‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 94 sur 221 · a DAl · texte numérisé non relu

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l’auteur du genre et Willdcnow nomment pétale. Lesfemcllesn’ontqu’unc écaille extérieure , un seul style, et une capsule uniloculaire , à quatre valves et monosperine. Ce genre', dont la place ne peut encore être lixée dans les ordres naturels , appartient à la Diœcie Monandrie ; il ne renferme qu'une seule espèce , le Dahlia crinita , Thunb. , T/ichocladus cririitus , Pers. C’est un petit Arbre qui croît dans les forêts des Hautniquas, au cap de Bonne-Espérance. Ses rameaux sont alternes, hérissés et d’une couleur ferrugineuse; il a des feuilles opposées 'péliolees , ovales , très-entières et glabres, et des fleurs en 'capitules au sommet des branches, portées par ads pétioles hérissés et ferrugineux. (g. In.)

DAHOON. bot. ,piian. Espèce de Houx de la Caroline , qui paraît être V J le x Cassine , selon Bosc. • (b.)

DAHURONIA. BOT. PH an. ( Scqt poli. ) V. Moq.uix.Ea d’Aublet.

DAIC. ois. (Hernandez. )EcritZ?a»e par Nieremberg. Oiseau probablement fabuleux, qu’on dit de la grosseilr d’un Pigeon , se trouver aÀMcxique, y creuserdes trous de quatre palmes de profondeur , pour y déposer vingt ou trente œufs de la grosseur de ceux de l’Qie, œufs qu’on nomme Tapum ou. Tapun , et que l’Oiseau ne couve pas; ces œufs seraient dépourvus d’enduit albumineux. (b.)

DAI-HÔÂNG. bot. phan. Syn. cocbinchinois de Rhubarbe. (b.)

DAIL. moi/l. Nom vulgaire le plus usité de la Pholade sur les côtes de France. (b.)

DAIM ou DAIN. mam. Espèce du genre Cerf. On a appelé quelquefois Daim d’Amérique ou de Virginie , le Cerf de la Louisiane, et Daim du Bengade, l’Axis. F. Cerf, ainsi que pour Daim de Scanie. (b.)

DAINE, mam. La femelle du Daim ou Dain. Pr. Cerf. (b.)

DAINE, rois. (Bonnaterre.) Syn.

de Sciœna Cappa, L. V. Sciène. (b.)

DAK

DA.IS. Daïs. bot. niAN. Genre de la famille des Thymclées. Le calicd

présente un tube allongé et étroit , tn

limbe divisé en quatre ou cinq partie étalées ; la gorge est dépourvue d’ap-»

pcndices, et un peu au-dessous d’elle s’insèrent sur deux rangs circulaires i huit ou dix étamines, dont les filets libres à leur sommet, dans un court!

espace , ne tardent pas à se souder entièrement avec le calice; le style fi li- .i forme qui égale la longueur, du tube f et se termine par un stigmate globu-4 leux , s’insère sur le côté du sommet!

de l’ovaire hérissé de poils assez nom-| breux; le fruit mûrit entouré parla!

partie inférieure du calice, dont lat supérieure se détache; il contient dans une enveloppe osseuse , un grain uni-l que pourvu de périsperme ; les feuillet sont opposées; les fleurs réunies e:

têtes terminales, auxquelles quatre à cinq bractées disposées en cercle forment une sorte d’involucre. Ce genre»

contient deux espèces d’ Arbustes : l’un! du cap de Bonne-Espérance, à dix étamines; l’autre à huit étamines , originaire de l’Inde. Plusieurs autres cs-+ pèces que Làmarcky avait réunies, en»

ont été écartées depuis et avec raison parce que la gorge de leur calice est garnie de squamules. Quant au Daïs dispenna , Arbrisseau de l’île de Tongabatu , cité par Forster , le caractère qu’indique son nom spécifique for-»

nierait une anomalie, non-seulementl dans ce genre, mais dans la famille V. Lamk. , Ulustr. tab. 568,‘fig. 1, et Gaert. , tab. 3g. (a.d.j.)

DAKALO-TANDALO. bot.phan.

Nom que les Brames donnent à une Plante décrite et figurée par Rhéede {Hart. Malab. 10 , t. 5o ) sous le nom de Bula , et à laquelle ils attribuent des vertus médicales probablement imaginaires. Cette Plaiite, en effet , ne paraît pas éloignée des Atriplicées, et, comme lesautres Végétauxrde cette famille ,elle doit être dénuée de propriétés énergiques. (o..N.l

* DAKAR, fois. Nom arabe de Chœtodon orbicularis de For>kalh,

quand il est jeune. Ce mot est peutêtre un double emploi de Daakar. (b.)

DAL

DAKEKF etDATSIKF. bot. pu an.

Thunberg.) Syn. japonais d 'Arundo v/iragmites. (b.)

* DAKKA. bot. p han. Espèce de . ihanvre sauvage, que l’on dit, dans

a détestable compilation des Yoya- Ges attribuée à La Harpe, être emtloyée par les Hottentots en guise de ; l'abac à fumer. (b.)

DAKY. moel. ( Adanson.) Syn. de . rurbo si fer , L. (b.)

DAKILYA. bot. phan. V. Dacina .

DALAT. moee. (Adanson . ) Syn. de irrochus.vagus , L. V . Sabot. • (b.)

* UAL ATIAS, pois. (Rafinesque.)

fry. SqüAEE. ’i

* DAL A- Y ALI. bot. phan. Syn.

S .adou de Dolic/ios ensifonnis. (b.)

DALBERGARIE. bot. phan. Dans ii Flore des Antilles , De Tussac ( i , .-j . i4i, t. ao) a décrit et figuré, sous *<■3 nom de Dalbergarïa phœnicea , le j Aesleria sanguinea de Persoon , espè- Bes.qui ne peut être séparée du, genre icèsjeria. P', ce mot. (a. h.)

