‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 103 sur 282 · tome xv · texte numérisé non relu

tome xv

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SCO LOPEN DRIE. Scolo peu drium.

ROT. crypt. {Fui/ gères.) La Fougère connue vulgairement sous le nom de Scolopendre, et qu’il vaut mieux appeler Scolopendrie, faisait autrefois partie du genre slsplenium; mais on l’en a séparée avec raison, tant à cause des caractères différons qu’elle présente, que de son port très-distinct.

Les groupes de capsules sont linéaires, placés entre deux nervures parallèles, et recouverts par deux tégurnens qui naissent chacun d’une des nervures, et s’ouvrent en face l’un de l’autre. On connaît trois à quatre espèces de ce genre, qui ont toutes la fronde simple, plus on moins allongée , et quelquefois sagitlée. L’une d’elles, Scolopendrium vu/gare, est très- commune dans toute l’Europe; elle croît dans les murs humides des puits et dans les fentes des rochers ; une autre , le Sculupendrium Hemiunitis , est fort rare, et l’on a souvent dans les herbiers confondu avec elle V Asplénium palmatum. On ne la trouve guère qu’à Naples ou en Andalousie. (ad. b.)

SCOLOPEN DROIDES. éciiin. Syn.

d’Ophiurc. P', ce mot. (b.)

SCOLOPIA. bot. phan. Schreber et Willdenow ont décrit sous ce nom générique une Plante dont Gaertner ( de Fruct ., tab. 58) a figuré le fruit sous le nom de Limonia pusil/a. Ce genre et le synonyme de Gaertner ne sont pas mentionnés dans la fainilie des Aurantiacées du Prodrome du professeur De Candolle, et nous 11e saurions , faute de documens suffisans , avoir d’opinion bien arrêtée sur sa place dans Les ordres naturels.

Le genre Sculopia appartient à l’Icosandrie Monogynie , L., et offre les caractères essentiels suivans : calice infère , divisé profondément en trois ou quatre segmens ; corolie à trois ou quatre pétales ; un grand nombre d’étamines insérées sur le réceptacle; un seul style; une baie couronnée par le style , à une seule loge , renfermant six graines enveloppées d’une tunique propre. Ces caractères sont

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fort incomplets ; ceux du fruit ne s’accordent même pas avec la description donnée par Gaertner, suivant laquelle ce fruit serait une baie divisée incomplètement en trois loges renfermant trois follicules pulpeux , mous , oblongs , qui entourent autant de graines.

Le Scolopia pusilla, Willd. , est un Arbrisseau fort petit, dont les feuilles ressemblent à celles du Pistachier Leulisque. Ses (leurs sont disposées en une longue grappe , et portées sur des pédoncules aussi trèslongs. Cet Arbrisseau croît dans les Indes-Orientales. (g.. N.)

SCOLOPSIS. pois. Genre de Poissons créé par Cuvier, Règne Animal , T. ii, p. 280, dans la famille des Percoïdes à dorsale unique et à dents en velours, ayant les caractères des Pristipoines ( V. ce mot ) , mais en différant par le sous-orbitaire qui est dentelé et épineux en arrière. Les deux .espèces connues de ce genre sont le Kurite des Poissons de Coromandel de Russel, T. 11 , pl. 106, et le Botche du même auteur, T. 11, pl. 10f>. (LESS.)

SCOLOSANTHE. Scolosanthus.

eot. phan. Genre de la famille des Rubiacées et de la Tétrandrie Monogynie, L. , établi par Yahl ( Eclog.

amer . , p. 11, tab. 10) et offrant pour caractères essentiels : un calice quadrifide ; une corolle tubuleuse dont le limbe est à quatre divisions aigues et recourbées en dehors; quatre étamines ayant leurs filets un peu cohérens à la base; un fruit drupacé , inonosperme. Ce genre a pourtype une Plante qui, selon Yahl , a élé décrite et figurée par Lamarck (Illustr., tab. 67) sous le nom de Catesbœa paruiflora. Yahl (/oc. cil.) a donné une description assez détaillée d’une autre Plante qui a reçu de Swaitz ce dernier nom, et il en a conclu qu’elle en différait nonseulement spécifiquement, mais encore génériquement; il a figuré en outre les analyses des parties de la fructification du Scolosanthus et du

Catesbœa. Néanmoins Steudel e d’autres nomeuclateurs n’ont pa discontinué de se méprendre sur le Plantes qui ont reçu le mcine nom di Catesbœa parvifiora et les ont regardées comme identiques. Il est bon dit signaler cette méprise dans laquelle

tomberaient infailliblement ceux qu n auraient pas recours à l’ouvrag original de Vahl.

Le Scolosanthus versicolor est ui petit Arbrisseau rameux , haut dj deux pieds, ayant le port du Justici, spinosa ; ses feuilles sont presqiu sessiles , souvent géminées ou ternées, obovées, presque coriaces, ver tes et sans nervures apparentes. La épines portent à leur sommet quelques fleurs et s’accroissent après 1 chute de celles-ci; ces épines ne son donc que des pédoncules affectan la dégénérescence épineuse. D’autre fleurs sont situées dans les aisselle des feuilles , d’une couleur orangée et plus grandes que celles qui tei minent les épines ; ce sont les seule qui fructifient. Les fruits ont un couleur blanche. Cette Plante crof dans 1 île de Sainte-Croix en Améi rique. (G.iNd

SCOLP1A. bot. phan. Pour Scolè pia. P''. ce mot. (g. .N '

* SCOLPING. pois. Le Cottus Sco pio à Terre-Neuve. V. Cotte, (b.

