‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 104 sur 282 · V. Tortue. (“b · texte numérisé non relu

V. Tortue. (“b

SCORPIONIDES. Scorpion/c/es.

arachn. Tribu de l’ordre des Pulmonaires établie par Latreille, correspondant au grand genre Scorpio de Linné, et ayant pour caractères (Fam.

nat. du Règne Anim. ) : abdomen sessile et offrant en dessous de chaque coté quatre spiracules avec deux lames pectinées à sa base ; les six derniers anneaux formanl une queue noueuse, et le dernier finissant en pointe servant d’aiguillon et percée pour donner passage au venin ; palpes en forme de serres d’écrevisses ; chélicères didactyles ; pieds égaux ; langue courte, divisée en deux jusqu’à sa base; corps étroit et allongé.

La tribu des Scorpion ides a été divisée en deux genres par Leach. Ces deux genres ne diffèrent entre eux que par le nombre des yeux. Ces Arachnides ont le corps allongé et terminé brusquement par une queue longue , composée de six nœuds dont le dernier , plus ou moins ovoïde , finit en pointe arquée et très-aiguë; c’est une espèce de dard sous l’extrémité duquel sont deux petits trous servant d’issue à une liqueur vénéneuse contenue dans un réservoir intérieur. Les palpes sont très-grands,

SCO

en forme de serres , avec une main didactyle dont l’un des doigts est mo-< bile. A l’origine de chacun des quatre pieds antérieurs est un appendice, triangulaire , et ces pièces présentent, étant rapprochées , l’apparence d’unei lèvre à quatre divisions. En dessous; de l’Animal , et près de la naissance ) du ventre, sont situés deux organes m extraordinaires dont l’usage n’est pas; encore bien connu, nommés peignes; et composés chacun d’unej pièce principale étroite, allongée, articulée, mobile à sa base et garnie à son côté inférieur d’une suite depetites lames réunies avec elle par une articulation , étroites , allongées , creuses, intérieurement parallèles et imitant les dents d'un peigne. Le nombre de ces dents varie suivant les espèces et sert de caractère pour les j distinguer.

Plusieurs savans se sont occupés de l’anatomie des Scorpions. Treviranus , Cuvier , Léon Dufour et Mar- I cel de Serres ont publié des mémoires très-importans sur cette ma- tière. Nous allons donner ici , d’une manière abrégée, le résultat des travaux de ces observateurs. Le sys- j tème respiratoire dans ces Arachnides est composé de poumons et de stigmates; les poumons, au nombre de huit, sont situés sur les côtés des I quatre premières plaques ventrales; I) elles en offrent chacune une paire qui i sont annoncées à l’extérieur par au- |j tant de taches ovales, blanchâtres, de près d’une ligne de diamètre ; ce sont les stigmates. Ces organes sont t situés au-dessous d’une toile musculeuse qui revêt la surface interne du derme corné ou la peau de l’Animal; mis à nu, le poumon paraît être d’un blanc laiteux, mat, et d’une forme t presque semblable à celle de la coquille d’uneMoule. Il est formé de la ' réunion d’environ quarante feuillets l fort minces , étroitement imbriqués, i taillés en demi-croissant, et qui cou- J Huent tous par leur base en un sinus ; commun, membraneux, cl où s’abouche le stigmate. Le bord libre est :; d’un blanc plus foncé que le reste ,

SCO

d’où Léou Dufour présume qu’il est lui-même composé de plusieurs lames superposées, et que c’est là que . s’opère essentiellement la fonction respiratoire. L’organe de la circulation, que Léon Dufour nomme vais-

• seau dorsal , mais que l’on doit considérer, d’après les observations de Cuvier, comme un véritable cœur, est allongé, presque cylindrique , et s’étend d’une extrémité du corps à l’autre en y comprenant la queue de i’Animal. Il fournit de chaque côté du corps quatre paires de vaisseaux