DALBERGIE. Dalbergia. bot.

ii H an. Famille des Légumineuses et ) iadelphie Décandrie , L. Ce genre, li a'bli par Linné fils, est ainsi caracté- L-sé : calice campanule à cinq dents otuses ; corolle papilionaçée ; éten- :.>ird tuès-grand , cordi forme , à ôn- . et linéaire; ailes oblongues, dresses et obtuses; carène divisée à sa •use en deux parties, ou plutôt dont f-s deux parties sont soudées au somi et , plus courtes que les ailes et ob- Mses ; étamines eu nombre variable :e qui a fait placer le genre; tantôt uns la Diadelphic Oclandrié, tantôt *ns la Diadelphie Décandrie), sou- I les en deux faisceaux qui’ chacun se ! rminent par cinq filets , dont quatre P ithérifères et un cinquième Stérile ,

1 i bien formant par leur réunion I ifax faisceaux terminés chacun par •latre anthères et une étamine fertile i parée entièrement ; ovaire pédicellé, t imprimé, oblong, surmonté d’un ; yle recourbé, caduc, et d’un sligij ate capité; légume pédicellé , mem-

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braneux ou cartilagineux , comprimé, très-mince , oblong ou en forme de langue, indéhiscent, à une ou deux graines aplaties et éloignées l’une de l’autre. Les rapports intimes de ce genre avec celui des Ptérocarpes, le lient cg voisins primés

espèces parmi celles de ces deux genres. Ainsi le Galerfupa indica, Lamk., ou Pongamia glabra, Venteni, est devenu pour Willdenow le Dalbergia arborea; de même aussi, le genre Amerimnon de Brown et Jacquin, qui a beaucoup d’affinités avec le Dalbergia , a été fondu parmi les Ptérocarpes par Poiret. Il faut avouer qu’en examinant les caractères de ces genres , il est difficile de ne pas se prononcer pour leur réunion ; mais leur organisation est-elle parfaitement connue?

Ne doit-on pas plutôt attendre qu’on sache tous les détails de leur structure avant de les annuler entièrement? Loin de grouper ainsi plusieurs genres ensemble, feule prof. Richard [in Persoon Synops. 2 , p. 277 ) a distrait du Dalbergia une espèce remarquable (D. Mo'netaria , L. ), et l’a réunie au nouveau ^nreEcastap/iyl/ um.

D'un autre côté , te Synopsis dé Persoon nous offre la réunion du' genre Dip/tac'a ‘de Loureiro avec celui dont il est question; mais la singularité que l’on dit avoir observée dans sa fleur , mérite certainement qu’on le rétablisse. P~. Difhaca.

Les Dalbergies, au nombre de huit à neuf espèces, sont des Arlîres ou deà Arbrisseaux indigènes des climats chauds dé l'Amérique et dés Indès- Orien taies ; leurs féuil les sont en général impaf'ipinuées; leurs fleurs axillaires disposées en grappes ou en épis. •' 1 !

Parmi les espèces les plus remarquables, nous1 citerons en outre de celles qui doivent sans doute former de nouveaux genres , ét pour lesquelles nous renvoyons aux mots Dipiiaca et Ec’astàphyeee filous citerons , disons-nous, les Dalbergia latifoha , D. paniculata et D. rubiginosa , dé-

genres

aiement avec d autres que quelques auteurs ont supet dont ds ont disséminé les

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d ites et figurées par Roxbprgh ( FL Coromandel , l. ixo, 1 1 4 et 1 1 5 ) ; le DalbergiaDom ingens is , grand et trèsfiel Aline découvert par Turpxn à Saint-Domingue: Steudel, dans son Nomencla/or botanicus , donne pour synonyme de cette Plante le liobinia violacea , L. ; enfin le Dalbcrgia Lanceolaria de Linné fils , Arbre de Ceylan et du Malabar , à rameaux pendans , et dont les fruits sont membraneux cl ont la forme d’une petite lance. Cette forme , à en juger par la figure qu’en donne Rhéede sous le nom de Noël Walli ( Hort. Maiab. 6, t. 22), n’a pourtant lien qui puisse particulariser la Plante en question ; c est celle de la plupart des fruits de Légumineuses. (g. .N.)

DALÉA. bot. phan. Famille des Légumineuses et Diadelphie Décandrie, L. Dansles premières éditions du Généra Plantarum de Linné et dans son Hortus Clijfortianus , ce genre a clé très-bien distingué du Psoralea , auquel son propre auteur l’a néanmoins réuni par la suite. En 1789 , A.-L. de Jussieu, attachant pour ce cas-ci plus d’importance que Linné lui-même au nombre des étamines, qui diffère dans ces deux genres, ainsi qu’à d’autres caractères tirés des organes de la végétation et de l’inilorescence , rétablit le Daléa , et indiqua , comme congénères de la Plaute de Linné, les autres espèces pinnatifoliées de Psoralea. Ce rétablissement fut ensuite admis par Venténat qui, dans le Journal d’Histoirè Natuxelle , y ajouta des observations importantes îelatives à l’insertion des pétales. Le professeur Richard pèie,ayantà décx’ire le Dalea parmi les Plantes que A. Michauxavait rapportées de l’Amérique boréale , en traça les caractères génériques avec son exactitude x-econnue. C’est de sa description ( in Michx. Flor. Boréal.

Amer. 2, p. 56) que nous allons extraire les signes distinctifs de ce genre : calice glanduleux à cinq lobes peu profonds, presque égaux et sufiulés ; corolle dont ta structure dif-

1ère de celle des autres Papiliona- ! ij cées ; étendard plus long que (c calice fi et appliqué par son onglet contre la J paroi postérieure de celui-ci; quatre L autres pétales à peu près égaux et £ semblables entre eux, à onglets coin U, i et à limbe obloug appuyés sur les cô- j fi tés des étamines, réunis par paires et représentant la carène et les ailes; étamines monadelphes (quoique le genre soit placé dans la Diadelphie), c’est-à-dire soudées, dans Ja plu, grande partie de leur longueur, en une gaine fendue supérieurement! ; j ovaire légèrement pédxcellé , ovoïde, sux'lnonté d’un style de la longueur des étamines et d’un stigmate oblique et glanduleux; légume recouvert par le calice ovoïde, membraneux, un peu compi'imé, terminé par le style peisistant , barbu supérieurement, et 1 ne renfermant qu’une seule graines réniforme. Le Daléa , ainsi caractérisé, a été adopté par Nuttal qui a aussi admis sa distinction d’avec le Pctalostemum, genre également établi par Richard ( loc . cil. , p. 48). Ce dernier se compose de Plantes qui ont la plus> grande affinité avec les Daléa; nousi croyons même que malgré le nombre des étamines , qui diffère dansl chacun , et la manière dont les péta-' les y sont disposés , nous croyons qaet les deux genres Dalea et Petalosle -> * murn sont identiques ; il y a trop d’ana logie dans tous les autres caractèx-es , et leurs espèces ont entre elles trop dr conformité dans leur port, pour vouloir les tenir séparés ; en sorte que si nous admettons la fusion du genre Petalostemurn dans le Daléa , ce n’est pas pour nous x'anger simplement à l’avis de certains auteurs qui ont pensé comme nous, mais sans examen attentif ou sans donner des preuves qu’ils ont examiné. Néanmoins, il rx’y a rietn à changer dansles caractères plus haut exposés , parce que le nombie des étamines n’y est pas fi*‘) et que l’insertion des pétales aixxs»

que leur alternance avec les filet" des étamines , n’y sont pas à dessein mentionnées.

