zieglerz, W., appelé comj iuunément Cuivre tuilé ; il est tou- ; jours pénétré de Fer, et ses fragmens, p chauffés à la flamme d’une bougie ,
I agissent sur l’aiguille aimantée. — i- Le Cuivre oxidulé n’existe point en lu nasses considérables dans la natuie, et n’est l’objet d’aucune exploitation.
HUI accompagne souvent le Cuivre 11aj c if et le Cuivre carbonaté ; les Miné- 1 aux qui lui sont ordinairement asso- ] àés sont l’Oxide de Fer et le Quartz.
->a variété en filamens soyeux , que \ on trouve à Rheinbreitbach , pays 1 le Nassau , a pour gangue un Quartz j i îyalin. Les cristaux isolés, recouverts 1 1 le Malachites , viennent de Nicolews- 1 • d , en Sibérie , et de la mine de Ches- , y , près de Lyon.
Cuivre selénie , Séléniure de ! Suivre , Berzélius. Composé d’un i atome de Sélénium et d’un atome de
Suivre ; ou en poids de 6 1 ,47 de Cui ure et de 58,53 de Sélénium ; couleu analogue à celle de l’Argent natif endre et susceptible de poli; trail >u chalumeau , il répand une fort •deur de Raves ; il est disséminé dar es fissures d’une Chaux carbonaU aminaire de Skrickerum, en Smc ande , sous la forme de taches noin (ni prennent un poli métallique lor • fu’on les frotte avec la lime , et q
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paraissent être de la Serpentine pénétrée de séléniure de Cuivre. •
Cuivre sélénié argental , Haüy; Eukaïrite, Berzélius. Séléniure de Cuivre et d’Argent , formé d’un atome de biséléniure d’Argent et de deux atomes de séléniure de Cuivre ; couleur d’un gris de Plomb ; mou et se laissant entamer par le couteau ; cassure grenue ; soluble dans l’acide nitrique chauffé et mêlé d’eau froide, en donnant un précipité blanc ; odeur de Raves par l’action du chalumeau , et réduction en grain métallique gris, non malléable ; se trouve à Skrickerum , en Smolande, dans le calcaire lamellaire , avec l’espèce décrite précédemment.
Cuivre hydraté. V. Cuivre hydro-siliceux.
Cuivre hydro - siliceux , Haüy, Kiesel-Kupfer, Leonhard; et Kiesel- Malacliit Eisenschiissiges Kupfergrù'n , W. ; Cuivre scoriacé. Minéral d’un vert bleuâtre qui se présente en globules composés de petites lames satinées ou en masses compactes, plus ou moins fragiles , à cassure imparfaitement conchoïde et résineuse. Ce serait un hydro - silicate de Cuivre, d’après l’analyse de Johu , qui l’a trouvé formé sur 100 parties de 4g, 63 d’Oxide de Cuivre, 28,37 de Silice et 17,5 d’Eau. Sa pesanteur spécifique est de 2,7. Mis dans l’Acide nitrique à froid, il perd sa couleur et devient blanc et translucide. Haüy a rapporté à cette espèce des Cristaux d’un vert obscur qu’on a trouvés en Sibérie, près d’Ekaterinbourg, dans un Oxide de Fer, et auxquels il assigne pour forme primitive un prisme droit rhomboïdal de ioo° 20’. Mais Beudant pense que ces Ctistaux appartiennent à une autre espèce dont nous allons bientôt, parler. Il ne reste plus alors de caractère bien tranché entre lcCuivre hydro-siliceux et l’espèce qui va suivre. Les variétés amorphes de Cuivre hydro-siliceux viennent les unes des monts Ourals en Sibérie et les autres du Chili.
Il en existe aussi en Espagne , au cap de Gâte, dans le Feldspath por-
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phyriquc altère' , qui renferme des Cristaux d’Amphibole.