• vasculaires principaux qui se rami- : lient. Il existe encore quatre autres v vaisseaux qui croisent les premiers

eu formant avec eux un angle aigu, et qui, avec quatre branches moins considérables, reprennent le sang des poches pulmonaires et vont le répandre dans les différentes parties du corps : ce sont les artères. Avant :que de s’étendre dans la queue , le cœur jette encore deux rameaux vascculaires qui ne se rendent pas dans îles poches pulmonaires, mais qui , ^distribuant le sang dans diverses I parties , doivent être considérées encore comme des artères. Le système : îerveux est situé sous le tube alimentaire, le long du milieu du corps. Le ''ordon médullaire est formé de deux fiQlamens contigus, mais distincts , et le huit gauglions lenticulaires. Le premier ou le céphalique est comme uilobé en devant , et semble être produit par deux ganglions réunis; il est >lacé justement en dessus de la base des mandibules vers l’origine de l’œsophage. Chacun des lobes de ce - yinglion fournit deux nerfs optiques , dont l’un , plus court , va s’épanouir sur le bulbe du grand œil correspondant, et dont l’autre, plus long et 1 plus antérieur , va se distribuer 'aux aois autres yeux latéraux. Un autre aert part de chaque côté du bord postérieur du même ganglion en se dirigeant en arrière dans le voisinage hi premier poumon. Le cordon iné- 1 pilaire s'engage ensuite sous une es- 1 3ecc.de membrane tendineuse qui le continue jusqu’à l'extrémité de la

SCO *85

queue. Dans ce trajet il présente sept autres ganglions dont trois dans la cavité abdominale , et quatre dans la queue ; ceux de l’abdomen , plus distaus entre eux que les autres , émettant chacun trois nerfs dont deux latéraux, pénètrent dans le panicule musculeux, envoient des blets aux poumons correspondans , et dont le troisième, qui est inférieur, rétrograde un peu à son origine, et va se distribuer aux viscères. Les quatre derniers ganglions correspondent aux quatre premiers nœuds de la queue, et ne fournissent chacun de chaque côté qu’un seul nerf. Les deux filets des coi dons s’écartent ensuite en divergeant, se bifurquent et se ramifient dans les muscles du dernier nœud ou de l’article à aiguillon. Les deux supérieurs se portent sur les muscles moteurs de la vésicule vénénifère,etles inférieurs pénètrent dans la vésicule même en se distribuant probablement dans les glandes de cet organe. Les muscles des Scorpions sont assez robustes, formés de fibres simples et droites, d’un gris blanchâtre. Une toile musculeuse assez forte revêt intérieurement les parois de l’abdomen , et enveloppe tous les viscères à l’exception des poumons et peut-être du vaisseau dorsal; elle n’adhère pas dans la plus grande partie de son étendue à ces parois. La région dorsale de cette toile donne naissance à sept paires de muscles filiformes qui traversent le foie par des trous ou conduits pratiqués dans la substance de cet organe et vont sc fixer à un ruban musculeux qui règne le long des parois ventrales en passant au-dessus des poumons. Ces muscles, mis à découveit, ressemblent à des cordes tendues. Le cinquième anneau de l’abdomen ou celui qui précède immédiatementle premier nœud de la queue, et qui n’a point de poches pulmonaires , est rempli par une masse musculaire très- forte , qui sert à imprimer à la queue les divers inouvemeus dont elle est susceptible. Les nœuds de cette queue ont un panicule charnu dont les fibres, disposées

286 SCO

sur deux côtés opposés , se rendent obliquement» [aligne médiane comme les barbes d’une plume sur leur axe commun. On voit de chaque côté , a la base du dernier nœud ou celui de l’aiguillon, un muscle robuste. Le foie est partagé superficiellement en deux lobes égaux par une rainure médiocre ou se loge le cœur-, il est d’une consistance pulpeuse et d’une couleur brunâtre plus ou moins foncée; il remplit presque toute la capacité de l’abdomen et. du corselet , et sert de réceptacle au canal intestinal.

