‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 136 sur 282 · V. ce mot. C’est aussi une Emvde · texte numérisé non relu

V. ce mot. C’est aussi une Emvde

F'. Tortue. (b.)

SERPENTINE, bot. piian. L’un des noms vulgaires du Cictc flagelli forme. W. Cacte. O est aussi R Spige/ia Maryland ica , L. (»■)

SERPENTINE, min. O phi te de Léonhard. Combinaison de bisilicatc

avec un hydrate de Magnésie. C est une Pierre magnésienne d’un vert obscur, à texture ordinairement compacte , assez tendre et douce au toucher, et ayant la cassure terne ou céroïde. Pendant long-temps on a varié d'opinion sur la véritable nature de cette substance, et l’on hésitait à la regarder comme formant une espèce. Les uns , comme Haüy, ne voyaient en elle qu’une variété de Ste'atite plus ou moins pénétrée de Fer; d’autres qu’une simple variété de Diallage à l’état compacte ; quelques - uns , enfin , la considéraient comme un mélange de Talc et de Diallage. Mais depuis qu’on a examiné et comparé avec soin les Serpentines provenant d’un grand nombre de localités différentes, on a été frappé de la constance de leurs caractères essentiels , et quelques indices de cristallisation, observés dans certaines variétés, s’accordent avec les résultats des analyses pour établir la séparation de ce Minéral, et sa distinction d’avec les autres espèces de Pierres magnésiennes.

La Serpentine a rarement une structure lainelleuse. Cependant quelques échantillons sont susceptibles de clivage , parallèlement aux pans d’un prisme droit rhomboïdal de 82° 27’.

La cassure est inégale , écailleuse ou largement conchoïde. L’éclat est faiblement gras ou résineux : la couleur de la masse est le vert foncé , passant par nuances au gris jaunâtre ; celle de la poussière est blanchâtre.

Les degrés de transparence varient depuis la translucidité jusqu’à l’opacité parfaite. La dureté de fa Serpentine est supérieure à celle du Gypse, et presque comparable à celle du Calcaire spathique ; elle augmente par le mélange de la substance avec des matières étrangères à sa nature.

Sa pesanteur spécifique est de 2,56.

Elle donne de 1 eau par la calcination. Elle est in fusible au chalumeau ; mais elle blanchit et se durcit par l’action d’un feu prolongé. Elle est formée d’un atome de bisilicate de Magnésie , et d’un atome d’hydrate

de Magnésie : une portion de Magnésie est souvent remplacée par une quantité équivalente d’oxidule de Fer, qui devient alois principe colorant. Elle contient sur 100 parties, 43 de Silice , 44 de Magnésie , et i3 d’Eau. Les principales variétés sont les suivantes : i° la Serpentine cristallisée : en prismes droits, rhomboïdaux , modifiés par de petites facettes sur les arêtes longitudinales et sur celles des bases. Les dernières modifications conduiraient par leur prolongement à un octaèdre rhomboïdal, dont les angles seraient de 1S90 34', 1 o5° 26’ et 88° 26’ (Molis). Ces prismes ont été observés sur un échantillon de Serpentine d’un gris noirâtre , dont la localité est inconnue. — 20. La Serpentine lamellaire ( Marmolite de Nuttall) : d’un vert jaunâtre et à texture imparfaitement lamelleuse. Cette variété se trouve à Hoboken dans le New -Jersey, en Amérique. — 3’. La Serpentine noble ou compacte et translucide :

d’un vert de poireau ou d’un vert pistache, quelquefois d’un vert d’émeraude. Sa couleur est uniforme ; sa dureté supérieure à celle des Serpentines communes; sa cassure écailleuse ou conchoïde. Celte variété est beaucoup moins répandue que la suivante qu’elle accompagne ordinairement. On la travaille pour en faire, des plaques d’ornement , des tabatières , des vases de différentes formes. — 4°. La Serpentine commune, compacte et opaque : couleurs variées et ordinairement mélangées ; surface tachetée ou veinée de vert, de jaunâtre ou de rougeâtre. On a comparé ces taches ou ccs veines à celles qu'offrent ordinairement la peau des Scrpens , d’ou est venu à la Pierre elle-même le nom de Serpentine. On trouve souvent dans la Serpentine diverses substances qui y sont disséminées accidentellement, entre autres la Diallage qui est ordinairement chatoyante , et semble se fondre insensiblement dans la pâte environnante , le Grenat , le Calcaire , le f eiv chroma té , le Fer oxidulé , l’Amplvi-

