TOME V
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res Daphnie, Chydose, Lyncée , Cypris , Cythe'rée. V. ces mots, (attd.)
CYPRIN . Cyprinus. pois. Genre qui sert de type à la famille du même nom , l’un des plus nombreuxel desplus naturels non -seulement de l’ordre des Malacoptérygiens , mais encore de la classe entière à laquelle il appartient.
Il ne se compose guère que d’espèces d’eaux douces , la plupart bonnes à manger , et généralement fort difficiles à distinguer les unes des autres, ce qui rendit long-temps leur histoire fort obscure; les travaux de Bloch et de Lacépède n’ont pas même suffi pour bien éclaircir cette partie de l’ichtliyologie , à laquelle le secours de bonnes figures est encore plus utile qu’à toute autre.
Les Cyprins proprement dits forment , avons-nousdit , un groupe des plus naturels dont les caractères consistent : dans la petitesse de la bouche , dont les mâchoires sont dépourvues de dents ; le palais qui est lisse , tandis que le pharynx offre de puissans moyens de mastication , consistant en grosses dents adhérentes 3ux os pharyngiens inférieurs et pouvant presser lesalimens entre elles et un bourrelet gélatineux qui tient à une plaque osseuse soudée sous la première vertèbre , bourrelet vulgairement appelé langue dans la Carpe.
Trois rayons plats se voient aux ouïes ; de grandes écailles couvrent le corps que surmonte une seule dorsale. Ce dernier caractère , constant dans toutes les espèces , semblerait néanmoins devoir être fugace , puisqu’il disparaît entièrement par la domesticité chez la Dorade de la Chine.
L’cstomacse termine en intestin court et sans cæcum. La vessie est divisée en deux parts par un étranglement.
Les Cyprins ont presque tous la même forme ovoïde oblongue, plus ou moins aplatie latéralement, amincie vers la queue dont la nageoire est communément fourchue. Ce sont des Poissons essentiellement herbivores et les plus inolfensifs de tous. Linné les plaçait dans l’ordre des Abdomi-
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naux j et Duméril dans sa famille de Gymnopomes , de l’ordre des Hol branches. Le grand nombre des es ces de Cyprins a obligé Cuvier à 1 diviser en divers sous-genres, etain qu’il suit :
f Cyprins proprement dits , Cyw nus. Leur dorsale est plus longue q dans les autres , avec une épine deu pour deuxième rayon ainsi qu’à ) caudale.
* Ayant des barbillons aux angles d la mâchoire supérieure.
La Carpe vulgaire , Cuv., Régi Anim. T. n, p. 291 ; Encycl. Pois p. 190, pl. a et b , avec des déta' anatomiques; Cyprinus Carpio , L.
Gmel., Syst. Nal. , xiii, T. 1 .pars :
p. i4n; Bloch, pl. xvi. Ce Poisson trop connu pour qu’il soitnécessai de le décrire ; nos tables nous en o frent to us les jours des individus d’uitj grandeur monstrueuse et divers variétés dont les unes ont le muse; très -bombé , d’autres très -cour Tout le monde sait encore conr bien la Carpe a la vie dure ; de toi les habitansdeseaux,c’estceluiqu’ peut conserver le plus long-tem hors de son élément sans qu’il expi:
On en transporte de Strasbourg à P ris qu on empêche de mourir dura ce trajet en prenant la précaution leur mettre un peu de mousse humi entre les ouïes. Les étangs, les fossés vieux châteaux, les rivières tranquj les sont la patrie de prédilection Carpes; elles parviennent à une gran vieillesse ; on en cite qui ont vécu pl; d’un siècle, que l’âge avait rendu toutes blanches, et sur le dos d quelles s’était accumulé assez de mon pour que des Conferves fussent développées. Elles sont s ceptibles d’une certaine éducatio celles qu’on nourrit dans les vivi autour des habitations et auxquel les mêmes personnes donnent à m ger aux mêmes heures , finissent connaître la main nourricière , ao rent à son approche et sortent de le obscures retraites quand elles ente dent le bruit qui l’annonce. On fait surtout apparaître en siffiaut.
