‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 72 sur 221 · G YN · texte numérisé non relu

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Les espèces qui composent ce génie sont des Plantes herbacées , ou des Arbustes le plus souvent volubiles ; leurs liges sont grêles , rameuses , et portent des feuilles opposées, simples et entières; les fleurs, en général assez petites , forment des ombelles simples ou sertules , ordinairement placées entre les pétioles.

Robert Brown réunit à ce genre pl usieurs espèces d’abord placées dans d’autres genres, tels que les Periplucc lunïcata de Retz ; Periploca a/'ricana, L. ; les Asclepias Vincetoxicurn ,

L. ; Asclep. nigra , L. ; Asclep. sibirica , L. ; Asclep. Daou/ica , Willd.

Nous allons faire connaître ici quelques-unes des espèces les plus intéressantes; telles sont :

Le Cynanqué dressé, Cynanchum erectum , L. , Jacq. Horl., t. 58. Cette espèce, que l’on cultive dans les jardins de botanique , est originaire d’Orient. Elle est vivace et pousse chaque année des tiges grêles, dressées, cylindriques, glabres, hautes de deux à trois pieds, portant des feuilles opposées, pétiolées, cordiformes, aiguës, entières, glabres et d’un velt blanchâtre; les fleurs sont blanches, pe- V tites , et forment des sertules ou oui- ft belles simples latérales.

Le Cynanqué de Montteelifr , jF Cynanchum Munspeliacum , L. , Ca- jfê van. Icüii. rar. , i , t. 60. Ses racines sont rampantes et donnent naissance ■»

à des tiges herbacées , sarmenteuses , longues de deux à trois pieds, gla- il bres ; les feuilles sont opposées, pé- i, tiolées, cordiformes, obtuses, glabres \ et d’uu vert blanchâtre; les fleurs [j sont blanches et forment de petites ombelles simples et latérales, fl ; paraît que le Cynanchum acutum de j Linné n’en est qu’une simple variété, ! dont les feuilles sont plus allongées et • ■ aiguës. Cette espèce croît dans leslieux j maritimesetsaldonueuxdela Proven- il ce. Nous l avons recueillie aux envi- Il rons de Montpellier. Le suc de cette |j Plante , concrète et mis en masse , i porte le uom de Scammotice de Mont- j petlier . il est , comme la Scammonée 1

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| l’Alep, violemment purgatif; maison •n a presque entièrement abandonne » l’usage.

LeCYNANQUE Dompte- Venin, 6yxnanchum Vincetoxicum , Riçh. , Bot.

méd. 1 , p. 5 1 9 ; Asclepias Vincetoxii :um, L. C’est une petite Plante vivace i commune dans les bois sablonneux , iux environs de Paris et dans une grande partie de la France ; sa racine ;e compose d’une souche horizontale, tuberculeuse , d’ou partent un grand naombre de fibres blanchâtres allongées et cylindriques: elle pousse une t ige presque simple, d’un pied à un .lied et demi de hauteur, cylindrique, rès-glabre , ainsi que les autres paries de la Plante; ses feuilles sont op- >osées, cordiformes , aiguës , entières; tees fleurs , jaunâtres et petites , forcent des espèces d’ombelles simples ; la corolle est rotaeëe et à cinq obes aigus ; les fruits ordinairement géminés sont ovoïdes allongés , glaj >res , lisses et terminés en pointes, -ja racine du Dompte-Venin, ente ore fraîche , a une odeur un peu naui sabondeet une saveur âcre, amère et l-.ésagréable , qui se perdent en partie ' ar la dessiccation. C’est un médicament énergique , qui provoque tantôt le1, vomissement, tantôt des évacuaons alvines plus ou moins abondau- - is. Autrefois on le considérait comi ie très-efficace dans le traitement de i i morsure des Serpens ; de-là son om de Dompte-Venin,’, mais aujour- ’hui il n’est plus employé.