SCOLYME. Scolyme. bot. phai Genre de la famille des Synanth« rées , tribu des Chicoracées et de Syngénésie égale, L. , offrant les es ractères suivans : involucre ovoïda composé de folioles imbriquées, non breuses et épineuses, accompagné « bractées pinnatifides , également ép neuses ; réceptacle convexe, garni ti paillettes planes, tridentées à le», sommet, plus longues quelcsakèn qu’elles embrassent; calathide conii posée de deini-fleunons égaux, nom breux , hermaphrodites , à lauguetl linéaire, tronquée et divisée en ci»

dents au sommet; ovaire oblong, pci tant un style terminé par deux bra ches stigmaliques , recourbées en d

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hoisj akènes oblongs, triangulaires, atténués à la base, tantôt dépourvus d’aigrette, tantôt surmontés seulement de deux ou trois poils simples , fragiles et caducs. Les fleurs des Scolymes sont parfaitement semblables, quant à leur structure générale, à celles des autres Chicoracées ; mais leurs organes de la végétation les unissent étroitement aux Carduacées. En effet, ce sont des Plantes qui ont le port des Carthamcs ou de certains Chardons. Leurs tiges sont ailées , pourvues de feuilles fermes , coriaces, très-épineuses et à nervures blanches.

Les calathides sont jaunes et assez . grandes. On n’en connaît qu’un petit nombre d’espèces réelles , car on doit considérer comme de simples syno- : nymes plusieurs Scolymus décrits par quelques auteurs. Les Scolymus hispanicus et maculatus , L. , sont les espèces fondamentales. Elles croissent non-seulement en Espagne et dans la région méditerranéenne proprement dite j mais l’une d’elles ( S.

maculatus ) a été trouvée jusque près de Nantes et d'Orléans. (g. .N.)

SCOLYMOCEPH ALUS. bot. ru an .

D’anciens botanistes donnaient ce nom à un genre de Protéacées qui a été fondu dans les genres Protea et Leucospernium de R. Brown. F . ces mots. (g. .N.)

SCOLYTAIRES. Scolytarii. ins.

Tribu de l’ordre des Coléoptères , section des Tétramères, famille des Xylophages, établie par Lalreille et ayant pour caractères : corps subovoïde ou cylindrique; antennes composées de moins de onze articles, et en ayant toujours au moins cinq avant la massue. Corselet de la largeur de l’abdomen au moins à son bord postérieur; palpes très-petits, coniques.

Latreille ( Fam. nat. ) compose celte tiibu des genres suivans : Scolyte , IIvirÉSINE , CaMPTOCÈRE , PlJEOIO- TRIBE, ToMIQUB, PliATYPE. V. CCS mots à leur lettre ou au Supplémen t.

SCOLYTE. Scolytus. ins. Genre

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de l’ordre de Coléoptères , section des Pentamères, famille des Xylophages, tribu des Scolytaires , établi par Geoffroy et adopté par Lalreille avec ces caractères : corps presque cylindrique; tête petite; antennes composées de dix articles ; le premier allongé , en massue , égalant à peu près le tiers de la longueur totale de l’antenne; les sept suivans très-petits, les deux derniers formant une massue un peu ovale, très -comprimée , arrondie, obtuse et s’élargissant vers son extrémité. Mandibules fortes , trigones , se touchant l’une l’autre par leur bord interne , sans dentelures distinctes. Palpes très-petits , coniques , presque égaux. Mâchoires coriaces, comprimées. Lèvre très-petite. Yeux allongés, étroits, distinctementéchancrés. Corselet convexe , un peu plus long que large, de la largeur de l’abdomen depuis son milieu jusqu’au bord postérieur, un peu rebordé latéralement. Ecusson triangulaire. Elytres convexes , déprimées près de l’écusson , recouvrant des ailes et l’abdomen. Pales fortes ; cuisses échancrées en dessous , les antérieures surtout; jambes terminées par un crochet à ongle externe; pénultième article des tarses bifide.

Abdomen court , diminuant d’épaisseur de la base à l’extrémité. Ce genre avait été formé par Herbst sous le nom à’Ekkoptogaster. Fabricius a confondu ses espèces dans son genre Hylæsiuus. Les larves des Scolytes vivent dans le bois ; elles y subissent toutes leurs métamorphoses , et l’Insecte parfait se trouve sur les troncs des arbres oh il a vécu dans ses premiers états. Ce genre diffère des Forniques et clés Platjpes parce que ceux-ci ont tous les articles de leurs tarse^ entiers. Le genre Phloiolribe a les antennes terminées par trois feuillets allongés. Les Hylésines s’en distinguent parce que la massue de leurs antennes est comprimée , pointue au bout et distinctement composée de trois ou quatre articles. On connaît peu d’espèces de Scolytes.

Celle qui est la plus répandue en

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F rau ce , et qui (orme le type de ce genre , est :

Le ScOLYTE DESTRUCTEUR , Scolyfus des t ru cto r. Latr., Oliv.; Ilylœsinua Scolytus , Fabr. ; Bostrichus Sco- /y/i/s, Panzei , Fai/n. Gerln ., fasc. 1 5 , fig. 6 ; le Scolyte, Geoffroy, Hist. des lus. T. i, pl. 5, fig. 5. Il est long de près de deux lignes. Son coi ps est brun - marron , plus foncé en dessus.

Commun aux environs de Paris, (g.)

SCOMBER. pois. V . Scombre.

SCOM BÉROI DE . pois. ( Lacépède.) V. Liche au mot Gastéros- TÉE . C’est aussi une espèce du genre CoRYPIKENE. (B.)