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i it à Strasbourg un grand commerce i : ces Poissons , et cette ville envoie à iris , sous le nom de€arpesduRhin, s plus gros individus qu’on trouve . t les marchés et dans les boutiques îs marchands de comestibles de la i; pitale. On pêche des Carpes dans ute l’Europe , surtout dans les réons les plus tempérées de cette par- ; du monde, et jusqu’en Perse. On -sure en avoir vu de quatre pieds de ug ; mais les plus grandes que nous ons observées en avaient tout au us deux. Elles se plaisent dans les : ux herbeux, et, selon qu’elles y manmt diverses Plantes inondées , des .ers , des Insectes aquatiques etjusi :’à du limon, le goût de leur chair va- . On prétend qu’elles sont friandes '.-s excrémens de toutes sortes d’Aniîux quand elles en rencontrentdans - dieux où ellesvivent. Elles pondent, rs les mois de mai et de juin , depuis ingt- trois ou vingt-quatre mille œufs
Ipîqu’à six cent vingtetquelquesmil- , Elles ont été introduites en Anleiterre, où on n’en trouvait point aant*en i5i4, et en Danemarck vers • 60. Celles que nous avons vues en 1 pagne nous ont paru généralement i lins grandes que les nôtres , peuijve parce qu’on n’y prend pas la pei- ■ de les élever, d. 20. 24 , p. 16.17, 8. g , a. 8. 9, c. 19.
1 La Reine des Carpes, Encycl.
Iris. ,p. 189 , pl. 76, f. 018 ; Cyprinus < -X C'y p ri no ru m , Bloch, pl. 17; Cy- ’.nus Caipio , (3, Ginel. , loc. cit. ,jii lgairement Carpe à miroirs et Carà cuir. Ce Poisson nous paraît une rilable espèce , la grandeur des ailles qui parviennent souventà plus I an pouce, et qui se voient sur le s, le long de la ligne latérale ou I us le ventre , se faisant déjà remar- ■ er dans les jeunes individus. Il a t > illeurs constamment quatre bar- L lions à la bouche , tandis que la I rpe vulgaire n’en présente-souvcnt I te deux. On trouve cette espèce | ns certains lacs de l’Europe septcn- I onale. n. 20, p. 18, v. 9, a. 7, c. 26. |l Le Cyprin Anne-Caroline , Cypr.
ij nna-Carolina , Lacép.,Pois. T. v, p.
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544, pl. 18, f. 1. Nous croirions manquer au respect dû au nom de l’illustre continuateur de BulFon , en nous bornant à citer légèrement cette espèce dont le nom est le monument d’une légitime douleur. L’éloquent professeur du Muséum dédia cette espèce à la vertueuse épouse qu’il venait de perdre. Elle est un emblème de beauté et d’utilité. Sa chair est savoureuse; ses couleurs brillantes relèvent la grâce de ses formes. Elle a été décrite d’après des peintures chinoises où le nombre des l’ayons n’a pas été compté.
Le Vert-"Violet , Lacfe'p., Pois. T.
v , p. 547, pl. 16 , f. 3 ; — le Mordoré , ibicL. , pl. 16 , f. 2 , — et le Rouge- Brun, ibid. , f. 1, décrits, comme l’espèce précédente, d’après des peintures chinoises , appartiennent à la même section du sous -genre des Cyprins proprement dits.
** N’ayant point de barbillons au . voisinage des mâchoires.
La Dorade de la Chine , Cuv. , Règn. Anim. T. xi , p. 192; Poisson doré de la Chine, Encycl. Pois. , p.
