‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 52 sur 221 · CUM · texte numérisé non relu

CUM

qui comprend les genres Grue , Héron et Cigogne. M- ces mots. (b.)

CUMAN, ROMAN ou RUMAN.

bot. ph an. Syn. arabe du Grenadier.

P. ce mot. (b.)

CUMARCENA. bot. phan. V.

COUMAROUNA.

CUMBULU. bot. phan. Rhéede a décrit et figuré sous ce nom un grand Arbre de la côte du Malabar, queBurmann fils avait à tort rapporté au Bignonia Catalpa , mais qui , selon Jussieu, a des rapports avec le Bontia , le Cyrtandra et le Cardia , sans probablement appartenir à aucun de ces trois genres. (a. r.)

CUMÈTE. bot. fha.n. Espèce du genre Eugenia. V. ce mot. . (b.)

CUMIN. Cuminum . eot. phan.

Famille des Ombellifères , Pentandrie Digynie , L. Ce genre, que Tournefort confondait avec le Fœniculum , en fut séparé par Linné , et adopté par Jussieu , ainsi que par tous les auteurs modernes. Notre collaborateur A. Richard ( Bot. médic., p. 467) le place à la fin de la première section , qu’il établit sous le nom de Pimpinellées,dansla vaste famille des Ombellifères. C. Sprengel , auquel on doit aussi une nouvelle distribution des genres de cette famille, place le Cumin dans la tribu des Amminées. Ce genre est ainsi caractérisée : involucre et involucelles composés d’un petit nombre de folioles ; pétalespresqu'égaux , infléchis et légèrement échrancrés ; akènes ellipsoïdes , striés. Une seule . Plante , indigène de l’Egypte et de l’Ethiopie, compose ce genre. Ses usages thérapeutiques et économiques nous engagent à en donner une description abrégée.

Le Cumin opfioinar , Cuminum Cyminum, L. , est une Plante annuelle dont la tige, haute de trois décimètres et plus, est rameuse, dichotoinc , glabre inférieurement, et légèrement velue à sa partie supérieure. Ses feuilles sont Internées et composées de folioles glabres , ovales,

lancéolées , découpées en lanières presque capillaires. Ses fleurs , tantôt blanches , tantôt purpurines , sont disposées en ombelles terminales à rayons peu nombreux. On cultive cette Ombellifèreassez abondamment enEuropeetsuvtouten Allemagne à cause de ses fruits qui sont quelquefois velus , mais le plus souvent glabres. Ces fruits, improprement appelés graines, ont une saveur aromatique très-agréable aux peuples du Nord quiles mélangent dans leur pain.

On dit aussi que les Hollandais en parfument quelques-uns de leurs fromages. Leurs propriétés médicales sont absolument analogues à celles de l’Anis , du Fenouil et d’autres Ombellifères très - odorantes , c'est-à-dire que le Cumin est un stimulant assez énergique ; elles y sont seulement plus exaltées ; car l’huile volatile, qui est le principe actif de ces propriétés, y est aussi abondante et beaucoup plus pénétrante que dans ces Plantes aromatiques. C’est surtout la médecine vétérinaire qui en fait un grand usage , en l’associant , sous forme de poudre ou d’électuaire, à d’autres médicamens toniques.

On appellevulgairemenldansquelques provinces Cumin bâtard le LagœciaCuminoïdes , Cumin cornu YHypecoum procumbens , Cumin des prés le CcLrum Carvi , Cumin noir le Nigellasatïva , Cumin indien le Myrtus Cumi.ni , L., qui appartient aujourd’hui au genre Calyptranthes. On a quelquefois étendu le nom de Cumin jusqu’à l’Anis. (b.)

CUMJNOIDES. bot. phan. Le genre Lagœcia de Linné était appelé Cuminoïdes par Tournefort. V. Lagoecijg. (a. R.)

CUMRAH. mam. V. Kumbah.

*CUMUD1. bot. phan. Syn. indou de F'illarsia, le Tsjeroea citambel des Malabares , selon llhéede. (b.)