SCOMBÉR.OIDES. pois. Cinquième famille des Poissons Acanthoptêrygiens de Cuvier , qui contient un grand nombre de genres et d’espèces , et qui est caractérisée par une carène qui s’élève vers la terminaison de la ligne latérale; de fausses nageoires disposées par petites membranes isolées; le corps épais et plus gros au milieu. Les Scoinbéroïdes de Cuvier répondent aux Poissons Holobranches de la famille des Àtractosomes de Duinéril (Zool. nnalyt., p. 124). Cette famille comprend les genres Scombre, Vomer , Tttragonure dans la première tribu remarquable par deux dorsales dont l’épineuse n’est point divisée. (IiESS.)

SCOMBÉROMORES. pois. Lacépède a créé le genre Scombéromore pour recevoir un Poisson des Antilles, n’ayant point d’aiguillons audevant de la nageoire dorsale, etrie différant des Scoinbéroïdes qu’en cela. Cuvier pense que le Scomberomorus Plumiez i est le Scomber régal i s de Bloch, du sous-genre Thon. F.

ScOillBRE. (UESS.)

SCOMBRE. Scomber. rois. Les Sconibrcs forment une famille trèsnaturelle que Linné avait groupée dans un seul genre sous le nom de Scomber. Lacépède plus tard les divisa en plusieurs genres, c’est-a dire

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qu’il en démembra quelques espèces pour en former de petites tribus , que Cuvier , dans ie Règne Animal , étudia de nouveau , de manière à proposer sept sous -genres du seul genre Scomber adopté jusqu’alois.

Les Scombi es appartiennent à la cinquième famille des Poissons osseux ixcanthoptérygien> de Cuvier, et à celle des Atractosomes de Duméril.

Ce sont des Poissons ti ès-nornbreux en espèces , et qui semblent exclusivement répandus sous toutes les latitudes. Leurs caractères zoologiques sont les suivans : corps épais, fusiforme , muni de deux nageoires dorsales ^ssez écartées l’une de l’autre, ayant des fausses nageoires en nombre variable au-dessus et au-dessous du corps près de la queue; de petites écailles partout ; une î angée de dents pointues à chaque mâchoire; uue carène saillante sur les côtés et à l’extrémité du corps. Les Scombres ont été connus dès les temps les plus reculés. Aristote nommait Scombros le Maquereau, et Pline Scomber. A la renaissance des sciences , Rondelet et Belou , copiés par Gesuer , adoptèrent ce nom et le transmirent aux naturalistes plus modernes. Ce sont des Poissons voraces, actifs , robustes , vivant par grandes troupes, et qu’on pourrait appeler Poissons péiagieus ou chasseurs. Les grandes espèces ne craignent point de s’isoler au milieu des océans , de suivre les vaisseaux oii elles fournissent aux navigateurs un aliment exquis. Les Scombres de taille plus petite sont généralement de passage dans certains parages. Leurs essaims tonnent un aiticle lucratif de pêche, et c’est la ressource commerciale de plusieurs pays d’Europe. Leur chair est compacte , dense , noire et d’un goût plus substantiel que celle des autres Poissons; elle contracte souvent des qualités vénérteuses , suivant les elémens dont les individus se sont nourris. Les Scombres ont l’habitude de s’élancer bois de l'eau d’une manière particulière .en sautant par bonds, et plusieurs espèces viennent

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se présenter aux embouchures des fleuves.

f Maquereau , Scomber , Cuv.

La deuxième dorsale est distante delà première; le corps est allongé.

Maquereau commun , Scomber Scombrus , L. ; Bloch , pl. 54; Risso, T. ni, p. 4i2. Ce Poisson des mers d’Europe , et qui se trouve aussi bien dans l’Océan que dans la Méditerranée , porte le nom d ' Auriou sur les rivages de celte dernière mer. Les couleurs qui le parent sont remarquables par leur vivacité ; c’est une teinte de vert de mer , sur laquelle ondulent des raies zig-zaguées de bleu foncé , avec des zones dorées.

Le ventre brille de l’argent le plus pur; la tête est pointue; les fausses nageoires sont au nombre de cinq et la iigne latérale est courbe. La taille varie de douze à quinze pouces. Les Maquereaux vont en troupes composées de myriades d’individus , qui partent du nord au temps des amours, se divisent en bandes qui remontent vers le midi, suivant quelques observateurs; tandis qu’ils se tiennent dans les eaux profondes suivant les uns , d’où ils sortent dans la belle saison. Enfin on a dit qu’ils passaient l’hiver cachés sous les giaces , et enfoncés au milieu des fucus. La multiplication de ces Poissons est prodigieuse à en juger par le nombre des Animaux qui les détruisent pour s’en nourrir , et par les pêches qu'il s’en fait. Dans la Méditerranée , les Maquereaux séjournent toute l’année, et la femelle pond ses œufs au commencement de l’été. La chair de cette sorte de Poisson est estimée , et se conserve assez pour former une des grandes ressources de Paris. On la mange préparée avec des groseilles assez acides et nommées à cause de cela Groseilles à Maquereaux. Les mâles sont, comme tons les-Poissons, polyga mes , et long-temps on leur a attribué exclusivement ceLte particularité dans les mœurs.

Maquereau a vessie , Scomber Colias, L. Il paraît que ce Poisson est

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le Colias des anciens. C’est le Cavala ou Cavaluca. des peuples qui habitent les bords de la Méditerranée , et le Scomber pneumalophorus de Delaroche, publié dans le T. xm des Annales du Muséum, en 1.819. O" lui donne le nom de Maquereau à vessie , parce qu’il est le seul connu de ce genre poup avoir cet organe dont l’espèce précédente est privée.