193 , var. c, pl. 78 , f. 326 ; Cyvrinus auratus , L., Gmel. , loc. cit. , p. i4i8 ; Bloch , pl. 90. Ce bel Animal doit à l’éclat de sa couleur l’attention que lui accordèrent les Hommes ; ils l’ont dès long-temps réduit à l’état de domesticité qui, altérant ses teintes et ses formes, a dénaturé jusqu’aux caractères qui le placent dans le genre Cyprin. Chacun connaît le Poisson doré, qui de la Chine passa dans le reste du monde peu après l’époque où les Hollandais eurent étendu leurs relations au-delà du cap de Bonne-Espérance ; ces navigateurs, tirant parti de tout ce qui pouvait avoir une valeur , en appor- I tèrent les premiers quelques individus en Europe où ils les vendirent fort cher. Ceux-ci sont tellement multipliés qu’on pourrait regarder la Doradede la Chine comme naturalisée dans nosclimats,où elle résiste aux plus rigoureux hivers pourvu qu’elle trouve assez d’eau dans les bassins qui la nourrissent pour se retirer dans leur pro-
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fondeur à l’abri de la gelée. On n’a pu cependant en peupler nos marais et nos étangs , parce que , trop appa-
S en les et dénuées de tous moyens ae se étendre , elles deviennent bientôt la proie des moindres Carnassiers aquatiques. Ges Animaux craignent si peu le froid, quclesavantliost, naturaliste deVienne, nous en a montré un qu’il élevait dans un globe de verre , etqui ayant été oublié sur une croisée durant l’une des nuits de l’hiver d’Austerlitz , se trouva environné de glace sans pouvoir bouger. On le croyait mort, et on le laissa engagé dans l’eau gelée. Cependant le dégel étant venu naturellemcntdansla journée ,1e Poisson reprit le mouvement qu’il avait perdu et continua de vivre. Cette observation détermina une nouvelle expérience sur un autre individu qu’on fit geler de la même façon; mais le matin , llost ayant voulu hâter la fusion de la glace, l’Animal mourut. Il paraît que , pour voir réussir l’expérience , il faut qu’on en abandonne le soin à la nature, et que la captivité du Poisson ne soit pas trop prolongée. — La Dorade de la Chine atteint jusqu’à dix pouces de longueur , mais elle ne parvient communément qu’à six. Sa taille est d’autant plus grande et ses couleurs d’autant plus vives, qu’on la tient dans des eaux plus pures et plus profondes. Elle .estdanssa jeunesse d’un brun glauque brillant , et ne prend que par degrés la belle couleur orangée quilui est la plus commune. Elle blanchit avec l’âge; cependant il est des individus blancs de bonne heure, et d’autres qui demeurent toujours vivement colorés. Beaucoup sont nuancés et toujours marqués de brun et de rouge, d’autres de rouge et de blanc; il en est même des trois couleurs.Ce Poisson vit long-temps. Il en exislaitde trèsbeaux dans un grand bassin de l’Alcazar de Séville, lorsque nous étions en Andalousie , et ils n avaient pas moins de soixante ans. Parvenus à la plus grande taille, toujours agiles et brilîans dcsplus vives couleurs , ils paraissaient devoir encore pousser loin leur carrière , etentoufés d’une multitude
d’individus plus petits, on prétendait!
que les gros dévoraient leur progéni-
ture. Cette opinion est tellement établie, que partout où l’on élève dei ces Poissons, on met à leur portée,, au temps du frai , des branchages» 1
qti’onasoin d’emporter après que les!
