‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 130 sur 282 · V. ce mot. (B · texte numérisé non relu

V. ce mot. (B

* SÉNELLE. BOT. TH AN. Le fruit de l’Aubépine dans certains cantons méridionaux de la France. (B*)

SËNÉLOPE. ARACHN. V. SÉLÉ- NO TE.

SENEMBI ou SËNEMBRL rett. i saur. Noms de pays synonymes d F guane. V. ce mot- (B*)

SÉNEVÉ. BOT. PH AN. y. Sanve.

* SENGO. ois. (Blumenbach.)Syn.

l’Indicateur. y. ce mot. (dr..z.)

SÉNICLE. ois. Syn. vulgaire de ' Venluron. V. Gros-Bec. (dr..z.)

SÉNICLE. bot. ehan. L’un des o 30ms vulgaires du Ch enopodium Vu l- . ,->aria . V. Ciiénopoue. (b.)

SËNIL. ois. L’un des noms vulgaires du Serin. y. Gros -Bec.

(DR. .Z

SENITES. bot. phan. Le genre A pludaàe Linné, auquel P. Browne donnait le nom de Zeugiles , a été i nommé Senites par Adanson. V.

dAPLUDA. (G.. N.)

SENKENBERGIA. bot. phan. Le ^genre formé sous ce nom par Neckcr ■et qui avait pour type le Besleria Ibivalvis , L. fils , n’a pas été adopté.

Un autre genre Senkenbergia a été t fondé, dans la Flore de Wetléravie , -sur le Lepidiurn ruderale , L. V . LÉ- 1PIDIER. (G.. N.)

SENNA. bot. phan. Tournefort |i nommait ainsi les espèces de Casse qui ont le fruit plan, réniforme et ailé sur les bords, et dont Linné a fait son Cassia Serina. Ce genre est depuis devenu une simple section du grand j genre des Casses. V. Casse, (a.r.)

SENNAL. poi3. y. Anabas.

SÉNODITE. Senodi/es. mole .

Schumacher, par un double emploi qu’on ne saurait adopter, a donné ! ce nom au genre que Leach avait I nommé Cinéras. y. ce mot. (d..ii.)

SENOURIA et SINOUIRA. bot.

Pn.YN. V. CÉNOIRAS.

SENRA et SENRÆA. bot. phan.

(Jussieu, Willdenow, Persoon , De Candolle.) Pour Serra. V. ce mol.

SENSIBILITÉ, zool. Ce mot n’a pas la même acception auprès de tous les physiologistes. Selon quelquesuns, la Sensibilité est la propriété lie possèdent les parties organisées 'être impressionnées par les agens extérieurs, soit que l’individu où on

SEN 35q

l’observe en ait la conscience , soit qu’il ne l’ait point. De-là la distinction établie par Bichat et la plupart des physiologistes modernes de la Sensibilité en organique et animale. La première est celle qui préside aux fonctions de nutrition , comme l’absorption , l’exhalation , les sécrétions, etc. Elle est commune aux Végétaux aussi bien qu’aux Animaux. La seconde ou la Sensibilité animale n’existe que dans les Animaux; elle nous met en rapport avec les corps extérieurs, et c’est d’elle que dérivent les diverses sensations, lavue, le tact, l’olfaction , la faim, la soif, etc.

Mais d’auti’es physiologistes ont restreint et précisé davantage le sens du mot Sensibilité. Pour eux la Sensibilité est la force ou propriété active de la vie, qui, propre aux Animaux doués d’un système nerveux, les rend aptes à recevoir du monde extérieur ou d’eux-mêmes des impressions perçues ou suivies de conscience. Ainsi ramenée à la faculté de sentir , la sensibilité se distingue nettement de l’impressionnabilité sans perception , c’est-à-dire de cette propriété que l’on a désignée sous les noms de Sensibilité organique , latente, universelle, etc. La Sensibilité proprement dite préside indistinctement à toutes nos sensations , tant internes qu’externes. Elle en est le

fn incipe et la source ; tantôt elle meut es organes de chaque sens avec le stimulant qui lui est propre; tantôt elle anime toute la périphérie du corps , c’est-à-dire la peau, ses dépendances et l’origine des membranes muqueuses ; tantôt enfin clic révèle à l’intelligence dans l’état normal tous les besoins du corps, ou dans l’état pathologique , la douleur et les désordres qui en sont la suite. y. Cérébro-Spinal. (a. n.)

SENSIBLES (Animaux), zooe.

Lamarck , dans sa classification générale dos Animaux , appelle ainsi la seconde division des Invertébrés qui comprend les Animaux dans lesquels le système nerveux est bien ap-

36o SEP

parent , et qui par conséquent jouissent de tous les attributs de ce système ; tels sont les Insectes , les Crustacés , les Arachnides , les Aunelides , les Cirrhipèdes et les Mollusques. V.

Animai,. (a.r.)

SENSITIVE, bot. ph an. Espèce du genre Mimeuse. P~. ce mot. (u.)

* SENTINELLE, ois. Syn. d’Alouetle à cravate jaune. V . Ai.ouette.

(dr.. z.)

* SENTIS, bot. piian. Connnerson a ainsi nommé, dans son Herbier, la Plante sur laquelle il a fondé le genre Scutia , adopté par Adolphe Brougniart. V. ce mot.

C’était aussi un des synonymes anciens de Ronce. V. ce mot. (g. .N.)

SÉPALE. Sepalum. bot. phan.

Necker a proposé ce nom , qui a été généralement adopté par tous les botanistes, pour désigner les folioles qui composent un calice. V . Calice.

SEPE. bot. crypt. V. Seps.

