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noeéphales s’appellent, se réunissent, et par leurs cris , leurs démonstrations, essaient de leur faire rebrousser chemin. Si ces manœuvres sont inutiles, l’ennemi est assailli de pierres , de branches d’arbres , et même d’excrémens. Les armes à feu seules les effraient, et ils ne fuient qu’a près avoir laissé plusieurs des leurs sur le terrain ; mais s’ils sont en nombre, ils n’hésitent pas d’attaquer malgré le feu. Delalande nous a dit avoir , avec ses Hottentots, cerné des Papions sur des rampes de précipices d’où la retraite leur était impossible. Plutôt que de se laisser prendre, il les a vus se jeter en bas de près de cent mètres , et se briser dans la chute. Pendant son séjour au Cap , un Anglais , entraîné à la poursuite des Papions sur la montagne de la Table , fut cerné par une troupe de ces Animaux sur un rocher d’où il aima mieux se précipiter que de tomber entre leurs mains ; il se tua dans la chute. Corps à corps un grand Papion a bienlôtterrassé un Homme; ses énormes canines percent et déchirent comme celles du Tigre Un Chacma , jeune encore , échappé de sa cage à la Ménagerie , et imprudemment menacé d’un bâton par le gardien , lui fit en un clin-d’œil à la x cuisse trois blessures qui pénétrèrent jusqu’au fémur. On n’aurait pu s’en rendre maître qu’en le tuant, mais on mit adroitement à profit sa convoitise pour les Femmes. Il était affectionné à la fille du gardien quilui donnait ordinairement à manger : elle se plaça devant la grille de la cage à l’opposite de la porte restée ouverte, et feignit de recevoirles caresses d’un Homme.
A celte vue le Singe oublie son adversaire , jette un cri , et s’élance dans la cage vers l’objet de sa jalousie.
Exemple remarquable du passage instantané chez ces Animaux de la fureur de la haine à la jalousie de l’amour.
Dans toute l’Afrique , depuis le tropique du Cancer jusqu’au cap de bonne - Espérance , ces Animaux ravagent les cultures de leur voisinage.
L’on sait avec quelle précision d’évo-
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I vit ions et de manœuvres ils dévastent un jardin : échelonnés à distance convenable pour se jeter de main en main les fruits du pillage , ils s’étendent , s'il est possible , depuis l’endroit à piller jusqu’à leur retraite ; ou bien , si la colonne ainsi échelonnée est trop courte , ils font à l’autre bout un entrepôt, d’où ils recommencent la manœuvre. C’est la nuit qu’ils maraudent : des sentinelles veillent à leur sûreté. On va jusqu’à dire que ces sentinelles paient de leur vie la surprise dont elles n’ont pas averti.
Une seule espèce de Cynocéphale ne se trouve pas en Afrique ; c’est le Cynocéphale noir de Dussumier.
Toutes les autres sont africaines.
Mais il paraît que l fiâmadryas se trouve aussi en Arabie. Voici à peu près leur répartition sur ce continent : le OrilL et surtout le Mandrill paraissent propres aux deux Guinées; on n’en a pas trouvé au sud du tropique du Capricorne ; le Babouin paraît indigène de toute l’Afrique entre les deux tropiques ; l’Hamadryas habite l’est de la même zone ; le Singe noir ou Chacma paraît propre à toute la côte orientale ; enfin le Papion , certainement inconnu des anciens , habile le cap de Bonne-Espérance et les contrées voisines.
Les sites préférés par les Cynocéphales que l’on connaît le mieux ne sont pas les forêts; ce sont les montagnes et les rochers parsemés seulement de quelques buissons. Aujourd’hui comme au temps de la fondation de la colonie , de nombreuses troupes de Papions habitent les rochers de la montagne de la Table, où il n’y a pas de buisson qui ait plus de cinq pieds de haut. Les Papions n’habitent pas même dans ces buissons , mnis dans des creux de rochers accessibles seulement par des rampes ou des ressauts si étroits qu’on ne peut les y poursuivre. Il faut pour les cerner une tactique calculée sur la connaissance des lieux et sur l’habitude qu’ont ces Animaux de faire de fréquentes haltes dans leurs retraites.
D’après plusieurs récits des anciens
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sur les Troglodytes, ilnous paraît probable qu’ils ont souvent entendu parler des Cynocéphales ( V. surtout ; Diodore et Philostrale, Vie d’Ap- ; pol. de Thyan.). C’est à une de ces i espèces qui nous semble devoir être !
l’Hamadryas, et qui est nommée:
Sphynx dans Diodore , qu'auront fait | allusion plusieurs de leurs fables.
Les femelles dans ce genre comme f chez les autres Singes sont constant- j ment plus petites et plus douces quel les mâles. Celte remarque est importante , puisque chez les Carnassiers, les femelles, aussi grandes que les mâles , sont plus féroces qu’eux quand elles ont des petits. Elles sont réglées! tous les mois. Chez elles le mamelon est très-saillant; elles font ordinairement deux petits , dont l’un au moin=* est toujours accroché à elles dans les marches ou dans la fuite. Chez toutes les espèces, le poil , plus long au cou j y forme une sorte de crinière : l’ex-4 cès de longueur de cette crinièr.e forme dans le Tartarin sur les épaule:
une sorte de camail, et sur la tête une véritable chevelure qui retombe ; droite et à gauche sur les oreilles à 1; manière de nos paysans bas-bretons Le poil est constamment moins fourn :
aux parties inférieures du corps ; se couleurs sont aussi plus vives nuit parties supérieures. Dans toutes le espèces , moins le Cynocéphale d Solo, les poils sont annelés d’un jaun plus ou moins pâle et de noir; la dif lérence des nuances dépend de
firédominance de l’une des deux cou eurs ; la couleur de la peau mêin varie avec les espèces ; les fesses son toujours rouges ; la voix dans le con lentement est une sorte de grognd nient assez doux ; dans la colère el est aiguë et retentissante.