iemelles y ontdéposé leurs œufs, afin»! de les faire éclore ailleurs et pour met->< tre les jeunes qui en résultent à l’abri»
de la voracité de leurs propres paï ens;; on ne les en rapproche que lors-* qu’ils ont acquis environ un pouce „ et que des nuances orangées peuvent»
servir à faire reconnaître la consanguinité. Dans ces grands bassins don t»i les Dorades de la Chine peuplent le»i cristal , on ne prend guère la peine de»; les nourrir;lesVermisseaux,les pelitesi ) larves, les Infusoires peut-être leur sof-i fisent. Dans les bocaux où on les place pour orner desappartemens , il faut»
avoir le soin de leur donner quelques»
miettes de pain; on peut leur jeter) des Mouches qu’elles s’accoutument»
à venir prendre presque dans les»
doigts. On assure qu’elles sont très-* friandes de purée de Lentilles. Il faut» avoir le soin de changer l’eau des vases dedeux jours l’un en été , et toutes» les semaines en hiver. Quand ces vases sont petits, les Dorades ne grandissent jamais. Nous en avons vu qui,, mises dans un globe de près d’un»* pied de diamètre , à l’âge d’un an , ,1 et ayant un pouce et demi de longueur toutau plus, restèrent onze ans entiers 1 sans s’accroître d’une ligne ; mises ensuite dans un bassin presque aussi» i grand quecelui du Palais-Royal, elles avaient acquis près de quatre pou-<< ces au bout de dix mois. On assure) que leur chair est exquise. — L’effet! : qu’a produit la domesticité sur la Dorade de la Chine n’est pas moins i grand que celui qu’elle a eu sur tant *d’autres races, telles que celles du Chien, du Pigeon ou de la Poule; il est tel , que plusieurs des variétés qu elle a produites pourraient, au premier coupd'œil , être regardées comme des espèces différentes et présentant jus<pi à des caractères de genre, tels que 1 ab-j j sence d’une dorsale et l’addition d un<'|
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, udale, chose unique parmi ttfus les | jissons. Le grand nombre et la variété j «s modifications de la Dorade ont | urn i à Sauvigny et au peintre Marj. aet le sujet d’une sorte de monogra- | aie de ce bel Animal. Cet ouvrage j t accompagné de riches figures en : >ulcur. On distingue entre les variés les plus saillantes parmicelles dont ! dos manque de nageoire et dont la t .ieue est divisée en trois lobes , celle jnt le reste des formes et des teintes ij t pareil à la Dorade la plus commuj , celle dont le dos porte une grosse osse près de l’insertion de la tête , bile enfin dont tout le corps est noii! tre.Leshguresde ces singulières va-
• étés ont été reproduites dans l’Encyopédiefpl. 78,fig. 324, 3a5,et pl. 79,
. 5. 527). Bloch a aussi tenu compte de l .usieurs de ces curieuses variétés, uvier pense, et nous sommes de cet
• bs , que le Cyprinus Macrophthal- : us , les Gros - Yeux de Lacépède
’ois. ï. v , pl. 18 , f. 2) et le Cyprin (quatre lobes du même auteur, ne :int encore que des variétés du Poisv>n dont nous venons de parler. Nous a lavons rencontré encore une varié-
• â Madrid, qui n’a jamaisélé figurée : qui jointà la trifurcation delà queue i.ae dorsale comme dans les deux <* triâtes de Lacépède que nous venons < e citer; ce fait nous a paru d’autant I us remarquable, que nous étions ten-
■sde considérer la trifurcation ou la i uaternation des lobes caudales com- ! ie un simple déplacement de la nat 1 eoiredu dos. La couleur de la variété ouvelleétaittantôt rouge, tantôt d’un i eau brun tirant sur le bleu de roi , u nuancée de l’une et de l’autre de 1 es brillantes teintes, d. 178. 2718 , P. 1-16 , v. 7. g , a. 8. 9, c. 20-44.
L’Argenté , Cyprinus argenteus ,
'■ ‘•œlreuter , Comm. act. Pelr. T. ix, Hi . 420. Cette espèce, très- voisine de 1 précédente, mais dont la descripion a été faite comparativement , en iMiffère par sa forme générale, par sa Ottleiirconstamment argentée, et par f a taille beaucoup plus considérable t qui parvient à vingt-six pouces. On i gnore dans quelles eaux elle se trouve,
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et le nombre des rayons de ses nageoires n’a pas été compté.