Les vaisseaux hépatiques sont au nombre de huit paires, trois dans le corselet , trois autres dans l’abdomen et deux plus longues près de l’origine de la queue. Le tube alimentaire est gicle et se porte directement , sans aucune inflexion , de la bouche à l’origine du dernier nœud de la queue en traversant le foie avec lequel il a des connexions au moyen de nombreux vaisseaux hépatiques; son diamètre est à peu près égal dans toute son étendue ; cependant il présente une dilatation informe dans le corselet et même avant l’anus.

Les organes de la génération des Scorpionides sont doubles dans chaque sexe. Ceux du mâle sont de deux sortes , les préparateurs et les copulateurs. Les organes préparateurs se composent : i° des testicules qui présentent uue conformation singulière, et qui n’a, avec celle qu’on observe dans les mêmes organes des Insectes , qu’une analogie très-indistincte. Chaque testicule est un vaisseau spermatique, formé de trois grandes mailles à peu près semblables , anastomosées entre elles et couchées le long du foie. Ces mailles sont constituées par un conduit filiforme , demi-transparent , ne communiquant que rarement avec celle de l’autre organe préparateur, et aboutissant, par son extrémité postérieure, à un canal déférent , long de quelques lignes, et qui s’abouche à la base d’une vésicule spermatique insérée au côté externe de 1 organe copulateur; 20 de deux vésicules sperinati-

sco

ques d’une nature identique et rem- t plie d’un sperme plus ou moins blanchâtre; les vaisseaux spermatiques,, formés par des canaux longs et cylindriques , naissent d’une des branches»

des glandes , descendent sur les parties latérales de l’abdomen en passaut sous le réseau des vaisseaux hé-*j patiques, et communiquent erisem-i ble par des branches latérales assea multipliées. Lorsque la fécondation est sur le point d’avoir lieu, les vaisseaux sont remplis d’une humeus blanchâtre et épaisse, et leur diamètre paraît alors assez considérable. Les organes copulaîeurs sont composés de deux verges que Léon- Dufour nomme armures sexuelles :

elles sont accolées à droite et à gaucha le long du bord externe du foie Chacune d’elles se présente sous ta forme d’une tige effilée et d’un étui mince presque droit, de consistanc* cornée , d’un brun pâle et enveloppée d’une substance comme gélatineuse. Leur extrémité antérieure ou la plus interne est bifurquée; la branche extérieure est courte et conoïde , pointue , d’un brun foncé tandis que l’interne se prolonge ei un cordon filiforme , blanchâtre courbé sur lui-même de manière 1 former une anse , et revenant en sent contraire de la première direction si coller contre le corps de l'organe!

Son issue au-dehors du corps a hei par l’ouverture bilabiée située à 1 base de l’abdomen, entre les lame pectinées; la partie supérieure , qu doit saillir hors du corps, est trèa mince.

Les organes préparateurs des femelles sont aussi doubles et placés droite et à gauche dans l’intérieur ch foie; ce sont les ovaires et les œuta; Chacun des ovaires est un conduit: membraneux formé de quatre grant des mailles quadrilatères , anastomat sées entre elles, ainsi qu’avec cellcft de l’ovaire opposé. Lorsque les gert mes ne sont pas appareils , cet organ ressemble beaucoup à l'organe pie parateur mâle ; m^is , outre qu’il offr une maille de plus , il en diffère en

SCO

coi e par sa connexion intime et constante avec l’ovaire correspondant.

Les mailles aboutissent à un conduit simple, peu allongé, un véritable oviductus qui , avant sa réunion avec celui de l’ovaire opposé, offre constamment une légère dilatation.