Aiust constitué , le genre Daleif

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i enferme plu 6 «le vingt espèces , la , lu pari indigènes du nord tle l’Amé- J que et du Mexique. Pursh ( Flora mimer, septenir.), quia distingué les j; ois genres Psoralea, Dalea et Pelaq. tstemum , en a décrit plusieurs espè-

J. js sur la légitimité de chacune desi uelles il est permis d’avoir quelques ouïes, quand on remarque si facile- Ment le double emploi que fait cet au* ia :urdu Dalea alopecuroïdes , Willd.j i u effet , il a reproduit celle espèce ■ jus le nom de Fetalostemum alope- < k uroïdeum ,to u t en citantlesynonyme.

i .acquin , Cavânilles et Ortcga ont ussi décrit sous le nom de Psoralea Plusieurs Plantes appartenant à notre :.enre.

Nous nous bornerons ici à faire . onnaître une espèce intéressante sous • j double rapport qu’elle a été le type I u genre , et qu’elle est cultivée conln le Plante d’agrément dans plusieurs : jardins.

Le Daiæa de Linné , Dalea Linœi, Rich. -.Dalea Cliff'ortiana^N illd. , il S'élève à la hauteur de cinq à six décimètres 5 ses tiges herbacées, angui :uses , rameuses à leur sommet , sont ; amies de feuilles ailées, composées lie folioles nombreuses, petites, un ; w eu lancéolées, obtuses ou légèrement icjhancrées à leur sommet , glabres et piunies à la base des pétioles de stipu- Ipie extrêmement petites. Les fleurs • ont disposées en épis cylindriques , i '«lus , situés sur de longs pédoncules

Il extrémité des rameaux. Celle Plancroît sur les bords du Missouri et i u Mississipi en Amérique. Elle est i ès-bien figurée dans la Flore de lichaux, t. 38 , et plus anciennement i ! ans Y Horlus Clijfrortianus , t. 22. Ce- 1 codant Willdenow regarde , comme ‘ spèce distincte , la Plante repr«ésCnrfe dans cette dernière figure; et il 1 rom me Daleû alopecuroïdes , le Dana. Lànnœi de Richard et Michaux.

i ' ouscroyons que l’opinion de Nu liai, «u considère ces Plantes comme de impies variétés , est plus vraisemblaie.

i Le vom générique de Dalea a été nposé à deux autres genres par P.

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Browne etGaertncr. Le premier, dans son Histoire de la Jamaïque, nomme ainsi une espèce qui appartient au genre Eupatoxre. D’un autre côté , le genre Daléa de Gaertner , formé aux dépens des Lippia , doit être réuni aux Selago , d’après Ailon etWdhlenow. (G. .N.)

DALECIJ. bot. phan. C. Bauliin mentionne ce nom comme celui que donnent les Arabes à une variété à feuilles entières et non épineuses du Que/vus Ilex. Nous avons retrouvé cet Arbre dans l’Espagne méridionale ; il pourrait bien être une espèce non décrite. (n.)

ÜALÉCH AMPLE. Dalechampia.

bot. ph an. Genre delà famille des tiuphoibiacées , consacré par Plumier à la mémoire de Jacques Dalécbamp , médecin et botaniste français du seizième siècle. Un involucre composé de deux folioles dout chacune est accompagnée extérieurement à sa base de deux appendices, renferme des fleurs mâles et des fleurs femelles; les premières sont enveloppées par un second involucre qui leur est propre , formé de deux à cinq folioles , et élevé sur un support assez court; ces fleurs males , qui ont chacune un calice à quatre ou cinq divisions profondes , et des étamines nombreuses légèrement monadelphes à leur base, sont portées elles-mêmes Sur un pédicelle assez long , et forment ainsi une sorte d’ombelle composée de dix fleurs en général ; quelques écailles sont entremêlées , et plus souvent on en trouve un paquet rejeté sur le côté de l'ombelle ; ces écailles sont ordinairement divisées en lanières nombreuses, et laissent Suinter une matière résineuse. Quant aux fleurs femelles elles sont au nombre de trois , renfermées dans un involucre particulier de deux folioles, très-peu élevé et situé à la base du support des fleurs mâles; leur calice est partagé jusqu’à la base en cinq, six, dix ou douze divisions , dont le bord cil entier , découpé plus ou moins profondément ; le style simple et allongé se

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termine par un seul stigmate élargi en disque ou creusé en entonnoir ; l’ovaire est à trois loges, dont chacune renferme un ovule unique ; le lruit est une capsule à trois coques globuleuses , qu’entoure le calice persistant et que porte le pédicelle allongé.

Les Daléchampies sont des Arbrisseaux à tige grimpante ; leurs Heurs sont portées à l’extrémité de pédoncules axillaires , qu'accompagnent ordinairement deux bractées en forme de stipules ; les feuilles sont alternes , soutenues par de longs pétioles munis à leur base d’une double stipule, tantôt entières, tantôt découpées en trois ou cinq lobes, tantôt enfin composées de trois ou cinq folioles. Dans tous les cas elles sont parcourues par trois ou cinq nervures dans le sens de leur longueur et à leur base. On observe deux petits appendices ; en les comparant aux folioles de i’involucre, ou retrouve dans celles-ci ces découpures , ces nervures et ces appendices, et l’on peut se convaincre qu’elles ne sont que de véritables feuilles , un peu différentes de celles de la tige. Presque toutes les parties de ces Plantes sont ordinairement hérissées de poils blanchâtres.

Linné, d’après Plumier , en avait fait connaître une seule espèce. Les auteurs qui l’ont suivi , mais surtout Lamarck dans l’Encyclopédie , et Kunth dans le Nova Généra , en ont porté le nombre à plus de vingt. Ces espèces sont originaires de l’Amérique mtertropicale , à deux exceptions près. 1 (a.d.ï.)

