‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 83 sur 221 · vo CYP · texte numérisé non relu

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livres et parviennent à uu. pied de longueur. Sa croissance est lente. On a compté soixante-sept mille cinq cents œufs dans une femelle, n. u , p. 17 , v. 10, a. 4 1 , c. 19.

La Se rte. Cyprinus V imba , L. , Gmel. , loo. cil., p. 1 455 ; Bloch, pl. 4; la Yimbe, Encycl. Pois. , p. 201, pl.

83, f. 344. Cette Brème habite les lacs de la Suède et quelques-uns de ses fieuves on la retrouve aussi en Russie ; nous l’avons observée dans la Prusse ducale, particulièrement aux environs de Soldait et de cet Eylau qu’une sanglante bataille a rendu à jamais célèbre; sa chair est excellente. La Serte nous a paru se plaire en bandes nombreuses. La femelle pond jusqu’à vingt-huit mille huit cents œufs. Nous avons trouvé des Couferves et du sable dans son estomac avec des débris de petits Bulimes. n. 11 , p. 16, Y. 10, a. 24, c. 19.

Le Btercna , Cyprinus Bjorkna , L., n. 11, p. i5 , v. 9, a. 25, c. 19 , et la F arène , Cyprinus Farenus , L . , d . 11, p. 18. v. io, a. 37 , c. 19, qui se trouvent dans les lacs de Suède , particulièrement dans le Meier , paraissent appartenir au sous-genre qui vient d’être traité, du moins l’un et l’autre dé cés noms ont été quelquefois indifféremment donnés à la Bordelière, Cyprinus la/us, L.

t+ftftt Ges Labéons , Labeo , ont la dorsale longue comme les Cyprins proprement dits ; mais celte nageoire est dépourvue d’épines , et la mâchoire manque de barbillons. Le nom de Labéon vient de ce que les lèvres sont charnues et d’une grosseur remarquable. Les espèces de ce sous-genre bien constatées sont jusqu’ici toutes exotiques.

Le Labe, Encycl. Pois. , p. ig4 (sans figure), Cyprinus Labeo , Gmel., /.oc. cil., p. i420. Ce Poisson, que Pallas nous a fait connaître , est commun dans les parties caillouteuses des fleuves rapides de la Daourie;. il y nage a'rcc vélocité : sa forme presque cylindrique et son museau lui don-

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nent quelques airs d’un Esturgeon U ne parvient pas tout-à-fait a uni aune de longueur, et sa chair est très délicate, n. 8, p. 19 ,v. 9, a. 7, c.

La Roussarde , Encycl. Pois, (sau figure), Cyprinus niloticus, L.,Gmcl.

loc. cil., 1 42 2 ,Geoffr. St.-Hyl. ,Pois du Nil, pl. 9, f. 2, qu’il nefaut pas coufondreavecle Poisson qu’Hasselquiti'; avait mentionné sous le même nom, et qui, ayant un rayon épineux aux nageoires, ne saurait être un Labéon.

La Roussardc est un Poisson rernar quable par la situation de sa gueule, qui paraît s’ouvrir en dessus de la tête à cause du prolongement de la mâchoire inférieure; sur l’une et l’autre mâchoires, les lèvres forment trois pds dont le mitoyen est comme crénelé. n. 18, p. 17, v. 9, a. 7, c. 19.

Le Cyprin a petite tète de Bon naterre , Cyprinus leptocephalus de Pallas , qui dit que ce Poisson , ressemblant un peu au Brochet quant à la forme de son museau, et se trouvant aux mêmes lieux que le précédent, pourrait bien appartenir au sousgenre des Labéons, d. 8, p. 20, v. 10, A- 9, G. . . .

fttff+tt Les Gonorhyn qu es, Gonor/iynchus , ont le corps ainsi que la tête allongés et couverts de petites écailles qui régnent sur les opercules et sur la membrane des ouïes ; le museau est saillant au-dessus d’une petite bouche sans dents ni barbillons.

La dorsale , qui est petite , est située au-dessus des ventrales.

Le Sauteur , Encycl. Pois., p. ig4 (sans figure), Cyprinus Gonorhynchus , Gmel., loc. cil. , p. 1422 ; Gronou, Zooph. T. x, f. 2 . Cette espèce a été observée dans les rivières de l’Afrique méiidionale aux environs du cap de Bonne-Espérance. La dorsale est de forme triangulaire; les nageoires de la poitrine sont lancéolées, n. >2, p. 10 , v. 9, a. 8, c. 18.