SEPEDON. ins. Genre de l’ordre des Diptères , famille des Athéricères, tribu des Muscides, division des Dolichocères , établi par Lalreille aux dépens des genres Scatophaga et Baccha de Fabricius, et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : corps allongé; tête, vue en dessus, paraissant pyramidale ou conique ; triangulaire vue de face.

Antennes presque une fois plus longues que la tête, assez écartées entre elles à leur base, insérées sur une élévation , droites , avancées , composées de trois articles; le premier très-court , le second le plus long de tous, cylindrique; le troisième une fois plus court que le précédent, triangulaire , terminé en pointe , inuni d’une soie dorsale, biarticulée à sa base, garnie de poils très-courts.

Trompe longue, entièrement ou presque entièrement rétractile. Palpes assez grands , s’élargissant un peu avant leur extrémité. Yeux gros , très-saillans , espacés dans les deux sexes. Tiois ocelles rappiochés, pla-

cés en trianglu sur un tubercule du vertex. Corselet un peu plus étroit que la tête ; ailes couchées l’une sur Paulre dans le repos ; cueillerons petits; balanciers découverts; pâtes assez fortes, longues; cuisses postérieures très-longues , garnies en dessous de deux rangs de petites épines; jambes un peu arquées; premier article des tarses le plus long de tous , le dernier muni de deux crochets et d’une pelote bifide. Ce genre se distingue de ceux de la division des Dolichocères par des caractères faciles à saisir. Ainsi il est éloigné des Loxocères , parce que ceux-ci ont le dernier article de leurs antennes plus long que les deux pre'cédens réunis ; les Lauxanies en diffèrent, parce qu’ils ont la tête comprimée transversalement et que leur corps est peu allongé. Les Tétanocères s’en distinguent , parce que leurs antennes ne sont pas plus longues que la tête , et que leurs second et troisième articles sont presque égaux en longueur. Rossi avait confondu une espèce de ce genre avec ses Syrphus. Panzer ne Tes distinguait pas de son genre Musca. Les métamorphoses de ces Insectes sont encore inconnues ; l’Insecte parfait se trouve sur les piaules aquatiques, ce qui pourrait faire penser que la larve vit dans les plantes ou dans l’eau des marais ou elles croissent.

On ne connaît que deux espèces de ce genre; elles se rencontrent aux environs de Paris. Nous citerons l’espèce suivante comme la plus commune :

Le Sepedon des marais, Sepedon palustris, Latr. , Ge/i. Crust., etc., et liist. nat. des Crust. et Ins. T. xiv, p. 386; Baccha sp/iegea , Fabr. ; ejusd. , Scatophaga rujipes , Musca rujipcs , Panzer, Faun^Germ. , fasc- 60 , ta b. a5; ejusd. , Mulio sphegeus , fasc. 77, tab. 21; Mulio dentipes , Schellemb., Dipt., tab. 16. (g.)

SEPEDONIOM. boy. crypt. {Mucédinëas.) L’ Uredo my copia la de Pcrsoon a servi de type à ce geurc établi

iar Link et qui appartient à la secion des Spoi otrichces de la tribu des vraies Mucédinées ; il est aiusi caractérisé : filamens entrecroisés , idécombans, cloisonnés; sporidics agglomérées , ensuite éparses, globuleuses, simples. Ce genre très-voisin lu Sporotrichum n’en dilï’ère réellenent que par ses sporules agglomérées ; la seule espèce bien conuue :roît sur les Champignons et particulièrement sur les bolets qui comnencent à se décomposer ; elle est l’un beau jaune d’or. (ad. b.)

SEPHEN. rois. Espèce de Raie. [r. ce mot. (b.)

SEPIA. MOLL. V. SÈCHE.

SEPIÆPilORA. moll. Gray, dans ua Classification des Mollusques , a i'ionné ce nom au second ordre de ces Antlio - Branchiopbores (Céphalopodes); il ne contient que les Leux genres Sépiole et Sèche. V. ces mots. (n..ii.)

SÉPIDIE. Sepidium. ins. Genre de ordre des Coléoptères, section des i létér mières, famille des Mélasomes, r ’ibr. des Piméliaires , établi par Fai ricius , et adopté par Lalreille et ar tous les entomologistes avec ces biractères : corps ovale-allongé , sou-

Imt très -inégal en dessus. Tête toyenne; antennes filiformes, comosées de onze articles; le troisième /lindrique , beaucoup plus long que quatrième; les suivans , jusqu’au euvième , presque obeoniques ; le xième presque turbiné ; le onzième /ale, point sensiblement plus long ie le précédent, pointu à son extréité. Lèvre supérieure ou labre coace ^avancé, en carré transversal , n bord antérieur entier , cilié, andibules bifides à leur extrémité; âchoircs ayant une dent ou croiet corné à leur coté interne. Palpes axillaires avancés, de quatre arti- 2S ; le dernier un peu plus grand ie les autres, presque ovale, com- •mé , tronqué; palpes labiaux, de fis articles presque égaux. Lèvre fericure avancée, très -échancrée

antérieurement; menton coin t , rétréci à sa base , ne recouvrant pas l’origine des mâchoires. Corselet déprimé en dessus , ou caréné et trèsinégal , ses bords latéraux dilatés; écusson nui ou peu distinct. Elytres soudées ensemble , embrassant l’abdomen , souvent terminées en pointe.

Point d’ailes. Jambes cylindriques , terminées par deux épines très-courtes. Tarses courts; abdomen ovale.