CUM.UNA. bot. phan. (Pline.) Le Chou vert. , (b.)

CUNDANGS-C ASSI . bot. piian.

Syn. javanais d ’lllccebrum lanatum \ L- v (b.) I

“CUNÉIFORME. Cuneiformis . i bot. piian. Qui a la figure d’un coin Celte épithète s’applique à tous le$ i organes des Végétaux qui vont en s’élargissant dans leur partie supé^ rieure , laquelle est tronquée : ainsi les feuilles de P Hydrocotyle triloba de la Saxifrage trilobée , les folioles de Vyidiaathum capillus Veneris .

sont Cunéiformes. (a. R.) I

CüNÉIROSTRE. ois. Terme em-lj

f)loyé pour désigner les Oiseaux dont e bec approche de la forme d’un coin. (b.) |

CUNEUS. moll. Genre établi pai Megerle , et qui , ayant été formé pré< cédemment sous le nom de Cythérée et de Mérétrix , doit être renvoyé a ces articles. (d..h.)]|

CU-NHANG. bot. phan. Syn. CO' cliinchinois de Solena heteropkylla Lour. , dont on emploie les racines ei les graines comme médicament, (b.) ;

CUNICULUS. mam. V. Lapin.

CUNILE. Cunila. bot. phan. VuL gairement Conièle. Genre de la fa-j mille des Labiées et placé, par le^ auteurs qui ont suivi le système-!

sexuel, dans la Didynamie Gymno-j spermie. Linné lui a donné les ca-* ractères suivans : calice cylindrique marqué de dix stries , à cinq dents j et velu à l’entrée du tube ; corolle bilabiée ; la lèvre supérieure droite

Î)lane et échancrée ; l’inférieure tri* obée ; deux étamines stéri!es( ce qui devrait faire placer ce genre dans hl Diandrie avec les Sauges et autres Labiées à deux étamines fertiles). C«j genre n’offre qu’une très-légère difféM rence , dans la forme de sa corolle; d’avec celui des Z iziphora , L. Aus^ Latnarck , ainsi que d’autres bota ; nistes , les ont-ils réunis. Le Zizi phora clinopodioïdes, Lamk. (Illust. ; i, p. 65), est le Cunila capitata «1 Linné. Les espèces de ces deux gen i res , encore très-peu nombreuses j sont de petites Plantes herbacées , • fleurs en corymbes ou verticilléej

axillaires et terminales. Celles qui constituent le Cunila de Linné ( Cunila Mariana et C. capitata) habitent les contrées septentrionales de l’Amérique et de l’ancien continent. LesZizi phares qui croissent en Orient et dans l’Europe australe ne doivent-elles pas , vu la diversité de leurs habitations, de laquelle résulte ordinairement une différence dans l’organisation , continuer de former un genre particulier? (g. .N.)

CUNING. pois. Espèce du genre •Spare. ce mot. (h.)

* CUNNlNGIiAMIE. Cunningha mia. bot. p h an. Ce nom avait d’ai bord été donné par Schreber au génie Manalia d’Aublet ; mais le chan- „ gement arbitraire opéré par le botanislre allemand doit être considéré :omine non avenu, et le genre Manama conservera son nom. Leprofesseur l’flichard a proposé le nom prim itif de Cunninghamia pour un genre de la ’amille des Conifères , que Salisbury . ivait nommé Belis, nom qui se conond trop avec celui de Bellis donné à i in genre de la famille des Corymbifèi'es. Nous allons donc exposer les caractères du genre Cunninghamia de Oichard, qui ne compte que l’espèce ^ .uivante :

La CuNNINGHAMIE DE LA CHINE , Cunninghamia Sinensis , Richard , lonif., t. 1 8 , f. 3 , est le P inus Lan- :eolata de Lambert (Pin. , t. 34 ;etle Belis jaculifolia , Salisb. ( Trans.