Bon na terre , en indiquant l’extrême ressemblance qui paraît exister entre le Cyprin Malchus, Cyprinus Male hùs , Molin. Chil. , liv. 4, p. 225, Poisson de l’Amérique méridionale,

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j [ Je précédent , nous porte à croire i pie ce Malchus, mieux examiné, poura rentrer dans le sous-genre Gono- ; banque.

Un trouve dans les auteurs beauj x>up d’autres espèces de Cyprins , i nême d’Europe , qu’il est impossible i le rapporter exactement aux sousi 'en res qui viennent de nous occuper, j ;t qu’il est prudent de ne point clas- I-iier avant qu’on n’ait examiné de uoua. /ea u leurs caractères. Tels sont l’Hammrge ou Carassin, C. Ca rassi us , L. ; e Soyeux , C.Sericeus , L. ; la Gibèle, Jl 7. Gebilio , L. ; le Cylindrique, C.

; Jephalus , L- ,etc. , qui pour se trouver communément jusque dans le i Danube et dans le Rhin, et qui , pour i ivoir été figurés, n’en sont guère plus il exactement connus. Nous suivrons en ela, comme en tant d’autres choses, le arudent exemple que donne Cuvier.

* CYPRINE. Cyprina. moll. En tablissanl ce genre, Lamarck a rem- ! i-li deux indications : la première ,

! ! l’avoir séparé dans une coupe parti- . i ulière quelques individus du genre innmense des Vénus de Linné, dont i e ;s espèces sont si difficiles à bien déaurminer à cause de leur grand nom- > re ; la seconde , d’avoir saisi des ca- I ictères jusqu’alors inaperçus , et de i îs avoir employés à la formation t i ’un nouveau genre. Tous les conihyliologues savent qu’il n’est guère i ossible d’établir des coupes dans le enre Vénus de Linné lorsqu’on ; eut les former uniquement sur des i araclères organiques , mais tous sar* ent très-bien aussi que le grand s ombre des espèces rendrait l’étude [ u genre impossible, si on ne l’avait L ivisé en plusieurs groupes. Il était j'j ssentiel pour chacun deux d’avoir d es caractères propres et bien tran- | liés qui, sans être d’une grande va- 1 ïur , zoologiquement parlant , pus- I ent pourtant servir à réunir des Co- * I uillcs ayant les mêmes caractères.

[| ,e motif, ainsi que l’existence cons- 1 inte d’un épiderme ou drap marin ont les Vénus et les Cythérées sont H onslammcnt dépourvues, et l’habi-

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tilde des Cyprines de vivre à l’embouchure des fleuves dans des eaux peu salées , quoiqu’étant des caractères peu iinportans pris isolément, deviennent pourtant d’une certaine valeur lorsqu’on les considère dans leur ensemble; et, si l’on y joint celui particulier d’une dent latérale éloignée de la charnière , il n’y aura plus de doute qu’on ne doive conserver ce genre comme un des plus voisins des Cyrènes, et comme servant de lien ou de passage de la famille des Conques fluviatiles à celle dès Conques marines. D’après ce que nous venons d’exposer, on comprendra facilement les caractères suivans : coquille équivalve , inéquilatérale , en cœur oblique , à crochets obliquement courbés ; trois dents cardinales inégales, rapprochées à leur base, un peu divergentes supérieurement ; une dent latérale écartée de la charnière , disposée sur le côté antérieur , quelquefois peu prononcée ; callosités nympliales, grandes, arquées, terminées près des crochets par une Fossette ; ligament extérieur s’enfonçant en partie sous les crochets.

Le genre Cyprine a été établi , ainsi que nous l’avons dit , par Lamarck ( Extrait du Cours, 1812 , p.

107 ). Cuvier ne l’a pas admis , même comme sous -genre. Cependant Blainville ( Dict. des Sc. Nat. ) , Defrance ( même ouvrage ) pour les espèces fossiles , et Fér ussât ( Tableaux syst. des Moll. ), l’ont tous trois conservé. Ocken l’avait déjà proposé sous la dénomination de Loripes , qui avait été donnée depuis long- temps à un petit genre démembré des Lucines. Les Coquilles de ce genre sont généralement grandes , épaisses , revêtues d’un drap marin persistant; on en rencontre un plus grand nombre d’espèces à l’état fossile qu’à l’état vivant; celle que l’on voit le plus souvent dans les collectionsestla Cyprine d’Islande, Cyprinalsla/idica , Lamk., Anim. sans vert.