Nous avons déjà dit quelle est leu nourriture; ils la saisissent avec leut lèvres (c’est ainsi , par exemple j qu 1 cueillent les fruits peu volumineux ou bien ils la portent à la bouche av< leurs mains. Leur appétit cstmédiocj eu égard à leur taille; en mangeant 1 commencent toujours par rcmp< leurs abajoues, grands sacs (ono>
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i ir des prolongations de la muqueuse i s la bouche , et qui s'étendent entre • pea ucicr et les muscles sous-jaccns rsqu’au-devant du larynx , oii les eux sacs se louchent par leur fond.
Gcoll'roy Saint - Hilaire ( Tabl. des ! uadruin. , Ann. du Mus.) a fait deux i irisions des Cynocéphales , qu’il
I anime Babouins comme Buffon : la j emière à queue plus longue que le
irps , à contotfrs du maxillaire ar- •ndis; museau triangulaire; angle ucial de 35°; il y place le vrai Bai juin ( son Cynocéphale et l’Ounni :rou dont les narines font un Macatrre ); la deuxième division où les i axillaires renflés en dessus forment :ux plans verticaux; museau carré ang; angle facial de 3o° ; queue plus urte que le corps d’une quantité m riable. — Comme la queue chez les ivfnocéphales est un organe sans im- •rtance , nous ne croyons pas qu’il ait lieu d’en faire le motif d’une dii i-sion bien significative. Nous cro\ ons l ie la coloration de la face qui tient lia prédominance du tissu érectile, d’où résulte un surcroît d’énergie
I I ns le tempérament de ces Animaux,
1 rait le sujet d’une division plus si-
jfb ûficative.
i. Le Babouin , Simia Cynocealus , L. Cette espèce , figurée urla première fois dans les Mammies lith. de F. Cuvier, première cade, n’a encore été bien décrite le par lui. Geoffroy (Tab. des Quaum. ) l’avait déjà déterminé par le ractère de sa face couleur de chair ; lie couleur est un peu plus claire tour des yeux ; la partie supérieure corps est jaune verdâtre assez unirne ; tout le dessous d’un jaune us pâle ; de larges favoris blanchâ- :s réunis sous le cou ; la queue rerée à son origine se reploie bientôt, descend jusqu’au jarret. Chez les mes la couleur des fesses, au lieu
S rouge , est d’un noir tanné. Dans te espèce, les narines ne dépassent * le museau qui est tronqué peri i adiculairemcnt , et les cartilages f ; oraux , un peu échancrés dans leur lieu, restent, dans celle partie, en
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arrière de la cloison moyenne. Le Babouin , jusqu’ici confondu avec le Papion, a du museau aux callosités deux pieds trois pouces ; de l’occiput au museau, neuf pouceS; au train de devant, un pied dix poucés ; à celui de derrière , un pied neuf pouces.
Le Babouin est fréquemment figuré sur les monümens de l’Egypte et de la Nubie ( Ant. d’Égyplé, vol. n , pl. 83, n. i ); l’on voit des Babouins tenant des Cochons par la queue sur les bas-reliefs des tombeaux des rois , à Thèbes ( ibid. , pl. 58 , n. iô et 8 ,
El. 8i ; une tête de Babouin , n. i4).
e Babouin avait un temple et un culte fameux à celle des trois Herrnopolis dont les ruines sont près d’Acliinouneïn. Il habite l’Afrique en de.'.ans du Tropique; c’est lui que les anciens désignaient sous le nom de Cynocéphale.
2. Le Tartarin, Simia Harnadryas , L., Encycl., pl. io, fig. 3, copiée ainsi que celle de Buffon , Suppl.
7 , dans Schreber, t. io : c’est le Cynocephalus de Gesner, fig. Quadr.
p. 253; le Lowando de BufFon , t. i4, et Suppl. 7 ; le Singe de Moco qu’il a confondu avec l’Ouandérou ; Dog- Faced-Baboon de Pennant. — Pelage gris verdâtre ; parties postérieures plus pâles que Jes antérieures; jambes de devant presque noires; favoris et ventre blanchâtres ainsi que le beau inantelet qui lui enveloppe les épaules; face, oreilles et mains de couleur tannée, laquelle est u n peu pl us foriééè a u bo u t d u musëàu . Un sillon trcs-marqué sépare en dessus les narines qui , par-là, ressemblent plus à celles du Babouin qu’à celles du Papion. Les fesses sont rouges,* il y a t res-peu de poils au ventre et à la face interne des membres; une mèche terminale à la queue qui avait un pied trois pouces de long, sur un individu où les autres proportions étaient de l’occiput au museau , huit pouces; de l’occiput aux fesses, un pied trois pouces six lignes ; hauteur au train de derrière, un pied trois pouces six lignes; au train de devant, un pied quatre pouces six lignes.