Cuivre dioetase , vulgairement Diuptase , Achirite ; Kupfersmaragd , W. C tte substance ne se rencontre dans les collections que sous la forme d’un dodécaèdre analogue à celui de la Chaux carbonatée prismée , ayant pour forme primitive un rhomboïde obtus de i23°58’. Les joints naturels parallèles aux faces de ce rhomboïde sont très - sensibles. La couleur des Cristaux est le vert pur ; ils rayent difficilement le verre ; ils sont insolubles et conservent leur couleur dans l’Acide nitrique chauffé. D’après l’analyse de Lowilz, ils sont formés de 55 d’Oxide de Cuivre, 35 de Silice et 12 d’Eau. Cette analyse se rapproche de celle que nous avons donnée plus haut pour le Cuivre hydro - siliceux , qui peut-être appartient à l’espèce de la Dioptase, ainsi que l’ont pensé plusieurs minéralogistes. Les Cristaux de celte dernière substance sont extrêmement rares ; ils ont été rapportés de la Bucharie par un négociant nommé Achir Mahmed ; ce qui lui a fait donner le nom d’Achirite.
Cuivre muriaté, Haiiy, Atacamite; Salzkupfer , W. Combinaison d’un atome de SQiis-muriate de Cuivre et de quatre atomes d’Eau ; ou en poids, de 71,45 d’Oxide de Cuivre , 12,36 d’Acide muriatique et 16,20 d’Eau. Ces proportions calculées s’accordent très - sensiblement avec les analyses que Proust et Kdaprotli ont faites de la variété du Chili. Ce Minéral , que l’on trouve en masses compactes ou aciculaires d’un vert d’émeraude , et sous forme aréuacée ( Sable vert du Pérou ), a pour caractères distinctifs les propriétés suivantes : il colore en vert et en bleu la flamme sur laquelle on projette sa poussière; il est soluble sans effervescence dans l’Acide nitrique. Il ne donne point d’odeur arsénicale par l’action du feu. Ü11 observe dans le Sable cuivreux du Pérou des octaèdres cunéiformes ; mais leur petitesse ne permet pas d’en mesurer les an-
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gles. Le Cuivre muriaté existe à l’état compacte au Pérou; il y est associé à l’Argent sulfuré et au Cuivre muriaté.
Les masses aciculaires viennent de Rimolinos dans le Chili , ou elles ont pour gangue une Ai gile ferrugineuse.
On trouve au Vésuve des concrétions formées de Cuivre muriaté, qui s’est sublimé dans les fissures des laves.
Cuivre carbonate. Haiiy réunit sous ce nom les deux substances , l’une de couleur bleue ,'et l’autre de couleur verte, auxquelles Werner a appliqué les dénominations de Kupferlasur et de Malachit. Dans son Tableau comparatif il les avait séparées en deux espèces , caractérisées chacune par sa couleur, jointe à la propriété de se dissoudre avec effervescence dans l'Acide nitrique. Il a cru pouvoir les rapprocher , dans la seconde édition de son Traité , d’après des raisons qu’il ne regardait pas luimême comme entièrement décisives, et que l’état actuel de nos connaissances est loin de confirmer, comme on le verra par la description suivante :
j. Cuivre carbonaté vert, Hydrocarbonate de Cuivre , Berzélius. Combinaison d’un atome de Carbonal simple et d’un atome d’Eau ; contenant en poids 71,8 d’Oxide de CuiA vre , 20 d'Acide carbonique et 8,3 d’Eau , conformément à l’analyse d Klaproth. Il est susceptible d’une altération qui le fait passer à l'état da Carbonate simple sans Eau. La form primitive de ses Cristaux est, suivan de Bournon , un prisme rhomboïda droit d’environ io5° , le même qu celui qui a été considéré par Haiiy comme appartenant au Cuivre hydro siliceux. Sa pesanteur spécifique es de 3,5 ; il est fusible au feu du chalu-j meau. Ses principales variétés sont ld Cuivre carbonaté vert aciculairc ra-f dié, en aiguilles terminées par de sommets à plusieurs faces; le fibreux radié (Fasc/iger Malachit) en aiguille soyeuses , disposées ordinaircmen sous la forme d’étoiles ; le concrctionué mamelonné ( Dichter Malaçhit ) en mamelons composés dt
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couches concentriques de differentes nuances de vert : c'est la variété connue plus particulièrement sous le nom de Malachite ; enfin le terreux ( Kupfergrün ) , vulgairement appelé Vert de montagne. Le Cuivre carbonaté vert est fréquemment associé au Cuivre carbonaté bleu dans les mines de Chessy, du Bannat, de Sibérie , etc. La mine de Goumechefsky, en Sibérie , est célèbre par ses Malachites. On les trouve en masses assez considérables qui présentent ordinai- ; rement des cavités comme toutes les concrétions eu stalactites : on choisit celles qui n’ont pas ce défaut , et on en fait des tables, des revêtemens de cheminée , des tabatières et autres meubles d’un grand prix.
