TOME XV
latliicles sur la lige. Gaertner admit aussi la distinction de ces genres, d’après des considérations tirées de l’involucre et de l’aigrette. Enfin, Cassini , après une élude approfondie de ces genres et du Dispnrago , adopta et étendit les idées de Gaertner, et créa même aux dépens des Seriphium un nouveau genre nommé Perotiiche. P . ce mot. Le Seriphium fut ainsi caractérisé par ce botaniste : involucre double; l’extérieur plus court, formé d’environ cinq folioles égales , oblongues, coriaces inférieurement, un peu foliacées à la partie supérieure qui est mucronée et laineuse eu dehors; l’involucre intérieur , plus long que la {leur, formé d’environ cinq folioles égales , sur un seul rang , oblongues, scarieuses et roussâtres à la partie supérieure.
Réceptacle petit et nu. Calathide composée d’une seule fleur régulière et hermaphrodite, ayant une corolle longue , à cinq divisions oblongueslancéolées ; anthères pourvues de longs appendices basilaires , subulés, membraneux. Ovaire oblong, grêle, muni d’un petit bourrelet basilaire, surmonté d’une aigrette longue, caduque, composée de paillettes sur un seul rang, à peu près égales, arquées en dehors et laminées à la base, filiformes et plumeuses supérieurement. Les calathides sont réunies, en très-grand nombre, et forment tantôt un seul capitule terminal, solitaire, presque globuleux, entouré de bradées verticillées et foliacées ; tantôt les capitule! sont latéraux, agrégés, irréguliers et sans bractées. Ces deux modes d’inflorescence ont fait partager le genre Seriphium en deux sections que Cassini a nommées jicrocephalum et Pleurocephalum. La première section renfcime le Seriphium prostratum , Persoon , ou Stæbe prostrata , L. C’est sur celte Plante que Cassini a tiacé les caractères génériques que nous avons reproduits dans cet article.
Elle est ligneuse, étalée sur la terre, à rameaux longs, garnis de feuilles alternes , sessiles , oblongues-Iancéo-
lees , très - entières , mucronées au
sommet , tordues en hélice à la base„ planes du reste , tomenteuses et blancliât res en dessus , glabres et verlesfj en dessous. Les capitules sont largesi d’environ trois ligues et composés de calathides dont les fleurs sont roses.
Cette Plante croît au cap de Bonne- Espérance.
Le Seriphium cinereum , L. etl Gaerln., de Eruct., vol. 2, p. 4i6 tab. 167, fig. 2, est le type de la seconde section. C’est un Arbustqj également originaire du capdeBonue« Espérance, ayant les rameaux verti cillés, gai nis de feuilles rapprochées, peiites, obliques, étalées, recourbées , blanchâtres , gibbeuses à la base. Les capitules ont une couleui roui liée , et sont di-posés à l’extrémité des tiges ou rameaux de manière à former un épi oblong et terminal.
Le nom de Seriphium était ancien nement appliqué au Sisymbrium So~ phia et à diverses espèces d’ Artemist
(G..N.)jl
* SERIQDE. Serica. ins. Genre d l’ordre des Coléoptères, section de; Pentamères, famille des Lamelli cornes, tribu des Searabéides, division des Phyllophages , établi par Mac-Leay (I/o ne Entomologie:*), auquel Megerle avait donné' précé demment, mais seulement dans s; collection (que tout le monde ne pas obligé de connaître), le nom d’O] maloplie. Ce genre faisait partie de| Melolontha de Fabricius, ou Scan bceus de Linné, tel qu’il est adopté pa Mac-Leay ; ses caractères sont : corp assez couit, ovale, convexe, un ne velouté. Tête petite ; yeux gros , sail Ians. Chaperon rebordé. Antennes d neuf articles (de dix suivant Mac Leay) ; celui de la base en massu gonflé antérieurement, velu; le si cond globuleux; le* troisième et quatrième plus longs que le second cylindriques; les deux suivans cupi laires; les trois derniers forment ur massue étroite , linéaire , nllong dans les mâles. Labre échancré, vchl Mandibules très -courtes, épaisses
triangulaires. Mâchoires deux fois plus longues que les mandibules , triangulaires, armées de six dents à leur extrémité. Palpes maxillaires de quatre articles ; les trois premiers ; velus; le dernier presque cylindri- I. que, un peu plus court que les trois autres pris ensemble. Palpes labiaux de trois articles; les deux basilaiies velus ; le terminal très-pointu à l’extrémité, à peine recourbé. Menton t-n carré long; son bord antérieur échancré. Corselet transversal ; écusson presque triangulaire; élytres longues , reeouvraut les ailes, et laissant à nu l’extrémité de l’abdomen, i Pâtes longues, grêles; jambes antéj rieures munies au côté extérieur d’uue ou deux dentelures , outre la terminale. Tarses très-longs , grêles , à articles cylindriques; le dernier muni de deux crochets égaux et bifides.