T. v,p. 557, n.2, Venus Jslanciica, L., Gmel.iSysA Nat. xm,T. t, p, 3371, n.

1 5 ; nous ne l’admettons pas avec la

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même synonymie , caria figure de Lister (Conch. , t. 272, f. 108) est loin d’être faite avec la précision désirable pour la citer avec quelque certitude. Il en est de même delà fig. b, t. 58deGualtiéri. Nous ne pouvons également admettre la variété , ou Pitar d Adanson ( V. ce mot) , qui doit évidemment se rapporter à une autre espèce, et qui offre tous les caractères des Cylhérées. C’est encore avec le plus grand doute que nous citerons la figure de l’Encyclopédie (pl. 3oi , f. 1 , a, b) indiquée par Lamarck dans sa synonymie ; outre qu’elle ne présente pas la forme générale des Cyprines , elle n’en offre

fias non plus la charnière , puisque a figure représente deux dents latérales bien exprimées et striées, ce qui n a jamais lieu dans les Cyprines , et se voit au contraire dans un certain nombre de Cyrèues. Ce défaut de bonqes figures nous a engagés à faire figurer cette espèce dans les planches de ce Dictionnaire. Elle vit dans les mers d’Islande.

Cyprine Islandicoïde , Cyprina Islandicoïdes , Lamk. , Anim. sans vert. T. v, p. 558, n. 7; Venus œqualis , Sowerby , Conch. min., n. 4 , p. 5g , t. 21 , figurée dans Brocchi (Conchyl. foss., pl. i4, fig. 5).

Nous citons cette espèce après la première pour qu’on puisse plus facilement les comparer, et juger de leur différence, si réellement il est possible d’en trouver. Nous ne doutons pas que ces deux Coquilles ne soient parfaitement analogues. Nous les a\%ns l’une et l’autre sous les yeux , et nous ne prononçons qu’après un examen comparatif des plus minutieux. Il est si l'are et en même temps si important de reconnaître de vrais analogues , que nous mettrons tous nos soins à les faire reconnaître.

Celte espèce se trouve fossile à Bordeaux , à Dax, en Italie et en Angleterre.

Cyprine scutellaire , Cyprina scutellaria , N. Il est généralement si difficile d’avoirentiers les Fossiles de Bracheux, et de les dégager

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du sable qui les enveloppe sans les mutiler , qu’il n’est pas étonnant que Lamarck et Defrance n’aient pas reconnu cette espèce , et l’aient laissée parmi les Cylhérées. La Cythérée scutellaire, Lamarck (Ann. du Mus^

T. vu, p. 1 3 5 , n. 1, et Anim. sans

vert. T. v,p. 58i, n. 3) , est donc t pour nous une véritable Cyprine qui j a même une très-grande analogie avec 9 la Cyprine d’Islande ; elle s’en distin- 'i gue néanmoins par ses crochets trèsproéminens, par sa forme plus transverse, par ses rides plus écartées et disparaissant sur les crochets, enfin par sa dent latérale , toujours grande et bien exprimée , tandis que la fossette qui termine les nymphes est toujours plus petite. Ces différences nous ont paru suffisantes pour conserver cette espèce , et pour n’en pas faire une variété de la Cyprine ddslande. Il serait possible pourtant, si on pouvait en étudier un grand nombre d’individus , qu’on trouvât, par des nuances , une véritable analogie ; mais leur rareté jointe à leur friabilité sera long-temps un obstacle à l’étude comparative des deux espèces. (D. .H.) !

CYPRINE. min. Nom donné à une Idocrase cuprifère trouvée à Tellemarken en Noryyège. V. Idocrase.

(g. dee.)

CYPRINIER. mole. On a ainsi dé- | signé l’Animal des Porcelaines, (b.)

CYPRINODON. POIS. Genre formé par Lacépède d’après un Poisson découvert par Bosc qui avait déjà fait sentir la nécessité de l’isoler de ses voisins, et placé par Cuvier dans la famille des Cyprins de l’ordre des Malacoptérygiens abdoiniuaux., Ses.

caractères consistent : dans quatre rayons aux branchies , dansles dents en velours avec une rangée antérieure : en crochets , et d’autres dents coniques assez fortes au pharynx. C’est dans la baie de Charles-Town , aux États-Unis d’Amérique, qu’a été observée la seule espèce connue de cc genre , le Cyprinodon varié , Lacep., Pois. T. n, pl. i5,f. 1. (»•)

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CYPRINOIDE. Cyprinoïdes. pois.

