‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 73 sur 221 · V. ClNABOCÉPIIALES et CaBDUACÉES · texte numérisé non relu

V. ClNABOCÉPIIALES et CaBDUACÉES

CYNAROIDE. bot. phan. V. Ci-

NABOÏDE.

CYNIPS. Cynips. ins. Genre de l’ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Pupivores, tribu des Gallicoles ( Ilègn. Anim.

de Cuv. ), ayant pour Caractères , suivant Latreillc : antennes ordinai-

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rèment de treize à quinze articles , droites , filiformes , ou à peine plusl grosses vers leur extrémité ; lèvre etl mâchoires très - distinctes ; palpesi très-courts ; ailes supérieures' offrant!

une cellule radiale complète, longue,, presque triangulaire , et trois cellulesi cubitales , la première petite , lai deuxième très-petite , et la troisième!

très-grande , atteignant ordinairement le bout de l’aile ; point de nervures aux ailes inférieures ; tarière!

des femelles logée soit entièrement ,, 1 soit du moins vers sa naissance, dans}une fente ou coulisse extérieure pra-p tiquée le long du venire. Le groupe^ des Cynips fondé par Linné a depuisi été subdivisé de manière que le genre») Cynips , tel qu’il vient d’être dé—j crit , ne représente pas en entierir les Cynips de cet auteur. Geoffroytf avait substitué mal à propos le nom}| de Diplolèpe à celui de Cynips et il s’était servi de ce dernier nomjl pour désigner certains Ichneumons.it Les entomologistes ont rétabli les| < choses telles qu’elles étaient d’abord „■ les Diplolèpes de Geoffroy ont reprisai le nom de Cynips , et son genre Cy-fij nips a été converti en celui de Chalcide. Les Cynips proprement dits dif-ii fèrent des Chaîcidites, des Oxyures et) des Chrysides par leurs antennesr droites et filiformes, par l’absence desr nervures aux ailes inférieures , et pan leur tarière cachée dans une coulissep pratiquée le long du ventre^Ce caracjt tère empêche de les confondre avec), les Ichneumons; ils s’éloignent encore^, des Figites par les antennes et par lq nombre de cellules cubitales des ailes ; enfin on pourrait aussi les dis-H tinguerdes Ibaliescn prenant en con-r sidération la figure de la cellule ra-f diale et la grandeur du point dej l’aile.

L’organisation extérieure des Cy-i nips a été décrite avec soin par lesau-j tours. Le corps est court et voûté ; la tête est beaucoup plus basse que le thorax; elle supporte des antennes!

filiformes assez longues , de quatorze»

articles dans les femelles, eldequinzej dans le mâles; le troisième est grand cîj |

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rqué; des yeux ovales et entiers; trois i ,etits yeux lisses ; une bouche formée le mandibules tridentées , de quatre Lialpes uu peu plus gros à leur extrénité , les maxillaires de quatre arti- :les , et les labiaux de trois et d’une i anguette presque cordiformc, arron- , iie ou un peu échancrée sur son [fiord supérieur. Le thorax est élevé t comme bossu , avec l’écusson quel- : [iiefois proéminent il supporte qua- S re ailes ; lçs supérieures qui ont séries des nervures dépassent l’abdomen ; u longueur ; ces nervures sont dis- >osées d’une manière si particulière ,

I [u’il sullil , dit Jurine, de les avoir | -ues une fois pour les reconnaître à 'instant. Le cubitus, dès son origine, ’écarte du radius de manière à lais— er entre eux un assez grand inter- : aile; le point de l’aile n’a pas la mène forme que celui des autres Hyménoptères, et il n’ocçupe pas tout-à- . lit la même place. Une nervure très- > orte et très-apparente descead du ou- ; :itus avant son insertion au point, et e porte en arrière un peu obliquei. îent pour former la première cellule ubitale, et soutenir la seule nervure