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L’Hamadryas a treize cotes et cinq ■vertèbres lombaires. Il venait autrefois fréquemment en Europe lors des communications avec l’Abyssinie : il est figuré sur les niches et les basreliefs du sanctuaire du temple d’Essaboua ( Monum. de la Nubie par Gau, pl. 45, fig. a; et ibid. pl. 3;, Monum. de Dequet, en face d’un Lion). Marmol , Description de l’Afrique , p. 1, lib. î, cap. 23; Ludolf, Hist. Ethiop. , lib. i , cap. îo ; Alvarez, Ida. chap. 17, mentionnent cet Animal que Nieburh a vu aussi en Arabie. Nous avons dit qu’il nous semblait probable que c’était le Cynocéphale Sphynx des anciens, surtout d’apres la contrée ou l’indique Diodore.
' 3. Chacma , Cynocéphale noir, Babouin Porc, Simia Porcaria , Boddaert, Schreb. , Suppl. 7 , B ; ibid.
6 , B , sous le nom de Simia Sphy agiota, Hermann;bien figuré , Mam.lith.
de F. Cuv., première décade. — D’un noir verdâtre avec prédominance du vert sur la tête ; face et oreilles nues et d’un noir violâtre ainsi que la paume des quatre mains; peu de poils à la face interne des membres. Une Torte mèche noire termine la queue qui avait un pied huit pouces de long sur un individu âgé de quinze ans , dont voici les autres proportions :
hauteur aux épaules , deux pieds quatre lignes ; aux hanches , un pied neuf pouces quatre ligues ; longueur de la tête, un pied. Le Chacma a une sorte de crinière au cou , des favoris grisâtres dirigés en arrière; la paupière supérieure blanche comme au Mangabey ; le ventre tout-à-fait plat , des callosités très-petites. Une femelle, apportée du Cap par Pérou, n’avait pas de crinière comme son mâle, et était en général moins velue.
Le Chacma est nommé par lesliottentots Choak Cama ; Demande l’a vu se tenir par troupes de troisou quatre seulement sur les montagnes , dans le voisinage des bois où ils n’entrent que pour fuir les chasseurs. Quoiqu’c>n ail dit que les Cynocéphales ne souffrent aucun Singe dans leur voi-
sinage, Delalande a toujours rencon— « tré , sur la lisière des bois près des-, f quels habitent les Chacmas , une espèce nouvelle de Guenon très-petite , découverte par lui. V. Guenon..
Il n’a rencontré le Chacma qu’au delà de Groote-Vis-River, au Keiskama. Il 11a pas vu de Papions , très-f communs aux environs du Cap, audelà de Plata-Monts-Bay,plusue centl lieues en-deçà de Gtoote-Yis-River..
Cette espèce, qui semble se propager en remontant la côte orientale , es| peut-être le Cebus ou Cepus adoré à Babylone , près Memphis , seloa Strabpn. Le Chacma a treize côtes ett cinq vertèbres lombaires.
4. Le Papion, Simia Sphynx , L.j Papio , Gesner et Jonston; Baviaik des Hollandais; Papion et Babouin , de Buffon, T.XIV, qui n’a pas connut le Babouin; Encÿcl. pl. 6, fig. 4, et pl.
9 , fig. 1 ; copié dans Buff. (T. xiv) 3 reproduit aussi par Schreber,pl. 6, qui le représente bien mieux , Suppl. i5 b, sous le nom douteux de Sim. Cy+ nocephalus ; enfin très-exactement re-* présenté dans lesMamm. lith. de F’
Cuv. ivc déc. — Caractérisé par 1
proéminence des narines au-delà dii museau ; face, oreilles et mains toutei noires avec les paupières supérieure* blanches ; pelage brun jaunâtre joues brunes; les poils des favori if dirigés en arrière. Le poil est plu:
rare sous le corps et à la face internf des membres. L’individu décrit e| figuré par F. Cuvier , à peine adulte avait déjà deux pieds du museau l’anus ; tête , neuf pouces et demi queue, Vingt pouces; hauteur d train de derrière , vingt pouces; d devant, vingt-deux ponces; paum des mains, quatre pouces et demi
filante des pieds , cinq pouces lieu ignés. Les femelles et les jeunes n diffèrent pas des mâles pour les cou leurs, mais seulement pour les pro portions ; leur museau est moins al Jongé , leur corps moins trapu : il n’habitent que les rochers; sont très nombreux dans ceux de la mon tagne de la Table. Delalande les rencontrés jusqu’à trois cents lieue
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; u Cap, vivant par troupes de trente j quarante. Dans cet espace il n’a I is vu un seul Chacma. Le Papion j douze côtes et sept vertèbres lomt aires.