Syn.deMégalopeFilamentou Apalike.

j V. Chipe. Ce nom a été étendu à des espèces d’autres genres dont le faciès ^.rappelle celui des vrais Cyprins, (b.)

* CYPRINS, rois. Quatrième famille de l’ordre des Malacoptérygiens abdominaux de la méthode de Cu~ ]■. vier (Règn. Anim. T. n, p. 190), et que caractérise le manque d’adigppeuse; une branche peu fendue; des i mâchoires faibles souvent dépourvues de dents, et dont le bord est f formé par l’intermaxillaire. Des phaj ; ryngiens fortement dentés composent la faible armure des mâchoires ;

I les rayons branchiaux sont peu 110m- >fireux. Les Cyprins sont les moins ’■ carnassiers de tous les Poissons. Les 1 çgenres Cyprin , Cobite , Anablepse ,

> 1 Poecilie , Lebias et Cyprinodon coiniji '-posent cette famille. V. tous ces mots.

CYPRIPEDE. Cypripedium. bot.

Pi’HAN. C’est un des genres les plus i lis tincts de toute la famille des Orchidées. En elfet , on sait que dans t bces Plantes singulières , des trois éta- 1 n aines qu’elles devraient primilive-

II nent avoir , les deux latérales avor- Qcent complètement, et celle du. centre

: st la seule qui soit anthérifère et I eertile. Dans le genre Cypripedium ; ;ue l’on désigne quelquefois sous le om vulgaire de Sabot , à cause de la r orme concave de son labelle , le con- 1 raire a lieu, c’est-à-dire que l’éta—

■ nine centrale avorte , tandis que les

■ i eux étamines latérales se dévelop- 1, >ent. Ce genre est donc par ce seul j!. aractère extrêmement facile à dis— t ingucr. Du reste, il olfre les autres t caractères suivans : son ovaire est f ' brièvement pédicellé et non contourr é ; son calice est étalé; les trois di- ; îsions extérieures sont lancéolées,

es deux intérieures réunies cl lacées sous le labelle; celui-ci est " ès-giand, concave«et dépourvu d’é- 1 eron ; le gynostème est court, tride a son sommet ; la division inoycn- 'I ,e> ’R'i est la phis grande , porte an- ■ -neuremenl le stigmate; les deux

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latérales offrent aussi à leur face antérieure chacune une anthère arrondie contenant une masse de pollen comme pultacé.

Les espèces de ce genre ont la racine, fibreuse , la tige dressée , simple, portant des feuilles larges, pliées et engainantes à leur base.

Elles sont au nombre de onze , dont une seule croît en Europe , cinq dans l’Amérique septentrionale , quatre en Sibérie, et une au Japon.

Le Cypripède Sabot de "Vénus, Cypripedium Calceolus ,L. Cette belle Orchidée croît dans les bois ombragés des Alpes. Sa tige haute de huit à dix pouces porte deux ou trois feuilles ovales, lancéolées, aiguës, entières, engainantes à leur base, fortement striées et comme plissées longitudinalement , glabres , ainsi que la tige qui se termine à son sommet par une grande fleur, quelquefois par deux ou même par trois; les divisions externes sont d’un pourpre verdâtre ; le labelle est jaune. On parvient quelquefois à conserver cette Plante dans les jardins; elle demande un lieu frais et le sable de bruyère.

Le Cypripède yelu , Cypripedium spectabile , L. Originaire du Canada, cette espèce est toute velue. Ses feuilles sont ovales, allongées, aiguës , striées ; ses fleurs sont solitaires, ou quelquefois au nombre de deux au sommet de la tige. Les trois divisions externes du calice sont oblongues, obtuses et blanchâtres; le labelle est très-grand et d’une couleur purpurine.

Le Cypripède a grandes fleurs , Cypripedium macranthum , Willd.

Cette espèce croît en Sibérie. Elle ressemble beaucoup au Cypripedium Calceolus , mais est plus grande dans toutes ses parties. La partie supérieure de sou gynostème est en cœur; son labelle est crénelé sur les bords.