1 Un col extrêmement simple et commun aux deux matrices débouche dans la vulve. Les œufs sont ronds , blanchâtres; Rédi en a compté quarante, mais iLéou Dufour , d’accoid avec Maupertuis, en a vu jusqu’à ■soixante. Leur disposition est très- : différente suivant l’époque de la gestation. Dans les premiers temps , ils -sont logés chacun dans une bourse -sphérique , pédiculée, flottante hors du conduit; vers la fin de la gestation , et devenus plus gros , ils rentrent dans la matrice, se placent à lia file les uns des autres, séparés par > des étranglemens bien marqués, et lies bourses s’oblitèrent. L’organe ^copulateur se compose de la vulve qui est unique , placée entre les deux I peignes et formée de deux pièces ovales , plates , séparées par une ligne i médiocre enfoncée , et susceptibles de s’écarter l’une de l’autre. Léon i Dufour a observé dans cet organe un t corps oblong , corné , creusé en goutt tière sur une face , caréné sur l’autre

- et long d’environ une ligne ; l’une de ;ses extrémités est libre, largement t tronquée et comme finement dente- Uée; l’autre, fixée au moyen de'deux i muscles assez longs et qui paraissent i insérés dans la partie dilatée de chaque oviductus , est terminée par trois lobes, dont les deux latéraux plus petits, courbés en crochets et dont l’intermédiaire plus grand , en pointe mousse, donnent attache aux muscles précédons.

On présume que les amours , dans ces Arachnides, sont nocturnes; ces Animaux doivent aussi avoir un mode particulier d’accouplement nécessité par la forme et la situation des or-

- ganes copulaleurs. Leur gestation est beaucoup plus longue que celle des autres Insectes. Dès le commencement de l’automne toutes l.es femelles

SCO 287

sont fécondées ; leurs œufs sont alors latéraux , petits et pédiculés ; ils augmentent de volume pendant l’hiver et au printemps leur volume est quatre fois plus grand. Leur gestation dure près d’un an , ce qui est fort extraordinaire comparativement même à celle des Animaux à sang rouge.

Les œufs éclosent dans l’intérieur du corps de la mère : les petits en sortent tous formés.

L’organe destiné à sécréter l’humeur vénéneuse est revêtu extérieurement d’une membrane cornée et assez épaisse; il offre dans son intérieur deux glandes jaunâtres, trèsadhérentes à la substance cornée , et se prolongeant par un canal qui s’étend jusqu’à l’extrémité de l’aiguillon; ce canal est élargi vers sa base et offre une sorte de réservoir pour l’humeur sécrétée par les glandes jaunâtres qui sont composées d’une infinité de glandules arrondies , trèsserrées les unes contre les autres et communiquant ensemble. Marcel de Serres, qui a fait ces observations, ne dit pas par quelle voie la liqueur vénéneuse arrive aux glandes qui en sont le réservoir, et comment elle y est entretenue ; mais Latreille pense qu’elle dérive principalement de ces vaisseaux situés près de l’origine de la queue que Marcel de Serres présume être chylifères , et que Léon Dufour place au nombre des vaisseaux hépatiques. Marcel de Serres pense que les peignes des Scorpionides leur servent pour la marche, qu’ils élèvent leur corps au-dessus du sol et facilitent leurs inouvemens qui, sans ce secours , seraient rampans ; au reste , on pourrait, comme le dit Latreille, s’assurer aisément si les peignes les favorisent pour la locomotion ; on n’aurait qu’à les attacher avec un fil contre le coips, ou pourrait voir alors si les mouvemens de ces Animaux seraient plus gênés. Ce savant pense que la composition et la consistance de cet organe, la diversité qu’il présente dans le nombre de ses lames ou dents et sa position , paraissent indiquer d’autres fonctions qu’il est impossible

aS8 SCO

île déterminer sans faire un grand nombre d'expériences à ce sujet. Peut-être , dit-il, ces peignes sont-ils un instrument hygrométrique qui leur fait connaître l’état de l’atmosphère , et leur évite des courses dangereuses et inutiles qu’ils pourraient faire dans l’intention de satisfaire aux premiers besoins.

