‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 91 sur 221 · OO · texte numérisé non relu

OO

re soudées à la lois entre elles par jrs filets et leurs anthères», l’andro- 101e est cylindrique et placé au ceni des quatre cloisons dont nous ons parlé précédemment; les anères sont réunies circulairement et irmontées d’un tubercule à huit toes ; elles sont à deux loges îuéaires s’ouvrant chacune par un Ion longitudinal. Il n’existe nulle ace d’organe femelle. Les fleurs nelles ont un ovaire infère gloileux , surmonté par le périane interne , qui offre la même fore et la même disposition inté- :ure que celle que nous venons de ; jnaler précédemment dans les fleurs aies ; le périanthe externe se comse de deux ou trois lanières qui isseut de la partie extérieure et oyenne de l’ovaire; le style est cyidrique , placé au centre des cloins du périanthe, terminé par un .gmate globuleux dépi’imé , à huit tes obtuses , séparées par autant de Ions profonds. Si l’on coupe foire en travers, il présente une seule ^e, aux parois de laquelle sont inrrés huit trophospermes longitudiux, qui sont comme peltés , c’est-àrre très -élargis intérieurement et ■. lieraient insérés par une lame r oite; les ovules sont très-petits. On ■ connaît point encore bien l’organi- .ion du fruit et celle de la graine.

i squ’à présent cette Plante avait été i ’t incomplètement décrite. Le tra-

ii il de Brongniart fils a jeté beaucoup

jour sur sa structure ; cependant tre description s’éloigne , en quelles points, de celle qu’a donnée no- ; collaborateur, qui ne fait aucune jntion du périanthe externe , quoi- ’il les représente fort bien dans les ures qui accompagnent son Mémoi- . Dans le midi de la France, on épare avec les fruits de i’Hypociste extrait fort astringent, que l’on iployait autrefois comme légère- ;nt tonique, particulièrement dans flux muqueux, atoniques , etc.

CYTINUS. DOT. phan. V. Cyti-

LLB.

Cytinus , chez les anciens , paraît avoir désigné le Grenadier. V . ce mot. (b.)

* CYTIS. min. Ce nom paraît avoir désigné chez les anciens , et particulièrement dans Pline , une variété d’OEtite. (b.)

CYTISE. C'ytisus. bot. phan. Dans la famille si vaste et si naturelle des Légumineuses, peu de genres présentent autant que celui-ci de nuances et de caractères communs avec ses voisins. Il a donc été difficile de le bien définir ; et depuis Tournefort jusqu’à nos contemporains on a sans cesse varie sur les Plantes dont on l’a composé. Des Genista et des Spartium de Linné ont été reconnus comme appartenant au genre Cytisus , et réciproquement plusieurs Cytises sont devenus des Spartium ou des Genêts.

L'auteur de l’Encyclopédie méthodique, l’illustre Lamarck, a le premier débrouillé la confusion dans laquelle avant lui ces genres étaient plongés.

C'est lui qui a fait voir que plusieurs Plantes décrites comme distinctes , telles que les Cytisus patens et Spartiuin patens de Liuné père , et Cytisus pendulinus de Linné fils , ne sont que des doubles emplois de la même espèce ; c’est encore lui qui a éloigné le Cytisus IVolgaricus cfe Linné fils , ou C. pinna/us de Pallas, et l’a placé près du Colutea. Etant convaincu par l’observation que les caractères établis par Linné n’ont de valeur réelle qu’à l’égard de q elques espèces communes , et qu’ils s’évanouissent insensiblement dans les autres , Lamarck a cherché ailleurs que dans la fructification des notes distinctives pour le genre Cytise. Néanmoins il n’a pas négligé une circonstance remarquable dans l’organisation de leurs fleurs , et qui consiste en ce que les organes sexuels sont complètement renfermés dans la carène. Ce caractère , joint à celui que présentent les organes de la végétation , c’est-à-dire aux feuilles, constamment ternées des Cytises , les distingue facilement des Genêts.