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fiole et l’Epidote. Il est aussi d’autres substances qui s’y montrent plus particulièrement sous la forme de veines, de nodules ou d’amas; telles sont le Silex re'sinite, le Chrysoprase, le Micamagndsien , la Gioberlite, la Dolomie, l’Asbestc, la Stéatite , le Fer oxidulé et le Cuivre pynteux. L’Asbeste qu'on y rencontre assez fréquemment y est en fila mens courls et serres , d’un jaune soyeux , composant des veines ou petits filons dont la direction est perpendiculaire à celle des fibres. Cette sorte d’Amiante paraît n’être qu’une variété fila menteuse de Diallage.

La Serpentine paraît appartenir k une époque de formation beaucoup moins ancienne qu'on ne l’avait cru généralement , quoiqu’elle ne renferme aucun débris de corps organiques. Elle se lie et passe insensiblement aux Ophiolites , dont le gîte principal est dans les terrains les plus modernes de la période primitive et dans les terrains intermédiaires. V. Ophiolite. Elle paraît même remonter jusqu’aux plus inférieurs des terrains de sédiment proprement dits. La Serpentine se présente ordinairement en masses informes , en veines ou en couches subordonnées au milieu de ces différens terrains.

Quelquefois elle forme des montagnes peu élevées , à croupes arrondies. Elle abonde principalement eu Europe; elle est commune sur la côte de Gênes (au mont Ramazzo), en Piémont ( colline du Mussinet près Turin, environs de Suze, Val-ci’ Aoste); dans la Toscane, où les minéralogistes du pays lui donnent le nom de Gabbro ; dans les Grisons, à Chiavenna, au nord du lac de Côme. En Allemagne, on la rencontre principalement à Baste au Harz,à Zœblitz en Saxe, dans le pays de Baireulh , et à Reichenslein en Silésie. En Suède, à Sala et àFahlun; à Gullsjo, province de Wermelande , dans le Calcaire grenu ; à Sigdal près de Modem , et à Kongsberg en Norvège; à Hvittis en Finlande ; dans les Iles- Britanniques, aux Schctland ; à Pot t-

soy en Ecosse : en veines ou filons dans le Grès rouge du Forfarshir (Lyell); et au cap Lézard, en Cornouailles, avec la Stéatite. En Espagne , dans la Sierra-Nevada , aux environs de Grenade. Dans l’Amérique du Nord , à Hoboken (New-Jersey), et à Newburyport (Massachussets); au Groenland, à Oziartarbik , et à Kingiktorsoak sur le continent.

La Serpentine est au nombre des substances minérales que l’on emploie dans l’art de la décoration.

Nous avons déjà parlé de l'usage auquel est consacrée la plus belle et la plus pure de ses variétés, la Serpentine noble. Eu se mélangeant avec le Calcaire , elle donne naissance à des Roches connues sous le nom d’Ophicalces, et auxquelles appartiennent les beaux Marbres d’Italie, dits "Vert antique , Vert de mer, Vert de Suze, etc. Quant aux Serpentines communes , on les emploie dans plusieurs pays où elles se présentent pures et en assez grandes masses à la fabrication de certaines poteries économiques, et surtout de marmites propres à cuire les alimens. C’est à cause de cet usage que ces variétés de Serpentine sont désignées sous le nom de Pierres ollaires. Elles possèdent naturellement toutes les qualités qu’on recherche dans les poteries; elles sont assez compactes pour ne pas laisser filtrer les liquides, assez tenaces pour résister aux chocs , et assez tendres pour pouvoir être travaillées au tour; il suffit de les creuser et de leur donner la forme que l’on désire pour obtenir immédiatement des vases qui soutiennent bien le feu , et ne communiquent aucun goût particulier aux alimens.