DALIBARDE. Dalibàrda. bot.

thàn. Genre de la famille des Rosacées , section des Fragariacées , caractérisé par un califce à peiné tubuleux à sa base» qui est concave , ayant son limbe à cinq divisions simples ; les étamines sont nombreuses et caduques, insérées à la base des divisions calicinales ; les pistils , au nombre de cinq à dix , sont immédiatement fixes au fond du calice sans

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aucun réceptacle particulier; le style est presque terminal, l’ovule est suspendu; les fruits sont des akènes, à peine charnus en dehors, sessiles au fond du calice, qui les recouvre en totalité à la maturité.

Linné avait d’abord établi ce genre, qu’il a ensuite réuni aux Rubus dont il diffère par scs fruits presque secs et non portés sur un gynophore charnu. Il se compose de quatre à cinq espèces herbacées , ayant le port des Potentilles. L’une, le Dalibarda Rioloïdes, Michx., Fl. Bor. Am. 2,p.

25o, t. 27, est le Rubus Dalibarda , L. Elle croît au Canada ; sa tige est rampante , stolonifère , velue ; ses feuilles sont simples et cordiformés ; ses pédoncules uniflores. Une autre , également figurée par Michaux ( loc.

cil., t. 28 ), est le Dalibarda fragarioïdes. Elle croît aussi dans l’Amérique septentrionale, et diffère de la précédente par ses feuilles ternées, ses pédoncules multiflores, et par quelques caractères assez impoi tans dans sa fructification pour que le professeur Richard en ait fait un genre distinct sous le nom de Comaropsis : { V .

ce mot. ) Ce genre est même beaucoup plus rapproché des J Raids teinia que des Dalibarda. (a.h.)

DALIKON. bot. piian. Pour Daluk’on. V. ce mot. , (b.)

* DALIPPüS. mam. Rnfinesque donne ce nom à un Cétacé des mers de Sicile qui paraît devoir rentrer dans le genre Dauphin. K. ce mot.

* DALOPHIS. pots. Genre établi par Rafmesque ( Traité des Poissons de la mer Sicilienne) dans la famille des Ophicthytes de Duméril , et dont les caractères consistent dans l’ouverture des branchies située de chaque côté au bas du cou , sans opercules ni membranes ; dans un corps allongé, cylindrique, alépidote; dans l’absence de dents et de pectorales ou de jugulaires , et dans la queue obtuse dépourvue de nageoire.

Les Dalophis ont une dorsale et une anale. Rafincsque en mentionne deux

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: pèces : i° le Serpent de mer, Da~

I iphis Serpa , vulgairement appelé ; irpadi mar, dont la teinte générale i] t le jaune parsemé de points noirs ] peine visibles, et dont la taille est ; I un pied à dix-huit pouces; 2ü le i ' alopliis à deux taches , Dalophis biaculata , un peu moins grand que le o) écédent, et qui a deux taches bruîtes de chaque côté du cou. (b.)

* DALUK. eoï. pii an. Plante de 1 • eylan qui, selon Hermann , est un uphorbe, et , selon Linné , un Cierei ou Cacher. (b.)

1 DALUKON. bot. phan. ( Adannn, Farn. PL 2, p. 34.) Et non Dation. Syn. de Mélique. F. ce mot.

DAMA. m^.m. Ce nom , dans Pline, irait désigner un Antilope : d’oii il -été appliqué au Nanguer, espèce de r: genre. F. Antilope. Il est aussi nom scientifique du Daim ou Dain.

h’. Cerf. (b.)

DAMALIDE. Damalis. ins. Genre > ; l’ordre des Diptères fondé par Far -icius ( Syst. an//. ) , et que Latreille oupçoune appartenir à la tribu des ( onopsaires , famille des Athéricères.

ee genre différerait de celui des Coops par les antennes plus courtes ne la tête, insérées sous les yeux, et tint le troisième article ou le termi- . il arrondi avec une .soie au bout; s’en éloignerait encore par la prénce des yeux lisses et des palpes.

h ibricius a décrit quatre espèces de t amalides originaires des Indes- ! rientales ou de l’Amérique méridioule. Latreille n’a eu occasion de )ir aucune de ces espèces, (aud.)

J DAMAN. Hyrax. mam. Genre de uchyderrnes intermédiaire aux Rhi- ' icéros et aux Tapirs. « Il n’est point, i t Cuvier ( Ossem. Foss. , nouv.

■ lit. T. 11, p. 127 et suiv. , d’ou □e partie de cet article est exi aite) , de Quadrupède qui prouve lieux que le Daman la nécessité de -anatomie pour déterminer les véri- 1 blés rapports des Animaux.» — Les j alons hollandais du cap de Bonnespérance l’ont nommé Blaireau de

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rochers ( Klip Daassie). Kolbe a préféré le nom de Marmotte, adopté depuis par Vosmaer et par Buffon , qui consacra ensuite celui de Daman.

Blumenbach (Manuel , 8e édit.) l’a encore laissé récemment parmi les Rongeurs, ou l’avait mis Pallas , dans le genre Cavia établi par Klein pour les Agoutis , etc. , tout en observant qu’il en diffère pour la structure intérieure. Enfin Herman [Tab. A [finit. Animal.) en fit le type du genre Hyrax, adopté ensuite par Schreber et Grn'elin , et maintenu par eux dans l’ordre des Rongeurs. Cuvier (Leçons d’Anatom.

comp. T. 11, p. 66, et2e tabl., art. icr), en fit le premier un vrai Pachyderme. L’erreur de Pallas vint de ce qu’il ne put examiner la tête et les pieds du Daman , parties les plus caractéristiques du squelette, et qui restèrent dans la peau empaillée. A la vérité, cette tête était déjà décrite , tome i5 des Quadrupèdes de Buffon , mais comme celle d’un Animal inconnu ; et l’on soupçonnait si peu que cette tête appartînt au Daman , qu’elle reparut gravée , tome 7 du Supplément, pi. 37, long-temps après les descriptions de l’Animal entier, et qu’elle fut attribuée au Loris paresseux du Bengale , malgré la discordance de forme , de grandeur et de composition avec la tête de cet Animal. Et comme à cette époque, le squelette du Rhinocéros était inconnu , la ressemblance du nombre des côtes entre lui et le Daman ne put mettre Pallas sur la voie de leur rapprochement zoologique. Voici ce rapprochement : le Daman a vingt-une paires de côtes , un seul Quadrupède en a davantage :

c’est l’Unau, qui en a vingt-trois; ceux qui en ont le plus après , sont précisément des Pachydermes. L’Eléphant et le Tapir en on t chacun vingt , le Rhinocéros dix-neuf, les Solipèdes dix- huit. La plupart des Rongeurs n’en ont que douze ou treize ; le Castor seul , parmi eux, en a quinze.