Ce genre diffère des Scaures , parce que les antennes de ceux-ci ont le dernier article sensiblement plus long que le précédent. Les Moluris en sont distingués , parce que leur corselet est convexe et arrondi; les Tagénies ont les antennes composées d’articles presque perfoliés ; enfin celles des Psammodes sont grêles et terminées par une massue de trois articles , ce qui les distingue facilement des Sépidies. Les autres genres de la tribu diffèrent de ceux que nous venons de citer, parce que leur menton recouvre la base des mâchoires , ce qui n’a pas lieu dans ceux-ci. On trouve les Sépidies dans les pays chauds de l’ancien continent , en Espagne , sur la cote de Barbarie, en Egypte, en Grèce et au cap de Bonne- Espérance. Ils fréquentent les lieux secs et arides dans les sables incultes. Leurs métamorphoses sont inconnues. Ce genre se compose d’environ dix ou douze espèces; nous citerons comme type :

Le SèÈjdie trtcuspidÈ, Sepidium tricuspidotum , Fabr. , Latr. , Oliv. , Entorn. T. m ; Sepidium, pl. i , fig. 1 . On le trouve en Espagne , en Grèce et dans l’Asie-Mineure. (g.)

SEPIIDÉES. Sepiideœ. moll. Leach a proposé sous cette dénomination de faire une famille avec les deux genres Sepia et Loligo ; elle correspond à la famille des Sèches de Férussac , au genre Sèche de Cuvier.

Elle a pris maintenant une plus grande extension par l’addition de plusieurs genres à ceux que nous venons de citer. V . Décapodes au Supplément. (d..h.'

56a SEP

SÊPIOLIDËES* Sepiolidœa. moll.

Dans ses Miscellanea zool. (T. an), Leach a divisé les Céphalopodes Décapodes en deux familles; la première est celle-ci qui se compose des genres Sépiole et Cranchie ( V.

ces mots). Ces divisions, qui ne reposaient pas sur des caractères snlïi— sans , n’ont pas été adoptées ; les genres que nous citons sont compris dans les Décapodes qui constituent une famille naturelle. P. DÉcapode au Supplément. (d..h.)

SEP 10 TE U THE. Sepioteuthis.

Moll, Coupe sous -générique faite par Blainville dans son Traité de Malacologie pour grouper les espèces de Calmars qui ont une nageoire latérale dans toute la longueur du sac comme dans les Sèches ; ce sous-genre correspond au genre Calmaret de Lamarck. Dans une note, Blainville dit ne pas oser admettre ce dernier genre parce qu’il n’est pas suffisamment connu et que la combinaison organique dans laquelle il s’offre est trop anomale pour y croire avant de nouvelles observations. V. Calmaret. (d..ii.)

SÉPITE. moll. Il paraît que c’est un os de Sèche fossile qu'Aldrovande désigne sous ce nom. (e.)

SEPS. rept. saur. Genre trèsvoisin des Scinques et des Orvets entre lesquels il se trouve intermédiaire , et qu’il lie les uns avec les autres de la manière la plus intime. En effet les Seps ne diffèrent des Scinques ( V. ce mot) que par leur corps extrêmement allongé et tout-à-fait semblable à celui d’un Serpent , et leurs membres beaucoup plus petits encore , et dont les deux paires sont séparées l’une de l’autre par un plus grand espace. Ils ne diffèrent des Orvets que parce que ceux-ci sont entièrement privés de membres; encore faut-il remarquer que , non-seulement les membres des Seps sont très-petits et presque rudimentaires ; mais qu’ils sont même, dans la plupart des espèces, incorn-

plets quant au nombre de leurs doigts On ne s’étonnera donc pas que le auteurs aient long-temps varié su la place qu’il convient d’assigner au:

Seps dans les cadres zoologiques et qu’on les ait tour à tour considé rés comme des Serpens à pieds e| comme des Lézards à forme de Serpens. C’est ainsi que l'espèce mêm dont les pieds sont les plus complets, le Seps penladactyle , avait d’abor ~ été désignée par Linné sous le nor d ' Anguis quaclrupes , et qu’elle fui bientôt après reportée par Gmelia parmi les Lézards sous le nom de Lacerta serpens. On connaît aujourd’hui plusieurs espèces de S'eps répandues dans les contrées chaudes de l’ancien continent, et qui ressemblent aux Orvets par leurs habitudes.

Le Seps pentadactyle , Seps peu tadactylus, Daud.; c’est X Anguis qua drupes , L., et le Lacerta Serpens Gmel. Il a cinq doigts à chaque pied ; ses ongles sont pointus et recourbés ; sa queue est beaucoup plus longue que son corps ; ses écaille; sont grisâtres et luisantes comnu celles des Scinques et des Serpens Il habite l’Afrique , et principale ment la Barbarie , où sa morsur est , par un préjugé sans fonde ment, regardée comme venimeuse. O:

connaît plusieurs espèces télradac tyles qui pour la plupart liabitenl l’Orient; Cuvier pense que c’est s l’une d’elles que l’on doit rapporte:

le Lacerta Seps de Linné, quoiqu celui-ci ait été décrit comme penta dactyle.

Le Seps tridactyle , Seps trïda tylus , Daud. Cette espèce se dislingu par ses pieds terminés par trois doig* excessivement petits , par sa coulei qui est celle de l’acier poli, et p; l’existence, sur chaque côté du do, d’une bande longitudinale blanch Ire et bordée de noirâtre. Lacépè qui a décrit et figuré ce Seps da son Histoire naturelle des Quadr pèdes ovipares, T. i, s’exprime ain (p. 434) à son sujet : « Lorsqu’on regarde, on croirait voir un Serpe

qui , par une espèce de monstruosité, serait né avec deux très-petites pâtes auprès de la tète, et deux autres trèsléloignées situées auprès de l’origine de la queue. On le croirait d’autant j.plus que le Seps a le corps très- ; ong et très-menu, et qu’il a l’ha- : uitude de se rouler sur lui-même toomme les Serpens. A une certaine distance, on serait même tenté de :,ae prendre ses pieds que pour des ippendices informes. » Le Seps tritiaclyle habite l’Europe méridionale; pjn le trouve dans la Provence, l’Ila- (j ie et la Sardaigne où on lui donne il e nom de Cicigna. On assure que (i.'ette même espèce se trouve aussi rlans plusieurs contrées de l’Afrique.