Les Romains estimaient le Co/ias pour en faire du garum. On le pêche encore en grand sur les côtes d’Iviça et de Nice, bien que sa chair soit moins estimée que celle du Maquereau commun. Le Colias est mince, bleu en-dessus , varié de raies obscures transversalement et a les flancs traversés par deux raies ponctuées de vert. L’abdomen brille de teintes d’or et d’argent , avec des taches fauves.

Cuvier place dans le sous-genre Maquereau , le Gaara-Tucu de Marcgraaff, qu’il croit être P Albacore de Hans-Sloane, et le Kanagurta de Russel , de la côte de Coromandel.

Nous ajouterons à ce sous-genre une espèce nouvelle qui est :

Le Maquereau Loo, Scomber Loo., Nob. Cette espèce nommée Loo par les naturels de la Nouvelle-Irlande, sa patrie , est un peu plus forte de taille que le Maquereau commun ; l’iris est noir, la sclérotique argentée ; le dos vert nuancé de points roux et de lignes jaunes, brillant de l’éclat de l’or avec des reflets irisée ; le ventre est argentin avec une teinte rosée; les écailles sont très-serrées et très-petites ; les nageoires dorsales sont brunes , les inférieures sont argentées. Sa longueur est de douze à seize pouces. Première dorsale , neuf rayons épineux ; deuxième dorsale , onze rayons mous ; fausses nageoires, cinq; caudale, vingt-deux; pectorales , dix-neuf, catopes , cinq; anale, onze. Ce Poisson vit en troupes dans le port Praslin, oii nous en prîmes un grand nombre au mois d’août i8a3.

ff Tiion, Thynnus.

Corps fusiforme, épais; à seconde

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dorsale se prolongeant jusqu’auprès de la seconde et la touchant souvent.

Le Thon commun , Scomber Thynnus, L. ; Bloch, 55; S. mediterraneus , Risso , T. m , pag. 4i4 ; Rondelet, 198; Lacép. T. xv, p. 690.

Excellent Poisson très-commun dans la Mediterranée ou sa pêche occupe un grand nombre d’hommes ; sa chair se conserve dans l’huile , et on la transporte ainsi marinée dans toutes les parties du monde. On le pêche en été ( car il est de passage ) avec de larges et immenses filets nommés mandragues. Il est bleu noir en dessus , argenté sur le ventre, à huit ou dix rayons dorés sur la dorsale , et munis de sept ou huit rayons à la nageoire anale. C’est une branche de revenus considérable pour la Provence.

Le Thon Pélamide , Scomber Pe~ lamis , L. ; Risso, T. 111 , p. 4i5.

Autre espèce de la Méditerranée à corps bleu noir, à dos peint de lignes bifurquées noires et obliques ; à huit rayons à la dorsale et sept à l’anale.

Le Thon de Leach, Thynnus Leachianus , Risso , Nice, T. m, p. 4 1 6 ; Rondelet, 196, qu’Aristote paraît avoir observé. Son corps est épais ; le dos est bleu , tirant sur le verdâtre, peint de taches noires irrégulières ; surmonté de neuf ou dix rayons à la dorsale , et muni de huit à l’anale. De la Méditerranée.

Le Thon sarde , Scomber sarda , Bloch , pl. 344 ; Risso, T. m , p. A17. Le Bounicou des habitans de Nice.

A corps bleu , à ventre argenté, peint de bandes transversales noires ; sept rayons à la dorsale et six à l’anale. •

Le Thon de Delarocije, Thynnus Roche anus, Risso, Nice, T. m, p. 417. A corps oblong, à dos bleu, ponctué de noir, à ventre argenté, à huit rayons à la dorsale et sept à l’anale.

De la Méditerranée.

Le Thon ricarené , Thynnus bicarinatus , Quoy et Gaim , Zoologie Uranie, p. 357, pl. 61, f. 1. A corps allongé , caractérisé par deux lignes latérales , ayant sept rayons à la dor-

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sale, six à l’anale; la première dorsale bleue , et la queue bicarenée.

Ce Scombre a été observé dans la* baie des Chiens-Marins , sur la côte occidentale de la Nouvelle-Hollande.

Le Scombre du Brésil, Scomber brasi/iensïs , Quoy et Gaimard , Zool.l Ur., p. 36o, paraît devoir être ajoutdj au sous-genre Thon. Cuvier y place encore le Scombre de Commerson, Lacép. T. 11, pl. 20, fig. 1, qui est peut-être le Scomber maculosus de Shaw, Mise., pl. 23; le Wingeram , Russel ; le S. guttatus , Schn., pl. 5; leTazard, Plumier; le S. macula/us, Mitcliill, Trans. of New-York ,T . 1.

A ces espèces nous ajouterons :

La Bonite des marins , Thynnus vagans , N.; le Layé des Taïtiensjj Scombre pélamide, Borv, Voy., pl.

1 , fig. 1. Ce Scombre a de longueur totale dix-neuf pouces : il pèse , étan vidé, quatre livres et demie; la première dorsale a quinze rayons; la de uxième, dix ; il y a huit fausses nageoires supérieures et sept inférieures ; l’anale, onze; les jugulaires, vingt -six; les catopes, six; et la| caudale, trente. Très - commun at milieu du grand Océan , c’est pa troupes que ce Poisson suit les navires. Son dos est bleuâtre ; son ventre est argenté ; cinq bandes brunes traversent longitudinalement le corps, et prennent dans l’eau une teinte irisée ou de cuivre de rosette.