Bin., 8 ). C’est un grand Arbre ori- ;inaire de la Chine, ayant ses raneaux cylindriques, striés, char- ;cs de feuilles tres-rapprochées , sesiles, lancéolées, étroites, très-aiiuës , entières , ou légèrement dentiulécs sur leurs bords, roides et coinces, d’un vert clair, et glauques à eur face inférieure. Les fleurs sont lonoiqucs ; les chatons mâles sont yo’ides, formés d’écailles minces, dentctilées et imbriquées ; chaque écailî qui est onguiculée à sa base y porte \ ur le côté externe trois anthères ob- I Jngues , pendantes , attachées soutient par leur sommet, contiguës

CUN i8g

latéralement {V '. l’Atlas du Dictionnaire classique , cinquième livraison, oii nous avons fait représenter ce genre singulier ); chacune de ces anthères nous a paru uniloculaire. Les chatons femelles sont ovoïdes, arrondis, composés d’écailles imbriquées et aiguës , portant à leur face interne une très-petite écaille à laquelle sont attachées trois fleurs renversées. Le chaton fructifère est ovoïde, un peu aigu à son sommet , assez analogue pour la forme et la grosseur au fruit du Sagus. Il est formé d’écailles imbriquées aiguës , finement deuliculées, portant chacune au-dessous de la petite écaille dont nous avons parlé précédemment trois fruits. Quelques-unes cependant sont stériles. Les fruits offrent la structure suivante: ils sont ovoïdes, très-comprimés, minces et membraneux sur leurs bords, attachés par leur base à la partie supérieure de l’onglet qui termine l’écaille; le péricarpe , qui n’est autre que le calice , recouvre immédiatement la graine sur laquelle il est intimement appliqué; il est membraneux latéralement , légèrement ombiliqué dans son sommet qui est renversé; la graine offre exactement la même forme que le péricarpe auquel elle n’adhère que par sa base ; son épisperme ou tégument propre est membraneux, mince, adhérent à l’amande par son sommet.

L’endosperme est chai nu, et contient dans son centre un embryon cylindrique renversé, c’est-à-dire ayant la radicule opposée au hile et adhérente avec l’endosperme ; les cotylédons sont au nombre de deux seulement. Cet Arbre commence àse répandre dans les jardins des amateurs.

On le rentre clans la serre tempérée pendant l’hiver ; mais il est probable que, si l’on parvient à le multiplier davantage , il finira par s’acclimater en pleine terre. (a n )

^ CUNOLITES. roi.YP. foss. r.

Gyclolite et Hystékolitiie. Le nom de Cuuolile a été plus particulièrement donné au Cyclolites elliplicadeLamarck. (lam..x.)

GUNONE. bot. phan. Pour Cunonie. V . ce mot., (b.)

CUNONlACÉES.Ctf/?o/z/flcecp.BOT.

pman. Jussieu a placé à la suite des Saxifragées plusieurs genres qui s’cn distinguent surtout par leur port, leur tige arborescente , leurs feuilles opposées : tels sont Weinmannia et Cunonia. Robert Brown [General Remarcks ) a fait de ces genres , auxquels il en a joint quelques autres , une petite famille qu’il a nommée Cunoniackks. Nous allons en exposer les caractères , après quoi il sera plus facile de juger des rapports intimes qui unissent ces genres aux véritables Sa xifragées, et ne permettent pas peut-être de les en séparer. Les Cunoniacées sont des Arbres ou des Arbustes portant des feuilles opposées avec des stipules intermédiaires ou des feuilles verticillées , le plus souvent simples , quelquefois composées. Leurs fleurs offrent divers modes d’inflorescence; elles sont quelquefois solitaires et axillaires; quelquefois réunies en capitules pédonculés, ou enfin elles forment des grappes ou panicules rameuses. Le calice est monosépale à quatre ou cinq lobes profonds. La corolle se composé de cinq pétales insérés à la base du calice en dehors des étamines. Dans quelques genres la corolle manque entièrement ; les étamines sont généralement nombreuses, attachées au pourtour de l’ovaire sur un disque périgyne qui manque dans plusieurs genres. Le pistil est libre et se compose de deux ovaires accolés et soudés à leur base par leur côté interne, terminés chacun par un style assez, long au sommet duquel est un très-petit stigmate.