5. Le Drill , Simia Leucophœa , l . Cuvier, Ann. du Mus. pl. 37, i l ès-jeune femelle ; et Mam. lith. 3e j.écade, un vieux male. Distinct du | ! [andrill au premier coup-d’œil parce il u’il n’a que du noir à la face. Ce |oom de Leucophœa , donné d’après |u couleur d’un très-jeune individu ! ui fut le premier décrit , ne convient
I ias à l’adulte dont le pelage ne diffère [te celui du Mandrill que par plus j e verdâtre dans les parties supéa Heures , et de blanc clans les inféaueures. Les poils des joues assez rajt :s , moins foncés que les autres et Touchés en arrière , sont jaunes et [forment une sorte de barbe; les •poils du vertex convergent sur la
II j.gne médiane en une sorte de crête. ■]. aqueueaun pinceaude poils gris. La
oau de toutes les parties nues, excep- Ij la région anale et génitale, est b. aire : elle est bleue partout où il y I du poil à travers lequel cette coul’ nr se voit un peu. Les deux côtes [•t illantés â côté du nez ne sont pas K pl lissées comme au Mandrill; les 1. sticules et les fesses sont d’un rouge K f. La femelle a la tête moins allon- ||;cie; lestons du pelage moins verd'âîi es ne sont bien marqués qu’à la i te et aux membres. Le gris domine b x dos et aux flancs. Voici les pro- I artions d’un Drill qui n’avait pas p icore toute sa croissance : deux Ifieds deux pouces du sommèt de la H te aux callosités ; hauteur, vingty^eux pouces au train de derrière;. W te , de l’occiput au museau, huit B ouces huit lignes; queue, à peine H ois pouces. C’est le TVood-Baboon J ï Pennant. Son Yellow-Eaboon et ij ’S autres babouins à courte queue j "ayant été décrits et figurés que après des empaillés , et les cou- :urs disparaissant avec la vie , H estent nécessairement indéterminés.
6. Le Mandrill, Simia Maimon , i •; Mormon , Alstroem , Act. Ilolm .;
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Papio Mormon, GeofF. , Ann. du Mus., le mâle sous le nom de Choras , Schrcb. , t. 8 ; la femelle, ibid., lab.
7 , sous celui de Maimon Montegar , Trans .Phil. n. 290; BufF.,T. xiv,pl.
16 et 17 ; Mammif. lith., 3e décade.
Les adultes de cette espèce, comme dans le Drill , ont toutes les parties supérieures des cuisses teintes d’un mélange éclatant de rouge et de bleu qui ne le cède en vivacité au brillant du
fil umage d’aucun Oiseau : ces coueurs , qui ne se manifestent qu’avec la puberté , se flétrissent et même s’effacent quand l’Animal est malade.
Les deux côtes qui bordent le nez dans tous les Cynocéphales , sont ici colorées du plus beau bleu auquel le plissement oblique de la peau donne des reliets très-vifs. Tout le nez, depuis les yeux jusqu’au museau, devient avec l’age d’un rouge brillant; mais l’éclat de ces couleurs de- la face est moindre que celui des. cuisses.
Chez les Macaques , si voisins des Cynocéphales, les testicules sont aussi d’un beavi bleu lapis dans le Malbrouk, et d’un beau vert dans le Gnivet . Avant le développement des canines, la tête est large et courte ,.la face noire , avec les deux côtes maxillaires bleues et ridées ; les fèssés‘Jn’ont pas encore de couleur et les testicules sont de coideur tannée; le corps est fort trapu; avec l’éruptiou des canines , le corps et les membres s’allongent et surtout le museau ; alors le bout du nez rougit , les fesses et les testicules se colorent. A trois ans , l’accroissement des canines est presque terminé; le corps se muscle et devient épais presque comme àiin Ours; alors le nez rougit sur toute sa longueur, les couleurs s’avivent. aux testicules, aux cuissesct aulourde l’anus.
Le pelage change peu; le dessus du corps est d’un brun verdâtre assez uniforme, le dessous est blanchâtre; il y a derrière chaque oreille une tache d’un blanc grisâtre: les côtés de la bouche sont d’un blanc sâle; une barbe jaunâtre au menton , déjà bien développée chez les jeunes, ainsi que les plisscmens des côtes maxillaires-
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Dans les viepy Mandrills, les poils du vertex se relèvent en aigrette : le nez des femelles n’est jamais entièrement rouge; mairi chaque mois les bourrelets de la vulve se gonflent en une protubérance sphérique qui dure cinq jours , pendant lesquels se fait l’écoulement menstruel.— Les différences qu’entraînenlles âges etle sexe ava ien t, lait multiplier mal à propos les espèces ou yarictés du Mandrill : on en peut juger par la synonymie que nous avons donnée. Celte espèce habite l’Afrique dans le voisinage du golfe de Guinée ; elle ne s’étend pas au sud de la Guinée méridionale , c’est-à-dire des royaumes de Congo et d'Angola, .
7. Babouin chevelu , Papiu cornatus , Geoffroy Saint-Hilaire, Tabl.
des Quadrum., Ann. du Mus. — Pelage brun noir ; deux touffes de poils descendant de l’occiput ; joues striées et noires. C’est le Simia Sphyngiola d’Hermann, dans Schreber , plr 6 , B.
11 y a deux individus au cabinet , qui different assez duSimia PorGaria,pouv> que nous croyions devoir admettre ioi le Babouin chevelu. Patrie inconnue.