I minérale qui existe; les pâtes ohtune grosseur moyenne , les cuisses sont

artes : les jambes antérieures se tern îinent par une pointe assez longue,

I I ne présentent point d’échancrure u côté interne ; les autres jambes ont biépineuses au bout , et les tares entre lesquels on voit une pelote e terminent par deux crochets uni-

dentés ; l’abdomen est court, ovalaie, comprimé, caréné , tranchant iu- | érieurement , et tronqué obliquej oent ou très-obtus à l’anus dans les j emelles ; il est surtout remarquable r >ar la tarière. Cette tarière, dont l’uj âge est de percer certaines Plantes •our introduire un œuf dans la plaie,

; 'lire un mécanisme admirable, et qui j très-bien été décrit par Réaumur Mém. sur les Ins. T. m, p. 485 et pl.

el 46 /• Cet excellent observateur *ous fournira la description que ,ous allons en faire. « 11 ne faut , dit féaumur, que presser entre deux ! loigts le ventre de la Mouche, et

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augmenter doucement le degré de pression pour obliger ces parties (une espèce de tarière en forme d’aiguillon et deux pièces beaucoup plus grosses qui lui servent d’étui) de se mettre à découvert, et de montrer d’ou leur jeu dépend. Le premier degré de pression force seulement les deux pièces qui composent l’étui à s’écarter l’une de l’autre , et assez pour permettre de distinguer l’aiguillon qui est entre elles deux , et contre lequel elles ne sont plus alors aussi exactetement appliquées qu’elles l’étaient auparavant. Le contour de l’anus paraît alors ; il est circulaire et bordé de poils. Si on presse ensuite davantage, on oblige l’aiguillon à sortir de son étui , à s’élever; on reconnaît qu’il est d’une substance analogue à la corne, et d’un brun châtain , comme le sont les aiguillons ou les instrumens équivalens de beaucoup de Mouches plus grosses. On voit qu’il vient de l’endroit où l’arête de celui-ci commence à être abattue ; que là est une pièce écailleuse qui avance un peu sur la coulisse , et que c’est dessous cette pièce que passe l’aiguillon. Mais on ne le voit pas encore dans toute sa longueur ; il paraît bientôt plus long ; si on presse le ventre davantage , on l’oblige de sortir de celui-ci dans lequel il est logé en grande partie ; la pression augmentée contraint aussi l’anus à devenir plus éloigné qu'il ne l’est dans l’état naturel , de l’endroit ou l’arête commence à manquer , et ou est Poiigine de la coulisse. Les bouts de chacune des pièces qui composent l’étui , se trouvent cependant toujours à même distance de L’anus , d’ou il semblerait que ces pièces s’allongent; mais , ce qui est plus vrai et plus remarquable , c’est que la tige pour ainsi dire de chacune de ces pièces était dans le corps, et que la pression l’en a fait sortir. Qu’on pousse plus loin la pression et jusqu’au dernier point oii elle peut être portée , tout cela devient plus sensi- Lle ; l’aiguillon paraît plus dudoublc et près du triple plus long qu’il ne l’était d’abord ; l’anus s’éloigne da-