2. Cuivre carbonaté bleu , Cuivre azuré et Azurite , Kupferlasur , W.
Combinaison d’un atome d’hydrate de Cuivre et de deux atomes de bicarbonate de Cuivre ( Berzélius ) ; en : poids il est formé de 6g, 1 3 d’Oxide de
■ Cuivre , de 25, 6o d’Acide carbonique et de 5,27 d’Eau. Klaproth a trouvé
■ directement par l’analyse de celui de . Sibérie 70 d’Oxide de Cuivre , 24
d’Acide carbonique et 6 d’Eau. Cette : substance est d’un bleu d’azur pas-
■ 6ant au bleu indigo. Sa pesanteur spécifique varie de 3,5 à 0,7. La forme primitive ‘de ses Cristaux est un prisme rhomboïdal oblique dans le-
ueldeux pans font entre eux un angle e 97e 46’, et la base s’incline sur leur arête commune de 97e 7’. Haiiy a décrit sep! variétés de formes secon daires qui présentent toutes ce prisme légèrement modifié , soit sur les angles, soit Sur les arêtes , et principa- ; lement sur celles des bases {V. Traité
■ de Minér. T. m, p. 4g5 ). — Ses variétés de formes indéterminables sont le Cuivre carbonaté bleu lamelliforme ; l’aciculaire - radié , composé de Cristaux réunis en masse arrondie et qui se terminent à l’intérieur en aiguilles convergentes ; le concrétionné eu mamelons striés du centre à la circonférence ; le compacte globuliforinc et le terreux i vulgairement Azur ou Bleu de montagne ( Erdige KupJ'erla-
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sur, W. ) Quelquefois le Cuivre carbonalé bleu s’altère à la surface, et passe à la couleur verte en devenant terreux et friable. — Le Cuivre carbonaté tapisse de ses Cristaux les parois des filons qui renferment d’autres Minerais de Cuivre , et il a souvent pour gangue un Fer oxidé brun. On le rencontre aussi en masses sphéroïdales disséminées dans un Psainmite quartzeux analogue à celui des houillères. C’est ainsi qu’il se présente à Chessy, près de Lyon , au milieu d’un Grès ancien reposant sur le sol primitif, et renfermant à quelques endroits une terre argileuse , rougeâtre ou blanchâtre , dans laquelle se trouvent les plus beaux groupes de Cristaux , avec le Cuivre oxidulé cristallisé et le Cuivre carbouaté vert fibreux.
Cuivre phosphaté , P/iosp/ior- Kupfer , W. , Minéral d’une couleur verte à l’intérieur , et souvent noirâtre à la surface, et résultant de la combinaison d’un atome de sousphosphate d’alumine avec un certain nombre d’atomes d’eau. Quelquefois il perd cette eau , et alors sa couleur passe au noir ; sa forme primitive est un octaèdre rectangulaire dont les angles sont, d’après Haiiy, de 1098 28’, ii2w 12’ et 98? 12’. Sa pesanteur spécifique est de 4,07 , suivant Hersart; il raye la Chaux carbonatée; il est soluble sans effervescence dans l’acide nitrique , et fusible à la flamme d’une bougie , en ‘donnant un globule d’un gris métallique. On le rencontre sous la forme de l’octaèdre primitif et sous celle de prismes rhomboïdaux, dônt les pans forment une courbure dans le sens ' latéral.