8. Lo GyNocÉPiiAnE Malais de Dussumteb , Cynocegkalus Malayanus, N-— Pqlàge tout-à-faitnoir et quC formant une aigrette. élargie sur la tête; face et mains noires; la tête est plus carrée que dans toutes les autres espèces ; le museau moins allongé , ipais la face a beaucoup plus de largeur i le maxillaire ne sè relève pas en côte le long du nez , mais s’aplatit parallèlement au nez en un plan, qui s’élargit vers l’orbite, au bord externe duquel il commence. Il en résulte que fa D ce, à partir du front , est bornée en dehors par une ligne droite sans aucune courbure pu rétrécissement; et comme ie museau a encore à proportion plus de largeur que dans les autres Cynocéphales , le visage carré de ce Sfngê. le fora toujours reconnaître aisé rp eut , indépendamment de son beau noir et de sa petite taille , qui n’excède pas quinze ou seize pou
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c,es de la tête au derrière. Il est des j îles Philippines. Dussumier l’a ap- i porlédeSolo. (a. u..ns.) !
* CYNOCÉPHALE, pois. Klein [
avait étendu ce nom à des Squales. I Il appelait Cy uucephalus alhusie Re-j quin , et Cynocepalus glaucus le Re- i quin bleu. V. Squale. (11.) '
CYNOCEPHALIA. bot. piian. j Ouelques anciens botanistes ont ap- | pjiqué ce nom à des Muffliers , parti- 1 culièrement à Y Antinhinum majus. J Dioscoride le donnait au Planiqgo\ Psyllium, (B,) ij
CYNOCRAMRE. bot. puan. C’est- ■ à-dire Chou de Chien. Dioscoride II donne ce nom à une Piante qui est b devenue le Tkeligonurn Cynocrambe\ de Linné. Tragps , LoniceP et Label!® l’appliquent au Mercuiialis perennis , p L. ; d’autres y reconnaissent le Péri- K ploca grœca. (b.) B
* CYNOÇTONtJM. bot. jpiian.| Ginchn {Sysc Nal. un, T. n, 4-iô )j fit , sous le nom de ÇyuoctQnum sessilii fuliqrn , un doublo emploi de I 0-\ phyurr/iiza Mi,treoia , L. , et dé cri vjtj comme seconde espèce Me ce geme|C nouveau, une vâriëté jfic la Plantai précédente , à laquelle il donna IcL iipni dg C.pçûülptum. Çe qui l’ayailj g induit en erreur, c’était la descjipljffM de deux Plantes pgp àV al te y, qui, dansf-I sa Elore fie la Caroline , 11 ayant ,pu|K les rapporter à up genre coqnu , îeqj avait désignées , aÎPSÎ que beapcoupfj d'autres , sous la dénomination iin-tjj propre d ' stnpnymus ; et Gmeliu yqyjl lut donner un nom générique
ces Plantes. ü nç serait nullenicutji convenable de l'admettre , quoiqu'il le genre Ophyorrhiza de Linné goi P < ipamtepaut partagé et que YOpJiyoiy\ rhizaMitreolae naît été distrait- No-4> tre collaborateur Ach, Richard , qjfiii a opéré ce retranchement (Mëm. 4*1 la Société d’Hist. Nat. de Paris, vol. If icr) , en fixant avec exactitude les cn-j raçtèrcs des deux genres, et leur as-E signant une place certaine , a dounéj le nom de M itieola à ce genre nou-j i
veau, qui reste dans la famille des|<
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|i, entianées. V . , pour plus du details, mot Mitréole. (g..n.)
Dioscoride donnait le nom de Cy- [L>ctonon à l’Aconit Tue-Loup. V .
IcCQNIT. (il.)
i > CYNODE. Cynodon. no y. phan.
’est-à-dire Dent de Chien. Le Chienfi. ?nt ou Picd-de-Poule , Panicum dacij Ion , L. , placé tour à tour dans les iji mres Paspalum et Digitaria , est revenu, pour le professeur Richard, r ■ type d’un genre distinct , qu’il a ; l'Dimné C\ nodon, et qui a été généra-
■ a ment adopté par les agroslographes.
ti n peut le caractériser ainsi : sa lépi-
;ne est uniflore, formée de deux vali if îs lancéolées, un peu inégales et oui jrtes;la glumeestplus grande, égales i ent formée de deux valve? dont i’ex- . h rie ure est très -renflée, naviculaire I : apiculée à son sommet ; la gluinelle t tronquée. Les fleurs sont disposées i : t épis unilatéraux , partant plusieurs | üisemble du sommet de la tige.
■ Le Cynode Pied-de-Pouee , Cynom dactylon, Rieh., est une petite
: I ante vivace, dont la tige est raini b mte, la racine fibreuse ; ses rameaux ’i dressés , peu élevés , garnis de feuil- ?s distiques. Les épis naissent au ; i')mbrede quatre à cinq du sommet pss rameaux. Elle est commune dans hs lieux incultes et sablonneux. Ses > ejes souterraines forment une des ’ \'pèces de Chiendent. (a. R.)
* CYNODON. pois. Espèce
’il ne faut pas laquelle Ronme nom d’a- : ; rès quelques anciens. V. Denté.
| CYNODONTE. Cynodon. Bot.
t| tYPT. ( Mousses. ) Ce genre , fondé ; îrliedwig, admis par Schwoegri- | îen sous le nom de Cynodontium ,
I /ait été réuni par Ilooker au Diih ymodon dont il difFèrc en effet I ès-peu; depuis, Bridel l’a limité ix trois espèces suivantes , qui [I ont que seize dents aux péristomes , >| approchées par paire comme dans » Didymodons : C'y nodon iuclii Uns , (’. latifolius , C. ce/ nuits. Ce
-i genre Dentex , qi i mfondre avec celle à éelet donnait le me
genre ne diffère par conséquent des Didymodons que par les cils de sou péristorne au nombre de seize au lieu de trente -deux ; son port est cependant assez différent pour qu’il méritp peut-être d’être conservé ; la tige dp ces Mousses est peu rameuse , les feuilles sont insérées tout autour ; la capsule est pédicellée et inclinée , ce qui leur donne l’aspect de- quelques Brys. (au. e ,)
CYNOGLOSSE. Cyuuglossu/n. bot.
phan. Y ulgairement Langue de Chien .