Chacun de cesovaires esta une seule loge et; contient un nombre assez considérable d’ovules attachés à un trophosperme placé sur le côté interne xjui formula cloison.

Le fruit est une capsule biloculairc s’ouvrant en général par une fente longitudinale pu restant close. Les graincs'se composent d’un embryon axile dressé au milieu d’un endosperme charnu.

R. Brown rapporte à cette famillei les genres Cunonia, L.,Lamk. , Ulust., t. 371; Weinmannia , L. ; Ceratopetalum , Smith; Callicoma , Brown;, Codia , Forst. ; Itea , L. , et Bauera ,, Brown.

Ceux qui compareront avec atten-i lion les caractères des Cunoniacées avec ceux des vraies Saxifragées , n’y trouveront aucune différence bien sensible dans l’organisation , et qui justifie l’etablissement de cette famille. Il nous paraît beaucoup plus rationnel, de n’envisager les Cunoniacées que comme une simple section des Saxifragées ainsi que Kunth l’a fait récemment dans le sixième volume des Nova Généra , qu’il publie avec le:

célèbre Humboldt. (a. R.)

CUNONIE. Cunonia. bot. thav. | Un Arbrisseau originaire du cap de Bonne-Espérance, Cunonia Capensis, L. , Lamk. , Illust*, t. 371 , forme ce I genre qui est devenu le type de la fa-j mille douteuse des Cunoniacées. SesS rameaux sont ornés de feuilles oppo-| sées, pétiolées , imparipinnées , com-| josées de deux à trois paires de folio— S es, lancéolées , terminées en pointe eurs deux extrémités, dentées cno scie latéralement, glabres des deuj t côtés. On trouve une stipule de cha-J que côté de la tige entre les feuilles. Les fleurs sont petites et forment deg| grappes allongées , cylindriques ,j| dressées, plus courtes que les feuilles. ji Le calice est monosépale , à cinq di-»

visions très-profondes et persistante*}!

la corolle se compose de cinq pélaleaj égaux, dressés. Les étamines sontaiH nombre de dix, plus longues que la corolle, insérées ainsi que les pétale* à la base du calice. L’ovaire est pro-t fondéincnt bilobé, chaque lobe sa termine à son sommet par un long style. Le fruit est une capsule bilobée à deux loges polyspermes. j

CUNTO. Même chose que Cœli-jf Apocaro. P~. cc mot. (B.)

CUNTUR. ois. Cc nom, qu’or trouve dans les anciens voyageurs désignait chez les Péruviens le Vau-

CÜP

lour sur lequel on a débile tant de fables , et dont le nom de Condor , adopté par les ornithologistes , n’est que la corruption. /^.Vautour. (b.)

CUPAMENI. bot. phan. Rhéede nomme ainsi une espèce d’Acalypha , :t Adanson , dans ses familles natu- 'ellcs, adopta ce nom pour désigner c genre. (a. d.j.)

CUPANIE. Cupania. bot. . phan.

‘famille- des Sapindacées , Octandrie Monogvnie. Plumier ( Généra, 4g, t.

9) établit ce genre et Linné Padopta n lui assignant des caractères qui , [uoique assez étendus mais manquant d’exactitude, n’étaient pas |„uffisans pour fixer d’une manière ertaine les idées sur la place qu’il oit occuper dans la série des ordres aturels. Voilà pourquoi l’illustre uteurdu Généra Plantarum , A.-L.