CYPRIS. Cypris. crust. Genre établi par Millier et rangé par Lntreille (Règn. Anim. de Cuv.) dans l’ordre des Rranchiopodes , section des Lopbyropes , avec ces caractères : lest

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de deux pièces réunies en forme de valves de Coquilles , pouvant s’ouvrir ou se fermer, renfermant entièrement le corps et cachant aussi les yeux ainsi que les antennes , ou du moins leur portion inférieure; yeux réunis ou si rapprochés qu’ils paraissent se confondre ; antennes au nombre de deux, terminées par une aigrette de poils ou en pinceau ; quatre pieds apparens. Latreille avait ainsi caractérisé ce genre d’après les données fournies par les auteurs. Baker, Linné, Joblot, Geoffroy , Millier , Ledermuller , Degéer , Fabricius, Bosc , Jurine en avaient décrit un grand nombre; mais ils s’étaient attachés en général aux différences de couleurs et de forme que présente le test, et n’avaient étudié l’organisation de ces petits Animaux que d’une manière accessoire ou superficielle. Dans ces derniers temps, un observateur scrupuleux, qui apporte dans les dissections et dans les dessins la patience et le soin qui ont illustré Lvonnet , Straus a publié ( Mém. du Mus. d’Hist. Nat.

F. vu, p. 33 et pl. i i un travail très-détaillé sur le genre dont il est question ; il établit pour les Cythérées et les Cypris un nouvel ordre sous le nom d’Ostrapodes, V. ce mot, et il caractérise particulièrement les Cypris de la manière suivante : trois paires de pieds; deux antennes sétifères ; un seul oeil. Ce genre a beaucoup d’analogie avec les Cythérées; mais il en diffère par le nombre des pieds. Si on le compare aux ordres déjà établis, on voit : i° qu’il avoisine principalement les Décapodes etles Amphipodes d'une part, et les Branchiopodes de l’autre, en se rapprochant cependant beaucoup plus du premier de ces ordres; 2° qu’il s’éloigne des deux premiers par la présence de deux valves mobiles , par la forme et l’insertion des branchies, et par les ovaires placés à l’extérieur ; ils s’éloignent de plus des Amphipodes par leur tronc non articulé et leur tête confondue avec le reste du corps; 3° qu’ils different cs-

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sentiellemcnt des Branchiopodes part la forme et l’usage de leurs pieds , par l’insertion de leurs branchies et part les parties de la bouche.

Les Cypris se trouvent souvent eu abondance dans les eaux tranquilles ou dont le cours est très-lent. Müllei ( Entomostraca seu Insecta .Testacea , p. 48 et pl. 3 et suiv.) et Jurine (Hist. des Monocles, p. i5g et pl. 17 eO suiv.) en décrivent et représentent un»

grand nombre. Nous renvoyons à ces ouvrages importans et nous nous attacherons ici à l’espèce sur laquelle Straus nous a donné des détails nombreux et circonstanciés. Ces observations d’organisation et de mœurs eu-* rieuses peuvent être considérées comme le développement des caractères du genre , et sont , à n’en pas douter j applicables à la généralité des espèces qu’il comprend.

Cypris brune , Cypris fusca , Straus (Mém. du Mus. T. vu, pl.

1 , fig. 16 ) , représentée par Joblot (Obs. d’Hist. Nat. T. 1, part. 2 , pio4, pl. 1 3 , fig. o), et par Ledermuller (Amusemens Microscop. , p.

58 , pl. 73). Les valves sont longues de quatre tiers de millimètre , brunes , réniformes , plus étroites ett comprimées en avant, couvertes de poils épars à peine sensibles ; les antennes ont quinze soies. La couleuu de cette espèce varie considérable ment à cause de la transparence des valves , qui laisse voir les couleurs du corps et les ovaires différentes à certaines époques. Le corps du Cypris fusca ne présente aucune trace de

segmens , il est contenu dans deus

valves parfaitement lisses à Texte-* rieur, et adhérant, par toute leur face interne, à une membrane, laquelldji aboutit cà un muscle qui les unit aq corps de chaque côté du dos ; l’abdoinen est terminé par deux stylets portant à leur extrémité trois ongle; en forme d’épine , dirigés en arrière et servant à l’Animal à se débarras ser des corps étrangers qui peuven s’introduire dans les valves; ces deu' stylets forment par leur réunion un tube légèrement conique qui a Pro1

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j ablement pour usage de déposer les

• .î 11 fs - Straus décrit toutes les autres L arties du corps de l’Aflfmal dans les f :nnes suivans : à la partie supérieure

e la face antérieure du corps on perçoit un gros œil unique sous la >rme d’un tubercule noir sessile , rillant d’une lueur phosphorique 'un jaune rougeâtre. Cet œil est enèrement immobile, et on n’y distin-

i. lie pas la moindre trace de cristali n ; l’intérieur de cet œil est rempli t une substance filamenteuse d’un

oir rougeâtre. — Les antennes, au • ombre de deux seulement, sont inérées immédiatement au-dessous de Ktæil ; elles sont assez longues, sélaées , composées de sept articles, et : : portent en avant, pour s’arquer ;isuite en dessus en sortant des valais de deux tiers de leur longueur, ke premier article est très-renflé , les

j. iivans cylindriques, et diminuant :j aduellement de grandeur; les qua- : e derniers portent ensemble au côté t it terne de leur extrémité quinze lon-