Famille des Borraginées et Pentan-r drie Monogynie. Linné réunit en un seul genre le Cynuglos&um et 1 ’ é>//zphalodes fondés par Tournefort, et dont nous apprécierons plus bas les différences. Jussieu, Lamarck et De Candolle ont adopté le genre ainsi constitué par Linné avec les caractères suivans : calice à cinq divisions profondes ; corolle infundibuliforrne , courte et à cinq lobes , l’entrée du tube jnunie d’écailles convexes et rapprochées ; stigmate émarginé ; fruits déprimés attachés latéralement au style. Le genre Omphalodes de Tournefort diffère de son Cynoglossum par ses noix en forme de corbeille , lisses , dentées et courbées seules bords , tandis que celles des vraies Cynoglosses sont planes et rpdes ; en outre les feuilles de celles-ci sont ordinairement cotonneuses, et celles des Omphalodes Sont entièrement glabres. Les corolles de ces dernières présentent, en outre, un tube court et un limbe plane. Ces caractères ont paru suffisons à plusieurs auteurs pour eu autoriser la distinction. Lehmanu {Berlin Gesel/schaft. naturf. freund i Vin, 2 , p. 97) a adopté Y Omphalodes de Tournefort; Rœmer et Schultes l’ont également décrit comme genre distinct, mais sous le nouveau nom de Picotia, trouvant l’ancien contraire aux préceptes de Linné, quoique dans sa Philosophie botanique ce législateur n’ait proscrit que les noms finissant enoides , et que d’autres terminés en odes aient été depuis construits ou adoptés par des buta-
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nistes célébrés : tel est le Cyathodes de Labillardière , etc. Les Pïcolia décrits par les auteurs susdits, sout au nombre de neuf espèces , indigènes de l’Espagne , du Portugal , de l’Italie , de la France méridionale et de l’Asie voisine de là Méditerranée. Ayant donné le caractère du genre Cynoglossum tel qu’il a été établi par Linné et Jussieu, nous ne devons pas renvoyer au mot Ompkalodes pour faire connaître quelques espèces intéressantes de ce groupe que nous admettons simplement comme section de genre.
Un second genre a été formé aux dépens des Cynoglosses par Pallas (Itin. vol. 1 , Append .', p. 486)qui lui a donné le nom de Rindera. Il diffère du Cynoglossum par la gorge ou l’en- •trée du tube de la corolle sans écailles et par ses noix comprimées. Le Cynoglossum lævigatuni , L. , sous le nom de Rindera Tetraspis, composait seul dans l’origine ce nouveau genre.
Rœmer et Schultes y ont joint les Cynoglossum glastifolium , Willd. , et C. emarginatuni , Lamk. Enfin, Schultes ( (Eslr . Flot;, édit. 2 , 1, p. 563) a séparé des Cynoglosses une espèce de Hongrie, et lui a donné le nom générique de Mattia. Dans' leur Species , Rœmer et Schultes , outre le Cynoglossum umbelLatum de Waldstein et Kitaibel , ont rapporté à ce nouveau genre les' Cynoglossum lanatum , Lamie. ,fet C. stamineum , Desf.
La distinction des genres Rindera et Mattia d’avec le Cynoglossum n’est pas admise par divers auteurs et notamment par Lehmann ( loc . cit.). R.
Brown pense néanmoins que le premier de ces genres offre des différences assez tranchées , et selon Rœmer et Schultes, peu de genres formés avec des espèces déjà connues sont aussi naturels.
Si d’après le caractère générique exposé plus haut, nous ncconsidérons tous ces démembremens que comme des sections de genre, et si par conséquent nous conservons le Cynoglossum de Linné dans toute son intégrité, en faisant le recensement du
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nombre des espèces , nous trouvo»
qu’il se monte à près de cinquanu 11 est peu de ces espèces qui n’aie* reçu chacune plusieurs noms spéc^l fiques, ou qui , dans certains auteurrj n’aient été réunies à d’autres gcnn voisins des Borraginées , tels qu V A nchusa , le Lithospermum , le Syri phitum, etc. Le même nom généri que et spécifique a été donné à plu sieurs Hantes à la fois; ainsi, pa exemple, Forlis, Miller, Brotenj Vahl et Willdenow, ayant méconr»
le Cynoglossum Lusitanicum, L., 01 chacun donné ce même nom à d« Plantes diverses. Ce seraitmous étei dre au-delà des limites d’un ouvra >ti ou 1 on n a pas la prétention de fan connaître* toutes les espèces, ma« bien d’en tracer l’ensemble d’un manière générale , que de vouloir d« brouiller à nos lecteurs cette confu sion. Il nous suffira de faire observ*
3 uc les Cynoglosses sont en génér* es Plantes herbacées à tiges rameu ses et garnies de fleurs , le plus sou vent d’une couleur rouge vineus< Elles habitent les contrées méridu nales des zones tempérées. L'Europ et l’Orient en nourrissent le plu grand nombre , l’Amérique du Nop quelques espèces ; enfin , Thunbeir en a fait connaître quelques-unes dl Cap ; Bory de Saint-Vincent a rap porté de l’île de Mascareigne le Cy noglossum Borbonicum , et trois noq velles espèces se trouvent décrite dans le Prodrome de la Flore de I Nouvelle-Hollande par R. Brovvl Parmi celles qui croissent naturelle ment en France, nous allons décriit la plus belle et en même temps la pH remarquable par ses usages médi eaux. Nous parlerons ensuite de deu jolies espèces cultivées dans les jar
dins d’agrément.