Ce genre diffère des Hoplies et Mono- . «hèles, parce que ceux-ci n’ont qu’un seul crochet aux tarses. Des caractères de la même valeur pris dans la forme du chaperon , du corselet , des jambes, etc., le distinguent des-au- ; très genres de la tribu. Les Sériques i sont assez petits ; ils vivent sur les vé- | gétaux : leurs larves sont inconnues.
Les espèces qui servent de type à ce .genre ont été décrites par Fabricius i sous les noms de Melolontha brunnea , uariabilis et ruricola. (g.)
SERIS. ois. (Schwenckfcld.) Syn.
de Tarin. V. Gros-Bec. - (DR. .Z.)
* SERIS. bot. ru an. (Wiildenow et Sprengel.) Syn. à' Isotypus de Kunth.
y. ISOTYPJE. (G.. N.)
SERISSA. BOT. PJIAN. Genre de la ! famille des Rubiacées et de la Pentandrie Monogynie, L. , établi par i Jussieu, d’après les manuscrits de Commerson, pour uu Arbrisseau ori- ! ginaire de Chine , mais cultivé a i I Iie-de-Francc où Commerson l’avait observé. Voici les caractères que nous ' avons pu observer sur des échantillons en fleurs , mais dépourvus de fruits mûrs : les fleurs sont axillaires et s presque scssiles, accompagnées cha-
cune d’un iuvolucre formé de trois ou quatre petites feuilles obovales , réunies ensemble par leur base au moyen d’une membrane mince ; le calice est turbiné par sa partie inférieure qui adhère avec l’ovaire infère ; le limbe est à cinq divisions linéaires , dressées et légèrement denticulées et glanduleuses sur les bords ; la corolle est monopétale , infundibuliforme, évasée vers sa partie supérieure où elle se divise en cinq lobes aigus, qui tous présentent une petite dent obtuse sur leurs deux côtés ; les étamines sont presque sessiles et placées au haut du tube de la corolle; les anthères sont linéaires et dressées, incluses; le style est simple, saillant, terminé par deux stigmates linéaires et recourbés. L'ovaire est à deux loges qui contiennent un seul ovule. Le fruit , avant sa maturité , nous a semblé offrir les caractères d’un fruit charnu qui contiendrait deux nucules osseuses. Cependant le professeur Jussieu ( Gen . Plant.) décrit ce fruit comme polysperme. Mais ayanL examiné la note manuscrite de Commerson qui accompagne les échantillons de Serissa fœtida dans l’Herbier général du Muséum, nous avons vu que cet auteur n’a pas eu l’occasion d’observer le fruit et n’en dit rien.
Par conséquent nous sommes porté à croire , d’après l’observation décrite que nous en avons faite, que le fruit doit être à deux loges monospermes.
Le Serissa fœtida , Willd . , ou Lyciurn fœtiaum, L., Suppl., est un Arbrisseau à rameaux grêles , longs et effilés, portant des feuilles opposées, petites, ovales, aiguës, sessiles, rétrécies à leur base , glabres des deux côtés. Ces feuilles sont accompagnées de stipules qui offrent deux divisions sétacées, roides et comme épineuses.
Nous avons vu aussi des échantillons de cette Plante recueillis à la côte de Coromandel. (A.n.)
SERJANTE. Serjania. bot. ni an.