Les os de la cuisse offrent un commencement rie troisième trochanter. Le nombre des doigts est de quatre devant et trois derrière , comme au Ta-

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ptr.Le Cabiai , entrenulres Rongeurs, a les pieds faits de même. Mais le Daman a les doigts réunis par la peau jusqu’à l’ongle, comme l'Eléphant. et le Rhinocéros; ses ongles représentent très -bien ceux du Rhinocéros, quant à la figure et à l’insertion; le seul doigt interne des pieds de derrière est armé d’un ongle crochu et oblique; la phalange qui porte cet ongle est peut-être unique dans la classe des Quadrupèdes, car elle est fourchue et ses deux pointes sont l’une au - dessus de l’autre ; dans les Fourmiliers et les Pangolins , il y a aussi des phalanges fourchues , mais les pointes sont collatérales , et la phalange en représenterait deux soudées ensemble , si cette phalange à double pointe ne terminait des doigts bien isolés et simples. C’est surtout par la tête que le Daman se place parmi les Pachydermes et tout près des Rhinocéros. Ses os maxillaires ont peu d’étendue proportionnelle, et le trou sous-orbitaire est très-petit. 11 y a deux incisives supérieures , comme dans les Rongeurs et les Rhinocéros unicornes ; mais il y en a quatre inférieures, ce qui n’existe que dans lui et ces mêmes Rhinocéros. Des supérieures ne sont d’ailleurs pas faites comme celles desRongeurs; elles sont triangulaires , terminées en pointe, et rappellent les canines de L’Hippopotame.

Les incisives d’en bas sont couchées en avant , comme celles du Cochon , plates et dentelées dans la jeunesse; mais les dentelures s’usent avec l’âge.

Les molaires ne different que par leur petitesse de celles des Rhinocéros; leur nombre est pareil dans tous deux.

Enfin un caractère dont nous avons signaléla valeur aumot Aye-Aye, c’est le condyle de la mâchoire comprimé transversalement comme dans tous les Herbivores non Rongeurs, tandis que dans tous les Rongeurs, sans exception , il est comprimé longitudinalement et susceptible seulement de bascule et de glissement en arrière et en avant. Le nombre des dents est de deux incisives en haut, quatre en bas et sept molaires partout. Il y a une

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ba rrc entre les incisives et la pre mi ère molaire. Toutes les molaires sc ressemblent, mais vont en auginentantde volume jusqu’à la pénultième.

La dernière, comme dans le Rhinocéros, est plus étroite en arrière, etf 1 manque de dentelures à la colline pos- ! i térieure.

Cuvier ne voit point de différence!

entre le Daman de Syrie et celui dm Cap. Buffoii (Suppl. 7) disait que lef premier n’a point cet ongle oblique ell tranchant du pied de derrière qui caractérise l'autre; mais la figure même de Bruce qui , dans ses Informations , avait suggéré celle différence à Buffbn , montre cet ongle dan»

l’Ashkohoo. Gmelin croyait que les i autres doigts de derrière n’ont pas | d’ongles du tout dans le Daman du Cap ; mais ces doigts sont aussi bien pourvus de sabots que les autres.

D’ailleurs l’ongle crochu et tranchant du doigt interne est loin d’avoir la saillie et la longueur représentée dans beaucoup de figures. La différence, fondée sur un poil plus long et pins fourni dans le Daman du Cap, n’est pas plus exacte : la seule différence réelle c’est que la tête du Daman de. Svrie est un peu plus longue qu’une tète un peu plus âgée et qu’une tête un peu plus jeune du Daman du Cap, sans être sensiblement plus large. Il n’v a donc pas de raison d’admettre plus d’une espèce dans ce genre, et comme il est bien certain que le Damau de •: Syrie et d’Arabie est identique à celui de l’Abyssinie ; comme l’intervalle de l’Abyssinie au Cap n’est pas encore connu , il est probable qu’on trouvera cette espèce échelon uée depuis le Liban jusqu’aux montagnes de l’Afrique australe. Le genre Hyrax était composé de trois espèces dans :

Herman, Gmelin et Schreber, savoir :

F’ le Daman du Cap , 20 celui de Syrie et d’Abyssinie , et 5° l 'Hyrax Hudsonius , pl. 290, Ta.il-L.ess Mar u mot de Pennant, qui a quatre doigts également ongulés à tous les pieds , et dont Cuvier révoque en doute l’authenticité.

Le Daman, Hyrax Capensis , Bqff-, j

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îppl. i. 6, pl. 43; Encycl-., pl. 64, Lgure moins mauvaise que celle : la pl. 66, f . 5 ; Saphan des Hé- ! :eu\ , Ashkokoo et Gi/te des Abysns,KHp-Dass des Hollandais, Nabr :s Arabes, Daman des Syriens. F.

in squelette, Cuv. ( Üss. Foss. T.

, p. i44 ). Grand comme un fort ièvre , lourd de formes , allongé i bas sur pales ; cou court ; tête ■ caisse terminée par un museau très- : otus ; pelage gris brun ; les poils >ycux sont doux, longs , assez fourns, et quelques-uns par-ci par-là ^passent tout le pelage de quelques .gnes; les poils laineux sont trèsns et peu fournis; de longues soies foires et roides à la lèvre supérieure,

. ' ) lis les sourcils et sous la gorge , ou les sont très-grandes et au nombre ice douze ou treizç. Les testicules ne . lilleut pas sous !e ventre ; il y a trois

!: lamelles de chaque côté; l’antéeure axillaire , les deux autres inninales. Tous les pieds ont la plante ue et revêtue d'une peau douce ; îîux de devant ont jusqu’au bout des oigts une sorte de semelle ; les doigts (•es pieds de derrière sont libres; il } ’y a pas de queue apparente , quoi- | u il y ait cinq vertèbres coccigiennes. e Daman habite les fentes des roihers, ou il est la pâture de Animaux | [>e pioie. Il s’apprivoise , eslsuscepli- >1 le d’attachement ; il a beaucoup de [ ropreté et d’agilité. (a. d..ns.)

DAMXNïILOPE. mam. Syn. de i Ganguer , espèce d’Antilope. F. ce I MOt. (b.)