Les Scorpiomdes habitent les pays chauds des deux hémisphères , vivent à terre ou dans les lieux sablonneux, se cachent sous les pierres ou d’autres corps , le plus souvent dans des masures , dans des lieux sombres et frais , ou même dans l’intérieur des maisons; ils courent vite en recourbant leur queue en forme d’arc sur le dos , et la dirigent en tous sens en s’en servant comme d’une arme offensive et défensive. Leurs serres leur servent à saisir les Insectes qui doivent faire leur nourriture ; ce sont ordinairement des Carabes, des Charansons , des Cloportes , des Orthoptères et d’autres Insectes vivant à terre qui deviennent leurs victimes; ils les piquent avec l’aiguillon de leur queue, et les font ensuite passer à leur bouche pour les dévorer. Ces Arachnides sont' si multipliés dans certains pays qu’ils deviennent pour leurs habitans un sujet continuel de crainte , et que même , suivant quelques témoignages, on s’est vu forcé de leur abandonner le terrain. Les Scorpionides ont été connus par les anciens, et la constellation zodiacale du Scorpion nous annonce que la connaissance de cet Animal remonte à la plus haute antiquité. Pline expose dans son Histoire naturelle toutes les fables que l’ignorance et la superstition ont enfantées pendant un grand nombre de siècles sur le compte de ces Animaux.

Eu France, le Scorpion d’Europe commÈDce à se montrer vers le quarante-quatrième degré de latitude ou sous la zone propre à la culture de l’Amandier, du Gienadier, et se rapproche des limites septentrionales de celle de l’Olivier. Celui que Maupertuis a distingué sous le nom de Sou-

SCO

vignajfgues, canton du Languedoc J ou il se trouve plus particulièrement lt est mentionné dans Mathiole, Mouf-f fat et Jonston; il est très - commui dans le royaume de Valence et h.

Basse-Catalogne , provinces oii Léon*!

Dufour n’a pu découvrir aucun indi-j vidu du Scoi pion d’Europe. Ces dein espèces paraissent s’exclure récipro-t quement des mêmes localités.

Les Scorpionides varient beaucoup# pour la grandeur ; ceux d’Europol n’ont guère plus d’un pouce de long,!

tandis que ceux d’Afrique et de l’Indaf atteignent jusqu’à cinq ou six pouces. I On pense qu’ils sont ti ès-venimeux ;i les Persans emploient contre les pi— I qûres du Scorpion qu’ils nomment Jgrab , et que dans l’Indostan or nomme Gargouali ( Sc. nustralis .

Lin.), la scarification et l’applicatioab d’un peu de chaux vive : quelques per-î sonnes se servent de l’huile où l’on ai rassemblé et laissé digérer plusieurs)!

de ces Arachnides ; d’autres préfèrent écraser sur-le-champ l’Animal mêmesi et l’appliquer sur la plaie ; enfin d’au-i très font l’application d’une humeur?

sébacée qui suinte entre le prépuce!

et le gland de la verge. Les auteurs | modernes, tels que Mauperluis, Rédi,ï Maccari , Léon Dufour et beaucoupd’autres, ont fait desexpériences pour savoir jusqu’à quel point ces Arachnides sont venimeuses; il ré-j suite de tout ce qui a été dit à ce su-; J jet qlre la piqûre des Scorpions d’Eu-1 rope ne peut causer que des accidens l légers et jamais la mort; cependant, celle du Scorpion roussâtre ou de j Souviguargues produit, d’après les expériences que Maccary a faites sur ) lui-même , des accidens plus graves et plus alarmans , et le venin paraît être d’autant plus actif que le Scorpion est plus âgé. Le Scorpion noir ( Sc. ajer , Lin. ), qui vit dans les fentes de rocher ou les creux d'arbre , et qui est quatre ou cinq fois plus grand que les précédons, peut causer la mort en moins de deux, heures , et les seuls remèdes sûrs con-ire sa blessure sont ceux que Boni emploie contre les Serpens les plu*1

SCO SCO a8.ï

venimeux, c’est l’alkali volatil cm- genre dont le Fucus amphihius de ployé' soit extérieurement soit à l’in- Turner était le type, il ne pouvait térieur, des cataplasmes de bouillon- être adopté; la Plante sur laquelle il blanc et des sudorifiques. Quant à fut établi rentre parmi les Rhodoî’opiuion où l’on est qu’on force un Scorpion à se tuer lui-même quand on l’enferme dans un cercle de charbons ardens, elle a été combattue par Maupei tuis qui a fait des expériences à ce sujet; nous avons eu occasion nous-mème d’essayer cette expé-

inelleS. Tr. ce mot.