L2e Seps est vivipare, d’après le témoignage de plusieurs auteurs et principalement de Columna qui trouva , en disséquant une femelle, quinze i ’œtus vivaus, dont plusieurs étaient pdéjà entièrement dégagés de leurs imembranes. Nous ajouterons que le •ceps tridactyle, à l’approche de l’hiv/er, se retire dans ses trous , d’où il aie sort qu’au printemps ; on le voit p >endant la belle saison dans les eni Iroits garnis d’herbe. On ne sait trop , tour quel motif sa morsure est généralement regardée parmi le peuple [comme venimeuse, de même que ccile : e l’espèce précédente. Tous .les auteurs dignes de foi tombent d’accord ur l’innocuité de celte morsure; seuement quelques-uns d’entre eux, els que Cetli (Histoire naturelle de Na Sardaigne), affirment que lorsque ; > es Bœufs ou les Chevaux ont avalé i in Seps avec l’herbe qu’ils paissent , I s sont quelquefois gravement mai ides.

Le Seps monodactyle , Seps moodactylus, Daud.; Lacerla anguina , i. Cette espèce remarquable , dérite et figurée par Lacépède dans les mnales du Muséum , T. il , a les '•a tes si courtes , que leur longueur st à peine égale à la distance d’un îil à l’autre, et terminées par un :ul doigt que recouvrent de petites 'ailles. Il est à remarquer que les .‘ailles du corps et de la queue sont

pour la plupart relevées par une arête. Cette espèce, qui peut-être devra être séparée du genre Seps , paraît habiter l’Afrique. (is. G. st.-ii.)

SEPS OU SÈPE. BOT. CItYPT*

( Champignons. ) Même chose que Cep, Cèpe ou Ceps. F. ces mots et Bolet. (b.)

SEPSIS. Sepsis. ins. Genre de Diptères établi par Fallen , répondant à celui que nous avions nommé Micropèze , et, en partie, à celui de Tephritis de Fabricius. Il appartient à notre division de Carpomyzes (Fam.

nat. du Règn. Anim.), de la tribu des Muscides. Leur corps est étroit et allongé , avec la tête globuleuse , les yeux écartés , les ailes vibratilcs , l’abdomen presque cylindrique , rétréci vers sa base , en manière de pétiole, n’offrant à l’extérieur que quatre anneaux. Le devant de la tête est garni de soies et peu avancé; les antennes sont courtes, inclinées, avec la palette semi-elliptique et munie d’une soie simple. Les palpes sont presque filiformes, ce qui distingue ce genre de celui de Céphalie de Meigen , où ils se dilatent, vers le bout, en forme de spatule, où d’ailleurs la palette est plus longue et linéaire, et dont la tête s’avance antérieurement. Meigen mentionne seize espèces de Sepsis, dont les plus communes sont celles qu’il nomme :

Cynipsea ( Musca Cynipsea , L.) , Punctum , cylindrica et Pu tris. La première , que l’on trouve en quantité sur les feuilles et sur les plantes, où elle fait vibrer presque continuellement ses ailes, est très-petite, d’un noir cuivreux, luisant, avec un point noir, près du bout des ailes; elle répand une odeur assez forte. La Mouche vibrante sans taches de Geoffroy, est synonyme, suivant Meigen , de sou Sepsis cylindrica ■■ ici les antennes et les pieds sont fauves. (lat.)

SEPT AIRE. Septaria. Moll. Férussac avait proposé ce genre pour le Patel! a borbonica. Lainarck qui

ne le connut pas sans doute créa le genre Navicclle pour la même Coquille ; quoiqu’il n’ait etc proposé qu’a près celui de Fe'russac , le genre de Lamarck a prévalu. Navi-

CEIiliE. (D..II.)

SEPT ARIA. min. On trouve désignés sous ce nom, dans les ouvrages des géologues anglais, des concrétions ellipsoïdes de Calcaire compacte et -ferrugineux, qui semblent partagées par retrait en prismes irréguliers. Ce sont ces concrétions que les minéralogistes anciens nommaient Lucius Helmontii. Très-souvent les espaces qui existent entre ces prismes sont remplis de Calcaire spatique blanchâtre , de sorte que la coupe perpendiculaire de ces Pierres a quelque ressemblance avec une Mosaïque. (a. r.)

SEPTAS. bot. phan. Ce genre de la famille des Crassulacées et de l’Heptandrie Heplagynie, L. , a été établi par Linné , puis réuni aux Crassules par Thunberg. Haworth et De Candolle l’ont constitué de nouveau, et lui ont imposé les caractères suivans : calice plus court que la corolle , divisé profondément en cinq à neuf segmens ; même nombre de pétales étalés en étoile, d’étamines dont les filets sont grêles et subulés, d’écailles très-petites, presque arrondies, et de carpelles polyspermes. Ce nombre variable , mais le plus souvent.de sept , des parties de chaque vertici lie, est le seul caractère qui fasse distinguer les Septas des Crassula ; mais à ce caractère qui serait d’une faible valeur si on le considérait isolément, s’eu joignent d’autres tirés de la végétation , et qui autorisent à conserver le genre Sep tas , plutôt que d’en faire une simple section des Crassula dont les espèces sont excessivement nombreuses. Ou ne connaît que deux espèces de Septas , savoir : S. capensis, L. , Amœn. , 6 , pag. 87 ; Lamk. , Illustr. , tab. 276; et S. Umbella , Haworth , Synops. Succul. , pag.