La queue et les nageoires sont brunes; l’iris est blanc; les fausses nageoires sont de cette dernière couleur Après la mort, les chairs conserven long- temps une grande excitabiüté- Elles sont très-phosphorescentes. L corps de cette Bonite est très-charnu, arrondi; ses chairs sont fermes, blanchâtres , un peu sèches. La dorsale peut se cacher en entier dans unei rainure profonde qui existe sur leij dos. Ce Poisson se nourrit de Sèches et de Poissons volant , et aussi de Scombrésoce. Sa chair devient parfois vénéneuse. Déjà Forster avait , dansM le Voyage de Cook, mentionné uni tel fait, dont nous éprouvâmes les!

accidens près de l’archipel d’Otaïli.

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Les symptômes d’empoisonnement que nous éprouvâmes se manifestèrent par une rougeur très-vive de toute la surface de la peau; par des bouffées de chaleur , terminées par d’abondantes transpirations suivies de défaillances , de coliques , et enfin de diarrhée. Là s’arrêtèrent les effets de l’intoxication.

fff Germon , Orcynus , Cuv.

A les caractères des Thons ; mais les nageoires pectorales sont trèslongues et s’étendent jusqu’au-delà de l'anus. Les espèces sont :

L’Alalonga', Orcynus Alalonga , Risso, T. ni, p. 619; Scomber Alalonga, L., Gmel., Cetti. A corps argenté , à dos bleu fauve, à sept rayons à l’anale et à la dorsale. C’est la seule espèce de la Méditerranée qui fréquente très-rarement les côtes.

Ce nom d 'Alalonga signifie aile longue.

Le Germon , Scomber Germon , Lacép. L’individu que nous avons dessiné après sa sortie de l’eau , le 26 septembre 1822, dans l’océan Atlantique, sous la ligue, avait quatorze rayons à la première dorsale ; huit à la seconde et à l’anale ; trente- ■ cinq aux pectorales ; cinq aux catopes ; huit fausses nageoires supérieures et inférieures; vingt-quatre à la caudale; les jugulaires sont grandes, falciformes. Le Germon est bleu noir sur le dos , doré sur le milieu , rosé inférieurement et à ventre argenté. Les opercules sont argentés. Les teintes brillantes de ce beau Poisson disparaissent aussitôt après sa sortie de l’eau. Ses chairs sont jaunâtres, plus denses que celles des autres Scombres. Ce Poisson est vif, agile, robuste. Il suit avec persévérance le sillage des navires. Sa voracité est telle, qu’il suffit d’amorcer un hameçon avec un chiffon de linge.

ftff Caranx , Caranx , Lacép.

Corps allongé , à queue carénée, à

tipne d’écai

atérale formée par une rangée les se recouvrant comme de

tuiles et armées chacune d’une arête.

Petite nageoire soutenue par deux épines au devant de l’anale. Pectorales longues et pointues; dents le plus souvent en velours , sur une bande étioite. Parfois de fausses nageoires entre la dernière dorsale et la queue, l’anale et la caudale; le plus grand nombre à nageoires entières.

Les Caranx comptent un assez grand nombre d’espèces que nous nous bornerons à citer , car notre article pourrait bien outrepasser les bornes qui nous sont prescrites.

Ainsi à ce sous-genre appartiennent :

les Scomber trachurus , L. , Bloch , 56, Risso ; le Scomber Rotleri , Bl. , 346 ; S. cordila , Gronov. ; S. hippos, Mit-' chill ; S. Clitoris , Bl. , 33g; S. carangus , Bl., 34o ; le Guaratereba de Marcgraaff; S. ru ber, Bl., 342 ; S. crurnenophtalmus , Bl., 545; S. Plu mie ri, BL, 344 ; S. Kleinii , Bl. , 34y , fig. 2 ; S. Daubenlonii , Lacép.; S. Sansùn , Forsk. , Faun. Ar. ; S. lactarius , Schn., ou le Pêche-Lait de Pondichéry: le Djedaba , l’Hocli ; le Caranx glauque , Lacép. , est une Liche ( V. ce mot au genre Gastérostée ), ainsi que pour plusieurs autres espèces telles que les Scomber amia , calcar , falca/us , saurus et Porsleri.

A ces espèces nous ajouterons : le Caranx six bandes , Caranx sexfascialus , Quoy et Gairn. , Zool. Ür. , p. 358 et pl. 65 , fig. 4; le Caranx de l’Ile-de-France , Caranx mauritianus , Quoy etGaim. , Zool. Uran., p. 059.

ftfft Gitule , Cilula , Cuv.

A les caractères des Caranx , mais les premiers rayons de leur dorsale et de leur anale sont allongés en faux; leurs pectorales sont aussi allongées.

Le nom de Cilula était donné à Rome à la Dorée. La première espèce connue est de la Méditerranée , et a été décrite par Risso, Nice, T. m , p. 424 , sous le nom de Cilula Banksii ; c’est le Pci suvareou des habitans de Nice. Quoy et Gaimard ont décrit une deuxième Citule (Zool. Uranie, p. 56 1 ) sous le nom de Cilula plum-

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bea, qu’ils ont observé à l’Jle-dc- F rance.

fttttt SÉriole, Seriola, Cuv.

A les caractères des Caranv , mais la fin de leur ligne latérale est garnie d’écailles si petites qu’elles forment à peine une carène.

Les espèces de la Mediterranée sont : SÉriole de DumÉril , Seriola Dumerilii , Risso , Nice, T. ni , p.

424 , et de Rafinesque, Seriola Ra- Jinesquii , Risso, ibid., p. 4s5. A ce genre doit appartenir le Scomber fasciaius de Bloch, pi. 54i qui est peut-être le S. speciosus de Lacép.