. ussieu, le plaça à la suiledes Sapinacées en exposant les caractères onnés par Linné, lesquels, du ropre aveu de celui-ci, devaient titre vérifiés sur le vivant. Jacquin ,

1 1 elfet , qui examina la Plante dans 1 1 patrie , ne reconnut pas le genre écrit par Linné et en constitua Trigonis. Dans l’Enchiridion de • • îrsoon , les genres Cupania, Tri- >nis, Molinœa, Jussieu, et Toulicia, ubl. , sont indiqués comme n’cn for- 1 ant plus qu’un seul. Cependant le.

- ofesseur De Candolle, dans le ’odrorne qu’il publie en ce moment , •- j ivrage rédigé selon les principes de méthode naturelle, sépare le Touli-

■ a et adopte la réunion des Trigonis , cq. ; Molinœa , Jussieu ; et Guioa ,

• vanilles. Il en cpnstitue le genre

■ tpania qu’il place dans la tribu des t ;tpindées , et auquel il assigne les

Iraclères suivons : calice à quatre pales; cinq pétales intérieurement îbres et en forme de cornets ; huit 1 nmnes ; style trifide; capsule à 1 ds valves septifères sur leur milieu, ! r°is loges contenant chacune une | deux graines droites et munies m arille.

Le genre Cupania ainsi défini se j1 mposc d’ Arbres à feuilles pinnées

CÜP 191

sans impaire , à fleurs souvent mâles par avortement. De Candolle {Prodr. liegn. Ceget. 1, p. 61 3 j partage ce genre en trois sections. La première à laquelle il donne le nom de Trigonis , et qui est caractérisée par ses pétales roulés en cornets au sommet, renferme huit espèces, toutes américaines, parmi lesquelles on remarque la Plante décrite par Jacquin sous le nom de Trigonis tomentosa , ainsi que trois nouvelles espèces publiées parKuuth {in HumboldC et Bonpl. Nova Généra etSpec. Plant, œquin. 5, p. 12.6, 126 et 127). La seconde section , constituée avec le Molinœa , Juss. et Lamk. , comprend quatre espèces, toutes indigènes des Indes-Orientales et des îles de France et de Bourbon. Elle est caractérisée par ses pétales planiuscules un peu plus grands que le calice, et ses filets courts et velus.

La troisième section (douteuse) a des pétales obtuSément dentés au sommet, insérés sur un disque hypogyne à cinq divisions ou à cinq tubercules. Elle porte le nom d ' Oclontaria et ne contient qu’une seule espèce , C. dentata (Flore du Mexique inédite).

La quatrième section , formée du genre Guioa , a aussi reçu ce dernier nom. De Candolle incline à penser qu’elle doit continuer d’être considérée comme genre distinct : des pétales planes , plus petits que le calice , des filets glabres , une capsule à trois appendices en forme d’ailes , otV peutêtre à trois carpelles distincts , caractérisent suflîsamhient cette section.

Elle ne renferme qu’une seule espèce,, C. lentiscifolia , Pers. , ou Guioa lentiscifoUa , Cavan. {Icônes , 4 , p. 49 ,, t. 373), Arbre qui croît à Babao, dans* les îles des Amis. (g..n.)

CU PARI. bot. ni an. V. F^ufbl;

GUPA-VEELA. bot. piian.

(Rhéede, Mal, T ix , pl. 55. ) Syu. de Püica parvi/lora , L. (jji)

CUBÉS. Cupes. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères , section des Pentamères , établi par Fabriciuset àdop-

té par Ijatrcille qui le classe (Règn.

Anim.) dans la famille des Servi cornes-, tribu des Lime-Bois, et lui assigne pour caractères propres : palpes égaux terminés par un article tronqué; antennes cylindriques. A l’aide de ces signes, on peut distinguer facilement ce genre de celui des Lyinexylons et de celui des Atractocères, auxquels il ressemble par une tête entièrement dégagée et séparée du corselet , par la forme linéaire de leur corps, par leur sternum antérieur, ne faisant pas saillie , par leurs mandibules courtes , épaisses, échancrées ou terminées par deux dentelures , par leur mâchoire offrant deux petits lobes dont l’extérieur est allongé ; enfin , par une languette bifide et des pied^ courts. On ne connaît qu’une espèce propre à ce genre :

Le Cubés a TÊTE jaune, Cupes capitata de Fabricius. 11 a été figuré par Coquebert ( llLustr . Jcon. Insect., fasc. 3 , tab. 5o, frg. î) et rapporté par Bosc de la Caroline du Sud; on ne sait rien sur ses moeurs. (aud.)