La Cynogi.osse officinale
noglossum
officinale , L. , est ur Plante qui croît dans les lieux incu tes et pierreux de toute 1 Europe Sa tige lieibacéc, droite, veluet haute de cinq à huit décimètres, trè:
rameuse et paniculée à sa partie su périeurc , porte des feuilles sessilcs
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lternes , ovales , lancéolées , molles , i’un vert blanchâtre et couvertes »e poils courts et soyeux ; les radiales sont pétiolées , plus grandes et >lus larges que les caulinaires. Au oramet de la Plante, les fleurs sont Disposées en épis allongés et un peu oulés en crosse à leur extrémité. Ces leurs sont petites, d’une couleur ougc foncée ou violette, blanche dans me variété, et sont portées sur de j ourts pédoncules. Les feuilles de I ette Plante, cuites dans l’eau et apt oliquées à l’extérieur, passent pour 4 . mollientes et anodines. Le decotum u l’infusum de toute la Plante, évaporé en consistance d’extrait, a jadis té employé en médecine comme un . édatif efficace ; il a donné son nom ux pilules de Cynoglosse dont on en ■ vait fait un des ingrédiens. Les méecins , qui se servent encore aujour- I ’hui avec avantage de ces pilules ,
: 'ignorent pas que c’est à l’Opium jt u’elles doivent leur qualité active , t ils dosent seulement d'après la uantité de cette dernière substance.
La Cynoglosse ombiliquée , Cyy.oglossum Omphalodes, L.,a des tiges H ui ne s’élèvent pas au-delà d’un dé- : imètre, des feuilles glabres dont les ii îférieures sont en forme de cœur et 3 mguement pétiolées ; les supérieures 1 ont ovales et n’ont que de courts : i étioles. Ses fleurs , d’un bleu vif i i îtérieurement , veinées de quelques ! Ji aies blanches, ont l’entrée du tube 'Ssez ouverte et le limbe plus étalé ue dans les autres Cynoglosses.
^apparence de ces fleurs a fait doncr le nom de Petite Bourrache à F 3tte Plante que l’on cultive dans les irdins et qu'elle contrilaueà décorer, î pu printemps , par son élégance et sa profusion. Elle croît naturellement ! ni Piémont et dans le nord de l’Italie. ♦ ha Cynoglosse a feuilles de | tN , Cynoglossum linifolium , est idigènc du Portugal, et cultivée
8arnme la précédente, mais moins équemment , dans les jardins. Ses cars blanches , longuement péonculées le long de plusieurs axes ui s’élèvent des aisselles des feuilles,
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donnent à cette Plante l’aspect des vraies Cynoglosses, mais scs caractères floraux la rapprochent des Omphalodes. Elle a des feuilles sessiles , glabres, lancéolées, un peu obtuses et qui s’élargissent en raison de leur situation élevée sur la tige; au sommet elles deviennent cordées et amplexicaules. La description du Cynoglossum Lusitanicum de Vahl [Symbol. a , p. 54) convient parfaitement à cette Plante, et cet auteur fait une autre espèce du C. linifolium ; cependant c’est sous ce dernier nom que la Plante dont il est question est généralement connue. D’ailleurs, le nom spécifique de Lusitanicum a été appliqué à plusieurs espèces différentes de Gelle nommée ainsi par Linné. (g. .N.)
CYNOGLOSSOIDES. bot.piian.
Le genre décrit par Danty d’Isnard sous ce nom ( Mém. Acad. Scienc. , 1718) a été depuis réuni au genre Borrago par Linné. V. Bourrache.
CYNOMÈTRE. Cynomelra. bot.
PH an. Genre de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie , fondé par Linné, et présentant les caractères suivans : calice à quatre divisions réfléchies; cinqpétales égaux entre eux; dix étamines distinctes, à anthères bifides au sommet; légume en forme de croissant ou hémisphérique sans échancrure , de consistance
Êresque charnue , extérieurement luerculé, intérieurement uniloculaire et ne contenant qu’une seule graine, grande, solide et ayant une forme courbée , analogue à celle du fruit.
Les espèces de ce genre, au nombre de trois, sont indigènes des Indes- Orientales. Ce sont des Arbres à feuilles conjuguées comme celles des Bauhinia, ou pinnées dans une espèce, à fleurs nombreuses portées sur des pédoncules insérés sur le tronc ou les rameaux.