+f Les Barbeaux, Barbus. Leur dorsale et leur anale sont courtes : le second ou le troisième rayon de la première de ces nageoires est un fort aiguillon; ils ont quatre barbillons à la bouche , dont deux sont situés à la commissure et les deux autres insérés aux deux bouts de la mâchoire supérieure. Leur forme est un peu plus allongée que celle des Cyprins proprement dits.
Le Barbeau commun, Cuv. , toc.
cil., p. ig3 ; Cyprinus Barbus, L. , Gmel. , Syst. Nat. , xm,T. 1 , pars 5 , p. i4og; Bloch, pl. 18, Encycl.Pois.
p. 189 , pl. 76 , fig. 517. Cette espèce, fort commune dans toutes les eaux vives de l’Europe, est encore l’une de celles qui sont trop communes pour mériter que nous nous étendions sur sa description. On la trouve répandue jusqu’en Perse. Sa forme, un peu plus allongée que celle des autres Cyprins , est à peu près celle du Brochet. Le Barbeau , dont la chair est assez estimée, se nourrit de petites Coquilles , de jeunes Poissons , de Vermisseaux , et surtout de cadavres, quand il peut trouver des bêtes noyées. Sa croissance est rapide. On en pêche assez communément de dix-huit pouces de long , quelquefois de deux et trois pieds.
On prétend en avoir vu de quatorze à seize, ce qui nous paraît exagéré.
Il a la vie fort dure, et ses couleurs sont assez tristes , si ce n’est celles du ventre qui jettent quelques reflets argentés brillans. d. 2712, p, 16. 17, V.9, A. 7.8, c. 16.19.
Le Capoet, Cyprinus Capœta , Gmel., Syst. Nat., xm , T. 1 , pars 3, p. i4i5; Encycl. Pois. , p. 191 , pl.
100, f. 4i 1. De la mer Caspienne. J). 12. 1 3 , p. 17. 19, v. 10, a. 9, c. 19. 22.
LeMuRSE, Cyprinus Mursa ,Gmel., loc.cit., p. 1 4 1 5 ; Encycl. Pois., p.
189, pl. 100, fig. 4i2. De la mer Caspienne. n. 11. 12 , p. 16. 17, v. 8 , a. 7,0. 19.
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Le Bui.atmai , Cyprinus Bulatmai, Gmel., loc. cit., p. i4i4. Poisson dont la chair est très-blanche et délicieuse; fort rare dans la Caspienne. D. 10, r. 19, v. 9, a, 8, c. 31.
Le Cabot, Cyprinus Capito , Gmel., loc. cit. , p. i4x6, dont le troisième rayon de la dorsale est denté, et qui habite encore la Caspienne, d. X2 , f.
Le Benni ou Binny, Cyprinus Binny , Fork. Faun. Âr. , n° io3 , Gmel. , loc. cit., t. x4x4 ; Bynni , Encycl. Pois. , p. 188 ( sans figure) ; Cyprinus Lepidotus , Geoffroy Saint- Iiilaire , Poissons du Nil , pl. xo , f. 2 , dont Bruce a donné un dessin fautif qui ne convient pas à sa propre description. Très-fréquent en Egypte où sa chair est fort estimée, d. x/xo- 3/12. P. 17, v. 9 , a. 6, c. 19.
Telles sont les autres espèces parfaitement constatées du sous-genre dont le Barbeau commun est le type.
ff f Les Goujons, Gobio. Leur dorsale et leur anale , qui sont entièrement dépourvues de l’ayons épineux , sont fort courtes. Us ont aussi des barbillons à la bouche. Ce sont les plus petits des Cyprins , surtout depuis que les Ables, F. ce mot, en ont été sépai'és.