On connaît aussi du Cuivre phosphaté à l’état mamelonné-fibreux et compacte. Ce Minéral a été trouvé aux environs de Rheinbrcitbach dans le duché de Berg. Il a pour gangue un Quartz-hyalin blanc ou grisâtre, souvent coloré en jaune brunâtre par l’Oxide de Fer. lies Cristaux de la variété primitive ont été découverts à Schemnilz en Hongrie ou ils ont aussi un Quartz pour gangue immédiate.
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CulVllB A11SÉNIATÉ , Haüy. Il Cal impossible, dans l’élat actuel de la science , de prononcer d’une manière définitive sur la nature des substances qui ont été provisoirement réunies et décrites sous ce nom ; mais la variation qui paraît se manifester soit dans leur composition chimique, soit dans les caractères tirés de la pesanteur spécifique et de la forme , rend très-probable l’opinion émise par uelques savans , que ces substances oivent être séparées en plusieurs espèces, dont le nombre est au moins de trois, et peut même aller jusqu’à cinq , suivant Bournon qui le premier a publié un travail intéressant sur cette matière. Nous nous contenterons d’indiquer ici ces divisions et les principaux caractères qu’on a cru pouvoir leur assigner.
1. Cuivre arséniaté octaèdre obtus (Haüy) , Linsenerz, W. et Leonh.
Cristaux en octaèdres rectangulaires, dans lesquels les faces des deux pyramides sont respectivement inclinées sous des angles de 65 et de 5o degrés environ. Haüy a présumé que cet octaèdre pouvait être la forme primitive, non-seulement de ces Cristaux, mais encore de toutes les espèces qu’on a distinguées dans le Cuivre arséniaté. On observe des joints naturels , parallèlement à ses faces. Pesanteur spécifique des Cristaux, 2, 8.
Ceux-ci rayent le Carbonate de Chaux et non le Spath-Fluor. Leur couleur varie entre le bleu céleste et le vert d’herbe. Ils donnent au feu du chalumeau des vapeurs arsénicales, ainsi que les espèces suivantes,. et se réduisent en un grain métallique blanc et cassant, lorsqu’on les traite avec le Carbonate de soude. Ils sont composés , d’après l’analyse de Chenevix , de 49 p. d’Oxide de cuivre , i4 d’Acide arsénique , et 35 d’Eau sur 100 parties.
2. Cuivre arséniaté octaèdre aigu (Haüy), OLivenerz , W, Forme dérivée, suivant Bournon, d’un prisme droit rhomboïdal de 96 degrés , modifié sur les angles aigus de ses bases par des faces qui sc rencontrent spus
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l’angle de 1 1 2 degrés. La couleur est j le vert brunâtre plus ou moins foncé. g Pes. spécif., 4,2. Ce Minéral raye la Chaux fluatée , et non le verre. On 1. le trouve aussi en Cristaux aciculaires ri ou capillaires, d’un jaune métalli- I que. Il est composé, d’après Chene- Il vix , de 60 d’Oxide de Cuivre , et 59,7 d’ Acide arsénique. Perte, o,3.
3. Cuivre arséniaté mamelonné 1 fib reuxou aciculaire, Jf^ood- Copper, il W.; Cuivre arséniaté, hémalitiforme, | Bournon. Pesanteur spécifique , 4,2.
Analyse par Chenevix : Oxide.de Cuivre, 5o; Acide arsénique , 29; Eau, 21. Dureté à peine suffisante pour* rayer la Chaux carbonatée.
4. Cuivre arséniaté hexagonal la— 1 melliforme (Haüy) , 1 Kupferglimmer , W. Cristaux hexaèdres dont les pans* sont alternativement inclinés en sens* contraire. Forme primitive , suivant Bournon , prisme hexaèdre régulier^ suivant Léonhard , prisme oblique»
rhomboïdal. Pesant, spécif. , 2,5.
Couleur d’un beau vert d’émeraudeJ Analyse par Chenevix : Oxide da Cuivre, 58; Acide arsénique , 21a Eau, 21.