: les soies développées en éventail et ! ;?stribuées cinq sur chacun des ar-

• C :les terminaux , trois sur le suivant ; deux sur le quatrième. Ces anten- , r ;s , dont la surface est ainsi élargie ) ! r ces soies , servent de rames à l’Ai imal en frappant l’eau par-dessus sa

i le. — Les pieds , au nombre de six non de quatre , comme on l'a t nsé jusqu’à présent, approchent t lfinimcnt, pour la forme, de ceux > s Crustacés Décapodes , étant com- ? >sés de plusieurs articles consécujt s, conformés à peu près comme . ; lez eux. Les pieos de la première i dre, beaucoup plus forts que les auj 'es, sont insérés immédiatement f î-dessous des deux antennes. Leurs

![ uix premiers articles, la hanche et trochanter (Prehenc/iiale) , sont urts , comme cela est ordinaire chez ’ > Crustacés , et dirigés verticaleent en dessous. La cuisse, beauup plus longue, se porte au confire horizontalement en avant jus- » aubord des valves, ella jambe ,aintjue le tarse, paraissent endehors. Celf i— ci n’est composé que d’une seule

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phalange terminée par quatre crochets très-longs , mais peu courbés ; c'est par leur moyen que l’Animal se soutient et saisit les corps dont il veut se nourrir ; extérieurement au tarse , la jambe porte en outre trois longues soies très-fortes qui augmentent la surface du membre pour faciliter la natation ; cette paire de pieds étant la seule des trois qui serve de rame à l’Animal , concurremment avec les antennes , mais en frappant l’eau en dessous. La seconde paire de pieds, beaucoup plus faible que la première, est fixée au milieu de la face inférieure du corps , immédiatement en arrière des organes de la bouche. La hanche et le trochanter sont, comme dans les pieds antérieurs , fort courts et portés directement en dessous ; mais la cuisse prend une direction horizontale d’avant en arrièxe , et la jambe ainsi que le tarse sont dirigés en dessous en sortant des valves. Le tarse , composé d’une seule phalange, comme dans les pieds antérieurs, sc termine par un crochet unique trèslong, peu arqué et dirigé en avant, et la jambe manque des soies qui accompagnent celles des pieds antérieurs; aussi cette seconde paire de pieds ne sert-elle aucunement à la natation, mais exclusivement à la marche , concurremment avec les pieds de devant. Enfin , la troisième paire , qui , jusqu’à présent , n’a point encore été aperçue par les naturalistes, est placée immédiatement en ai’rièredela seconde paire; mais elle ne paraît jamais au dehors , étant constamment recourbée en arrière et en dessus , en embrassant la partie postérieure du corps , dans une situation qu’affectent souvent les pieds de derrière de plusieurs Crustacés, tels que ceux des Gammarus. La hanche , le trochanter et la cuisse , quoiqu’à peu près conformés et situés comme celles de la paire précédente, ont subi une torsion sur eux-mêmes, de manière que la jambe et le tarse se trouvent dirigés de bas en haut, et ces articles sont en même temps beaucoup plus allongés que dans lés au—

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très pâtes. Enfin , le tarse se termine par aeux crochets très-petits au lieu d’un seul , comme dans les pales moyennes. Cette troisième paire de pieds ne sert d’aucune manière à la locomotion , et semble exclusivement destinée à soutenir les ovaires , placés extérieurement sur la partie postérieure du corps. — La bouche, située vers la partie antérieure de la face inférieure du corps, est composée d’un labre, d’une espèce de sternum faisant les fonctions de lèvre inférieure , d’une paire de mandibules palpifères, et de deux paires de mâchoires. Le labre est une grande pièce écailleuse en forme de capuchon qui revêt l’angle antéro-inférieur du corps ; en y formant une grosse saillie qui s’avance entre les deux pâtes de devant , il est fixé par quatre longues apophyses , deux de chaque côté, qui s’étendent sur les faces latérales du corps avec lequel les deux antérieurs s’articulent ,• tandis que les postérieurs, donnant attache aux muscles qui meuvent le labre , sont susceptibles de s’abaisser et de se relever avec ce dernier. Le bord postérieur de ce labre, formant le bord antérieur de la bouche , s’articule par deux angles latéraux avec deux angles correspondans du bord antérieur de la lèvre qui ferme la bouche en arrière. De cette disposition, il résulte que cette dernière présente une ouverture transversale ménagée entre deux lèvres articulées l’une sur l’autre. La lèvre inférieure, qu’on pourrait aussi appeler un sternum , est une pièce triangulaire, fort allongée, pliée en carène, et s’étendant sur le milieu de la face inférieure du corps ; elle est mobile comme le labre et garnie de muscles sur ses bords latéraux. Les mandibules sont très-grandes, placées extérieurement sur l’Animal , en s’étendant depuis le milieu du côté du corps , obliquement en bas et en avant vers la bouche, dans laquelle elles pénètrent par leurs extrémités incisives. Ces mandibules sont formées de deux pièces dont la plus grande, ou proprement