Le Cynanque Arguel, Cynanhum ArgueL , Delile, Egypt. L’Aruel est un Arbuste qui croît dans les ifférentes contrées du nord de l’Aique , en Nubie , en Egypte , et sur- ■ >ut dans les environs de Syène ; ses -ges dressées, grêles, cylindriques t tout-à-fait glabres , s’élèvent à une auteur de deux pieds et portent des îmeaux opposés ; ses feuilles , égalaient opposées, sont presque sessiis , petites, ovales , lancéolées , enères, aiguës, un peu coriaces et

un vert glauque; les fleurs, qui 3nt blanches , forment des espèces

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de bouquets ou d’ombelles simples' et pédonculés; les follicules , tantôt simples, tantôt géminés, sont épais; renflés dans leur partie inférieure, terminés en pointe allongée supérieurement ; ils sont glabresièt, souvent maculés de taches’ pôürpres.

Les feuilles de F Argue! sont' frét^teinment mélangées avec cellë^clbs* 'Casses , dans les différentes sorteÿ" de Séné qui nous sont apportées' d’Egÿpte , et en particulier dans le Séné dit delà Patte, Ce mélange -, qu’il est toujours facile de reconnaître , h 'offre pas de graves inconvéniens ; car l’Arguel possède à peu près les mêmes propriétés que les ‘feuilles des Casses; cependant le professeur Delile prétend que ce médicament purge avec trop de violence et cause souvent des coliques. On reconnaîtra facilement les feuilles d’ Arguel mélangées dans le Séné. En effet, on ne pourrait les confondre qu’avec et liés de la Casse à feuilles aiguës, Cassia acutifolia ‘ Delile ; mais ces dernières sont plus minces, d’un vert plus prononcé , inéquilatérales à leur base , et légèrement pubescentes à leur face inférieure , tandis que dans l’Arguel elles sont un peu épaisses et coriaces , d’un vert cendré , équilatérales à leur base , et parfaitement glabres.

Le Cynanque Ipécacuanha, Cynanchum Ipecacuanhà , Ricin , Bot. méd. i, p. ai 8-; Cynanchum vomitorium , Lamk. Originaire des îles de France et de Bourbon, ce petit Arbuste a sa racine composée d’une touffe de fibres longues et blanches. Ses tiges sont grêles, sarmenteuses ,- cylindriques , glabres ou pubescentes ainsi que les feuilles, ce qui forme deux variétés distinctes ; ses feuilles opposées, cou internent pétiolées , cordiformes , aiguës, entières, sont tantôt glabres et tantôt pubescentes; les fleurs, petites et blanchâtres , forment de petites grappes axillaires , plus lonues que les feuilles et composées ’un petit nombre de fleurs. Sa racine est connue et employée aux îles Maurice sous le nom d’ipécacuanha ,

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et y remplace l’Ipécacuanha du Brésil. Elle se compose de longues fibres grêles et blanches, d’une saveur âci’e et amère , mais beaucoup moins énergique et moins efficace que celle du Cephœlis Ipecacuanha. C.

les détails que nous en avons donnés d ansnpli'é p ravailsur les Ipécacuanha du commerce. Un vol. in-40. Paris ,

Il existe encore un très-grand nombre d'espèces de ce genre. Dans les JYoua Qenera de Humboldt , notre ami, le professeur Kunth, en a décrit huit espèces nouvelles. Robert Brown en a , dans son excellent Prodrome , indiqué trois autres , originaires des côtes de Nouvelle-Hollande.

CYNAPIUM. bot. phan. C’est-àdire Persil de Chien. Espèce du geme Ætluise. V . ce mot. (b.)

CYNAB A., bot. phan. Pour Cinara. V. Cinabe. (b.)

CYNARHODE. Cynarhodon. bot.

phan. Desvaux appelle ainsi une espèce particulière de fruit dont le Rosier nous offre l’exemple. C’est un fruit charnu composé d’un nombre plus ou moins considérable d’ovaires

fiariétaux et osseux, renfermés dans 'intérieur d’un calice, resserré à son orifice, devenant charnu.1 Ce fruit, ainsi qu’il est facile de le voir , n’est qu’une modification de celui que le professeur Richard a nommé Mélonide. V . ce mot. (a.r.)

CYNARICE. bot. phan. La Plante désignée sous ce nom dans Dioscoride est un Apocyn , selon Adausou. (b.)

* CYNAROCÉPHALE. bot. 'phan.

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