Le Goujon commun , Cyprinus Gobio , L. , Gmel. , loc. cit., p. x4i2 ; Bloch , pl. 8 , f. 2 ; Encycl. Pois. , p. 191 , pl. 77 , f. 3ig. Ce petit Poisson, dont les nageoires sont tachetées de noir, et qui atteint tout au plus huit pouces de longueur, est extrêmement répandu , et se mange en friture sur toutes les tables. Ses couleurs varient beaucoup , mais ne sont jamais brillantes. Il vit en troupes fort nombi’euses. d. 1-1 2 , l\ i4. 17 , V. 9. 11 , A.7- 11, c. 19.
Plusieurs auti'es Cyprins imparfaitement décrits par les voyageurs et par les naturalistes , et qu’il est difficile de ranger dans les divers sous-genres établis par Cuvier, pourront trouver leur place à côté du Goujon , ou être renvoyés parmi les Ables, quand ils aux'ont été mieux examinés.
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tfff Les Tanches, Tinca. Leurs écailles sont plus petites que celles du tous les autres Cyprins , ainsi qu« leurs barbillons qui sont au nombre de deux seulement ; leur dos csv J aussi plus bombe.
La Tanche vulgaibe, Cyprinuk Tinca , L., Gmel., loc. cit., p. 141031 Bloch, pl. ï 4 ; Encycl. Pois. , p. 191* pl. 77, f. 320. Cette espèce, non moins! connue que la Carpe, est aussi répandue qu’elle; elle l’est même da-r vantage, car on prétend l’avoir re-l trouvée dans les étangs de toutes lea parties du globe. Selon que le fond)!
des eaux qu’elle habite est de sable!
ou de vase, sa chair est exquise ou»
prend un goût désagréable. On en»!
pêche qui pèsent jusqu’à huit et neufi ivres. Ses couleurs, pour être som- i ores, ne sont pas sans un certain!
éclat doré qu’elles doivent au mucusii abondant qui lubréfie tout le corps. | Elle a la vie extrêmement dure , résiste aux plus grands froids , se jouant ) même , durant l’hiver, aux limites de la glace qui pénètre dans ses humides asiles. Elle vit de Vermisseaux et de Plantes aquatiques entre lesquelles elle dépose en juin une immense j quantité d’œufs qui, de même que les ! petits, deviennent presque tous , peu î après leur naissance , la proie des i autres Poissons, d. 10. 1 2 , F. 16. 18, ? v. 9. 1 1 , A. IX. 25, c. x 9. 24.
La Tanche dorée , Tinca aurata , > Bloch, pl. x5 ; Encycl. Pois. , p. 191 , : pl. 77, f. 52i; Cyprinus Tinca, fi, j Gmel., loc. cit., p. i4x4; Cyprin Tanchor , Lacép. , Pois. T. v, p. 54a. ; Cette belle espèce nous paxaît trop différente delà Tanche vulgaire pour qu’on la puisse considérer comme une simple variété. Elle habite quelques étangs de la Silésie, où ses mœurs 1 n’avaient pas été observées. La îeine, épouse du grand Frédéric, l’avait introduite dans les eaux du pays de Brandebourg. Quelques individus ayant été transportés , nous ne savons comment, jusqu’en Belgique, Paulard deCanivris, amateur distingué d histoire naturelle , en a peuplé l’étang de la belle maison de campagne ou il
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ultivc tant de Plantes rares , dans *s environs de Bruxelles ; et c’est i que nous avons pu nous con-