T. iii, pl. 1 , fig. 1. Quoy et Gaimard ont décrit une espèce nouvelle qu’ils ont nommée Seriola bipiunulata , Zool. Ur. , p. 565 , pl. 6i , fig. 5. De la terre des Papous.

tftfttt Pasteur , Nomeus , Cuv.

Cuvier a distrait, des Gobies ce sousgenre qui a de grands rapports avec les Sérioles. Les ventrales toutefois sont grandes et larges , attachées au corps par leur bord interne.

Ce sont des Poissons des mers d’Amérique, tels que le Gobius Gronovii, Gm. , ou Gobiomore gronovien de Lacépède , ou Eleotris mauritii de Scbneid. Enfin, le premier II aider de Marcgraaff, et le Scomber zonatus de Mitchill. (less.)

SCOMBRÉSOCE. pois. Lacépède a proposé le genre Scombresox pour des Poissons Malacoptérygieus abdominaux, voisins des Orphies, Belone, et du grand genre Brochet, Esox.

Les Scombrésoces appartiennent aux Poissons Osseux Holobranches , famille des Siagonotes de la Zoologie analytique de Duméril. Les espèces qui composent ce sous-genre et ses caractères ont été décrits au mot Esoce , T. vi, p. 5io de ce Dictionnaire. (less.)

SCOPATRE. Scoparia. rot. phan.

Genre de la famille des Scrophularine'es et de la Tétrandrie Monogynic, L. , offrant les caractères suivons :

calice découpé en quatre segmens

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aigus; corolle rotacée , dont l’orifice est velu , le tube très-court , le limbe divisé en quatre lobes obtus, égaux; quatre étamines dont les filets sont subulés, égaux, plus courts que la corolle, terminés par des anthères arrondies; ovaire conique , surmonté d’un style subulé de la longueur de la corolle, terminé par un stigmate aigu; capsule ovale, globuleuse, marquée de deux sillons , à deux valves et à autant de loges , avec une cloison parallèle aux valves, renfermant des graines nombreuses, ovalesoblongues. Ce genre ne se compose que de trois espèces qui croissent dans les climats chauds du globe.

Celle qui a servi de type est le Scoparia dulcis , L. , Lamk., Illustr. , tab. 85; Arbuste dont les tiges sont droites, hautes d’environ deux pieds, divisées dès leur base en rameaux effilés , anguleux , glabres , garnies de feuilles ternées-verticillées , lancéolées, légèrement denticulées au sommet, portées sur de courts pétioles.

Les fleurs sont petites, blanches, portées sur des pédoncules axillaires.

Cette Plante croît dans les régions situées entre les tropiques, particufièrement dans l’Amérique méridio- i nale , et en Afrique , tant au Sénégal k que dans la Haute-Egypte et au cap de Bonne-Espérance. (g.. N.)

SCOPÈLES. pois. Cuvier a nommé j Scopelus un sous-genre de Poissons , qui répond aux Serpes de Risso, et qui appartient à la grande famille des Saumons dans l’ordre des Mala- ■ coplérygiens abdominaux. V. le mot ( Saumon. (less.)

* SCOPHTHALME. rois. Rafincs- i que Smaltz dans ses Poissons de la Sicile, p. i4, a proposé sous le nom t de Scophthalmus , un genre qu’aucun i icthyoiogislc n’a adopté. (less.)

SCOPION. ROT. ÎHAN. (Diosco- | ride.) Syn. de Mombrdica Elate- • rium? (B-)

SCOPOfilA. bot. puan. Les nom- * breux genres dédiés àScopoli , auteur j d’une Flore estimable de Carniole et ||

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d’aulres ouvrages de botanique et d’histoire naturelle , n’ont pas été adoptés, ou sont des doubles emplois de genres précédemment établis.

Ainsi 1 e Scupolia ou Scopola de Jacquin , Scupolina de Schultes , est une espèce de Jusquiame ( Hyosciamus Scopolia , L.). Adanson , dans ses familles des Plantes , a nommé Scopolia le genre Ricotia de Linné. Le Scopolia composi/a, L. fils, est synonyme de Daphné pendula , Smith. Le Scopolia Lucida de Forster est le même > que son Griselinia. Enfin Smith et 1 Willdenow out donné le nom de Scopolia à des espèces de Toddalia. A t tous ces synonymes inutiles, il faut ajouter le mot Scopolia au lieu de Scolopia , mis par Lamarck sur la fi- . gure 423 de ses Illustrations. (G..N.Î

SCOPOLINA. bot. ph an. Schultes . a donné ce nom au genre Scopolia de . Jacquin , rejeté parmi les Jusquin- • mes, et qui ne diffère de ce dernier genre que par de fort légers caractères. La capsule est la même que ' dans les Jusquiames , mais la corolle ■ est comme celle des Belladones ou . Atropc. ; aussi l’espèce a -t- elle été 1 nommée par Schultes Scopolina atroi poides. C’est une Plante qui croît dans 'les forêts de la Carniole, de la Hontgrieetde la Bavière. (g.. N.)

SCOPS ou PETIT-DUC. ois. V.

< Chouette, division des Hiboux, (b.)

SCOPUS. ois. V . Ombrette.

SCORAINZE. pois. On lit dans (certains ouvrages que, sur les bords du lac de Sculari , on donne ce nom à de petits Poissons que l’on prend '.par immenses quantités à la fois, et qu on exporte après les avoir salés.

^ L est probablement Y Agone ou la : prétendue Sardine du lac de Corne , qui est une jeune Alose. (h.)

SCOR.DIUM. bot. phan. Nom scientifique d’une espèce de Germandrée, Tcucrium. (b.)

