‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 60 sur 221 · TOME V · texte numérisé non relu

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la manière suivante : la première pièce ou la supérieure, celle qui est immédiatement en arrière des mandibules, Corme une espèce de feuillet presque demi-circulaire, et composé de trois parties, une intermédiaire presque triangulaire , profondément bifide à son sommet , et s’élargissant sur les côtés de sa base, pour servir de support aux deux autres pièces qui , sous la ligure d’un demi-croissant formé par chacune d’elles, constituent par leur réunion un ceintre au-dessus de la précédente. Saviguy représente celte pièee [toc. cit., pl v, f. i, E ), et la considère comme une langue. La pièce qui vient ensuite ou l’intermédiaire ressemble sous plusieurs rapports à la précédente , et peut être également divisée en trois parties ( loc. cit., pl. v, f. 1, u ). La pièce simple ou celle du milieu présente à son extrémité deux languettes pointues, ayant chacune près du côté extérieur de la saillie qu’elles forment un petit corps conique de deux articles , et semblable à un palpe. Les deux languettes, soudées entre elles sur la ligne moyenne du corps , et laissant encore une trace de leur division première, sont articulées à l’extrémité d’une espèce de support qui se divise à sa base en deux branches, lesquelles , en se contournant de dedans en dehors et d’arrière en avant.

se prolongent jusqu’au-dessous des deux pièces latérales. Celles-ci ont , indépendamment d’une articulation qui se soude avec la partie moyenne du support et avec ses branches , une autre pièce en forme de lame, supportant près de son extrémité dorsale un petit appendice semblable à un palpe. Latrerlle a cru distinguer à cet appendice deux articulations qui ne sonlpas indiquées dans la figurede Savigny. Ce dernier observateur admet que lçs pièces latérales représentent la première paire de mâchoires des Crustacés , et que la pièce moyenne est l’analoguc de la seconde paire. Enfin la troisième et dernière partie de la bouche du Cyame est formée de deux petits pieds ou pal-

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pes terminés par un onglet , et compensés de six articles dont le premier, très-grand et soudé à celui du côté opposé , constitua une sorte de base en carré transversal, évasé en angle au milieu du bord antérieur, et simule la lèvre proprement dite. Savigny représente cette partie [ loc.

cit . , pl.

i , b ) , et reconnaît en

elle la première paire de mâchoires auxiliaires ou de pieds-mâclioires des Crustacés. En arrière de la tête on remarque une paire d’appendices qui, à proprement parler , est intermédiaire à la tête et au thorax ; elle s’ar- 1 ticule à un segment rudimentaire qui |i n’est pas visible en dessus , et qu’on t pourrait considérer comme l’ébauchc H du premier anneau du thorax. Ces j!

deux pieds sont eux-mêmes plus courts et plus grêles que les suivans , de six articles dont le premier , ou la hanche, est cylindrique et proportionnellement plus long que ne l’est le même article aux pieds qui sont placés en arrière ; l’avant-dernier article est plus grand , en forme de main , avec un sinus et une dent obtuse en dessous; le dernier consiste, ainsi. i que dans les autres pieds, en une* griffé très-dure , crochue et très— i pointue; cette paire de pieds corres-* ponfl aux seconds pieds-mâchoires, tj Le thorax est composé de six an-' ueaux séparés par de profondes in-R cisions; les côtés prolongés de ces an-jJ neaux donnent naissance latérale-l ment à six membres articulés que laM variété de leur forme et du nombre den! leurs articles a fait distinguer en'j pâtes proprement dites et en patc9j fausses. Fabricius a même cousidérql

comme des palpes la paire de pâtes fl antérieures que nous venons de dé-t |

crire. La première paire de pieds celle qui tient au segment antérieur du thorax, est courte , mais robuste comprimée et large; on compte six articles inégaux dont le radical, ou 1;| hanche, est gros, arrondi , presque I en forme de rotule , et dont 14 1 pénultième, plus grand ctovoïnejl compose avec le dernier une serrj « terminée par une griffe mobile bj |

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moftôdaCtyle. Deux dents assez fortes se remarquent dans une échancrure de l’avant-dernier article ; le second et le troisième anndau du thorax supportent , au lieu de pâtes, des appendices grêles dont un très- long et i’àutre fort court , cachés à la partie inférieure du corps ; à leur base sont, dans les deiix sexes , les vésicules branchiales , et , dans la femelle , des . écailles valvulaires disposées par paires , et destinées à recouvrir les œufs.

Le troisième , le quatrième et le cinquième segment du thorax donnent insertion à de véritables pâtes assez semblables à la première paire. L’abdomen consiste en une sorte de petit tubercule ou mamelon qui porte l’anus. Selon Trevhànils, lecanal inlêsiinal des Cyames va droit de la bouche à l’anus en s’élargissant au milieu.

Le cerveau se compose de quatre masses dont deux supérieures et deux inférieures; il donne des nerfs aux yeux, aux antennes, a la bouche; le ■^cordon nerveux qui eh part est composé de sept ganglions fort distincts; on Ue voit ni trachées , ni trous respiratoires; le9 pâtes de la troisième et de la quatrième paires si singulières par leur forme , et les plaques ventrales chez la femelle , ont , suivantlui, pour fonctions, de servira la respiration. Les ovaires ont une forme irrégulière , les organes males se composent de deux tubes ou appendices , se rendant à la verge qui est accompagnée de deux petits organes copulateurs, et se trouve située entre la dernière paire de pâtes.

Le Cyame de la Baleine, connu vulgairement sous le nom de Pou de Haleine , se trouve sur le corps des'Baleines, il s’y accroche à l’aide dé ses pâtes; on en trouve aussi , mais plus rarement, sur le corps deS Scomhres et des Maquereaux. (au».)

CYAME. Gyamus. bot. phan. Salisbtny , et à son exemple Smith et Nultal, appellent ainsi le genre Nelumbium. V. Neeumbo. (a.r..)

CYAMÉE. min. Pline paraît désigner sous ce nom la Pierre -d’Ai-

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gle , (Elite , dont Ca/limus était le noyau. La Pierre désignée par D’Ârgenville sous le nom de Cyamile paraît être la même chose. (n.)

CYAMOS. bot. pii an. Ce mot grec, « qui désigne la Fève proscrite par Pytnagore , désignait aussi une Plante d’Egypte appelée également Ciborium à cause de la forme d’une coupe à laquelle on comparait son fruit , et qui renfermait des espèces de Fèves. On pense généralement que le Cyamos d’Egypte ou Ciborium est le Nelumbo.

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