aincre combien les deux Poissons îfféraient. La Tancbe dorée , plus •etite et plus svelte que la précédente, dépasse rarement seize poues de long, et n’en a communément :ue dix à douze. C’est à tort , cro\ ons- (OUS , qu’on a prétendu que cerninsindividus acquéraient jusqu’à un lètre- Satêteest amincie, ses lèvres asez grosses et d’un rouge vif. Le dos st noirâtre ou bronzé ; mais les flancs ; ont de l’orangé le plus brillant avec les reflets dorés qui deviennent argentés sous le ventre; les nageoires b : nférieures qui sont à peu près de la i nême teinte d’or sont parsemées de I aches rembrunies. Tandis que la i i Tanche vulgaire vit assez généralement isolée , celle-ci, dont la chair -st d’ailleurs médiocre, se réunit eu roupes, où les individus, pressés .es uns contre les autres , nageant à a suite d'un chef de file, fontvolteace tous à la fois quand il est question le fu r ou de changer de direction , commesiun signal, partant de la tête, y<e communiquait tout-à-coup à la qjueue de la colonne ; on distingue à poèine l’intervalle qui doit exister entre I ’évolution du premier Poisson et celle : les derniers. Pendant ce mouvement, m croirait, pour peu que le jour soit 5 erein , que des éclairs partent du 'fond de l’étang habité par ces char- : mans Cyprins qui , de même que les : Dorades de la Chine, doivent bientôt i être détruits partout où se trouvent des Poissons voraces à la dent desquels une riche parure les désigne de trop loin. d. 12 , P. 16 , v. xo , a. g,
ttflf Les Cirrhines , dont on ne compte encore qu’une espèce , Cyprinus cirrhosus, Bloch , pl. 4n; ils ont la dorsale beaucoup plus grande que celle des Cyprins précédens , et leurs barbillons situés au milieu de la mâchoire supérieure.
tft+ff Les Brèmes, Jîbramis , n ont ni épines aux nageoires , ni bar-
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billons à la bouche. L’absence de ces caractères les rapproche tellement des Ables , qu’elles pourraient y être renvoyées comme sous-genre à tout aussi juste titre qu’elles demeurent parmi les Cyprins. Leur dorsale est courte et placée en arrière des ventrales , tandis que l’anale est assez longue. Le dos est un peu gibbeux.
La ‘B R É M E commune, Cyprinus Brama , L., Gmel., loc. cit., p. i456; Bloch , pl. 1 5 ; Encycl. Pois. , p. 202 , pl. 87, f. 346. Ce Poisson, fort commun dans les lacs vaseux et argileux de l'Europe , dans toutes les rivières dont le cours est tranquille , et qui descend , dit-on , dans la Caspienne , acquiert jusqu’à deux pieds et demi de longueur , mais n’a communément que dix à quinze pouces. Il se nourrit de Yermisseaux, de Conferves , d’Herbes aquatiques et de limon , ce qui donne à sa chair une qualité assez médiocre. La Brème croît promptement, et pond au mois de mai jusqu’à treize ou quatorze mille œufs. d. 11. 12, p. 17, T. g.
10 , A. 27. 29 , c. îg.
La Bordelière ou petite Brème , Cuv., Règn. Anim. T. 11 , p. 194 ; Cyprinus Latus , Gmel. , loc. cit. , p.
i458; Cyprinus Blicca, Bloch , pl. io ; laPlestie, Encycl. Pois., p. 202, pl.
83, f. 345. Cette Brème, plus petite que la précédente, ainsi que l’indique son nom , habite les eaux pures et tranquilles de l’Europe, où elle est fort commune sur les fonds de sable ; sa chair est médiocre; elle pèse rarement plus d’une livre , a la vie dure , se nourrit d’Herbès aquatiques et de Yermisseaux, et se fait remarquer par la promptitude avec laquelle elle répand ses œufe dont on a compté jusqu’à centliùit mille chez une seule femelle.d. J2, p. i5, v. 10, A. 25, c. 22.
La Sope, Cyprinus B aller us , L. , Gmel., loc. cit., p. 1 438 ; Bloch, pl. 9; la Bordelière , Encycl. p. 2o3, pl. 84 , f. 348. Elle habite la Baltique et la Caspienne d’où elle remonte dans les fleuves , et semble s’y plaire encore plus que dans les mers. On en trouve dcsdndividus qui pèsent jusqu’à trois