SCORPIURE. Scorpiurus. bot.

pii an. Vulgairement Chenillette.

Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Hédysarées , offrant les caractères suivons : calice camrieuce sur des Scorpions de Provence panulé , un peu court, découpé peu qui ne se sont pas plus piqués que profondément en cinq lobes aigus et ceux de Maupertuis ; ils couraient égaux entre eux; corolle papilioseulement çà et là d’un air très-in- nacée , dont l’étendard est arrondi, quiet, et ils finissaient par être étouf- un peu relevé, les ailes presque fés par la chaleur. ovales, à appendices obtus, la ca-

Les Scorpionides portent leurs pe- rêne senti - lunaire , bicipiîée; dix lits sur leur dos pendant un mois étamines diadelplies , dont cinq plus après qu’ils sont éclos. Dans quelques longues , un peu dilatées au-dessous circonstances ils les tuent et les dévo- des anthères; ovaire sillonné, surrent à mesure qu’ils naissent. Si on monté d'un style filiforme, aigu; en enferme plusieurs ensemble , ils ne gousse presque cylindrique, contardent pas à se battre à mort et à se tournée en spirale, hérissée de tudévorer jusqu’à ce qu’il n’en reste hercules ou de petites pointes , complus qu’un. posée de trois à six articles qui

Cette tribu est divisée , comme renferment chacun une graine dont nous l’avons dit plus haut , en deux l’embryon est replié, et les cotylédons genres; ce sont le genre Scorpion linéaires. La forme générale du fruit proprement dit et les Buthus. V . des Scorpiures offre l’aspect de cei -

ccs mots. (g.)

SCORPIONS FAUX ou FAUX SCORPIONS. P se u do - Scorpiones.

aracun. Latreille a donné ce nom à une famille d’Arachnides trachéennes qu’il caractérise ainsi : dessous du tronc partagé en trois segmrns , dont l’antérieur beaucoup plus spacieux, en forme de corselet; un abdomen très - distinct et annelé; des palpes grands, pédiformes , soit terminés par une main didactyle , soit par un bouton vésiculeux sans crochet. Cette famille renferme les genres Obisie , Pince et Galéode. V. ces mots. (g.)

SCORPITIS. min. Pline mentionne sous ce nom une Pierre qui avait la couleur du Scorpion , ce qui ne suffit point pour qu’on puisse savoir ce que c’était. (u.)

* SCORPIURA. bot. chypt. {Hydruphyies.) Stackouse avait formé un

laines chenilles (d’où le nom vulgaire de Chenillette), et distingue nettement ce genre de tous les autres genres île Légumineuses. Tournefort lui donnait le nom de Scorpioides, qui a été convenablement modifié par Linné en celui de Scorpiurus. Loiselcur- Deslouchamps, dans sa Flora gallica, a cru nécessaire de changer encore ce mot; en lui imposant le nouveau nom de Scorpius , il n’a fait qu’introduire un élément de confusion de plus dans la nomenclature , puisqu’il y a un autre Scorpius proposé par Mœnch et appartenant à la même famille. Les. Scorpiures sont des Plantes herbacées , annuelles , indigènes de la région méditerranéenne.

Leurs feuilles sont simples ^entières, atténuées à la base , et munies de stipules membraneuses , linéaires- Imcéolées. Leurs fleurs sont jaunes ou rarement purpurines, solitaires nu sommet de pédoncules axillaires,

Page 1