5. Cuivre arséniaté prismatiques] triangulaire; Cuivre arsén. en prismat trièdre de Bournon. Suivant ce jniné-jl ralogiste , la forme primitive de cettQ'l espèce serait le prisme triangulairdjj équilatéral. Pesanteur spécif., 4, 28.»
Couleur, le vert bleuâtre , qui, pan] l’action de l’air , passe au vert noirâ-j tre. Analyse par Chenevix : Oxide daj Cuivre, 54; Acide arsénique, 5ojî Eau, 16. Le Cuivre arséniaté se ren-d contre, dans la nature, dans deSt terrains granitiques dont le granit:
s’est altéré par la conversion d’un«i partie du Feldspath en Kaoliu. On l«f:
trouve principalement dans le comt«( de Cornouailles , en Angleterre ; 3; Altcnkirken , dans la principauté d<|Ù Nassau, et aux environs de Limoges*}* en France.
Cuivre sulfaté , Vitriol bleu il Couperose bleue; Kupfer-I' itriol, W»! I Combinaison d’un atome de bisul?»
furc de Cuivre et d’un atome d’Eauiil En poids elle contient : Oxide noir diil
CUJ
Cuivre, 5j,8o ; Acide sulfurique , 3j, 1 4 ; Eau, 56, 06, conformément à l'analyse de Proust. Substance d’un bleu céleste, translucide lorsqu'elle est pure ; à cassure conchoïde et à saveur stiptique. La forme primitive de - ses Cristaux est un parallélépipède obliquangle, dont les angles dièdres sont de 124° 2’ , 128° 27’ et 109° 32’. Elle est plus ou moins modifiée sur ses arêtes , et ses angles opposés, de manière que les formes secondaires portent toujours l’empreinte visible de ce type irrégulier.
Le Cuivre sulfaté est soluble dans l’eau; exposé au feu, il se fond très-vite, et devient d’un blanc bleuâtre. Si l’on plonge dans une solution de ce Sel un morceau de Fer poli, la surface du Fer se couvrebientôt d’un dépôt cuivreux. On trouve le Cuivre sulfaté , sous la forme de concrétions, à Saint-Bel, près de Lyon , et il est presque toujours à l’état de dissolution dans les eaux voisines des mines de Cuivre.
Cuivre hépatique. V. Cuivre PYR1TEUX.
Cuivre scoriacé. V. Cuivre iiy- . DR O— SILICEUX.
Cuivre vitreux. V. Cuivre oxidulé.
Cuivre vitriolé. V. Cuivre
8ULFATÉ. (G DEL.)
CUJ A. MAM. Molina seul a mentionné jusqu'ici cet Animal du Chili , i- < que sur la légère description qu’il en t fait on ne peut classer. Nous rapporterons ce qu’il en dit pour que l’on y I] puisse le reconnaître , si quelque naturaliste a occasion delerericontrer.il »l b ressemble au Furet pour la grandeur, la forme du corps et la manière de vivre; ses yeux sont noirs; son museau ' estmoycn, relevé à l’extrémité comme le grouin d’un Cochon ;le poil tout noir
est touffu , mais fort doux; la queue P fournie est aussi longue que
ie corps. Il vit de Souris. La femelle produit deux fois l’an, et fait quatre
ou cinq petits à chaque portée, (u.)
* CL JA-IIADJA. BOT. PHAN.
J ‘ Rumph , Iterb. Amb. T. 11 , p. 267 ,
CUL 1 85
l. 85. ) Même chose qu’Amirh K. ce mot. (b.)
CUJAVILLUS et CUJAYUS. bot. piian. (Rumph, A rnb., i, pi. 4oet 47.) Syn. de Psidium pumilum et de Psidiurn pyriferum , L. y. Goyavier.
CUJELIER. ois. (Butfou.) Syn.
vulgaire de Farlouse , Alauda mosellana , Gmel. V. Pipit. (dr..z.)
CUJÈTE. Cujeta. bot. phan.
(Plumier.) Espèce du genre Crescentie. V- ce mol. (b.)