DAMASONE et DAMASONIE.

h ot. pii ak. Même chose que Damasoi lier. F. ce mot. (a. h.)

D A M A S O N I ER. Damasonium.

" ;ot. piian. Jussieu , dans son Généra I °lanlarum , avait établi , à l’exemple ! le Daléchamp et de Tournefort , un l< . ;enre particulier sous le nom de Da- \ • nasoniu/n pour 1 'Alisma Damaso- |i' ùum de Linné. Schrcber, n’ayant pas H idopté le genre de Jussieu qu’il réur lissait à T 'Alisma, a créé un autre i çenre Damasonium pour le Stratiotes

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Alismoïrtes. Son exemple a été suivi par Willdenow et par Robert Brown , lequel a adopté le genre de Jussieu , mais a changé son nom pour celui d 1 Actinocarpus. Nous pensons que le nom de Damasonium doit être conservé au genre qui , le premier, Fa porté, et que l’on doit substituer au Darnasouium de Schreber le nom d 'Ottelia qui a été adopté par le professeur Richard dans son Mémoire sur la famille des Hydrocharidées, à laquelle appartient le Stratiotes Alismoïcies. F. Ottélie.

Le genre Damasonium de Jussieu se compose de deux espèces : l’une qui croît assez communément en France dans les lieux inondés {Damasonium stelLatum , J uss . ) , Faut re originaire de la Nouvelle-Hollande ou elle a été observée par R. Brown.

Ce sont des Plantes herbacées , annuelles , dont les tiges sont simples , nues , les Heurs disposées en sertules au sommet de la tige. Leur calice est à six divisions , trois intérieures minces , colorées et pétaloïdes ; trois externes vertes et calicinalcs. Les étamines sont au nombre de six : on compte de six à huit pistils au fond de la fleur; ils sont étoilés, soudés ensemble par leur base; chacun d’eux contient deux ovules pédiceilés, l’un dressé et partant du fond de la loge, l’autre placé horizonlalementau-dessus. Cespisti's deviennent autant décapsulés étoilées contenant deux graines. Ce genre, qui fait partie de la famille des AiusmacÉes du professe ur Ri cha rd , es l s uffisa m m en t di stinct de Y Alisma par ses capsules étoilées dont le nombre n’excède pas six ou huit, renfermant chacune deux graines.

Le Damasonieb étoieê , Damasoniumstellatum, J uss.; Alisrnd Damasonium , L. , est assez commun dans quelques lieux inondés de la France.

D’une touffe de racines fileuses naissent plusieurs tiges nues, hautes de six à huit pouces; ses feuilles sont radicales , pétiolées , engainantes à leur base , ovales , oblongues , un peu obtuses, échancrccs en cœur à leur

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partie inferieure. Les fleurs forment une petite ombelle simple ou sertule au sommet de la tige. Elles sont pédicellées. Leurs capsules sont au nombre de six.

La seconde espece , que nous nommons Darnasonium Brownii , N., est b A ctinocarpus minor, Brown (Prod. 1 , p. 343 ). Elle est plus petite que la précédente et s’en distingue surtout par ses capsules au nombre de huit , ailées à leur base et s’ouvrant transversalement. Elle croît aux environs de Port-Jackson oh elle a été trouvée par Robert Brown, (a. r.)

*DAMATRIS. bot. piiàn. Ce genre, de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie nécessaire, a été établi par Cassini (Bull. Phil. , sept. 1817) et ainsi caractérisé : calathide radiée , à fleurons nombreux, réguliers et mâles , et à demi-fleurons en languettes disposées en une série simple ; involucre hémisphérique formé d’écailles imbriquées , coriaces et ovales , dont les extérieures sont surmontées d’un long appendice subulé,etles intérieures membraneuses sur leurs bords et terminées aussi par un appendice d’une autre forme , puisqu’il est large et orbiculaire ; réceptacle convexe garni de paléoles larges, trilobées au sommet et scarieuses; ovaires des fleurs de la circonférence hérissés de poils roux , surmontés d’aigrettes plus longues qu’eux et composés de petites écailles paléiformes et larges. L’auteur de ce genre, en le caractérisant par une description longue et minutieuse dont nous avons extrait les signes distinctifs précédens , ne fait pas mention de ses différences d’avec les autres genres voisins. Il indique seulement ses affinités» par la place qu’il lui assigne dans la section qu’il a nommée Arctotidées-Prolotypes. Une seule espèce le constitue , c’est le Dainatrispudica, Cass. , Plante annuelle indigène du cap de Bonne Espérance , à feuilles alternes semi-amplcxicaules , sinuées et tomcnteuscs, à fleurs jaunes , solitaires et terminales. (g.. N.)

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DAME. ois. L’un des noms vulgaires, en quelques cantons de la France, de la Mésange à longue queue. Ce nom a été également appliqué au Grèbe huppé , à l’Efîraie et à la Hulotte. On nommait Dame anglaise, à Saint-Domingue, le Couroucou de cette île. (b.)

* DAME. pois. L’un des noms vulgaires du Scicena Urnbra. V. Sciènej

DAME (belle), ins. Nom vulgaire du Papiiio Carclui , L. (b.)

DAME D’ONZE HEURES, bot.

PHAN. V. OllNlTUÛGALE.

* DAME DES SERPENS. rept.

oph. L’un des noms vulgaires du Boiquira. K. Crotale. (b.)

* DAMEEN. rept. oph. Syn. de

CoLuber atrofuscus , Daud. , à la côte de Coromandel. (b.)

* DA ME LL A. bot. phan. La Plante ainsi nommée à Ceylan est, selon Burmann , notre Motnordique commune qui croîtrait dans cette île.

DAMERETTE. ins. Nom imposé par Geoffroy (Hist. des Ins. T. n)à une espèce du genre Phalène. V. ce mot. (aud.)

DAMETTE. ois. L’un des noms vulgaires de la Bergeronnette à collier. F. ce mot. (b.)

DAMIER, ois. Syn. vulgaire du Pétrel tacheté. ^.Pétrel. (dr..z.)

DAMIER, moll. Espèce du genre Cône. J7-, ce mot. On appelle aussi Damier de la Chine et Faux Damier, deux variétés de la même Coquille. (b.)

DAMIER.* ins. Dénomination que Geoffroy appliquait à plusieurs espèces de Papillons de jour, qui appartiennent au genre Argynue. V. ce mot. (aud.)