62, ou Crassula Umbella , Jacq. , Collcct. 4, pag. 172; Ico/i. rar., tab.

352. Le Septas globifera du Lot a nu al 'Magazine, tab. 1472 , a été considéré par De Candolle comme une simple variété du S. capensis. Ces Plantes croissent au cap de Bonne-Espérance; ce sont des herbes à racines tubéreuses , arrondies , qui donnent naissance chaque année à une tige garnie de feuilles opposées ou dont les paires rapprochées forment des verticilles. Les fleurs sont blanches et disposées presque en ombelles. Ces Plantes, par leur port, rappellent un peu les Saxifrages.

Le Septas repens de Loureiro est synonyme du Thunbergia repens de Persoon. V. Tiiunbergie. (.g. .N.)

SEPT-OEIL. pois. Nom vulgaire des petites espèces du genre Pétromizon. K. ce mot. (b.)

SEPTORIA. bot. cryft. ( Urédinées.) Ce genre d’abord nommé Septaria par Fries , nom qu’il a changé à cause de l’existence d’un genre Septaria en Zoologie, est voisin des Nernaspora ; il présente des sporidies cylindriques, cloisonnées, agglutinées par une matière gélatineuse et sortant en spirales de dessous l épiderme des Plantes mortes. Le Stilbospora Uredo de De Candolle (Mém.

Mus. d’Hist. nat.) est le type de ce genre. (ad. b.)

* SEPTDLE. Sepfu/um. bot. tiian.

Dans la famille des Orchidées, il arrive fréquemment que chacune des loges de l’anthère est partagée plus ou moins complètement en plusieurs petites loges partielles ou locelles , par de petites lames qui partent des cloisons dont elles ne sont que des divisions. C’est à ces dernières cloisons partielles que le professeur Richard a donné le nom de Septulcs dans son travail sur les Orchidées d’Europe. V. Orchidées. (a. R-)

SERANXIA. bot. cryft. Genre de Lichens si imparfaitement établi par Millier qu’il a été négligé de tous les botanistes. (o..N.)

SÉRAPHE. Scraps. mode. Mout- »fort ( Conch. syst. T. 11, p. 374 ) croit

i 1 ht

pouvoir séparer sous ce nom un genre démembré des Tarières sur un caractère de très-peu de valeur, l’ouverture paraissant se prolonger jusqu’au sommet de la coquille, tandis que dans les 'tarières elle se termine au peu avant. Ce genre a été adopté :>ar Sowerby et par Defrance. Nous îe suivrons pas leur exemple. F .

TArière. (d..h.)

SERAPIAS. bot. ruAN. Linné a lonné ce nom à un genre d’Orchi- ; lées qu’il Tonna avec plusieurs des -spèces que les anciens botanistes désignaient sous le nom d 'Helleboine, et Gamerarius sous celui d 'Epi- 'actis. Mais Swarlz , dans son travail ur les Orchidées , reconnaissant , et >vec juste raison , de grandes différences d organisation dans les espèces r ue Linné et les botanistes qui l’aaient suivi avaient réunies sous le om de Serapias , les sépara en deux 3nrcs principaux , savoir : les Seraiac proprement dits et les Epipactis.

tette division a été généralement iloptée par les auteurs modernes qui ! sont spécialement occupés de la fai ille des Orchidées , surtout relatirîinent à la circonscription du genre ïirapias. Yoici comment ce genre :ut être caractérisé : les divisions 1 licinales externes sont rapprochées i » casque allongé ; les deux internes latérales sont plus petites et connurent également à la formation du •sque; le labclle est grand et conm avec la base du gynostème; il compose de deux parties, l’une fférieure et horizontale , qui est en uttière profonde et à bonis relevés ,

Î utie qui est pendante, plane ou ;gèrement convexe, et qui est en mcral d’une forme ovale ou cordime. Le gynostème est dressé, conxe à sa lace postérieure, concave avant et stigmatifère ; l’anthère ' terminale et antérieure , terminée ■ ion sommet par un appendice sulé plus ou moins long et étroit, tte anthère est à deux loges qui 1 ( «tiennent chacune une masse pol- 1 ique , ovoïde , granuleuse et sec-

tile , terminée inférieurement par une petite caudicule. Ces deux masses viennent ensuite s’insérer sur un seul rélinacle qui est commun à toutes les deux , caractère qui distingue essentiellement ce genre des O rchis , et le rapproche du genre si nacamplis du professeur Richard, dans lequel on observe une semblable organisation, mais qui du reste en diffère par une foule d’autres caractères.

Les espèces de ce genre sont peu nombreuses; mais elles ont entre elles une telle ressemblance qu’il est in1 possible de ne pas les reconnaître. Ce sont des Plantes terrestres qui toutes croissent dans les régions méditerranéennes de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique. Leur racine est accompagnée de deux tubercules ovoïdes et entiers ; leur tige porte des feuilles étroites et engainantes, et des fleurs grandes et en épi; ces fleurs, accompagnées chacune à leur base d’une large bractée, sont d’une couleur purpurine terne. En France on trouve dans la région des Oliviers trois espèces qui sont à peu près les seules qui composent ce genre; ces espèces sont les Serapias Lingua , L., remarquable par ses fleurs plus petites , ses bractées étroites et la lame de son labelle ovale , allongée; Serapias cordigera , L. , qui est l’espèce la plus grande et dont le labelle a sa lame pendante , large et cordiforme ; enfin une troisième espèce est celle que le professeur Richard a nommée S. ovalis , et qui tient le milieu entre les deux espèces précédentes par sa grandeur et la ligure de ses parties.