CU L AN G-TSÜTS JU . bot. phan.
Syn. de Fraugipanier à Ternate. (ü.)
CUL-BLANC, ois. L’un des noms vulgaires du Motte ux ordinaire, Molacilla Ænanthe. On a étendu à plusieurs autres Oiseaux ce nom grossier qui devrait être proscrit de la science , ainsi que tous ceux qui commencent par la même syllabe, et que nous ne rapporterons pas dans ce Dictionnaire, par respect pour le bon langage, (b.)
CULCASIA. bot. phan. (Palisot- Beauvois. )Tiré de Culcas. Syn. arabe de Caladium. V. ce mot. (b.)
CULCITIUM. bot. piian. Genre de la famille des Synantliérées , Corymbifères de Jussieu, section des Jacobées de Kuiith , Syngénésie égale , L. , établi parHumboldl et Bonpland ( Plant, œquin. il, p. 1 ) , et ainsi caractérisé : invol ucre composé de plusieurs folioles égales réunies par leur base , dépourvu de calicule ; réceptacle garni de poils; tous les fleurons tubuleux et hermaphrodites ; anthères nues à leur base; aigrette poilue et sessile. Ce genre a , selon Kunth, une grande affinité avec le Cacalia , et devra peut - être lui être réuni; il ne s’en distingue en effet que par le port et l’absence du calicule. Les Culcitiurn sont des Plantes herbacées , laineuses , à tige simple, uniflore , quelquefois , mais rarement, rameuse et pluriflore. Leurs feuilles sont alternes et entières ; leurs fleurs, de couleur jaune, sont le plus souvent penchées.
CÜL
Outre les deux espèces sur lesquelles le genre a été fondé, et qui ont été décrites et figurées par Huinboldt et Bonpland ( loc . cil., p. 1 et 4, t. 66 et 67) sous les noms de Culcitium rufescens et C. canescens, C. Kunth en a publié trois autres qu’il a nommées C. ledifolium , C. reflexum et C. nivale. Ces deux dernières sont figurées {JSop. Gen. et Spec. PL œquin. T. rv, t. 36a et 563). La tige du C. reflexum , couverte de feuilles courtes , larges et réfléchies , lui imprime une ressemblance avec certains Gnaphalium ; aussi Lamarck et Willdenow l’avaient-ils antérieurement placé dans ce genre en le nommant Gnaphalium uniflorum. Toutes ces espèces sont indigènes des Andes du Pérou et principalement des hautes chaînes qui avoisinent Quito. (G. .N.)
CÜL- DE -LAMPE, moll. Toutes les Coquilles turbinées qui ont une spire arrondie et un peu courte, sont dites en forme de Cul-de-lampe. C’est surtout parmi les espèces au genre Sabot, Turbo, que l’on a trouvé le plus souvent à faire l’application de cette dénomination vulgaire, f d. .h.)
CULEX. ins. P. Cousin.
* CULEX ou CULIX. bot. phan.
(Pline.) C’est , selon certains commentateurs , le Plantago Psyllium , selon d’autres le Conysa pulicaria.
CU LH AMIE. Culliamia. bot.
phan. Yahl a le premier reconnu que l’Arbre décrit par Forskalh sous le nom de Cùlhamia n’était que le Sterculia platanifolia de Linné. P".
Sterculie. (a.r.)
CULICOIDE. Culicoides. ins .
Genre de l’ordre des Diptères , établi par Latreille et ayant, suivant lui, pour caractères : ailes en toit ; un bec conique plus long que la tète; antennes de quatorze articles, velues, le second et les six suivans cylindricoovoïdes , les quatre ou cinq venant après plus allongés , presque cylindri-
aucs , le dernier plus grand, cylinrico - ovoïde. Ce genre appartient
CUL
(Règn. Anim. de Cuv.) à la famille des Némocères e testréuni aux Psyehodes , dont il ne diffère que par la bouche formant un bec plus long et par les antennes plus allongées , garnies de poils, mais point disposées en verticilles. On ne connaît encore qu’une espèce propre à ce genre , la Cultcoïde ponctuée , Culicoides punctata , Latr. ; onia trouve en France , elle s’applique souvent contre les vitres des fenêtres. Meigen (Descript. syst.
des Dipt. d’Europe, T. 1, p. 68) rapporte cette espèce au genre Cératopogon , et ne la distingue pas du Culex pulicaris de Fabriciuset de Linné. P.