Dans son Herbier d’Amboine , K u m pli a donné de bonnes figures (t. 62 et 63) des Cynometra cauli/lora et C. ramijlora de Linné , figures qui
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ont été reproduites par Lamarck f Illustr. t. 53 4 ). Les descriptions qui dans Rumph. accompagnent les figures, sont, à sa manière ordinaire , très - détaillées et très - soignées eu egard à leur époque ; il ne dit presque rien sur les usages de ces Plantes , l'amertume et l’astringence de leurs fruits les rendant inutiles aux peuples d’Amboine , si favorisés d’ailleurs par la nature du côté de ses productions végétales. Ces deux Plantes ont reçu le nom malais de Nam-nam , qui répond à celui de Cynomorium sylvestre que lui a donné Rumph, ou plutôt à celui de Cynomelra imposé par Linné à cause de la ressemblance que l’on a cru trouver entre leur fnjit et certaines parties de la génération du Chien. — L’espèce que Loureiro ( Fl. Cochinch. , p. 829) a ajoutée à ce genre sous le nom de Cynometra pinnata , est un grand Arbre des forêts de la Çoclpncliiqe , où on le pomme Cay->rang , à feuilles imparipinpées et à fleurs disposées en grappes leiminal'es. (g..n.)
CYN O MO IR. bot. l’HAN. Nom francisé par quelques auteurs et proposé pour lp genre Cvnoinorion. V.
ce mot. (b.)
CYNOMOLGOS ou CYNOMOL- GUS. mam. F. Macaque.
CYNOMORION ou CYNOMO- PvîTJM- bquyp. Nom spécifique d’une Pennattfie d’Ellis , nommée Jleyonlum Fpipet/um par Gmelin , et qui sort de type au genre Vérétille de Cuvier. F- VÉkétiele. (pam..x.)
CYNOMORION. Cynomorium.
bot. ïtian, Pline paraît avoir désigné sous ce pom l’Orpbanche ; Rumph l’appliqua à deux Arbres de l’Inde, que Linné nomma plus tard Cynometra, afin de conserver le nom de Cynomorion à une Plante fort singulière ayant le port des Orobanches , et qui ayait été décrite et figurée par Micheli. Ce genre, dont la structure a été si exactement décrite par le professeur Richard dans son Mémoire
sur la nouvelle famille des Bulariophorées, dans laquelle il vient se ranger, ne se compose que d’une seule espèce : le Cynomorium coccineurn , L. , Rich. (Balanopb., p. 17, t. 21, Mém.' du Mus.). Les deux espèces décrites par Swartz sous les noms de Cynomorium cayenuense et de Cynum. jamaïcense appartiennent au genre Helosis du professeur Richard. F, Heeosis.
Le Cynomorion offre pour racine une sorte, de souche tuberculeuse , d’où naît une tige de six à huit pouces de longueur, simple, épaisse, cylindrique et presque claviforme , d’une teinte rouge brunâtre très- foncée ; elle est épaisse et chargée inférieurement d’écailles charnues , discoïdes , unies à la tige par presque toute la largeur de leur face inférieure ; supérieurement elle est recouverte de fleurs qui forment un capitule ovoïde, allongé , obtus , composé de fleurs mâles et femelles entremêlées ; ces fleurs sont portées sur un réceptacle cylindracé , charnu , couvert d 'écailles épaisses, discoïdes, et de petites paléoles très - nombreuses accompagnant les fleurs ; les fleurs mâles ont au lieu d’un calice une sorte d’écaille épaisse et tronquée à son sommet, de manière à représenter un cône renversé ; cette écaille est creusée d’un côté d’une fossette ou gouttière longitudinale dans laquele est reçu le filet de l’étamine ; elle est environnée à sa base de plusieurs bractées allongées, obtuses et comme spathulées ; le filet de l'étamine est subulé , dressé , et se termine par une anthère arrondie , un peu oblongue, obtuse, à deux loges s’ouvrant chacune par un sillon longitudinal ; dans les fleurs femelles l’ovaire, est pédicellé , adhérent avec le calice, dont le limbe offre trois a quatre lanières lancéolées; coupé longitudinalement il offre une seule loge qui contient un ovule renversé; le style est terminal, cylindrique, trois fois plus long que l’ovaire , et porte a son sommet un stigmate simple et hémisphérique ; le fruit est une ca-
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tj, ,>pse globuleuse couronnée par Les ij bes du calice. Le Çynomorion :| oit dans les lieux sablonneux et mari; îiués de l’ile de Crète , pu Egypte, ii même en Espagne. Il ,sq distingue I 'S trois autres genres flelusis , j .. angsdorffii} ‘et Balanaphora , qui Iirment nyeçlpi la famille des Balaîj /phorées, par son étamine unique, lundis qu’çlies sont au nombre de iujjs dans ces genres, Jd. Bapanoi* ilORÉ£5. (a. n.)
‘| «CYNORTÈRE. mam. Genre de l iieuve-Souris carnassières insectiiljjles. R. VrspjanTiLioNsou l'on traiu’a> les diüerens genres ou sous^i mres de cette division de Tordre des ; i lieiroptères. Quant au mot Cépha^ -té, genre de Cliauve-rSouris frugi-r ‘ ’ ues, R'. Roussettb. (a. d. .ns. j
Î< CYNOMYA. bot. ph an. (Diosco^ de. j C’est-à-dire Mouche de Chien.
>1 n. de Plantago Cynups , L. , V.