3o4 CYT

Jussieu ( Généra Plant., p. 354 ) et De Cantlolle ( Flore Franc. , 2e édit. , vol. 4, p. 6oi) , adoptant à cet égard les idées de Lamarck , ont donné sous le nom de Cytisus les caractères subséquens que nous allons transcrire , puis nous exposerons les changemens opérés dans ce genre par les divers auteurs : calice presque divisé en deux lèvres , dont la supérieure est bidentée , et l’inférieure tridcntée , tantôt court et campanule , tantôt long et cylindrique; étendard delà corolle réfléchi ; les ailes et la carène simples, conniventes.de manière à cacher les étamines : stigmate simple; légume oblong comprimé, rétréci un peu à sa base et polysperme. A ces caractères bien tracés , bien positifs , nous en ajouterons un que nous avons observé sur le Cytisus Laburnum, L. , et dont Yentenat a fait mention à la suite de sa description du Cytisus proliferus ( Jardin de Cels , p. et t.

1 3 ), c’est que les étamines sont constamment monadelphes, et cependant le genre a été placé dans la Diadelphie Décandrie par tous les auteurs qui ont adopté le système sexuel! Les Cytises sont des Arbustes ou des Arbrisseaux dont le port se rapproche de celui des Genêts , mais qui ne sont pas épineux cofrime la plupart de ces derniers, à feuilles ternées, accompagnées de stipules extrêmement petites, ou qui s’évanouissent dans le plus grand nombre des espèces ; à fleurs terminales ou axillaires, le plus ordinairement disposées en épi , et d’une belle couleur jaune de soufre ; quelquefois, mais rarement, ces fleurs sont rouges.

Parmi les genres formés aux dépens du genre Cytise , nous parlerons en premier lieu de V yldenocarpus établi par De Candolle ( Flore Franc. , Suppl. , p. 54g ) , et qui a pour types les Cytisus pa/vifolius , Lamk. , et Cytisus Telonensis , L., auxquels son auteur a réuni les Cytisus hispanicus, Lamk. , C. cornplicalus , Brot. , et C.

. foliolosus , Ait. Les Cytisus Cajan, L., et le C. Pseudocajan de Jacq. , que Lamarck et Willdcnow ne considè-

CYT

rent que comme une simple variété t du premier, forment, selon de Can-i dolle et Sprengel , le genre Cajanusl Ce dernier auteur y fait encore entreii le C. Wolgaricus , dont le professeur De Candolle indique plutôt les affini-i tés avec son Astragalus ]\1egalanthus\ Mœnch qui a tant subdivisé les gen-t res, n’a pas manqué de subdiviser enj core le Cytisus. Son genre iPiborgia s» * compose des Cytisus bijlorus , Ait.

C. capitulas , Jacq., C. purpureus\ Scop. , et C. supinus de Jacquinj Dans le petit nombre d’espèces exoti-i ques que l’on a amalgamées avec leilâ Cytises, il n’en est peut-être aucun«fi qui s’y rapporte réellement. Ainsi à l’égard des deux Cytisus capensis celui nommé ainsi par Lamarck esjj le Lebekia cytisuïdes de Thunberg celui de Bergius est le Rafnia oppoît sita, Thunb., ou Crotalaria opposita\ L. Dans ce dernier genre vient encor | se placer , d’après Lamarck et D Candolle , le Cytisus violaceus , Au blet. Le Cytisus guineensis de VViil denow a été ensuite transporté pa son auteur lui-même dans le geni Robinia. Sous le nom de Cytisus pso raloïdes Linné décrivit la niera Plante qu’il avait rapportée avec plu de raison aux Indigotiers, mais don il fit encoie un double emploi, ei donnant comme distinctes YIndigo fera racemosa et 1 ' Indigofera psora loïdes. Pour terminer cette énuméra tiori déjà trop longue d’erreurs et d transpositions, nous ajouterons qu le Cytisus grœcus , L. , a été reconni par Smith pour être la même espèc que l’ A nthyllis Hcrmaïuüœ , L. | Plante cultivée dans les jardins, par conséquent assez connue pou

3u’il n’y ait plus aucun sujet d' oute.

