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*C YPII ELLE. Cyphella. bot.cr yph ( Lichens . ) On appelle ainsi les fosset; tes arrondies et bordées qu’on re4 marque à la face inférieure de la tliallf dans les espèces du genre Sticta. F Sticte. (a. r.)
CYPHIE. Cyphia. bot. PirÀh.Genrè de la famille des Lobéliacées de Ri4 chard, et de la Peu ta nd rie Monogyj nie, L., établi par Bergius( Fl. Cap., y 1 72) et adopté par Lihné, Willdenow Roémer et Schultes , qui y ont réun plusieurs Lobélies décritespar Thunberg. Ses caractères sont : calice quin quéfide , turbiné; pétales linéaires connivenspar leur base, élargis, réflé!
chis au sommet; filets des étamines poilus, adhérens entre eux; anthèrci ibres; stigmate penché, creux el 30ssu. Ce genre 11e diffère pas réelleJ ment des Lobélies, selon T H ufl b erg ! malgré la liberté de ses anthères et l;i régularité ainsi que la profondeur des divisions de sa corolle. Néanmoins!
Jussieu (Ann. du Muséum, v. 18, p 8.
2) pensé que le Cyphia de Bcrgius, si» les descriptions données par cet an- I leur sont exactes , doit même êtrd* écarté de la famille des Lobéliacées. B
Les Plantes rapportées à ce genri}| douteux , sont au nombre de huit oiél neuf, la plupart indigènes des cnvi4| rons de la ville du cap de Bobne-Es-n pérance. La Cyphia bu/bosa , Berg. ,{ type du genre , a été transportée dit nouveau dans les Lobélies, et a étc|> nommée Lobe/ia Cyphia par Gmelintl ( Syst. Feg. , 1 , p. 357 ) fl1” > dans lcf même ouvrage , p. 370 , k commis oti i double emploi en reproduisant ccttc Plante sous le nom de Cyphium ca- î pense. Lamarck ( Encyclopédie méthO* :
dique , t. 5 , p. 5go ) avait le premier indiqué les relations des Lobe/ia nu- f dicaulis et Lob. volubilis, L., avec le}
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enre Cyphia ; Willdenow en a constüd les espèces C. Fhyteuma et (', otubitis. llœmcr et Schultes y ont de lus ajouté , sans motif connu , le Loelin pinnnta de l’Encyclopédie. L’aumrdc ce dernier ouvrage n’avait pu «garder cette Plante comme congéère du genre en question, puisque i fructification lui était inconnue.
>lous ne pensons pas que Rœmer et [ce Imites aient été , mieux que Laîarck, à portée de constater ce point important* (g..n.)
CYPHON. Cyphon. ins. Genre de ; ordre des Coléoptères , section des Ventamères, famille des Serricornes , tlahli par Paykull, mais qui avait été ■>ridé antérieurement par Latreille • ms le nom d’Elode. V. ce mot. (aud.)
CYPRjEA. moll. V. Porcelaine
CYPRES. C upressus. bot. PH an. Le lyprès forme le type de la section ue nous avons établie sous le nom e Cupressinées , dans la famille des Conifères. Ce genre olfre les caraclè- ?s suivans: ses fleurs sont unisexuées : t monoïques; elles forment de petits liatbns très-nombreux et terminaux; :s chatôns mâles sont ovoïdes allongés, presque cylindriques , composés 'écailles imbriquées et peltées , à peu : lès disposées sur quatre rangs ; chaune d’elles porte à sa lace inférieure |i uatre étamines sessiles , dont Panière est uniloculaire et membraneu- 3. Ces quatre étamines constituent utant de fleurs mâles ; les chatons Amelles sont globuleux , un peu plus ros que les mâles ; fisse composent 'écailles d’abord imbriquées, puis cartées et distinctes , épaissies et renées à leur base interne. Sur cette arlie renflée, on trouve un nombre onsidérablc de très-petites fleurs feaclles dressées, dont le calice est voïde allongé, tronqué à son soin-îet qui est percé d’une petite ouverure ; le chaton fructifère est un galule globuleux ou ovoïde, formé d’un !ielit nombre d’écailles fort dures, oinme ligneuses , réunies par un axe ourt , formé par la confluence de 2ur base ; les fruits , fort petits , nom-
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breux et dressés , sont étroitement resserrés enlreles onglets des écailles; ce sont de petites noix d’une forme irrégulière, quelquefois bordées d’utie membrane en forme d’aile sur leur contour; leur péricarpe est sec et osseux , d’une épaisseur et d’une dureté médiocres ; il contient une graine oblongue, dressée, dont l’épisperme est membraneux et très-mince; l’endosperme est charnu, blanc et peu épais ; il renferme un embryon renversé , qui offre deux cotylédons.