SCORDOTIS. bot. phan. Le Teucriurn Scordit/rn , L. , selon les uns , et un Nepeta , selon d’autres, chez les anciens.

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* SCORIAS. bot. crypt. ( Mucédi nées.) Fries a établi récemment sous ce nom mi nouveau genre de son ordre des Tuberculariées , et assez voisin des Ceratium auprès desquels il le place. Il le caractérise ainsi : réceptacle gélatineux, presque corné, formé de filamens tubuleux, parallèles, ramifiés et en forme de grappe, couverts de fibrilles granuleuses ; sporidies mêlés aux filamens. Le type de ce genre est le Botryds spongiosa de Schweinitz , qui se rapproche d’uu côté des Botrylis, et de l’autre du Dacrymyces et du Gymnosporangium. (ad. b.)

SCORIES, min. Ce mot désigne en histoire naturelle, non une classe de Roches de même nature , mais un état particulier de boursouffleinent que peuvent prendre les différens produits des feux volcaniques, et dans lequel le volume des cavités est beaucoup plus considérable que celui des parties compactes. La nature des Scories peut varier beaucoup ; cependant la plupart de celles que l’on connaît se rapportent seulement à quatre sortes de Roches volcaniques : les Pumites , les Téphrines , les Basanites et les Gallinacés. PC. le mot Laves.

(g. DEL.)

SCORODITE. min. V. Feu arsé-

NIATE.

SCORODON. bot. pii an. L’Ail dans l’antiquité. (b.)

SCORODONIA. bot. phan. Nom scientifique d’une espèce de Germandrée , Teucrium. (b.)

SCORODOPRASUM. bot. piian.

Espèce du genre Ail. V. ce mot. (b.)

SCORPÈNEou RASCASSE. Scorpœna. pois. Les anciens donnaient le nom de Scorpœna à un Poisson à tête épineuse qui pourrait bien être, suivant Cuvier, le Scorpœna Forctts ou Scrofa. On nomme les espèces de ce génie Rascasses sur les côtes de la Méditerranée, et aussi Cardouniera et Capoun. Les caractères génériques

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sont : tête très-hérissée de piquans au-devant des yeux, sur le verlex, au préopercule , à l’opercule , et à un très-grand sous-orbitaire qui va obliquement sur la joue gagner le bord du préopercule ; gueule lendue ; dents en velours ; nageoires pectorales très-larges, embrassant une partie de la gorge ; leiiir estomac est en culde-sac. Les Scorpènes appartiennent à la famille des Percoïdes des Poissons Osseux Acanlhoptérygiens de Cuvier , et à la famille des Céphalotes de la Zoologie analytique de Duméril , dans les Osseux Holobranches.

Les Scorpènes sont des Poissons hideux à voir par la forme bizarre qui leur est propre. Leurs épines occasionent des blessures dangereuses dans les pays chauds en dilacérant les tégumens. Elles vivent dans les rochers, sur les côtes et se cachent dans le sable. Leur chair est assez délicate, et les couleurs qui les teignent sont le plus souvent très-vives et très-éclatantes.

f Rascasse , Scorpœna ,.Schn.

La tète est hérissée d’épines , surtout au-dessus des orbites, de l'occiput et sur la joue. Préopercule à trois ou quatre épinei , et opercule à deux prolongées en arête., Point de vessie aérienne.

Les espèces de la Méditerranée sont les suivantes : Scorpœna dactyloptera, Laroche , Risso , T. m , p. 36g ; Scorpœna Porcus , L. ; Scorpœna Scrofa , L. ; Scorpœna lutea , Risso, T. ni,

F. 371. L’Amérique possède avec Europe la Scorpœna gibbosa de Schn. , et Cuvier ajoute à ces espèces les suivantes : S. Kœnigii, Bl. ; S.

Plumieri, Bl.; Perça cirrkosa, Thurn-, berg; S. malabarica , Schn.; Col/us austral is , White.

ff Synancée, Synanceia , Schn.

Tête hérissée de tubercules plus ou moins saillans; yeux et bouche dirigés vers le ciel.

Les Synancées n’ont point de vessie aérienne; leur forme extérieure les rapproche des Uranoscopes dont

les éloignent les verrues qui leur co vrent la tête. Leur forme est hideuse Ce sont des Poissons des Indes encor mal connus, tel* que la Scorpœn dydactyla de Pallas; le Trig/a rubicurula d’Euphras; les Scorpœna rno nodaclyla et carinata de Schneider.

fff Pteroïs , Pterois , Cuv.

A les caractères des Synancées , mais les rayons de la dorsale et d pectorales très-longs , dépassant d beaucoup les membranes qui le; unissent. Une vessie aérienne.

Les Pteroïs se trouvent dans le:

baies des îles Moluques et des Terre des Papous. On n’en connaît que deux espèces remarquables par do vives couleurs et par des formes trèssingulières. L’une d’elles a été figuré dans les planches de cet Atlas d’aprè un dessin que nous avons fait sur le:

lieux. Ces deux Scorpènes sont nommées par les auteurs : Scorpœna volitans , Bloch, fig. i84, et S. antenna ta , Bl. , pl. 85.

fftf Toenianotes , Tœnianotes , Lacép.

Caractères des Scorpènes : corp:

comprimé verticalement ; dorsal composée de rayons épineux et mous, sans interruption sur le dos, et com mençant très en avant et presque' entre les yeux.

Les espèces de ce sous-genre sont :

Toenianote triacanthe , Lacép.

T. iv, p. 3a6; le Large -Raie, Lacép. T. iv, pl. 3 , fig. 2; le Scorpœna spinosa , Gin.; Blennius torvus Gronovius. (eess.)

