‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 88 sur 221 · CT R · texte numérisé non relu

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des Orchidées , établi par Kunth (llurnb. Nova.' Généra, i, p. 54g) pour deux Plantes parasites, originaires de l'Amérique méridionale , et auquel il donne pour caractères : un calice à six divisions ; les cinq externes sont égales entre elles , étalées et onguiculées. Le Libelle est raccourci, sans éperon, convexe et adhérent par sa base avec le gynostème qui est mince et en forme d’ailes sur ses bords; l’anthère est terminale , à deux loges, s’ouvrant par une sorte d’opercule; les masses polliniques sont au nombre de deux, formées de particules agglomérées et réunies toutes deux sur un pédicelle commun et filiforme.

Les deux espèces qui composent ce genre , sont des Plantes herbacées , parasites et bulbifères ; leur hampe est nue, et se termine par une panicule de fleurs pédicellées et munies de bractées ; l’une , Cyrtochilum undu- Latum , a été figurée planche 84 de l’ouvrage cité ; les folioles externes de son calice sont ovales, ondulées et étalées. Elle croît daus les lieux rocailleux , près du village de l’Ascension, dans les Andes du royaume de la Nouvelle-Grenade. Elle a beaucoup de rapports avec YEpidendrum punctaturn de Linné ; la seconde, Cyrtochilum Jlexuosum, Kunth, loc. cit. , a les folioles de son calice également ondulées , réfléchies , les extérieures spathulées, les intérieures ovales. Elle a été découverte au pied du mont Paramo de las Achupallas , en Ire la ville d’Almaguer et le bourg de la Cruz.

Ce genre paraît tenir le milieu entre les Epidendrum et les Oncidium.

* CYRTODAIRE. moee. V. Cir-

TODAIRE et GlYCTMÈRE.

*CYRTOPODE. Cyrtopodium. bot.

phan. Robert Brown , dans la seconde édition du Jardin de Kew, a retiré du genre Cymbidium l’espèce décrite et figurée par Lambert [in Andrews Repusit. t. 65 1 ) sous le nom de Cymbidium Andersonii , qui ne diffère des véritables Cymbidium que par sou labellc onguiculé et présentant

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trois lobes. Cette Plante est originairi des Grandes -Indes. V. CymbidionIï

(a. b.) tj

CYllTOSTYLlS. Cyrtostylis. b04] phan. R. Brown , dans son Prodroa me , a fait un genre nouveau d’Orcliiji dées , auquel il a donné ce nom ; sort périanthe est bilabié ; les quatre divij ) sions latérales sont égales entre elle i et étalées ; le labelle est dressé, plane * obtus , entier , et présente deux peti i tes callosités à sa base; le gynostèmli est semi-cylindrique, un peu renflfi vers son sommet; l’anthère est ter* J minale , persistante, à deux logelj rapprochées, contenautchacune deuil masses polliniques pulvérulentes en comprimées.

Ce genre ne se compose que d’uuij seule espèce, Cyjtostylis reniformisA Brown , loc. cit. C’est une petite Plantja herbacée, ayant le port de l’ Aciat^tt thus , portant une seule feuille réni y forme et à plusieurs nervures, de fleurs renversées, c’est-à-dire dontlli labelle est supérieur. Elle a été obsetj vée par R. Brown aux environs di Port-Jackson.

Brown pense que le JUalaxis lilifi lia de Swartz fait probablement pari tie de ce genre. Sa structure l’y rap i porte tout-à-fait, tandis que son po^ l l’en éloigne considérablement.

(a. r.: jj

CYSTANTHE. bot. phan. Darjl son Prodrome de la Flore de la Noi !

velle-Hol lande , R. Brown a fondé c genre sur une Plante de ce vaste pay$« en lui assignant les caractères suivant calice foliacé ; corolle fermée en fonrt < de coiffe, s’ouvrant transversalement et laissant persister sa base tronquéf étamines hypogynes , persistante: point d’écailles hypogynes ; capsu ^offrant des placentas suspendus et ü bres au sommet d’une colonne cenf' traie.