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la mandibule, est terminée en pointe»; à son extrémÿé supérieure , ou elle esi fixée au corps par le moyen de la se-* conde pièce tres-grêle qui forme ui angle avec la première , s’arlicul avec le corps par son autre extré mité, et permet à la mandibule de sui vre les mouvemens de la bouche. Ai leurs extrémités inférieures ces mandibules se courbent subitement en dedans , pour aller à la rencontre l’une de l’autre. Leur extrémité incisives est armée de cinq dents coniques pla cées sur un seul rang, et diminuant

de grandeur à commencer par la mière terminale. Sur le milieu de

longueur , chacune de ces mandibu

;:> reçue

les porte un grand palpe filiforme, formé de trois articles arrondis, terminés par des touffes de poils ; et près de sa base , le premier de ces articles porte en outre une première lama branchiale très-petite , terminée pas cinq digitations. La moitié supérieura de la face interne de la mandibule présente une large fosse dans laquelle viennent se fixer les muscles moteur; qui naissent de la surface latérale dr corps. Les deux mâchoires de la première paire ont chacune pour basa une large lame carrée", articulée par son angle interne postérieur sur ld bord latéral de la lèvre , tandis que le bord postérieur de cette lame donne attache aux muscles qui la meuvent. A sonextrémitéantérieure, celté première pièce de la mâchoire est gar nie de quatre appendices en forme de longs mamelons mobiles , renflés à leur extrémité , en se terminant chacun par une touffe de poils roides. Le premier de ces appendices externes porte seul un second article terminal très-court. Enfin le bord extérieur dd la lame porte une grande blanchie eil forme de lame allongée et garnie ^ son bord supérieur d’une rangée da dix-neuf aiguilles simples, disposée;' eu dents de peigne. Dans leur attitud naturelle , les deux lames carrées d mâchoires, ainsi que leurs appendi ces , sont appliquées sur la lèvre infé rieure, de manière que les extrémité; de ces appendices bordent l ouyertur

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Il ï la bouche, tandis que les branlies se relèvent librement sur les mes de l’Animal. Les mâchoires de seconde paire, beaucoup plus peti—

• s que les pre'cédentes , sont articues avec l’angle postérieur delà lèvre, ir deux petites apophyses qui ter-

i tinent cette dernière; ces mâchoires mt formées chacune de deux articles nnsécutifs , aplatis , dont le dernier

• ;t garni de poils roides à son extrémité , et porte à son bord externe un >ng mamelon arrondi que Straus

considère comme un palpe et non '•mine une branchie , qui serait l’ataloguede celle des mâchoires antéi. cures , et cela à cause de la grosseur t ; de la touffe de poils qui le termine; iractèrc qui se rencontre fort souvent ans les palpes et jamais dans les ranchies. Cette seconde paire de mâchoires est fixée par l’angle interne postérieur de son premier article , et applique également sur la lèvre inrieure. — Le canal intestinal est divisé en trois portions très - distinctes , œsophage, l’estomac et l’intestin.

- estomac occupe toute la région dorde du corps ; c’est une poche oblonue , très-volumineuse, dans laquelle t traus n’a pu apercevoir aucune trace e l’appareil de mastication qui se je incontre assez généralement chez les rustacés. L’œsophage est un canal ftroit et fort allongé, se portant di~ îctement de la bouche vers l’extré- ' iité antérieure de l’estomac, dans •quel il s’ouvre en dessous. L’intesu est une seconde poche simple , resque aussi grande que l’estomac li-même, et se rétrécissant vers son xtrémité postérieure , ou elle s’ouvre ar l’anus , entre.les deux stylets qui perminent l’abdomen. A son extrémité pylorique , cet intestin commu- : iique avec l’estomac par une espèce e pédicule que ferme ce dernier.