* SERAPINUM. bot. phan. Même chose que Sagapenum. F. ce mot.

SERARDIA. bot. phan. Qu’il ne faut pas confondre avec S/ierardia.

Genre établi par Vaillant , et adopté par Adanson , puis réuni par Linné au Eerbena , et par les botanistes modernes au Zapania. (g. .N.)

SÉRATONE. bot. piian. Nom par lequel le genre Crotonupsis est dési-

gné dans le Dictionnaire de Délerville. V. Crotonopsis. (b.)

S ER AUX. ois. L’un des noms vulgaires du Bruant jaune. V .

Bruant. (dr..z.)

SERBIN. bot. phan. L’Arbre cité et figuré sous ce nom français par Daléchamp, paraît être le Juniperus lycia ou une espèce voisine de Genévrier. Il ne faut pas le confondre avec le Zerbin ou Scnerbin des vieux botanistes, qui est le Cèdre du Liban.

SERDA. bot. crypt. ( Champignons.) Nom donné par Adanson à un Champignon figuré par Vaillant [Botanicon , tab. i, fig. 5) et qui ne paraît être qu’un chapeau d’ Agaric retourné. Fries rapporte ce genre d’Adanson , ainsi que celui qu’il a nommé Sesia, au Dædalea sepiaria.

(ad. B.)

SÉRÈNE. ois. L’un des synonymes vulgaires de Guêpier commun.

r. Guêpier. (dr..z.)

SEREVAN. ois. Syn. d , A mandata. V ■ Gros-Bec. (b.)

SEREZIN. ois. L’un des synonymes vulgaires de Serin. .F”. Gros- Bec. (dr.. z.)

* SERGENT, ins. Nom vulgaire du Carabe doré si commun dans nos jardins. (b.)

SERGILUS. bot. phan. Gaertner a constitué sous ce nom un genre de Synanlhérées qui a été réuni par Swartz et 1\. Brown au genre Baccharis. Cependant ce genre, imparfaitement décrit par son auteur , a été conservé par H. Cassini qui a observé que le Sergilus n’est point parfaitement dioïque comme les vrais Bai/aris. (g.. N.)

SÉRIALAIRE. Serialaria. polyp.

Lamarck a nommé ainsi un genre de Polypiers flexibles que Lamouroux appelle Amalhie.r. ce mot. (E. d..l.)

SERTANA. bot. phan. ( Willdenow ). Pour Scrjaiiia . V . ce mot.

SÉRIA T OP O RE. Seriatopora.

polyp. Genre de l’ordre des Madréporées, dans la division des Poly- , piers entièrement pierreux, ayant pour caractères : Polypier pierreux, fixé, rameux ; à rameaux grêles, sub- j cyliudriques ; cellules perforées, la- > melleuses et comme ediées sur les > bords, disposées latéralement par »

séries soit transverses , soit longitudinales. Les Sériatopores sont des Polypiers d’un aspect élégant, voisins des Madrépores dont ils diffèrent par leurs formes plus déliées et par la disposition régulière de leurs cellules dont l’intérieure est presque complètement dépourvue de lamelles. Le tissu de ces Polypiers est compacte et fragile; les cellules ont peu de pro-t fondeur et sont ordinairement surmontées d’un rebord cilié ou demiculé, plus saillant en dessus qu’en dessous ; la surface externe des bran— . elles et des rameaux est finement; l granuleuse et rude. On n’en connaît; ,. que trois espèces des mers des climats» r chauds: les S. subulata , annulalax l et nuda. (e. d..l.) 1 f

SÉRIBRANCHES. Se/ibranchiaï i MOLL. La famille à laquelle Lalreill^ f ( Fam. nat. du Règne Animal, p- 174 ) a donné ce nom ne correspond!

pas entièrement aux Triloniens daj Lamarck; elle ne contient que troi^l genres, Tritonie , Téthys et Scylléaj ( V. ces mots). Blanvdle a faitaveqj

les mêmes genres sa famille des Di-

cères; l’une ou l’autre sera vraisein-* blablcment adoptée. V. Dicère ai Supplément. (d..h.)

SËRICOiMYIE. Sericomyia. ixsi Genre dé Diptères, de la tribu de:

Sylphides, famille des Athéricères ayant pour caractères : antennes plu: I courtes que la tête, terminées pa<f une palette semi-orbiculairc , avec I:

soie plumeuse; une élévation sur h museau ; ailes couchées sur le corps pubesceutes. Des quatre espèces don j il se compose dans l’ouvrage de Mer gen , les plus connues sont : la SÉRi com vie des L at pons, Syrphus Lap ponum , Fab., qui est noire , avec 1 e cusson fauve, et trois bandes blaaï

lies et interrompues sur l’abdomen ; ;t la SÉRICOMYIE BOURDONNANTE ,

■ 1. rnussitans , Fab. , dont le corps st couvert d’un duvet roussâtre , ivec les pieds noirs, et une bande loiiâtre et courte sur les ailes. La Mouche des Lappons de Degéer est , suivant Fallen et Meigen , distincte le celle que Linné désigne ainsi. C’est eur Séricomyie boréale. (lat.)

SERICOSTOME. Sericostoma. ins.

Genre de l’ordre des INévroplères , amille des Vlicipennes , que nous nvons établi sur une espèce de Fri- , ;aue découverte aux environs d’Aix ,

: léparleinent des Bouches-du-Rhône , >ar un zélé entomologiste , Boyer de i'onscolombe , et rapportée aussi du devant par le célèbre botaniste Lanllardière. Dans l’un des sexes, les >alpes maxillaires sont en forme de 'alvules , recouvrant la bouche en manière de museau arrondi , de trois rticles , et sous lesquels est un duvet ; pais et cotonneux. Ceux de l’autre jrexe sont filiformes et ont deux arides de plus. (lat.)