Le genre Cyprès se compose d’environ une douzaine d’espèces : ce sont généralement de grands Arbres ou des Arbrisseaux , ayant les feuilles extrêmement petites et étroitement imbriquées leS unes sur les antres. 11 est très-voisin du Thuya , qui en diffère par ses chatons femelles, dont les écailles ne sont pas peltées, qui s’ouvrent par l’écartement de leur partie supérieure , et qui n’offrertt chacune que deux fleurs à leur base.
Le Cyprès commun , C upressus sempeivireris , L., Rich. Conif., t. 9.
Originaire d’Orient et de l’île de Crète, cet Arbre, qui peut s’élèvera une hauteur considérable , présente deux variétés principales : dans l’une il offre une forme pyramidale , semblable à celle du Peuplier d’Italie ; ses rameaux sont dressés’ et appliqués contre la tige; c’est le Cupressus pyramidales de quelques auteurs. Dans, l’autre, au contraire, les rameaux sont étalés et souvent même penüans , surtout lorsqu’ils sont chargés de fruits, qui sont assez lourds; c’est le Cupressus horizontalis. Le Cyprès pyramidal , par sa forme élégante et son feuillage toujours verl> est un Arbre d’un très-bel effet dans les parcs et les jardins paysagers.
Dans le midi de la France et une partie de l’Italie, on le cultive avec soin autour des habitations. En effet il conserve sa verdure quand tous les autres Arbres ont eu leurs feuilles desséchées parles ardeurs du soleil ; son bois est dur, compacte, agréablement veiné de rouge , et, comme celui de la plupart des autres Conifères, il
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est assez résistant. Le Cyprès ne se multiplie que (le graines. A Paris et dans le nord de la F rance, elles doivcn t être semées sur couches; elles se développent beaucoup plus promptement; cependant elles germent aussi très-bien en pleine terre. Au bout de deux ans, on doit repiquer les jeunes plants en pépinière et les y laisser jusqu’à ce qu’on les mette en place.
11 n’est personne qui ne connaisse l’origine mythologique du Cyprès.
Les Grecsnousapprennent, dans leur ingénieuse mythologie . que la nympbeCyparisse ayant été rebelle aux vœux d’Apollon , ce dieu s’en vengea en la métamorphosant en Cyprès.
Dès-lors cet Arbre devint l’emblème du deuil et de la stérilité , parce que, dit Théophraste , sa tige , une fois coupée , ne repousse jamais. Chez les modernes , le Cyprès est encore consacré à la douleur. On le plante autour des monumens funéraires, et son feuillage sombre est en harmonie avec les souvenirs douloureux que rappelle dans notre arae l’aspect des tombeaux.
Le Cyprès de Portugal , Cup ressus Lusitanien , Willd.;’ Cupressus pendula, l’Héritier, Stirpes , i5, t. 8.
Cette espèce est très-facile à reconnaîti’e à son feuillage glauque et argenté; ses feuilles , petites et imbriquées sur quatre rangs, recouvrent des rameaux flexibles et pendans; ses fruits sont globuleux , de la grosseur d’une noisette et bleuâtres. Elle est originaire de l’Inde et naturalisée en* Portugal. On la cultive dans les jardins d’agrément; mais elle doit être rentrée l’hiver dans la serre tempérée.
Le Cyprès faux Tiiuya , Cupressus Tkuyoïdes , L. Cet Arbre, qui croît spontanément dans les lieux humides de l’Amérique septentrionale , a été figuré par Michaux fils dans son Histoire des Arbres, forestiers , vol. 3 , p. 20 , t. 2. Il est vulgairement connu sous le nom de Cèdre blanc ; sa lige peut s’élever à une hauteur de soixante à quatre-vingts pieds ; elle est très-élancée et contient une rési-
ne peu abondante ; scs feuilles som imbriquées , aiguës et munies d’un( glande placée sur le dos; les galbule; sont globuleux , très-petits et bleuâ-t très. Cet Arbre végète avec une cx-t trême lenteur; cependant son bois es* blanc, tendre , léger , mais d’un graicji très-serré. Dans les Etats-Unis ,
1 emploie pour la construction de;f édifices et aux ouvrages de boissel-l lerie. Il se travaille avec la plus grande facilité.
Des douze espèces qui composen»
ce genre , deux croissent en Orienf et dans les îles de l’Archipel , une èj la Nouvelle-Hollande , une en Afrique, trois dans l’Amérique septentrionale, trois au Japon et dans le^ Indes , et deux dans l’Amérique mé-( ridionale. Ces dernières ont étd trouvées par Humboldtet Bonplanej dans le cours de leurs voyages , et dé+ critesdans les iVouez Généra , sous le^" noms de Cupressus Sabinoïdes et Cu-> pressus thurifera. Le Cupressus disti\ cba forme aujourd’hui le genre Taxer* dium de Richard. V. Taxodie.
* CYPRES ( PETIT. ) BOT. PHAJfi L’un des noms vulgaires du Santoli-< Charnæ- Cyparissus. V . Santo-*
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