DAMIER, bot. phan. L’un des noms vulgaires du Fritillaria Meleagris , L. V- Frit ill aire. (b.)

DAMMAR et DAMMARA. Dam mara. bot. fiian. Rumph a décrit

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TIerbar. Amboincnse) , sous le nom : j Darnmara , deux Arbres csscnticlmeut différens, qui appartiennent deux genres et meme à deux famils fort distinctes. L’un, qqe Gaert- :r ligure sous le nom de Damara grau eolens { 2,p. ioo,lab. io3 , g. i), paraît être un Arbre de la faille des ïêrébintbacées , voisin du nre Marignia de Gonnncrson , et îe , plus tard, Lamarck a décrit us le nom de Bursera obtusifulia.

autre, ou Damrnam alba , Rumph i c. cit., 2 , p. i74,?t. 57), est un Arbre t élevé , résineux , couronné à son mmet d’une cyme chargée de fcuil- . celles-ci sont simples, très-entièalternes ou opposées. Ses fleurs, ti Rumph, ne sont pas connues;

; iis ses fruits ressemblent à des nés de Pins. C’est de cette derjèiire espèce qu’il sera parlé dans :t article. Elle forme un genre parulier dans la famille des Conifères, jure auquel le professeur Richard t îserve le nom de Darnmara dans ni travail sur les Conifères. Dans sa i.gniflque Monographie des Pins , rmbert a décrit et figuré cet Arbre ; bas le nom de P inus Darnmara.

ii s tard, le docteur Salisbury lui a Ipiné le nom d 'Agathis loranthifo- \ Nous allonsledécrire sous celuide \ iimmara alba qu’il a d’abord porté, -st un très-grand Arbre résineux , b it le tronc est droit et cylindrique, jfllont les rameaux sont étalés. Ses l illes sont alternes ou opposées, t- céolées , oblongues, très-entières, p bres , d’une consistance coriace,

I rn vert glauque, longues d’environ q x pouces et larges d’à peu près un

ice. Elles sont légèrement striées

II b s le sens de leur longueur. Les / rs sont dioïques et en cônes ou t chatons; les chatons mâles sont ? ides , oblongs , de la grosseur d’un

de Pigeon , portés sur un pédont ; : court, épais et placé un peu au- <us de l’aisselle des feuilles. Ils t composés d’un très- grand nomd’écaillcs obtuses , imbriquées.

' que écaille est cunéiforme , brusi ment courbée en dedans à son ex-

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trémité supérieure. Son extrémité inférieure est occupée par huit à quinze anthères disposées sur deux rangs.

Elles sont linéaires , étroites et placées sur la face inférieure de l’écaille. Les fleurs femelles sont également disposées en chatons qui ont la même forme que les chatons mâles. Ils sont formés d’écailles obtuses , imbriquées, épaisses , coriaces. Chacune d’elles porte à sa base interne une seule fleur sans bractées. Cette fleur est attachée comme transversalement par son bord supérieur à la face de l’écaille.

Elle est renversée, prolongée latéralement surl’un de ses côtés seulement en une aile mince, membraneuse, qui excède la largeur de l’écaille. Le calice est percé à son sommet d’une petite ouverture. L’ovaire est tout-ài’ait libre dans l’intérieur du calice , renversé comme la fleur, remplissant exactement la cavité du périanthe.

La gi'aine offre un endosperme charnu dans le centre duquel est un embryon renversé ayant son corps cotylédonaire partagé en deux lobes peu profonds. Cet Arbre croît dans l’Inde. Il se distingue des genres Pin et Sapin par ses fleurs femelles solitaires et non géminées , par la forme et la structure de scs fleurs mâles. Il se rapproche beaucoup plus du genre Araucaria , dont il diffère par la forme de ses écailles, par l’absence d’une bi'âctée pour chaque fleur femelle, et par son fruit ailé d’un côté. (a. K.)

DAMNACANTIIUS. bot. phan.

Gaerlner fils décrit et figure sous ce nom {Suppl. Carpol. , 18, lab. 182) un fruit originaire de l’Inde. C’est une baie pisiforme et rouge , faisant corps avec le calice dont les cinq dents la couronnent, et laissent voir intérieurement un petit anneau blanchâtre résultant de la chute de la corolle; elle renferme deux loges , et au fond de chacune est fixée une graine solitaire, convexe et marquée d’une strie fine sur sa face externe , plane et unie sur sa face interne. Cette graine est revêtue d’un double tégument, l'un

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extérieur, crustacé, mince et fragile; l’autre intérieur, d’une très-grande ténuité , appliqué sur le périsperine et soudé avec lui. Le périsperme , pâle , dur, cartilagineux ou charnu , est de la meme forme que la graine et renferme vers sa base un embryon trèspetit, très-blanc, légèrement conique , dont les cotylédons sont extrêmement courts , plus que la radicule qui est obtuse et dirigée en bas.

Gaertner n’a pas vu la fleur de cette Plante , qu’il croit devoir former un genre distinct, dont le Spi/ia Spinanirn de Rumph ( Amb . 7, 37 , tab. 19 , fig. 1) serait peut-être une espèce. Il appartient à la famille des Rubiacées, et parmi les genres de cette famille, se rapproche surtout du Cant/ii ( V. ce mot ) dont Jussieu est même porté à le croire congénère. Cependant la graine de ce dernier se distingue par un embryon grand et central. (A. n. J.)

DAMO. ois. L’un des noms vulgaires de l’Effraie dans le midi de la France. V. Chouette. (b.)

DAMO. pois. Nom vulgaire du Scombre du sous-genre Caranx, dont Lacépède avait fait son Cæsiomore de Bâillon. V. tous ces mots. (b.)

DAMOISEAU, mam. ( Vosmaer. ) Syn. de Grirn , espèce d’Àntilope. F.

ce mot. (b.)