SÉRICULE. ois. Genre d’Oiseau [1 roposé par W. Swa inson pour sépaeer des Loriots , et rapprocher des hilédons , l’Oiseau connu sous le om de Prince-Régent. Ce genre allait pour caractères : d’avoir, avec s formes du bec des Loriots, deux :hancrures au bout de sa mandiule inférieure ; les taises robustes t forts ; la queue presque égale et la mgue terminée par un pinceau de bres nerveuses. Ce genre de la iNouelle-IIollande n’a qu’une espèce , le rince-Régent. V . ce mot et Loriot.

(less.)

* SÉRIUIÉES. bot. p 11 an. Cassini désigné sous ce nom un petit groupe e la famille des Synanthérées, et qui | pour type le genre Seridia. V. SÉidie. (o..n.)

SÉRIDIE. Seridia. bot. piian. Ce cnre, de la famille des Synanlhé- :es et de la Syngéuésie frustranée,

I : •'ait été primitivement établi par 1 aillant sous le nom de C'alcilropoi- Linné le réunit à son genre Cen-

taurea ; mais Jussieu ( Gêner. PI. ,'p. 170) le rétablit et le nomma Seridia, probablement parce que le Centaurea Seridis , L., en est une des principales espèces. Ce nom de Seridia a été néanmoins appliqué par Persoon à un sous-genre qui ne renferme pas le C. Seridis, h. Le groupe ou cette espèce est placée a reçu du même auteur le nom de Stœbe , lequel se compose non-seulement des vrais Seridia , mais encore des Calci/rapa. De Candolle, dans son premier Mémoire sur les Composées (Annales du Muséum , T. xvi, p. i58), réunit aussi le genre Seridia ou Calcitrapa qu’il adopta comme genre distinct du Cenlaurea. Enfin Necker avait nommé Podia le genre dont il est ici question.

Les Séridies ont la calathide à peu près conformée comme celle des autres Centaurées, c’est-à-dire que cette calathide se compose au centre de fleurons réguliers ou presque réguliers et hermaphrodites, et à la circonférence d’un rang de fleurs neutres dont la corolle a pris un grand accroissement. Mais le caractère essentiel du Seridia réside dans son invol ucre qui est formé de folioles régulièrement imbriquées, appliquées, coriaces; les intermédiaires ovales, surmontées d’un appendice plus ou moins réfléchi , glanduleux , corné , divisé presque jusqu’à sa base en plusieurs épines longues, rayonnant d’un centre commun, étalées horizontalement, et dont l’une, placée au milieu , est notablement plus grande que les autres. C’est ainsi que Cassini décrit les folioles de l’involucre du Seridia. Cet auteur établit en outie les genres Philostizus et Peclinastrurn fondés sur le Cenlaurea ferox et C. napi folia qui n’oflient que de légères différences dans la structure des folioles de l’involucre; celles du Philostizus présentant un groupe d’épines situé sur la face supérieure de la base de l’appendice; celles du Peclinastrurn ayant l’appendice découpé en lanières spinescen— tes, régulièrement disposées en peigne, non divergentes, à peu près

égales; celle du milieu n’étant pas notablement plus longue que les autres. Ces trois genres ou sousgenres du Centaurea composent un petit groupe que Cassini nomme Séridiées.

Les espèces qui constituent le genre Seridia ont été décrites sous les noms «le Centaurea Seridis , C. sonchifolia , C. aspera, L., et C. proliféra, Ventcnat. Elles ont été nommées par Cassini Seridia megacephala , S. sonc/iifulia , S. microcep/iala et S. glornerata. Les trois premières sont des Plantes herbacées , vivaces , tomenteuses, à feuilles décurrentes, munies de dents uu peu épineuses, à calathides purpurines. Elles croissent dans les provinces méridionales de l’Europe et dans toute la région méditerranéenne. La dernière est une Plante d’Egypte, annuelle, sans tige ( dans son état naturel ), à feuilles pétiolées , pinnatifides , profondément dentées, à calathides sessiles , agglomérées, composées de fleurs jaunes. (g..n.)

* SERIESCO. bot. phan. V. Cb-

R1ESCO.

SER1MA. ois. On trouve souvent ce mot pour celui de Cariarna auquel nous renvoyons. (dr..z.)

SERIN, ois. Espèce célèbre et fort répandue en domesticité du genre Gros-Bec. Originaire des Canaries , c’est de Gracieuse et de Clara , îlots situés au nord de Lancerote, que viennent , dit-on , ceux qui chantent le mieux. L’instinct de ces jolis petits Animaux se plie à une sorte de civilisation. On en cite des traits d’intelligence qui les placent au-dessus de tous les autres Volatiles. La facilité avec laquelle le Serin apprend à chanter, a déterminé l’invention d’un petit instrument de musique à son usage qui fut inconnu des anciens, qu’on nomme serinette, et qui n’est plus aussi en vogue qu’au temps de nos grand’mères. Le Serm produit avec îa Linotte et avec le Tarin. V . Gnos- Rec. («•)

SERINGA ou SERINGAT, bot.

ni an. Nom français par lequel ou désigne communément le genre P/hladelphus, L. P. Phieadelphe. (b.|

SEPiINGIE. Sering'ta. bot. titan Genre de la famille des Bytlnériacées et de la Monadelphie Üécaudrie.