CIJPHÉE. Cuphea. bot. phan.

Genre de Plantes de la famille des Salicariées et de la Dodécandrie Monogynie,L., qui se compose de vingt-cinq à trente espèces dont plus de la moitié ont été découvertes par Humboldt et Bonpland , et viennent d’être récemment décrites d’une manière si exacte par Kunth ( in Humb. Nova Gener. et Spec. , 6). Toutes ces espèces , qui sont des Arbustes ou des Herbes généralement ti’ès- visqueuses, sont originaires des contrées chaudes de l’Amérique. Leurs feuilles sont opposées , plus rarement verlicitlées par trois ou par quatre , toujours'trèsentières et dépourvues de stipules.

Les fleurs sont solitaires , portées sur des pédoncules extraaxillaires, alternes , accompagnés de bractées et se réunissant pour former des épis ou des grappes terminales. Elles sont ordinairement penchées , en général violettes, mais jamais blanches. Leur calice est tubuleux , présentant supérieurement à sa partie postérieure

une gibbosité ou une sorte d’éperoi obtus; son limbe est à douze, rarement à six dents peu profondes i L est coloré et pétaloïde. La corollj est irrégulière , et se compose d.

six pétales inégaux insérés entre let dents du calice. Les étamines au nombre d’onze à douze , rarefc ment moins nombreuses , sont ine gales , dressées , attachées à la gorg»

du calice; leurs anthères sont bilocui laires , s’ouvrant par leur côté interne. L’ovaire est sessile , libre , accomtj pagnéà sa base d’une glande placéi du côté de l’éperon ; coupé transversalement, il offre une , très-raremei deux loges, contenant de trois à ui[ nombre très- considérable d’ovule! \ dressés, attachés à un trophosperur central . Quand l’ovaire est uniloculai re, ce qui est plus général, le trophcnl sperme se continue supérieurement avec la base du style par le moyen d-fi deux prolongemens filiformes. Le styll [ est simple , terminé par un sligmat également simple ou légèrement bjl lobé. Le fruit est membraneux , à ur et très-rarement à deux loges reuferl mant une ou plusieurs graines lenti culaires.Ce fruitest enveloppé dansl calice qui persiste ; il reste indéhis cent ou s’ouvre seulement d’un côtf Les graines , qui ne sont jamais me braneuses et en forme d’ailes latéral lement , se composent d’un tégumett mince et coriace , recouvrant immè diatement un embryon dressé dont 1 radicule est inférieure , les deux coty lédons arrondis et foliacés.

R. Brown a réuni à ce genre ] Parsonia de Browne, qui n’en difïci que par ses étamines , au nombre q six , au lieu de onze à douze. Le gen Cuphea est extrêmement voisin genre Salicaire, dont il ne diffère q par son calice gibheux etéperonné à base , et par son disque latéral et nrt circulaire.

Parmi le grand nombre d espèo qui forment ce genre , nous mcnlioi nerons les suivantes qui ont été figi rées , soit dans les Icônes de Cavani les, soit dans les Nova Gênera £ Humboldt et Kunth.

Cuphée yisqueuse , Cuphea visco- •.issirna , Jacq. Vind. 2,t. i77,Lamk., U., t. 407. On cultive comraunénent cette espèce dans les jardins le botanique. Elle est originaire lu Brésil. Sa lige , qui est droite et rès-visqueuse , s’élève à plus d’un ned et porte des feuilles opposées, ivales, oblongues, très-entières, d’en- •iron un pouce de longueur, rétrécies leur base en une sorte de pétiole. Les I leurs sont rougeâtres, solitaires et péonculées. Le calice, qui est rétréci e ers son orifice, offre six dents. La apsule est oblongue et uniloculaire.