Les Serpentines ollaires sont d’un gris qui tire toujours sur le verdâtre: leur tissu est un peu feuilleté ; leur cassure écailleuse ou terreuse. Elles 'sont tendres, assez légères et peu susceptibles de poli, plies forment dans les terrains anciens des couches

fouissantes que l’on exploite en divers ieux : au Val-Scsia près du village d’Allagne , au pied du mont Rose,

au village de Pleurs et à Chiavenna près du lac de Corne. Cette dernière Pierre ollaire, dite Pierre de Cômc, est d'un gris azuré; elle jouit d’une grande consistance. La carrière d’oü >n la retire, pour la transporter dans la ville de Corne , était déjà en exploitation du temps de Pline. On fabrique encore des poteries de Seroentineà Zœblitz en Saxe, en Corse, dans la Haute-Egypte , en Chine et tu Groenland. La Pierre ollaire des égyptiens est connue dans le pays ;ous le nom de Pierre de Baram.

(G. DEL

SERPENTINS, bot. crypt. Paulet lonnait ce nom à une famille d’Ararics des plus bizarrement formée, [ui contenait la Noisette noire, le Lng de marais, la Tête de feu, le Chapeau d’argent, le Petit Timbre bolet, le Boulon d’or, et autres es- :èces dont les noms étaient plus banques les uns que les autres. (b.)

SERPENTULUS. moll. Les espèes d’IIélices à spire rapprochées ou narquées de bandes plus ou moins ■ ombreuses, plus ou moins compaables à un serpent enroulé sur lui— îême , sont devenues le prétexte de e genre de Klein qui est maintenant tublié. (d..h.)

SERPICULE. Serpicula. bot.

liliAN. Genre détourné de la famille es Onagres pour faire partie de -lie des Haloragées ou Cercodien- 33, dans laquelle il se distingue par ■s caractères suivans : les fleurs sont dites , unisexue’es, monoïques; les • âles ont un calice à cinq divisions eofondes ; une corolle de quatre

I étales; quatre étamines et un ovaire yorté, surmonté de quatre styles idimerilaires ; dans les fleurs feelles le tube du calice est adhént avec l’ovaire; le limbe est à- ‘Uatre divisions très-courtes , mais corolle manque. Le fruit est ne noix globuleuse, striée, à une ule loge contenant une seule graine t Suite d’avortement. Les espèces * ce genre, au nombre de trois, 'Ut des Plantes herbacées, vivaces ,

rampantes, rameuses, à feuilles opposées ou alternes , entières ou dentées, poitant des fleurs axillaires, très-petites et pédicellées. Parmi ces espèces deux croissent au cap de Bonne-Espérance , Serpicula repens , L. , dont Bergius a voulu faire un genre particulier sous le nom de Laurembergia , et Serpicula rubicu rida , Burchell ; la troisième a été décrite, sous le nom de Serpicula veronicœfulia, par notre collaborateur Bory de Saint-Vincent , qui l’a découveite à l’île de Mascnreigne dans la plaine des Gafres.

L’espèce décrite par Roxburgh, sous le nom de Serpicula verùcillata , et figurée pl. 1 64 de ses Plantes de Coromandel, est une Plante qui n’appartient ni au genre Serpicula , ni même à la famille dont ce genre fait partie. Lè professeur Richard en a formé un genre sous le nom d’TIydrilla, genre qu’il a placé dans la famille des Hydrocharidées. Pursh , dans sa Flore de l’Amérique du nord, a décrit , sous le nom de Serpicula occidentalis , VElodea canadensis de Michaux, qui forme un genre à part appartenant également à la famille, des Hydrocharidées. (a. R.)

SERPILIËRE. ins. L’un des noms vulgaires de la Courlilière ou Taupe- Grilion. (b.)

SERPOLET. Serpyllum. bot. tiian. Espèce du genre Thym. F . ce mot. (b.)

SERPULE. Serpula. annel. Genre de l’ordre des Serpulées , famille des Amphitrites , fondé par Linné et adopté par tous les zoologistes. Savigny lui assigne pour caractères distinctifs : bouche exactement terminale. Deux branchies libres, (labelliformes ou pcctiniformes , à divisions garnies sur un de leurs côtés d’un double rang de barbes ; les divisions postérieures imberbes, presque toujours dissemblables. Rames ventrales portant des soies à crochets jusqu’à la sixième paire inclusivement; les sept premières paires de pieds dispo-

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