L., établi par J. Gay(Mém. du Mus, d’Hist. nat. T. vu, p. 44 2) qui l’a ainsi caractérisé : calice pélaloïde( marcescent, à segmens fléchis à l’intérieur, pubescens sur le dos ; corollt nulle; dix étamines dont les fileté sont subulés, connés à la base, ej alternativement stériles; les anthère!

sont linéaires , insérées sur le milieu du filet, déhiscentes de chaque côt^ par une fente longitudinale, dorsale et non latérale; ce sont conséquemment des anthères ex trorsesdani toute l’acception du mot ; ovaires au nombre de cinq, libres, rapprochés^ tomenteux ; chacun d’eux surmonta d’un style à une seule loge, qui coru tient trois ovules fixés à l’angle inl térieur; fruit multiple , beaucouj plus long que le calice qui est marcescent et étalé, composé de carpelle dressés, comprimés, munis au sommet d’un processus en forme d’aile à deux valves qui s’ouvrent par un suture asile , renfermant deux à troi graines ellipsoïdes , munies d’uni strophiole crénelée. Le calice est ac compagné de bractées caduques. Le fleurs sont disposées en cimes oppo sées aux feuilles. Les feuilles , qu»

sont ordinairement alternes et indivises , sont munies de stipules petite et caduques. Ce genre se distingua de toutes les autres Plantes de la famille des Byttnériacées par son fruL multiple. Il a été fondé sur le Lasio- j petalum arborescens d’Aiton , Hort Kew. , édit, a, vol. 2 , p. 56, qui l’auteur nomme Seringia platyphyllà et dont il donne ( loc‘ cit., tab. 1 et a une longue description et une figun accompagnée d’une planche de détails anatomiques. C’est un Arbrisseau de quatre à cinq pieds de haut à rameaux lâches , étalés , flexibles couverts d’un duvet couleur dj!

ouille , garnis de feuilles larges , vales-lancéolées et anguleuses. Cet Arbrisseau croît sur la cote orientale le la Nouvelle -Hollande. Il a été ■ecolté au port Macquarie par notre ini Gaudichaud , botaniste de l’exlédilion de l’Uranie. Ou le cultive acilement en Europe dans les jar-

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Gassin i ; ils diffèrent en quelques points de ceux observés par Gaertner, qui attribue au Seriola un involucre simple , des fruits tous uniformes , et une aigrette composée d’une seule rangée de dix paillettes plumeuses. Vaillant avait anciennement établi le même genre sous le

il n’exige que la serre tem- nom d ' Achyrophorus. Il en avait fort til y fleurit pendant presque bien observé la structure de l’invo-

uns ou

sérée, et il y fleurit pendant presque îute l’année.

Sprengel a donné le nom de Seingia au Ptelidium de Du Petiti'houars. V. ce mot. (G. -N.)

SÉRIOLE. rois. V. Scombre.

SÉRIOLE. Seriola. bot. ïban.

Genre de la famille des Synan thèmes, tribu des Chicoracées , et do la vyngénésie égale , L., offrant les ca-

mvo-

lucre, mais il n’avait donné qu’une faible attention à celle de l’aigrette.

Quatre espèces de Seriola ont été décrites par les botanistes, savoir:

Seriola œthnensis , S. cretensis , S. lævigata et S. urens. Cassini a formé des 5. cretensis et lœvigata les nouveaux genres Porce/liles et Piptopogon ( V. ces mots), le premier à son ordre alphabétique , et le se-

u ctères suivans : involucre compos é cond au Supplément. On doit con-

yt grandes folioles presque égales, disposées à peu près sur un seul rang, longues, embrassantes et charnues inférieurement , foliacées supéeurement, membraneuses sur les jirds, concaves en dedans, hérissées ; longs poils sur le dos; à la base ;s folioles de l’involucre en existent autres inégales , irrégulièrement

sidérer comme type générique le Seriola œthnensis , L. , Plante herbacée, toute hérissée de poils, à tige rameuse, haute de plus d’un pied , garnie de feuilles alternes , molles , obovales, rétrécies à la base, arrondies au sommet , un peu dentées

ou sinuées irrégulièrement sur les bords. Les calathides, composées de ^posées, appliquées, étroites et his- fleurs jaunes , sont en panicules codes. Réceptacle large , plan , garni rymbiformes , qui terminent les rapailleltes caduques , très-longues, indications de la tige. Cette Plante

oites, embrassantes, canaliculées nembraneuses.Calathide composée demi-fleurons nombreux, étalés rayons , hermaphrodites , à cotes en languettes , hérissées de . îgs poils autour du sommet du

croît en Sicile , en Corse , dans la France méditerranéenne, en Italie et en barbarie. (g. .N.)

SERIPHIUM. bot. pu an. Genre de la famille des Synanthérées, tribu .oe. Ovaires intérieurs légèrement des Inulées-Gnaphaliées , ancien nediccllés , oblongs , cylindracés, ment proposé par Vaillant sous le iés transversalement , atténués su- nom d ’ Helychrysoid.es , puis adopté nieurement en un long col grêle, par Linné qui le divisa en deux i porte une aigrette composée d’en- genres nommés Seriphiurn et Stœhe. on vingt paillettes sur deux rangs, Mais ces deux genres ont été si mal Cadix intérieures longues, lami- ractérisés , que leurs diverses espèces 1ïs inférieurement , filiformes et ont été classées comme par caprice uneuses supérieurement, les exlé- dans l’un ou l’autre, et que plusieurs ures alternes avec les supérieures, botanistes modernes ont pensé qu’ils A-courtes, très-fines , filiformes , à n’étaient pas distincts l’un de l'aune munies de petites soies. Ovai- tre. Jussieu, dans son Gênera Planmarginaux dépourvus de col et /arum , p. 1S0 , chercha à établir leur igrette. Ces caractères ont été tra- distinction d’après la structure de d’après les observations de H. l’involucre , et la disposition des ca-

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