I Ledermulfer prétend avoir observé accouplement des Cypris ; Straus ' en a jamais été témoin , quoiqu’il ait tudié ces Crustacés à toutes les épo- 1 ues de la vie. Les ovaires des Cypris ont très-considérables ; ce sont deux ! i'os vaisseaux simples , coniques ,

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terminés en cul de sac à leur extrémité , et placés extérieurement sur les côtés de la partie postérieure du corps , en s’ouvrant l’un à côté de l’autre, dans la partie antérieure de l’extrémité de l’abdomen , où ils communiquent avec le canal formé par la queue. De-làlesovaires se portent en haut sur les côtés de l’abdomen. Arrivés au bord dorsal des valves , ils se replient en dessous, se détachent du corps et redescendent, en se portant un peu en arrière , jusqu’auprès du bord inférieur des valves, et se recourbent ensuite de nouveau en dessus en formant une grande boucle qui se termine sur les côtés de l’abdomen.

Cette partie libre des ovaires est reçue dans une gaine que lui présente la membrane qui double les valves , et dans laquelle elle est logée sans aucune adhérence. Les œufs sont parfaitement sphériques , recouverts d’une coque cornée assez solide,; et renferment une pulpe homogène , onctueuse, d’un beau rouge.

Les Cypris ont des habitudes assez curieuses ; ils habitent les eaux tranquilles, se nourrissent généralement de substances animales mortes , mais non putréfiées ; ils mangent aussi des Conferves. Au lieu de porter leurs œufs sur le dos ou sous le ventre , après la ponte , comme le font ordinairement les Branchiopodes et les Décapodes , ils les déposent de suite sur quelques corps solides en les réunissant en amas souvent de plusieurs centaines , provenant de différons individus , les y fixent par le moyen d’une substance filamenteuse , verte , semblable à de la mousse , et les abandonnent. Ces œufs restent dans cet état pendant environ quatre jours et demi avant d’éclore ; les jeunes qui en sortent naissent avec l’organisation qu’ils doivent toujours conserver, et ne sont pas sujets à des métamorphoses comme les Apusetles Cyclops; ils offrent toutefois quelques différences dans la couleur et la forme des valves, dans le nombre des soies des antennes. — On a lieu d’ôtre surpris de voir souvent que des marcs , qui

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étaient desséchées, sc trouvent peupléos de ccs petits Animaux , lorsqu’une forte pluie est venue de nouveau les remplir. Ce phénomène trouve son explication dans la faculté qu’ont les Cypris de pouvoir s’enfoncer dans la vase humide et d’y rester vivans jusqu’au retour des pluies. Bosc a noté ce fait important, et Straus a eu occasion de le vérifier; il plaça des Cypris dans des bocaux au fond desquels était de la vase ; dans les uns , il laissa complètement dessécher la vase , et tous les Cypris disparurent sans retour; dans les autres , il entretint cette vase humide et ils continuèrent de vivre. Ce qui est remarquable , c’est qu’ayant pris les œufs des Cypris morts dans la première expérience, ces œufs éclorent après les avoir mis dans l’eau ; c’est , sans doute , de cette manière que les Cypris se perpétuent dans les inares qui se dessèchent complètement.

Cypris fossiles.

Desmarest (Nouv. Bull, des Sc. par la Soc.jPhil. , année 181 5, p. 25g, pl. 4, n° 8, et Hist. Nat. des Crust. l'oss., p. i4i, pb il, fig- 8) a rapporté au genre Cypris un petit Fossile d’abord signalé par Cordier comme étant trèsabondant près de la montagne de Gergovia , dans le département du Puy-de-Dôme, et qui depuis a été retrouvé par De Drée, en quantité innombrable, dans un calcaire de formation d’eau douce de la Balme d’Allier, entre Vichy-les-Bains et Cusset.

Il ne reste de ce Fossile que le test ; il est réniforme et paraît appartenir à une espèce distincte à laquelle Desmarest assigne le nom de Cypris Fève , C. Faba. (aud.)

CYPSÉLÉE. Cypselea. bot. phaw.

Genre de la famille des Portulacées et de la Diandric Monogynie, L. , établi par Turpin (Ann. du Mus. , vol. vu, p. 219) et caractérisé de la manière suivante : calice monophylle , à cinq divisions profondes et colorées; les deux extérieures plus courtes; corolle nulle; deux à trois étamines à filets insérés à la base du calice et alternes avec ses lobes qu’ils égalent.

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