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vantage de l’origine de la coulisse ; mais ce n’est pas en ligne droite qu’il s’en éloigne ; il passe du côté du dos, et la partie de chacune de ces pièces de la coulisse qui est sortie d u ventre se recourbe en arc. Ou voit par-là que, dans l’état naturel, ou, pour parler plus exactement, dans l’état le plus ordinaire, il n’y a qu’une partie de l’aiguillon, un peu plus du tiers de sa longueur , qui soit hors du corps ; cette dernière partie de l'aiguillon est cependant très-bien cachée; elle est logée dans un étui formé par deux pièces dont chacune l’égale en longueur , et dont chacune est creusée en gouttière. Ces deux gouttières composent le tuyau ci’eux ou cette partie de l’aiguillon est à l’aise et bien renfermée; le reste et la plus longue partie de ce même aiguillon, est dans le corps de laJMouche , et elle y a aussi son étui , mais un étui formé par deux lames plates. Chacune de ces laines, qui l'ait moitié de l’étui intérieur , est la tige de chaque moitié de l’étui extérieur ; les parties qui composent celuici , sont à peu près rondes , aussi larges qu’épaisses ; ces dimensions ne les empêchent pas de se placer commodément en dehors du corps ; mais les parties des mêmes pièces qui forment ’étui intérieur , sont larges et minces, 'endroit où elles sont logées demande qu’elles aient cette forme ; la portion de l’aiguillon qui reste constamment en dehors du corps est donc petite en comparaison de celle qui est logée dans ce corps même. Comment celle-ci s’y loge-t-elle? Non-seulement elle est plus longue que la distance qui est depuis l’endroit où elle entre jusqu’au corselet; elle est eaucoup plus longue même que le corps entier ; cette partie , d’ailleurs, est incapable d’allongement et d’accourcissement; elle est d’ une espèce de corne ou d’écaille , et n’est point musculeuse. Il est donc évident quelle doit être contournée dans le corps , d’une façon qui lui fasse trouver un espace suffisant pour se loger dans une étendue trop courte pour qu’elle y puisse être placée en ligne

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droite. La nature a employé ici une il mécanique dont elle nous a déjà | !

donné un exemple dans un plus grandi Animal ; je veux parler de l’allonge-' ment , ou plutôt de l’allongement apparent de la langue du Pivert . ou sait que le Pivert peut porter loin sa langue en dehors de son bec ; sa langue cependant est courte , et trèsincapable d’être allongée si considérablement ; mais son os hyoïde est une espèce de lame osseuse roulée en quelque sorte comme un ressort de montre. Ainsi , dès que l'os hyoïde se déroule , la langue est portée hors du bec , et y est portée d’autant plus loin qu’il se déroule davantage. Ce qui a été fait pour la langue du Pivert, ou plutôt pour son os hyoïde , l’a été pour l’aiguillon de nos Mouches (les Cynips); l’allongement de l’un et celui de l’autre dépendent de la même mécanique, appliquée pourtant un peu différemment. L'aiguillon de la Mouche, après être entré dans le corps , se courbe pour suivre la convexité du ventre , il va ainsi jusqu’assez près du corselet; ià , en continuant de se courber , ou même en se courbant davantage, il retourne sur ses pas : il revient du côté du derrière , en se tenant au-dessous de la ligne qui marque la longueur de la I partie supérieure du corps. U va ainsi j; jusqu’assez près de l’anus ; c’est là J qu’il se termine et qu’est son attache. | Ce bout de l’aiguillon , qui en doit I être regardé comme la base , est donc l fixé dans le corps , presque vis-à-vis j et au-dessus de l’endroit où est l’autre f bout du même aiguillon, où est sa j pointe; ainsi, au cas que l’aiguillon » n’eût point de courbure, il aurait une jf longueur double de celle du corps , 1 puisqu’il va de l’anus jusqu’au cor- j.t sclet , en suivant la concavité inté- I rieure du dos ; et que du corselet il sc i rend à l’anus , en suivant moitié en dehors et moitié en dedans le contour du ventre. Si cependant l’appui de la 1 base de l’aiguillon était fixe , l'aiguillon , malgré toute sa longueur , ne pourrait sortir du corps sensiblement plus qu’il n’eu sort dans les tempsor- |

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j nnaircs ; mais si la base de l'aiguil- >m peut s’approcher , et s’approcher I . leaucoup du corselet , alors l’aiguil- L on pourra sortir cl pourra être forcé : le sortir beaucoup; aussi, tout a été j iisposé pour que sa base fût mobile.