Ce genre, que son auteur prit dans la nouvelle famille qu’il établ sous le nom d’Enacridées , ne ren ferme qu’une seule espèce, le Çystan the Sprengelioïdes , Arbrisseau q11* le port des Sprengeliade Smith etd< Poncelelia et Cosmelia de Brown,

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e n’est que ses rameaux portent des mpreintes annulaires à l’endroit oii î s feuilles sont tombées. Il y en a l , eux variétés : l’une à feuilles allon- » . ées et réfléchies , qui croît sur les \ V entes ombragées des montagnes de i terre de Diémen à la Nouvelle-Hol- ! tnde; l’autre à feuilles beaucoup plus î etites, que l’on trouve au sommet es montagnes du même pays.

C Y ST I B R AIN CHES . Cystibran chia.

rtjst. Section de l’ordre des Isoodes , établie par Latreille (Règn.

i mim. de Cuv.) et qu’il caractérise e la manière suivante : corps ordiairement linéaire ou semblable à un il; tête portant quatre antennes séta- Éeées, dont les deux supérieures plus ijmgues, deux immobiles, point ou >{ eu saillantes ; bouche consistant en i!i:n labre; deux mandibules sans pal- ;.es; une languette profondément Iccliancrée , divisée et en forme de â: .*vre; deux paires de mâchoires rap- Inrochées sur un même plan transveri/i d , et dont la paire inférieure plus il • etite forme avec la première une sej- ande fausse lèvre ; enfin , deux pieds- <j:i lâchoires de six articles, dont le :jl*. ernier pointu, et dont le premier iinrme, en se réunissant à celui du »j ' ôté opposé , une troisième lèvre ou la b' lus extérieure; tronc formé par six mneaux ( le premier ou celui qui est a ni à la tête non compris) suppornnt tous des appendices manquant ‘ ; plus souvent ou n’étant que rudimentaires sur le second et le troisième anneaux, et constituant dans les utres des pâtes proprement dites; ueue très-courte , composée d’un à < eux segmens , avec quelques petits ppendices peu saillans , en forme de ubercules, à l’extrémité postérieure i t inférieure; femelles portant leurs 1 îufs sous les second et troisième nneaux du corps , dans une polie formée d’écaiiles. Les Cystibranhes diffèrent des autres Crustacés sopodes par des caractères d’une mportauce telle que Latreille a proposé d’ériger cette section en un ordre particulier sous le nom de

CYS agâ

Læmouh>odj£s , Lœrnodipoda, et qui aurait pour caractères : quatre mâchoires disposées sur le même plan transversal en forme de lèvre , comme celles des Myriapodes ; première paire de pieds proprement dits annexée à la tête ; branchies du dessous de la queue remplacées par de petits corps vésiculeux analogues à ceux de la base des pieds des Amphipodes. Suivant Savigny , ils avoisinent les Pycnogonons et lient avec eux les Arachnides aux Crustacés. Les Cystibranches se distinguent des autres genres par la nature de leurs organes respiratoires qui consistent en des corps vésiculaires, très-mous, tantôt au nombre de six , et situés un de chaque côté , sur les second , troisième et quatrième anneaux, à la base extérieure des pieds qui y sont attachés ; tantôt au nombredequatre ,elannexés à autant de pâtes, vraies ou fausses, du second et du troisième segmens ou à leur place, si ceux-ci sont absolument dépourvus d’organes locomoteurs. Ils s’éloignent encore des autres genres par leur appareil masticatoire qui tient de celui des autres Isopodes et des Myriapodes ; leur languette est plus grande proportionnellement que dans les autres Crustacés, et se présente sous la forme d’une lèvre qui , dans les Cyaines , est quadrifide; les deux paires de mâchoires composent une sorte de lèvre , et les pieds-mâchoires de la première paire sont réunis à leur base de même que ceux des Myriapodes. Enfin , ils diffèrent en ce que les deux pieds antérieurs ou les seconds pieds-mâchoires sont insérés sous la tête ; le premier segment du tronc étant intimement uni avec elle, très-court, et lui formant un cou ou un prolongement en arrière. Les pieds complets , au nombre de d ix à quatorze , sont terminés par un fort crochet; ceux de la seconde paire sont plus grands; l’avantdernier article est renflé et forme avec le crochet terminal une serre ou grille.

Latreille divise cette section de la manière suivante :

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