‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 59 sur 221 · CUV · texte numérisé non relu

CUV

CUVIÈRE. Cuuiera. BOT. PHAN.

Genre de la famille des Rubiacées et de la Pentandrie Monogynie, L., institué par De Candolle ' Annales du Muséum, vol. g, p. 216) en l’honneur de l’illustre auteur de l’Anatomie comparée. Ses caractères sont lessui-i vans : calice dont le tube très-court est adhérent à l’ovaire ; le limbe fort long au contraire est à cinq divisions étalées et foliacées ; corolle campanulée , à cinq segmens profonds , trèsaigus , et terminés en pointe épineuse à leur sommet ; cinq étamines incluses ; ovaire non ombiliqué supérieurement ,mais surmonté d’un stylé filiforme, et d’un grand stigmate en forme d’éleignoir pelté ou plutôtà d’une cloche renversée et soutenue au centre par un pivot ; péricarpe A cinq loges, chacune de celles-ci monosperme. L’auteur de ce genre le place entre le V anguiera et le Nonatelia.

dans la tribu qu’il établit sous le nom de Guettardacées. Ses caractères sont tellement tranchés qu’on ne peut la confondre avec aucun autre genre soit de la même tribu , tels que lea Psathura , Guetlarda , Erythalis , Laugeria , etc., soit de la famille cn-i tière des Rubiacées ; sa corolle , formée de pétales épineux , est peut-êtrd le premier exemple qu’on ait observa d’une pareille dégénérescence dana,'i ces organes. La forme si particulière de son stigmate, et le nombre quinaire de toutes les parties du systèmes floral sont encore des sigues distinc-* tifs très-faciles à saisir au premiel coup-d’œil. Le nom de Cuuiera. a été proposé par De Candolle , malgré) l’existence antérieure d'un genre de même nom, établi par Koeler dans la famille des Graminées , mais qui ne diffère en aucune manière de YEly mus. E-. ce mot.

On ne connaît encore qu’une seule il espèce de ce genre ; c’est un Arbuste I indigène de Sierra-Léona , rapport»

par Smcathman , et que De Candolle1 a nommé Cuuiera acutiflora ; il en <l' donné une figure (/oc. cit., pi- i5 ) ]i eL l’a accompagnée d’une desc iptiori1; de laquelle il résulte que cct Arbustd 1

CYA CYA 209

a des branches divariquées et dures , porte le nom de Cyame de la Baleine, des feuilles portées sur de courts pé- Cyamùs Ceti de Latreille; elle est la ’.ioles, ovales, oblongues , acuminées même que le Panope Ceti de Leach nt coriaces , et des fleurs nombreu- ( Edinb. Encycl. T. vii, p. 4o4 ) qui ses, disposées en panicules termina- la désigne aussi ( Trans . ofthe JLinn » les. (g. .N.) Societ. T. xi, p. 364 ) sous le nom de

CÜVIÉRIE. Cuviera. acae. Pérou Larunda Ceti. Un grand . nombre et Lesueur ont donné ce nom à un d autems , painn lesquels on distinpetit groupe de Méduses qu’ils consi- gue Pâlies (£/nc. Zool.,fasc. 9 , t. 4, •déraient comme un genre particulier, j; 1 et Muller {Zool. Dan., t. 119, Lamarck Pa réuni avec raison aux 10- 17 ), en ont donne d assez bon- Equorées. Les noms d’hommes étant ^es figures; mais , painn les eritomol d'ailleurs fort déplacés comme géné- logées qui ont le mieux fait connairiques en zoologie , où l’on peut tout lre ce sl^.Su.ier Crustacé, on doit au plus les admettre comme spécifï- sail°ut distinguer Sa\igny ( Mein. :ques ,il n’est guère possible d’adop- SU1 es J^mm' sans veit.. nremiere

sur les Anim. sans vert., première partie, prem. fasc., p. 64 ), Latreille ( ses divers ouvrages ) et Treviranus ( Verra . schrift. Allât, und Phyé.

inhalts, 7e Mém., p. 1 , f. x ). Nous emprunterons de ces savans observateurs ce que nous allons en dire.

Le corps des Cyames est large , or-

ter ici ce nom de Cuviera déjà consacré en botanique. P'. Cuvière.

(LAM..X

* CÜY.mam. Même chose que Coq.

■T.ce mot. (b.)

CYAME. Cyamus. crtjst. Genre

r établi par Latreille et classé par lui biculaire , déprimé , solide et coriace; Règn. Anim. de Cuv.) dans l’ordre on peut le diviser en tête , en thorax ies Isopodes, section des Cystibran- et en abdomen ; la tête est petite, alches; il comprend les genres Panope longée , en forme de cône tronqué ; et Larunda de Leach , et a pour ca- elle supporte des yeux composés, peu actères : quatre antennes dont les saillans, placés sur les côtés de la : leux supérieures plus longues, de tête, et en outre deux petits yeux i quatre articles, le dernier simple ou lisses qui occupent son sommet et : . ;ans divisions ; deux yeux lisses , ou- sont situés sur une ligne transver- : re les yeux composés; corps ovale sale. Entre la paire d’yeux composés ormé de seginens transversaux , dont on remarque quatre antennes placées f e second et le troisième n’ayant que les unes au-dessus des autres, et pou- 1 les pieds rudimentaires; cinq paires vant par cela même être distinguées le pieds à crochets , courts ou de Ion- en supérieures et eu inférieures ; cel - ,ueur moyenne et robustes. Les Cya- les-ci sont très-petites et formées de nés ont quelque analogie avec* les quatre articles ; les autres présentent Leptomères , les Protons et les Che- un nombre égal de divisions, et out vrolles; mais ils different essentielle- la longueur de la tête et du premier nent de ces trois genres par la for- segment du thorax réunis ; en desne de leur corps., par la loogueur sous et en arrière des antennes on obnoyenne de leurs pâtes , par le der- serve la bouche composée de parties ner article des antennes supérieu- très-peti les , mais dans laquelle Savies simple, enfin par la présence de gny a distingué un labre assez grand, leux yeux lisses sur le sommet de éinarginé , deux mandibules à soma tête, indépendamment des yeux met bifide et dont les divisions composés. Ce genre se compose de sont denticulées ; on voit ensuite leux espèces dont une est inédite, trois pièces en forme de lèvres dispoj’espècc connue , et qui a été rangée sées sur trois plans ou qui sc succè- ’»r Linné dans le genre Oniscus , par dent graduellement. Savigny et Ladegéer dans celui des Squilles, et par treille les oui observées avec soin ; ce "abiicius avec les Pycuogonons , dernier entomologiste la décrit de

Page 1