Cuphée en épi , Cuphea spicata , lavan. , Icon. rar. , 4, t. 38i. Sa tige - st herbacée , dressée ; ses rameaux ont rudes ; ses feuilles oblongues , labres , un peu rudes sur leurs bords, aminées en pointe à leurs deux exrémilés; leurs grappes sont alloneées , terminales ou axillaires , composées de fleurs opposées , dont les «lices sont velus , les pétales inégaux t ; l’ovaire polysperme. Elle croît au éérou et sur les bords du fleuve de la I; agdeleine où elle a été observée par

Ïi umboldt et Bonpland.

Parmi les nombreuses espèces • écrites par Humboldt et Kunth , lus ferons remarquer les deux suiu nies :

i 1 Cuphée verticillée , Cuphea vert '.illata , Kunth ( in Humh. JS ou.

en., 6,p. 207 ,t. 552). Ellevient dans q - s lieux les plus chauds du Pérou, tige herbacée est rameuse ; ses rai eaux et scs calices sont velus et vist icux ; ses feuilles sont verticillées ; r trois ou quatre, oblongues , ailés à leur sommet , arrondies à leur •■se , rudes et visqueuses à leur lace ; périeure, velues inférieurement;

, i ileurs sont extraaxillaircs , solitai- | i ou géminées , alternes ; les pétales >|m| nt inégaux.

I CüPIlÉE A PETITES PLEURS, Cuphea

Ïi cropelala , Kunth {loc. cit., p. 209,

! 55 1 ). Cette espèce se distingue des écédcntes par sa tige frutescente,

!r ( '.s-rameuse , ayant ses jeunes ra- :aux et ses calices un peu rudes;

■ » feuilles oblongues , lancéolées ,

roides et scabres , terminées en pointe à leurs deux extrémités; les Heurs sont alternes, tournées d’un seul côté, quelquefois opposées 5 leurs pétales sont fort petits et leur ovaire est à deux loges polyspermes. (a. R.)

CUPIDONE. Catanance. bot.

phan. Famille des Synanthérées , Chicoracées de Jussieu, Syngénésie égale, L. Ce genre, constitué par Tournefort et Linné , présente les caractères suivans ; involucre composé d’écailles nombreuses imbriquées, scarieuses , luisantes, qui augmentent en grandeur de la circonférence au centre , et dont les intérieures entremêlées avec les demifleurons sont insérées sur le réceptacle ; akènes couronnés par une aigrette sessile formée de cinq écailles élargies à la base et acérées au sommet ; réceptacle garni de paillettes'.

Les espèces qui composent ce genre sont eu très-petit nombre ; car, en retranchant le C. græca de Linné , qui appartient au genre Scorzonera , il n’y en a guère que trois décrites par les auteurs. Ces Plantes sont indigènes de nos régions australes , soit des contrées d’Europe et d’Afrique baignées par la Méditerranée , soit des îles de l’Archipel.

La Cupidone bleue, Catanance cœrulea, L., qui croît abondamment dans les lieux stériles de nos départemens méridionaux et jusqu’à la latitude de Lyon , est remarquable par scs belles et grandes fleurs d’une couleur azurée et solitaire , au sommet de longs pédoncules.

Le professeur Desfontaines a décrit et figuré une nouvelle espèce sous le nom de Catanance cœspitosa ( Flora atlantica, il, p. 238 , tab 2*17). Cette belle Plantecroîten gazon épais sur le mont Atlas, et contribue, par ses longues racines tortueuses, à fixer les sables mobiles de ces contrées. (g..n.)

* CUPRESSINÈES. Cupressineœ.

bot. phan. Nous avons appelé ainsi la seconde section de la (a mille des Conifères , qui comprend les genres Juniperus, Thuya , Callitris, Cupres-

iâ

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