CÉRATOPOGON. (AUD.)
* CULI-HAN. bot. phan. Cet Ar-
bre de l’Inde , que l’on avait regardé comme une variété de Laurus Cassia , paraît être une espèce du même genre , mais très-distincte selon les régions Je l’Inde ou elle croît. On l’a nommée Culilaban , Culilawan , Culitlawan et Cœlitlawam. (b.)
C ULITAMAR A. bot. pha.n.
( Rhéede. ) Syn. malabare de Sagittaire à feuilles obtuses. (b.)
* CULIT-API. BOT. PIIAN.
(Rumph.) Nom malais d’une Rubiacée indéterminée dont l’écorce a une saveur âcre et brûlante , et s’emploie comme médicament. (b.)
CÜLIT-BAVANG. mole. Syn.
malais de la Tonne pelure d’Oignon.
P. Dolium. (b.)
* CULIVO-DUDI. BOT. PHAN.
Nom indou de la Cucurbitacée nommée Cœipa-Schora à la côte de Malabar. (b.)
CULLE. moll. Syn. de Solen en quelques parties des côtes de la Méditerranée. (b.)
CUL-LUISANT ou CU-LUISANT. ins. Nom vulgaire, du Lampyre femelle. P. ce mot. (aud.)
CULLUMIE. Cullumia. bot. phan Genre établi par R. Brown ( llort Kewens. , éd. 2) , qui fait partie des Synanthérées Cory minières , section des Arctotidécs de Cassini. Brown y
CUL
m réuuit les Berckheya ciliaris , setosa et squarrosa de Willdenow , et lui j assigne les caractères suivans : l’in-
I volucre est formé d’écailles imbri- ! quées, soudées ensemble par leur base, |> souvent surmontées d'un appendice 1' foliacé. Le réceptacle est plane, pro- ! fondement alvéolé, portant des écail- > les subulées ; les demi-tleurons de la i circonférence sont neutres; les fleuj: rons du disque sont égaux , réguliers : et hermaphrodites ; les fruits sont dé- { pourvus d'aigrette et enchâssés en
partie dans les alvéoles du réceptacle, i Ce genre a beaucoup d’analogie avec i V Arctotheca; mais il en diffère surtout ; par son involuci'e dont les folioles ?.sont soudées. (a. R.)
CULOTTE DE SUISSE, molu.
NNom vulgaire et marchand du Murex ILampus , L. V. Rochbr. On appelle p aussi Culotte de Suisse blanchele Vo- \.luta Turbinella. V . Yorutr. (b.)
CULOTTE DE SUISSE, ois. Vai iété de Coq que l’on appelle aussi t.Üoq d’Hambourg. (dr. .z.)
CULOTTE DE SUISSE, bot.
"phan. Une variété de Poire. Ce nom
I I aussi été donné à la Passionnaire commune, Fassi/lora cœrulea , L.
I CÜLPEU. mam. Cet Animal du Chili , mentionné parMolina, paraît -tre le Chien de ces contrées. (u.)
* CULTRIDENDRIS. bot. than.
jVVom proposé par Du Petit- Thouars M Hist. des Orchidées des îles australes • l’Afrique) pour une Orchidée de la lection des Epidendres et qui répond ui De/ul rubium cultrifurme de S wa r tz . Cette Plante ne possède qu’une seûle feuille radicale ; et ses fleurs , de cou- ; leur blanchâtre, sont disposées en Jine panicule simple. Elle croît dans I I He-de-Franee où elle fleurit au mois Ifi septembre. Du Pctit-Thouars l’a figurée tab. 86 de son ouvrage.
CULTRIROSTRES. ois. C’cst-àhro Bec-cu-Couteau . Nom donné par Cuvier à une famille d’Échassicrs