Genre de la famille des Sapindacées et de l’Octandrie Trigynie, L., ainsi
3 y a SER
caractérisé : fleurs polygames. Calice à cinq ou quelquefois à quatre folioles (les deux supérieures étant soudées ensemble). Quatre pétales (le supérieur avortant constamment) insérés sur le réceptacle, alternes avec les folioles du calice, munis intérieurement au-dessus de leur base d’un appendice en forme de capuchon. JUisque incomplet réduit à deux ou quatre glandes situées à la base des pétales. Huit étamines insérées sur le réceptacle , entourant la base de l’ovaire; filets libres ou légèrement soudés entre eux à leur base; anthères introrses , mobiles, bfloculaires. Pistil déjeté du côté supérieur'de la fleur; dans les fleurs mâles cet organe est réduit à l’état rudimentaire. Style trifide, dont les seginens portent sur leur face interne les papilles stigmatiques. Ovaire tri- 1 oculaire , à loges uniovulées. Ovules attachés dans l’angle interne des loges, ascendans. Fruit composé' de trois sa mares accolées par leur bord interne à un axe central, membraneuses , renflées au sommet où elles renferment chacune une seule graine ascendante, attachée à l’angle interne par un funiculc épais. Tégument propre , coriace. Radicule courte , dirigée vers le hile, appliquée sur le dos des cotylédons. Ceux-ci sont linéaires , l’ extérieur courbé ; 1 intérieur replié deux fois sur lui- même et embrassant le sommet du premier.
Plumule composée de deux petites folioles. Ce genre est composé d’Arbustes grimpans , munis de vrilles.
Leurs feuilles sont alternes, ternées, Internées, triternées ou pennées avec impaire, pourvues de stipules, souvent marquées de points translucides.
Les fleurs sont disposées en grappes axillaires. Ces Serjanies sont toutes originaires des parties chaudes de l’ Amérique ; une seule, notre Serjania meruliorialis , se trouve hors des tropiques sur les bords du fleuve Uruguay dans les Missions portugaises.
Les genres Toulicio. , Aublet ; paullinia , Schum. , et TJvvillca , Kuntl», sont ceux qui onL les rapports les
plus intimes avec le Serjania ; celui-ci se distingue du premier par l’organisation de sa fleur et par les caractères de la végétation , et des deux autres par la structure de son fruit, (camb.)
SERLIK. bot. crypt. {fougères.) Pallas, dans son Voyage (T. IV, p.
4 1 6 ) , désigne sous ce nom une Fougère {P oly podium fragrans de Linné, ou Aspidiurn fragrans de Swartz ) dont les Bouriats , peuplade qui habite les environs du lac Baïcal , font un très-grand usage. Us font avec les feuilles une infusion théiforme , d’une odeur et d’une saveur trèsagréables, qu’Ammann dit être analogues à celles de la framboise.
SERMONTAIN ou SERMON- TAISE. Sermontanurn. bot. than.
Syn. de Ligusticum Siler. (b.)
SERO. ois. L’un des synonymes vulgaires de Draine. K. Merle.
(dr..z.)
SERO. pots. L’un des synonymes vulgaires de Labre Paon, (b.)
SEROLE. Serolis. cbust. Genre de l’ordre de Isopodes , section des Aquatiques , famdle des Cymothoa- H dés (Latr., Fam. nat. du Règn. Anim.) établi par Leach et adopté par La- fl. treille avec ces caractères : post-ab- | domen de quatre segraens; yeux portés sur des tubercules et situés sur le sommet ds la tête; trois appendices | transverses et terminés en pointe, entre les premiers segnrens du des- !
sous de l’abdoinen. Ce genre se dis- i tingue parfaitement des Ichtiophiles , i ('.ymolkoa , (Ega , Sinodus , Cirolane , ; Euridice , Nélocire et Limnorie , par < le post-abdomen qui , dans tous ces genres , est de cinq à six seginens , et par les premiers segmens du ventre \ qui sont dépourvus d’appendices. Les :
antennes supérieures des Séroles sont composées de quatre ' articles plus grands que les trois premiers des an- ; tonnes inférieures ; le dernier article est composé de plusieurs autres plus petits ; les antennes inférieures ont cinq articles , les deux premiers pc-