Le retranchement des espèces qu composent les genres Adenocarpu et Cajanus ( V. ces mots ) réduit 1< nombre des vrais Cytises à envirot une trentaine. Us sont, en général indigènes des contrées méridionale et montueuses de l’Europe et de 1 -Y sic. Ces Arbrisseaux , par la bcauj< de leur feuillage et la multiplicité d

sl a,

CYT

CZI 3o5

rs fleurs , mériteraient de fixer ticulièrement notre attention. Detnous restreindre, d’après le plan , cet ouvrage , à un petit nombre - ;pèces, nous allons faire connaître es dout l'élégance et l’utilité sont tarquables parmi leurs congèles.

,e Cytise des Alpes, Cytisus La- I nuin , L. , nommé vulgairement murs et Faux-Ebénier, est un Ar- • seau qui croît naturellement dans Alpes et le Jura : il y décore les îeis par ses nombreuses et belles rs disposées en grappes longues endantes , et les ombrage de son liage épais. L’aspect agréable de Arbrisseau, qui atteint souvent aille d’un Arbre de moyenne ideur, l’a fait depuis long-temps i.ercher pour l’ornement des bos- Ns, ou ses formes élégantes et ses ivs d’une belle couleur soufrée se St ent fort gracieusement avec celles L&aîniers , des Genêts, des Acai, des Staphyléa , etc. Le bois du sus Laburnum étant très-dur , est viptible de prendre un beau poli'; pirame il est veiné de plusieurs ; ices de vert, les tabletiers et les Sneurs en fabriquent divers ou- ■<>;s de leur art. Ce n’est pas de 1 Plante que Virgile et les auteurs ip; ont voulu parler lorsqu’ils cén> ient le Cytise fleuri , si agréable I l ihèvres et aux Abeilles. Ces cxtl ions sont, il est vrai, t rès-appîi— l4;-sànotre Plante qui, d’un autre If. est indigène des montagnes de 1$ ie; mais il a été reconnu que le B e des anciens est une espèce de H me arborescente ( Me die a go arsfl , L.), laquelle croît assez abon- H*} lent dans la campagne de Rome.

Le Cytise a feuilles sessiles , Cyùsus sessilifolius , L., vulgairement le Trifolium des jardiniers, charmant Arbuste très -ramifié , s’élevant en buisson à la hauteur d’un mètre et demi à deux mètres , et glabre dans toutes ses parties. Il a des feuilles alternes , petites , nombreuses , composées de ti’ois folioles ovales, mucronées et portées sur de courts pétioles; les- fleurs sont jaunes et disposées en grappes Courtes , droites et semées au sommet des raineauX. Il croît spontanément dans les contrées méridionales de l’Europe, et on le Cultive dans les jardins d’agrément , surtout pour en former de petites palissades dont la verdure est très - durable , parce qu’il ne se dépouille que trèstard de ses feuilles.

La culture des Cytises n’offre pas beaucoup de difficultés. Ces Arbrisseaux s’accommodent facilement de toute espèce de terrain ; ils ressemblent sous ce rapport beaucoup aux Genêts dont l’organisation est presque identique avec la leur. Les espèces qui exigent l’orangerie sous le climat de Paris sont originaires des pays les plus chauds de la zone tempérée. Nous ne ferons que les indiquer ici. Ce sont les Cytisus spinosus , C. prolifer , C. linifolius , C.fragrans , C. argenteus et C. sericeus. (g. .N.)

CYTISO-GEN1STA. bot. piiajst.

Genre formé par Tournefort, et réuni depuis, par Linné et Jussieu, aux Genêts. Il se composait des espèces qui avaient une partie de leurs feuilles ternées et mêlées avec d’autres feuilles simples, V. Genêt. (g..n.)

CZIGITHAI. mam. Espèce du genre Cheval. V. ce mot. (a.d..ns.)

W vw WYVW

Page 1