{■Vous avons dit qu’elle est attachée ; .rès de l’anus , et nous avons vu qu’à j nesure que la pression des doigts ( orce l’aiguillon à paraître plus long i üi dehors du corps , l’anus s’éloigne lu dessous du ventre , qu’il passe du ; :ôté du dos, et qu’il s’approche ainsi j le plus en plus du corselet. « — La ingulière structure de cet aiguillon , t la manière exacte et précise avec .aquelle Réa uni u r en décrit le inécaîisme, ne nous a pas fait hésiter à eproduire en entier la description de \:et illustre observateur.

Aussitôt qu’une feuille, qu’un rannea u ou toute autre partie d’un Végétal a élé piquée et que l’œufa été inroduit dans la plaie, les sucs nour- ! iciers affluent vers ce point , et , en : rès-peu de temps , on voit s’élever Mes excroissances de formes variées ;

! Iles ont reçu généralement le nom i' e Galle. Les unes sont nommées 'Galles en Pomme, en Groseille , en pe~ yoin , en forme de Nèfle; les autres portent le nom de Galle chevelue , Bede- ' uar, en Jl rtichaut. Il en est plusieurs !| ue l’on désigne d’après la Plante sur aquelle elles croissent, ou bien par "usage que l’on en fait : c’est ainsi par ' xemple qu’on nomme Galle de Chêne,

’■ teinture ou du commerce , celle employée spécialement dans les arts et j [ui entre dans la composition de l’enre à écrire. Ces excroissances préentent tantôt une cavité unique hantée par une seule larve , ou par un grand nombre, tantôt plusieurs caités communiquant entre elles ou éparées en autant de loges comptées cju’il y a de larves. Suivant Valisûcri , l’œuf déposé dans la piqûre du végétal augmente d’abord de voume , puis ilensort une larve apode, -•elle- ci se nourrit aux dépens des ■ucs nourriciers et fort abondans de a Galle. EU e augmente ainsi succesf si veinent la cavité qui l’entoure; au

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bout de plusieurs mois clic se transforme en nymphe et ne paraît à l’état d’insecte parfait qu’au retour de la belle saison; pour sortir de leur demeure , clic perce, dans leur enveloppe , un trou du diamètre de leur corps; la présence de ce trou, qui s’observe fréquemment à la surface des Galles , est donc un indice certain qu’on ue trouvera rien à son intérieur.

Ce genre est très-nombreux en espèces; parmi elles, nous en remarquerons plusieurs.

Le Cynips pe la G alle a teinture, Cyn. Galice tinc loricB , L. , ou le Diplolèpe de la Galle à teinture d’Olivier, qui a donné des détails très- curieux sur cette espèce (Voyage dans l’Empire Ottoman, pl. i5) ; il a trois à quatre lignes de long ; le corps est d’une couleur fauve pâle et couvert d’un duvet blanchâtre et soyeux ; les yeux sont noirs ; lesnervures des ailes supérieures sont brunes; le dessous de l’abdomen est noirâtre et brillant.

On observe à sa partie supérieure une tache d’un brun noirâtre trèspolie et luisante. Il n’est pas rare de trouver cet Insecte desséché dans les Galles qui se vendent dans le commerce. La plupart de ces Galles et les plus estimées viennent de l’Asie- Mineure et des environs d’Alep.

Elles croissent sur une espèce de Chêne. Les plus estimées sont celles qui ont été récoltées après la naissance de l’Insecte ; elles sont plus légères et d’une couleur moins foncée qu’un grand nombre d’autres qu’on rencontre aussi dans le commerce et qui ont été évidemment recueillies avant l’entier développement de l'Insecte.

Le Cynips du Figuier commun, Cyn. Ficus Caricœ , Latr., ou le Cynips Psenes de Linné ( Amænit . acad.

T. i , p. 4i) et de Fabricius. La larve de celle espèce se nourrit dans l’intérieur des graines de la Figue. Ce sont ces mêmes Insectes qui étaient employés autrefois chez les anciens pour la caprification ( V. ce mot) et

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