*SCORPÊNIDES.'pois. Risso, dan son troisième volume de l’Histoire na turelle dcNice,a proposé ce nom pou une famille de Poissons qui comprem les genres Holocentrus , Scorpœna Serranus, Aüopon, Z eus et Capros Ces Scorpénides ont, le corps épais la tête, les opercules et préopercule armées de piquans ; la gueule biei fendue, garnie de dents en crochet:

ou en velours; une nageoire dorsale presque toujours enfoncée au milieu

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au bout de la partie épineuse; des cæcums médiocrement nombreux.

(LESS

SCORPIO. ahacun. V. Scorpion.

SCORPIOIDE. pois. (Rondelet.) *Syn. de Blennius occellaris , L. V.

Blennie. (b.)

SCORPïOIDES. bot. pii an. (Tourinefort.) Syn. du Scorpiurus , h. P'.

' ScORPIURE. (B.)

* SCORPÏOIDES. BOT. CRYPT.

; ( Hydrophytcs. ) Roussel , dans sa Flore du Calvados, avait formé sous t ce nom un genre qui n’a pas été adopté, et qui est le même que le J Scorpiura de Stackhouse. (b.)

SCORPION. Scorpio. ar achn.

‘Geure de l’ordre des Pulmonaires,

: famille des Pédipalpes, tribu des Scorpionides, établi par Linné, adop- ! té par tous les entomologistes, restreint par Leacli , et dans ces der-

• niers temps par Latreille ( Fam. nat.

• du Règne Animal) aux espèces qui i ont pour caractères : six yeux ; abdo- : men sessile , et offrant en dessous et ■ de chaque côté quatre spiracules , ; avec deux lames pectinées à sa base; i les six derniers anneaux formant une < queue noueuse , le dernier finissant f en pointe, servant d’aiguillon, et | percé pour donner passage au venin ; ] palpes en forme de sériés d’écre- ' visses; chélicères didactyles ; pieds tégaux; langue divisée en deux jus- ' qu’à la base; corps étroit et allongé. •Ce genre se compose d’un assez . grand nombre d’espèces propres à 'toutes les contrées du globe ; quelques-unes ont été décrites, mais il

• en est beaucoup d’inédites existant dans les collections. Parmi celles qui ont été décrites par les auteurs anciens, aucune n’a été le sujet d’erreurs plus nombreuses et plus grossières que le Scorpion d’Europe.

‘ Comme il a acquis une grande im- I portance par les observations que ' Reddi et Maupcrtuis ont fait à son sujet, nous croyons devoir entrer ici dans quelques détails abrégés et extraits des travaux de Latreille sur sa

synonymie. Linné etDegéer, l’un dans la douzième édition de son Systema .Na/uræ, et l’autre dans ses Mémoires, ont décrit sous le nom de S. europœus une espèce qui n’est plus certainement le Scorpion ordinaire du midi de l’Europe , celui d’Aldrovande , de Frey, le même que Scopoli ( Entom . Carniol., n. 1 122) a vu «lans le midi de la Carniole et que Roœsel a bien figuré (T. ni, tab. 66, fig. 1 et 2), car Linné donne dixliuit dents à ses peignes, et notre Scorpion n’en a que neuf. On pourrait croire qu’il énonce le nombre total des dents de ces appendices , et

311’alors il ne s’est pas trompé ; mais dit que la queue de cet Insecte a une pointe sous l'aiguillon, ce qui est réel pour celui d’Amérique, mais ce qui n’exisle pas dans le Scorpion d’Europe. Fabricius a copié Linné , et il rapporte au Scorpion d’Europe l’espèce que Degéer a prise pour telle , que Séba a représentée et que Linné a citée {Mus. Ludovicœ ULricaz, p. 429). Cette figure de Séba représente un Scorpion d’Amérique , et Linné dit que le Scorpion d’Europe se trouve aussi dans cette contrée.

Rœmer', dans l’édition qu’il a publiée de Sulzer , a figuré l’espèce d’Amérique mentionnée plus haut.

Enfin Herbst, dans sa belle Iconographie des Scorpions , ne s’est pas donné la peine de débrouiller cette synonymie, et a donné le Scorpion d’Europe sous le nom de Scorpio gerrnanicus (tab. 3 , fig. 2). Son Scorpion italique (tab. 3, fig. 1) n’est qu’une variété de cette espèce.

Scorpion d’Europe , Scorpio europæus, Latr.; Scorpion à queue jaune, Degéer, Mém. sur les Ins. T. vu , p.

33g, pl. 4o, fig. 1 1 ; Scorpio europœus , Herbst, Maturg. scorp., tab. 3, fig. a ; Scopoli , Entom. Carn. , n. 1122; Séba , Mus. T. 1 , tab 70 , n. 9 , 10 ; Rœs., Insect. T. m \ Suppl., tab. 66, fig. 1-2. Long d’un pouce. Corps d’un brun très-foncé noirâtre; bras anguleux , avec la main presque en cœur, et l’article qui la précède unidenté. Queue plus courte que le

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corps , menue , d’un brun jaunâtre, avec le cinquième nœud allongé , et le dernier simple. Pâtes jaunâtres; peignes ayant chacun neuf dents.

Cette espece est commune dans le midi de 1 Europe , à commencer vers le 44e degré de latitude. (g.)

SCORPION AQUATIQUE, ins.

INom donné par Geoffroy à un genre d Hémiptères qui comprend les genres Ranatre et Nèpe. F~. ces mots.

SCORPION-ARAIGNÉE, arachn.

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