DAMPIÈRE. Dampiera. bot.

pii an. Genre très -singulier de la famille des Goodénoviées , établi par R. Brown ( Prodr. FI. Nov. - HolL. , t , p. 587 ) pour plusieurs petits Arbustes originaires des côtes de la Nouvelle-Hollande. Leur calice est adhérent avec l’ovaire inféré ; son limbe est à cinq lobes étroits qui sont quelquefois à peine marqués. La corolle est monopétale , presque infundibuliformc, fendue supérieurement presque jusqu’à sa base en cinq lobes , tlonl deux supérieurs et trois inférieurs constituent deux lèvres Ces lobes sont épais dans leur partie moyenne, mmees et sinueux sur leurs bords. Les étamines sont au nombre de cinq, épigynes, dressées et beau-

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coup plus courtes que

- ..Ta

* a t corolle; i J

leurs filets sont subufés; leurs anthè-||

rcs rapprochées et unilatéralement , , introrsesetà deux loges. Le style est!

simple , épais , plus long que les éta-f. mines, recourbé à son sommet qui sej termine par un stigmate concave, dont!

l’ indusiiim ou involucre a son orificei nu. L’ovaire est à une seule loge qui!

contient un seul ovule attaché à sa| base. Cet ovaire devient une sorte dot noix crustacéc , indéhiscente et ombiliquée à son sommet.

Dans son Prodrome , R. Brown ai décrit treize espèces de ce genre : cet sont ordinairement de petits Arbustes!

ou simplement des Plantes herbacée vivaces , d’un aspect roide , pubescentes , ayant leurs poils rameux la-J téralement. Les feuilles sont alleruesj entières , ou quelquefois dentées , co4 riaces. Les fleurs sont bleues ou rou-S ges, axillaires ou terminales, formant des espèces de petites grappes ou d’é-i pis, entremêlées de bractées. Ce gent re est voisin du Scœvola et du Diasj pasis. Il se distingue du premier pai son ovaire constamment uniloculain et monosperme , par Yindusium di son stigmate non cilié, par ses étamines soudées latéralement, et du second par sa corolle fendue , par se:

étamines soudées et son ovaire incn nosperme.

La Dampiêre roide, Dampien stricto, Brown, toc. cit. ,Rich., Ann Mus. T. xvm, tab. 2, fig. 1, est uni) Plaute herbacée vivace, dont la tig est roide, dressée, glabre, portail des feuilles alternes , sessilcs , linéai rcs , lancéolées , presque entières glabres , coriaces. Ses fleurs consti tuent de petites grappes axillaires dressées , composées de deux à quatri fleurs bleues , couvertes extérieurement d’un duvet épais et brunâtre Le limbe du calice est à cinq division étroites. La corolle est tubuleuse e fendue supérieurement. Cette espèo t avait été décrite par Smith ( Trans Linn. T. it, p. 34g) et par Willdcnov 1 sous le nom de Goodenia stricto.

La Damimère a feuilles oval£s

Dampiera ovali folia , Brown , !°c "

DAM

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t. , Rich. , toc. cil. y tab. 2, f. 2. C est 1 petit Arbuste dressé , vameux , lé- •remeut pubescent sur ses jeunes ineaux. Ses feuilles sout alternes , peine pélioiécs , ovales, obtuses, en- ;res ou légèrement dentées , à dents ;artées; elles sont un peu pubfescen- .5 à leur face inférieure. Les pédon- : îles sont axillaires , très -velus, et irteiit de trois à six fleurs. Le limbe iu calice est à peine marque. Il oflie lelques petites divisions inégales et égulières, qui manquent quelqueus entièrement. Cette espèce a été mvée aux environs de Port-Jackson itnrR. Brown. V. l’Atlas de ce Diconnaire. (a. R.)

DANAA. bot. ph an. Famille des nbellifères et Penlandrie Digynie, Ce genre, établi par Allioni [Flor.

idem. n. 1692 ) aux dépens des .gusticum , ne diflère de ceux-ci e par son fruit ovoïde à deux lobes □ fiés, lisses et dépourvus de toutes tes saillantes , tandis que, dans les .vêches, il est oblong, glabre et evé de cinq côtes épaisses et proénentes. Cette distinction , qui n’est confirmée par la diversité du iirt , a néanmoins semblé suffisante i 3e Candolle (Flore Française, 2e ; tion , p. 5n ) pour l’adoption du p,are Danaa.

La Danaa a feuilles d’Ancolie maa aquilegi folia, Allioni, loc. cit. , 63 ; Ligusticum aquilegifolium , illd. ), unique espèce du genre , est e Plante glabre , haute de six à sept âmètres , dont la tige est nue , ou vant seulement que des feuilles i firaentaires , droite, cylindrique .triée; les feuilles radicales portées ■ un long pétiole divisé en trois ■ nches ; celles-ci , triïurquées une onde fois , sont terminées par trois cinq folioles cunéiformes, trilobées . dentées ; la collerette générale est □posée de six folioles linéaires et u tes; chaque ombellule n’a que is folioles; les fleurs sont blanches, le Plante croît sur les collines picrses du nord de l’Italie , et notainnt aux environs de Turin, (g. .N.)

D A N AF. Danae. bot. pu an.

JVlœuch ( Method. Fiant, p. 170) a proposé , d’après Médicus , de séparer sous ce nouveau nom générique le Jiuscus racemosus de Linné.

Ce genre serait ainsi caractérisé : calice renflé à six parties profondes ; six étamines réunies en un tube membraneux ; un seul style; baie globuleuse , monosperme. Ses caractères différentiels d’avec le Fuscus consisteraient seulement dans ses fleurs hermaphrodites et non portées sur les feuilles. V. Fragon. (g..n.)

DANAE A. bot. crytt. {Fougères.) Ce genre , établi par Smith dans les Actes de l’Académie de Turin , T. v, p. 420 , a été généralement adopté; il se rapproche surtout du Marattia, et forme avec ce genre la tribu des Foropterides de Willdenow, que nous désignerons en adoptant le même genre de dénomination employée par R. Brown, pour les autres sections de la même famille , par le nom de Marattiées. Nouspensons qu’on doit rapporter à la même tribu le genre Angiopteris qui nous éclaire beaucoup sur la structure de ces Plantes.

Tous les auteur^ les ont décrites comme ayant des capsules multiloculaires s’ouvrant par un nombre plus ou moins considérable de pores. Dans le Marattia ou Ny riotheca de quelques auteurs , la structure des fructifications paraît en effet, au premier aspect, d’accord avec cette description ; dans le Danaed , elle paraît moins exacte , car le nombre des loges est beaucoup plus considérable, et des sillons assez profonds les séparent les unes des autres; enfin, dans le genre Angiopteris , que tous ses caractères portent à côté du Uandea , les loges sont isolées et seulement rapprochées les unes des autres. Ces considérations nous engagent à regarder ce qu’on a nommé dans le Danaea et le Marattia une capsule multiloculaire, comme une réunion de capsules uniloculaires rapprochées et soudées plus ou moins intimement entre elles, et s’ouvrant chacune par

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